A/N : Ici nous allons assister à une tentative d'entraînement Roderichien ! Et puis à d'autres trucs pas net, comme toujours. Merci aux reviewers, ça me fait très plaisir !
[To Kissa-chan : J'ai répondu à ta review sur mon profil]
Essayons
Suite à l'idée d'Alfred, l'entraînement a dû être décalé d'une journée (il fallait bien faire les préparatifs !) Du coup l'après-midi a été utilisé pour cela. L'entraînement est donc passé du mercredi après-midi au jeudi après-midi.
Mercredi 5 juillet, après midi, salle d'essayage de vêtements dans une boutique.
« Et je tournois, et je virevolte, et je m'élance telle une danseuse en perdition sur la corde de la vie, chaque pas me rapproche de la mort mais cette sensation de danger fait vibrer…
- FELIKS ! TAIS-TOI ! Lui hurla Alfred qui en avait marre d'être bassiné par les pitreries du Polonais depuis déjà 45min.
- Ho ! Laisse-moi vivre mon rêve de jeunesse.
- Tu voulais être danseuse étoile en collant blanc et en tutu rose ? » Ricana America.
Mais suite à cette remarque un sourire narquois naquit sur les lèvres de Poland. « Tout le monde ne peut pas porter de slip rouge par-dessus un collant bleu avec grâce. Moi au moins, même avec un tutu, j'aurais l'air moins ridicule que toi en Super Héros.
- Arrête de me chercher, toi tu veux gesticuler en appelant ça de la danse, moi je veux sauver le monde. Tu ne peux pas me dénigrer comme ça !
- Tu m'as lancé la perche, tu croyais pas t'en sortir comme ça non ? Bon alors comme tu trouves celle-ci sinon ? » Demanda Feliks pour changer de sujet, sachant très bien qu'avec l'Américain la discussion se serait éternisée.
Alfred le détailla de haut en bas, puis de bas en haut, lui demanda de tourner sur lui-même maintes et maintes fois. Quelques minutes plus tard, l'Américain sembla avoir l'illumination du siècle et conclut fièrement « Ben t'as l'air d'une pute.
- Quoi ? D'une pute ? Mais t'as aucun goût mon pauvre, c'est comme ça que les filles s'habillent de nos jours.
- Oui, ben c'est bien ce que je disais : tu as l'air d'une pute.
-… Faut dire que toi vu comment tu es habillé, c'était évident que ton aide n'allait pas être très utile. Moi je la trouve plutôt sympa cette robe » Poland se remit à s'admirer dans la glace sous tous les angles.
« Vu le peu de tissus utilisé, on ne peut décemment pas appeler ça une robe… J'aimais mieux celle d'avant, la bleue, rechigna notre Super Héros.
- Pas assez féminine, elle n'avait même pas de décolleter !
- Hey le but c'est pas d'ameuter tous les mecs du quartier, c'est de décoincer Roderich. J'pense plutôt qu'avec ta robe actuelle ça va le choquer tellement qu'il ne pipera mot de touuut l'entraînement et tout va échouer.
- Meuh nooon. Tu verras, fais-moi confiance. Le reste est prêt aussi ?
- Waip, tous les préparatifs sont terminés… Je sens qu'on va bien se marrer. »
Jeudi 6 juillet, matin, chez Alfred.
Dring…
…
*BANNNNNNNNG*
Alfred vs Réveil : Alfred win ! Level up !
Le blond au regard comateux regarda le réveil explosé contre le mur qui n'avait pas encore finit d'écrire son testament.
« … Nan c'est pas lui qui sonnait… »
« Si ce n'est pas le réveil, c'est quoi ? ... Mince c'est la porte ! » Le blond sorti de son lit, les cheveux en broussaille et couru vers l'entrée non sans avoir attrapé ses lunettes auparavant.
« Merde où sont les clés ? Elles ne sont jamais là où on les mets au dernier moment ! »
Ses yeux regardèrent furtivement le salon - enfin ce qui était appelé il y a très longtemps un salon - à la recherche de ce foutu objet métallique qui avait tendance à souvent disparaître.
