Disclaimer : Seul le groupe Tokio Hotel est réel, pour le reste tout est tiré de mon imagination.


Elle referme délicatement la porte derrière elle et s'avance à pas de loup jusqu'aux escaliers de service qu'elle dévale quatre à quatre. La brise matinale la fait frissonner, elle hèle un taxi pour la ramener à l'hôtel. La soirée de la veille fut mouvementée. Sydney se souvient s'être présentée à un homme charmant, s'être retrouvée chez lui, avoir couché avec lui et c'est à peu près tout. La jeune femme ignore totalement où se trouve Georgia et n'a aucun moyen de la joindre. Le hall de l'hôtel est calme, le personnel s'affaire ça et là en silence. La brune introduit sa carte magnétique et pousse doucement la porte, au cas où Georgia serait endormie ou occupée, qui sait ! Elle trouve la chambre vide, le lit n'est pas défait. Elle trouve refuge dans la salle de bain où elle passe le reste de la matinée a barboter dans le jacuzzi. Il est treize heures lorsque Sydney ouvre les yeux après une courte sieste, tirée de son sommeil par la faim qui lui tiraille l'estomac. Elle s'habille rapidement et descend déjeuner.

Gustav et Georg ont quitté l'hôtel tôt ce matin pour aller courir dans Central Park tandis que les jumeaux, feignants comme tout, font la grasse matinée. Aujourd'hui est un jour de tourne en rond comme un lion en cage, « assieds toi Tom, tu me donne le tournis ! » s'exclame Bill. Son frère est inquiet, le groupe est partit depuis deux jours et n'a aucune nouvelle de Sydney. En temps normal il ne se passe pas un jour sans que l'un d'eux ne lui parle. Ce silence le tracasse d'autant plus que depuis New York, où ils se trouvent actuellement, il ne peut intervenir d'aucune façon. Il a bien essayé d'envoyer sa mère vérifier que tout va bien, mais celle-ci est en Italie et refuse d'écourter ses vacances pour aller trouver la jeune femme aussi vivante qu'il y a deux jours. « qu'est ce qu'elle fou ! Elle a toujours son portable à la main, elle veut me rendre fou ! » Bill ne commente pas, il sait que son frère à raison. Sydney est pendue à son téléphone toute la journée, elle le traine aussi bien au toilettes que dans son bain, ne sait on jamais ce qu'il pourrait se passer, mais surtout Sydney répond constamment à leur messages lorsqu'ils sont en déplacement. Et puis c'est Tom, elle ne raterait son appel pour rien au monde. Fatigué de voir son double arpenter la chambre il s'en va petit-déjeuner. « il n'y a personne, il doit être drôlement tôt ! » pense t-il en jetant un regard à sa montre, cinq heures du matin, « effectivement. » Il bouscule une jeune femme, s'excuse vaguement et poursuit son chemin. « connard, tu pourrais lever les yeux ! » entend il derrière lui. Le brun se retourne, les sourcils froncés. Un large sourire s'appose sur ses lèvres, « ton portable, pétasse, on essaie de te joindre depuis deux jours ! » vocifère Bill. Elle rit et se jette dans ses bras, « viens vite avant qu'il n'achète un billet pour Hamburg » dit il en la tirant par le bras jusque dans l'ascenseur.

La porte s'ouvre à la volé, laissant apparaître un Bill tout essoufflé, « ça va, t'es tout rouge » remarque Tom. Le brun appuie ses mains sur ses genoux, fatigué par cette course folle. Il va pour s'approcher de lui quand il est prit d'assaut et plaqué au sol. Des baisers mouillés se déposent sur son cou, il fronce les sourcils, « c'est quoi ce bordel ! » rugit il en essayant de se dégager. La jeune femme se relève et plante son regard dans le sien. Tom se redresse vivement, la prend dans ses bras, la soulève et la fait tournoyer dans les airs. « je viens de petit-déjeuner, Tommi, je pourrais tâcher ce beau tapis » dit elle tandis qu'il la repose sur la terre ferme. Il la scrute de haut en bas. « oh oh, c'est mauvais signe ça, je vais en prendre pour mon grade ! » se plaint la brune.

« je devenais dingue, Sid, murmure Tom en lui caressant la joue.