« Bon déjà, où est le canapé… »
En effet, le « salon » était rangé à la sauce Américaine, c'est-à-dire on balance tout et on rangera un jour -ou l'autre-. Ou alors il faudrait songer à mettre un procès au décorateur…
« Bon ce soir c'est promit je range ! » Encore une phrase sans fondements…
Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing
« Ah oui, merde, du coup je l'avais presque oublié…. *essayant de se rappeler où il aurait pu mettre ces maudites clés* Hier je suis rentré en pestant contre Poland et sa robe moche et puis…. J'avais les clés dans la main droite et… »
« Argh ! ON NE PEUT MÊME PLUS S'ENTENDRE REFLECHIR DANS SA PROPRE MAISON ! »
Driiiiiiiiiiiiiiiiiing
« - Bon, dommage pour la porte, je l'aimais bien… *destruction imminente de la porte dans 1 sec…. BAAM !*
Et c'est ainsi que sa nouvelle porte placée il y a 3 jours (la dernière fut détruite par Arthur) partit en miette grâce à un sublime coup de pied retourné, eh oui mesdames et messieurs, on applaudit bien fort !
Une charmante jeune femme se tenait devant les décombres de la porte, un paquet à la main, habillée de sa tenue de travail. Elle semblait hésiter entre le choc de découvrir qu'une porte pouvait se briser en autant de morceaux ou simplement gueuler sur le destructeur de porte qui venait de lui faire perdre 5 min, et pour une livreuse, le temps c'est de l'argent !
« Merde je vais encore devoir m'acheter une nouvelle porte…
- Bonjour, vous êtes bien Alfred F. Jones ?
- C'est juste pour ça que vous m'avez fait détruire ma porte ?
- Non on m'a chargé de vous livrer ceci ! s'écria la livreuse qui, tout compte fait, aurait bien voulu s'éclipser rapidement afin d'être sûre de s'en sortir vivante.
- Ah… merci, bougonna-t-il.
- Et pour votre porte… ?
- Laissez, ma maison avait de toute façon besoin d'être aérée.
- Je vois… » Murmura-t-elle en jetant un coup d'œil rapide dans la maison -ou plutôt dans ce bazar innommable que formait l'ameublement de cette maison. « Bien je dois vous laisser, mon prochain colis de 10h30 m'attend. » Sur ces bonnes paroles, la jeune femme disparue.
« 10h30... Tiens, mais alors il est quelle heure ? se demanda l'Américain, en tournant son regard vers l'horloge. Mince si même l'horloge n'était plus à sa place…. *farfouille* Ah ! Mes clefs ! Flûte… Ah ! Ma montre, ça suffira… 10h12 ? Merde je suis en retard ! Foutu réveil qui déconne ! »
Le blond balança le colis dans le « salon » et couru dans sa chambre s'habiller. Et c'est ainsi que ce colis mystérieux rejoignit la décoration personnelle de cette salle.
Il avait prévu de passer voir England le matin même afin d'obtenir quelques infos pratiques pouvant les aider dans leur plan étant donné que l'Anglais ne risquait pas de pointer son nez vu qu'il était toujours malade. Il arrive donc avec une bonne heure américaine de retard et discutèrent pendant une petite heure. Puis Alfred retourna chez lui pour se préparer pour rejoindre Roderich et Elizaveta au QG.
« Quel bâtard cet Arthur… Il se prend pour qui ? Nan mais Môssieur je sais tout… Aïe ! » S'exclama l'Américain, se prenant le pied dans un coin de son canapé. Qui avait bien pu avoir l'idée de mettre ce canapé à cet endroit, franchement…
« Mais j'ai pas envie de ranger, ça attendra demain ! Ah tiens et ce colis, je devrais l'ouvrir… Où l'ai-je mis déjà…? »
Après quelques minutes de recherche, Alfred finit par trébucher sur le fameux colis et l'ouvrit. Rien de bien important, si ce n'est une lettre.
Cher monsieur Alfred F. Jones.
C'est avec une très grande joie que nous vous annonçons que vous avez gagné le concours du « Gros Glouton qui Bouffe Tout » qui avait été lancé par le McDonalds de votre ville ! C'est pourquoi ce colis comporte votre récompense… Blablabla…
Merci de votre fidélité chez nous et à très bientôt.
« … J'ai gagné ! Pour avoir mangé 42 hamburgers en une heure ! J'suis trop fort ! »
Eh oui, les priorités et les victoires des Super Héros sont parfois incompréhensibles au commun des mortels.