- je suis désolée Tommi, j'ai perdu mon portable à l'aéroport et Georgia n'a pas prit le bon, par conséquent le seul contact que l'on a c'est sa mère. Tu m'as manqué, elle se blottit contre lui. J'ai vu une boutique incroyable, des casquettes par milliers ! Tu me connais, je ne suis pas foutue de me décider donc je t'ai prit toute celles qui me plaisaient et si tu les a en double je les garde pour moi ou tu iras les changer. De toute manière bordélique comme du est tu devrais tout acheter en triple, j'ai trouvé la chaussure qu'il te manquait avant de partir sous l'évier. Pourquoi tu ris ? s'arrête t-elle, en relevant la tête.

- comment une petite chose comme toi peut elle avoir un débit de parole si impressionnant !

- ne te moque pas ! se fâche t-elle. J'essayais d'être gentille, moi.

- mais tu es gentille, il attrape entre ses doigts le visage qu'elle avait détourné de lui, tu es la meilleure chose qu'il me soit jamais arrivé Sydney. Je ne sais pas comment survivent les autres sans toi dans leur vie. Je… ce soir, un dîner juste toi et moi. J'ai besoin de te parler, c'est sérieux Sid.

- très bien, je suis surbookée mais je devrais pouvoir t'accorder cinq minutes, rigole t-elle. Je suis à toi tout la nuit Tommi, on parlera autant que tu le voudras » elle lui embrasse tendrement la joue.

Il n'a aucune envie de parler, il aimerait juste l'embrasser. Bill se racle la gorge pour leur rappeler sa présence. Sydney se tourne vers lui, « un problème Kaulitz ? » lance t-elle en haussant un sourcil. Le jeune homme soupire, désespéré. Gustav et Georg sont surpris de trouver là leur amie, mais soulagés de la savoir en bonne santé. « plus jamais Sid » la réprimande Georg en l'enlaçant. Elle promet, croise cependant les doigt derrière son dos. Tom, derrière elle, sourit à ce geste. « pire qu'une enfant » pense t-il. Les quatre garons insistent pour qu'elle passe la journée avec eux. Ils descendent manger quelque chose, la brune s'assoit près de Gustav et lui narre sa soirée de la veille. Le coeur du guitariste se serre lorsqu'elle mentionne l'inconnu avec lequel elle a passé la nuit, Gustav lui jette un regard furtif puis se tourne à nouveau vers Sydney qui lui parle maintenant de ces splendides bottines dont elle a fait l'acquisition. La jeune fille s'arrête tout à coup, se rappelant l'existence de Georgia. Elle réclame le téléphone portable de son meilleur ami, Tom, et quitte la chambre pour passer l'appel. « je suis désolée les garçons, il faut que je rentre. Georgia ne va pas bien, je prend le premier vol pour la ramener » annonce la brune quelques minutes plus tard en faisant irruption dans la pièce. Bill affiche un regard inquiet alors que Tom est déçu de devoir annuler leur rendez-vous mais est soulagé de retardé le moment crucial. Sydney les embrasse chacun leur tour, s'attarde un peu dans les bras de Tom puis s'en va. Georg et Bill soupirent, allument la console de jeux et entament une partie à deux. Le guitariste s'était dirigé vers la salle de bain pour se débarbouiller, « tu le lui dira quand tu rentreras » résonne la voix de Gustav. Il se tourne vers ce dernier, un faible sourire aux lèvres « c'est dans six mois, Gus. Elle peut trouver bien mieux que moi d'ici là. » Il a raison, Sydney attire l'attention, elle est la reine des abeilles à Hamburg, il ne se passe pas un jour sans qu'on ne la sollicite. « mais elle t'aime Tom, ça se voit » le persuade le brun.

Gustav a comprit sans que rien ne soit dit. Il avait vu l'attitude de son ami changer au fil du temps, les petites attentions se faisant plus fréquente, ce besoin constant de se trouver près d'elle, de se l'accaparer, marquer son territoire. Lorsque Tom présentait Sydney autres fois il n'insistait pas plus que cela, dorénavant il se sentait obligé de préciser qu'elle était sa meilleure amie, il appuyait constamment sur l'adjectif possessif. Cela ne dérange pas le guitariste que Gustav soit au courant, au contraire de Bill et Georg c'est un garçon discret et il sait faire la part des choses. Alors que son jumeau aurait forcé les choses pour accélérer le processus, Gustav s'efface et guette au loin les réactions de la jeune femme puis, lorsque Tom le désire, lui fait part de ses sentiments. Ce n'est pas son truc d'interférer dans la vie privée de ses proches


Troisième chapritre avec un peu de retard, je m'excuse. L'histoire se met en place doucement, en éspérant que cela vous plaise.

Je vous embrasse, ZV