Pendant ce temps, du côté de Roderich.
Ce matin, Roderich se leva comme à son habitude. Son réveil sonna à 8h30, il prit sa douche habituelle de 17min et son petit déjeuner de 14min préparé par notre chère Hongroise, comme à son habitude.
Tout allait bien. Le soleil commençait à éclairer la table et les fleurs encadrées par un vase posé non loin de l'Autrichien commençaient à indiquer par leur ouverture qu'une nouvelle journée débutait.
Tout allait bien. Mais dans la tête d'Austria, c'était Bagdad.
'Je n'aurais jamais dû accepter de faire ça. Je le savais bien : tout plan provenant de l'esprit dérangé de ces gens ne peut engendrer un bon résultat. Un entraînement ? Un entraînement à quoi ? Je n'ai besoin de rien, je me complaisais parfaitement dans mon monde mélodieux et calme. Et voilà qu'ils chamboulent tout ! Bon sang. J'ai vraiment fait une grosse erreur, peut-être puis-je encore changer d'avis… ?'
La Hongroise, ayant bien vu que malgré l'air stoïque de son ami, quelque chose le tracassait, tenta une approche.
« Roderich, pense simplement que c'est un exercice qu'il faut mener à bien, n'oublie pas que si tu ne tentes jamais rien avec Antonio, tu t'en voudras. Je me doute bien que la situation actuelle où tu te tais et ne laisses pas tes sentiments faire surface te convient, mais au fond de toi tu sais bien que tu voudrais simplement avoir de temps en temps le cran de cet idiot d'Américain et agir sans réfléchir. Toutes tes décisions sont soigneusement et préalablement calculées. Pour une fois que tu acceptes de faire quelque chose de différent, ne t'en prives pas. D'accord ? »
Roderich l'observa un moment. Comme toujours, Hungary avait visé juste et avait parfaitement compris qu'il appréhendait complètement la suite, ne sachant pas où tout cela pouvait l'amener. Il sourit et décida de tenter l'entrainement de tout à l'heure, au moins pour faire plaisir à son amie.
Base militaire de… euh non.
Arrière cours du QG (c'est-à-dire petit jardin à la jaunâtre pelouse remplie de mauvaises herbes), heure du Rendez-vous.
Roderich, le cœur serré et le sang bouillonnant, ouvrit la porte qui menait à l'arrière cours du QG.
Si son esprit avait été encore assez chamboulé par tout ça pour se dire que c'était une bonne idée de s'entraîner, ce qu'il vit le fit changer d'avis.
« Ah Roderich ! Hurla l'Américain. Bah… Attends où tu vas, pourquoi tu pars ? »
Roderich s'était en effet retourné et avait maintenant l'air bien décidé à partir d'ici et aller le plus loin possible. Poland en robe ? Qu'est-ce que c'était que ce plan bidon ! Ils n'allaient pas s'imaginer que ça allait servir à quelque chose quand même ! Non décidément le musicien préféra s'en retourner à son piano.
« Stop ! Rod', tu vois la poêle que j'ai dans la main ? Bien. Tu ne seras bientôt plus capable de la voir pendant plusieurs jours si tu oses partir maintenant. »
Huh… Décidément l'Autrichien préférait largement la Hongroise quand elle se montrait sympathique et complaisante que lorsque sa seconde personnalité menaçante voire dangereuse se manifestait. Elle ne faisait que menacer, mais tout le monde savait que ce n'était pas des paroles en l'air.
C'est donc avec regrets qu'il retourna rejoindre Poland dans sa robe rose et Alfred. La Hongroise était juste venue pour assister au « progrès potentiel » d'Austria.
'Bon sang qu'ai-je fais pour mériter ça…'
L'Américain se racla la gorge.
« Bien, maintenant que tout le monde est présent nous allons pouvoir débuter. Austria assis-toi sur cette chaise. »
L'Autrichien toisa la fameuse « chaise », mais ne fit mine de s'exécuter.
« Oui, continua America, celle en plastique blanc poussiéreux avec le dossier cassé… Désolé on a fait avec les moyens du bord… … Non, on ne va pas aller en acheter une autre ! Assis-toi ! …Merci. Hors donc, je vais, moi, le génialissime et merveilleutissime et.. de quoi ? Ce mot n'existe pas ? Je suis America, les mots c'est moi qui les invente !
- ABREGE, clamèrent Feliks et Elizaveta d'une seule et même voix.
- Huh… Bien. Alors Roderich t'ouvres les yeux et tu copies ce que je fais. »
Roderich obéit et observa donc America mimer une scène de drague avec bien sûr dans le rôle de la fille ce cher Poland qui semblait parfaitement s'adapter à son rôle.
Mais il avait beau regarder il trouvait la situation très idiote. America imitait un homme qui venait s'accouder à un bar et qui avait accosté la « fille » avec un petit :
« Ton père est un voleur, il a volé les étoiles pour faire tes yeux… »
« Alfred…, interrompit l'Autrichien, j'espère que tu plaisantes là ? »
« Non hier j'ai cherché sur internet les phrases les plus stupides et je les aies retenues. »
C'était ridicule… N'est-ce pas ?
Après quelques minutes et différentes tentatives parfaitement idiote, America se retourna vers Austria.
« Allez c'est ton tour ! »
Roderich, qui se disait que finalement il allait vraiment s'ennuyer, s'approcha de Poland et du faux comptoir et commença à débiter le même texte qu'America.
« COUPÉ ! En fait c'est pas des cours de drague qu'on aurait dû lui filer, c'est des cours de théâtre. RODERICH ! Quand tu causes à une fille que tu veux mettre dans ton pieu, tu ne lui parles pas comme si elle était une machine à coudre ou une armoire ! S'exclama l'Américain, un air dépité sur son visage.
- Comment ça, je répète pourtant parfaitement ce que tu as dit.
- Ouais le texte c'est bon, mais il manque les sentiments, le ton, l'ambiance, le regard charmeur !
- … Si j'avais su je serais resté chez moi…
- Mets-y du tiens. Allez, des sentiments ! »
Roderich re-tenta donc, tant bien que mal.
« Bon sang ne sois pas si sérieux, t'es pas en train de lui dire que son chien est mort !
- Laisse-le aller à son rythme, soupira Elizaveta. Il va bien finir par réussir… Rod', souris, c'est important, et n'oublie pas la consigne : être charmeur.
- … *raclement de gorge de l'Autrichien, faible sourire extrêmement crispé, regard qui se veut charmeur mais qui ressemble plutôt au sourire d'un mec qui essayes désespérément de voir à travers toi, comme si tu étais transparent, ce qui n'est pas flatteur*. Sa… alut !
- Impossible, il nous faudrait un miracle, conclut finalement America.
- Bah c'est toi Captain America, c'est à toi de les accomplir ces miracles, ironisa Poland qui faisait virevolter sa robe dès que l'occasion s'en présentait.
- Nah même Captain America ne peut rien pour ce type.
- Ce type vous écoute et est juste à côté… précisa Austria, blasé de la situation.
- Bon allez t'es nul. On va pimenter ça un peu parce que là bon sang, on n'est pas sorti de l'auberge. Let's go les amigos ! Plan 2. »
Roderich ne comprit pas de suite car Poland commençait à se déshabiller et Hungary faisait son sac, comme si elle s'apprêtait à partir. Il haussa un sourcil quand America lui fit signe de le suivre.
Elizaveta précisa qu'elle n'avait pas l'intention d'assister à la suite et qu'elle passerait plus tard dans la soirée pour voir s'il y avait du changement. Mais on entendant bien à sa voix que la cause était perdue et que Roderich était irrécupérable… Mais en tant que soutien moral de ce dernier, elle lui fit un clin d'œil et lui murmura un « bonne chance » avec un petit sourire espiègle.
Sûrement qu'elle savait de quoi était faite la suite…
Les deux blondinets amenèrent l'Autrichien dans le salon de leur QG et America fit glisser un dvd dans le lecteur et attendit quelques instants. Puis, une fois la vidéo démarrée, il fit :
« Bien maintenant tu vas regarder ça ! T'es tellement bizarre que j'suis presque sûr qu'à ton âge t'as toujours pas regardé de film porno. Au moins on va remédier à ce terrible affront, ouvre tes mirettes ! »
Quelques minutes plus tard
« Mais je ne comprends pas pourquoi il lui gifle les fesses comme ça ! À moins qu'elle n'ait fait quelque chose de mal ?*, s'exclamait l'Autrichien.
- …. On va laisser tomber et arrêter de batailler… C'est incroyable d'être aussi insensible !
- Désolé de préférer les films dont le synopsis ne se résume pas à un livreur de pizza qui livre une pizza puis qui gifle une femme. Comme si les femmes allaient ouvrir la porte en petite tenue pour dire qu'elles ne peuvent payer qu'en liquide ! C'est idiot et pas du tout réaliste. L'histoire est vide, aucunes remises en question, aucune lucidité, pas d'intellectualisme… Ce n'est pas profond !
- Oh que si c'est profond, mais dans un autre sens… ricana Poland.
- Ouais sauf que ce mec est tellement chiant qu'on n'aura même pas l'occasion de regarder la suite ! railla l'Américain. Bon, plan 3…
- Ah parce que ce n'est pas fini ? Pour sauver le monde tu es d'une nullité affligeante mais pour me gâcher la journée et me faire perdre du temps, là tu es champion !
- Roderich, Alfred, veuillez-vous comporter comme des adultes et cessez ces railleries… » soupira le Polonais, navré que leurs plans soient totalement inefficaces.
Après plusieurs lancés de chaises entre Poland et America, ils décidèrent de passer à la suite et cette fois prirent la voiture pour amener Austria dans un endroit bien spécial.
Arrivés au fameux endroit spécial
« C'est quoi ça, questionna l'Autrichien.
- Un bar à prostituées, répondit Alfred qui s'étonna d'entendre cette question alors que ça lui paraissait évident.
- Oui merci j'ai vu. Ce que je demandais c'était : c'est quoi… ce PLAN !
- T'inquiète mec, une fois que t'auras vécu l'ambiance de cet endroit, tu vas t'en imbiber et je t'assure que ton Espagnol te tombera dans les bras !
- … J'ai surtout l'impression que t'y passes toutes tes nuits, mon cher America… Et je doute qu'Antonio soit aussi racoleur et facile…
- Tais-toi et allons-y ! »
Une fois rentré, l'Autrichien pu découvrir une estrade centrale sur laquelle deux créatures de rêve s'amusaient avec deux barres à strip-tease. Cette estrade était entourée de tables et, accessoirement, de gens qui tendaient des billets à tout bout de champs. En effet, il se baladait pas moins d'une vingtaine de fille, fort peu vêtues et qui se dandinait de manière très prononcée. Malheureusement les premières pensées de Roderich furent : « Combien gagne-t-elles d'argent pour faire ça ? » « Je n'aimerais pas que ma fille fasse ça » « Celle-ci a mis trop de rouge à lèvre » « celle-ci aurait dû en mettre plus… » « J'ai envie de manger de la sole ces temps-ci ».
Vous l'aurez compris, ce n'était pas gagné.
America l'interpela pendant sa rêverie en lui tapotant l'épaule, puis lui sourit et lui présenta un verre.
« Tiens Rod', bois !
- Non merci, je préfère m'abstenir, Dieu sait combien je ne résiste pas à l'alcool. »
Le blond bredouilla quelque chose comme quoi c'était exactement ce qu'il voulait et que c'était la raison précise pour laquelle il lui tendait le verre, mais le bruit n'aidant pas, l'Autrichien n'entendit rien et lui demanda de répéter plus fort.
« Je disais, commença à s'égosiller Alfred, que ce n'est que du gin tonic, pas de quoi casser trois pattes à un canard, tu n'as rien à craindre, regarde j'en ai pris un aussi pour moi.
- Oh, merci, oui ça devrait le faire. Que fait-on ici ? Au fait ne devrait-il pas y avoir du citron ? Et puis un peu plus transparent… demanda L'Autrichien qui suspectait déjà la boisson.
- Tais-toi et bois. Le citron c'est juste pour faire jolie et si tu l'as voit pas transparente c'est à cause des lumières de la salle, allez cul sec ! »
Et pendant que les deux trinquaient et buvaient, Feliks débarqua avec lui-même un verre à la main. Il ricana et Alfred se pencha vers lui :
« Au fait tu lui as commandé quoi ? Parce que je lui ai donné le verre mais…
- La même chose qu'à toi, une Żubrówka.
- C'est pas ma marque préférée…
- C'est la meilleur, t'as des goûts pourris c'est tout, mais ça c'est pas une nouveauté, hein. De toute façon on s'en fiche, admire-le bien parce que dans 2min il est foutu. »
Après quelques verres Roderich se baladait en effet sur scène, se déhanchait comme c'était pas permis et s'amusait à claquer les fesses des filles devant lui –comme quoi on change vite d'idée avec trois gouttes d'alcool…- Il en branchait d'ailleurs pas mal, il semblerait que les « sentiments » et le « regard charmeur » qu'il était incapable de fournir en étant sobre ne lui posaient plus de problème en étant bourré.
« C'est fou, tu sais qu'un court instant je m'étais dit qu'il était tellement coincé que même bourré il serait incapable de draguer un lampadaire ? Ben faut croire que je m'étais trompé, il s'en sort même plutôt bien, il faudrait juste qu'il en prenne conscience ! avoua Poland qui commençait un peu à avoir la tête qui balançait aussi.
Roderich avait même commencé un strip-tease, génial !
« On l'arrête ? Ou je continu de filmer ? J'suis partagé entre ma morale et… mon fou rire ! »
En effet Alfred tenait son téléphone à la main et ne ratait pas une miette du spectacle de Roderich. La vie était trop courte pour ne pas en profiter au maximum, et là, filmer le mec le plus timide en train de faire un strip-tease, il fallait l'avouer que ça l'éclatait bien…
- Ben d'un certain point de vue, commença Feliks d'un air particulièrement sérieux comme s'il s'agissait d'une affaire de business pouvant rapporter gros, tout ce qu'il va récolter c'est un trou noir, un mal de crâne et… eurk. Enfin rien de bon quoi, là c'est surtout utile pour qu'on le filme justement, comme ça on fera du chantage et il sera obligé d'aller voir Antonio, sinon on le menace de divulguer la vidéo sur youtube…
- Quel sale petit manipulateur tu es.
- Et ouai mec, comment tu crois que la Pologne s'en est sortie depuis tout ce temps ?
- En s'habillant d'une robe rose et en faisant le trottoir le soir ?
- Enculé…
- Tu l'as bien cherché. »
Malheureusement tout plaisir ayant une fin, bientôt l'Autrichien les rejoints. Et bien que quelques minutes plutôt il était déchaîné, il avait actuellement la mine plutôt déconfite.
« Je le sens mal là. »
Et le Polonais avait particulièrement raison. Roderich s'était mis à sangloter en disant qu'Antonio ne l'aimerai jamais, qu'ils n'appartenaient pas au même monde et qu'au final il était bien mieux avec Francis. Au bout de plusieurs longues tirades il en était arrivé à dire que le monde était injuste, que les gens tuaient leurs compères au nom d'un Dieu qui n'existait peut-être pas et qu'en plus de ça ils détruisaient complètement la planète.
Bref, c'était l'heure de le ramener à la maison avant qu'il ne fasse une grosse bêtise.
« Bah au moins au début c'était marrant. On s'est bien marré ! Mais j'espère qu'il s'en souviendra, comme ça on pourra bien rigoler demain quand il voudra nous présenter son habituel visage digne, son regard triomphant et son sourire dédaigneux… Il en sera incapable, ça va être drôle ! »
Et sur ces bonnes paroles de réconfort les deux blondinets tentèrent vainement de ramener un Autrichien qui tenait à peine debout dans la voiture en se disant qu'il n'aurait peut-être plus aucuns souvenirs et donc que ça n'avait pas été très utile, mais qu'au moins il avait fait ses premiers pas dans la débauche ! Pour couronner le tout il faudrait… Oh un threesome ce serait pas mal ! Euh… Non, c'est une autre histoire ça…
To Be Continued
* C'était trop tentant. Et directement inspiré de Castiel dans Supernatural ! xD
Et bah et bah ! Mon pauvre Roderich, tu ne pourras plus jamais te regarder dans la glace sans ressentir ce terrible sentiment incommensurablement compressant et destructif qu'est la honte, vu combien tu es habituellement prude… Bref ~ ! Encore désolée pour ce retard, si le cœur vous en dit vous pouvez reviewer, ça me donnera du courage ! (Vous noterez que le chapitre était... plus long que les précédents ! Comment ça ce n'est pas une bonne excuse pour le retard...?)
