Cela faisait quelques secondes que j'avais fermé les yeux et toujours rien.
- Ta poche vibre, me dit-il.
- Quoi ? Lui demandais-je en ouvrant les yeux.
C'est à ce moment-là que je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche. Je soupirai et regardai qui m'appelait, mais je ne m'attendais pas à voir ce numéro.
- Papa ! Dis-je en répondant.
Je continuai à parler à mon père voyant Caleb sortir de la pièce. Mon père m'annonçait qu'il serait en ville pour la semaine et qu'il arrivait demain. Quand j'eus raccroché j'allai directement me coucher, pourtant je ne trouvai pas le sommeil. Tous les évènements de cette soirée me revenaient en mémoire, Noël, les garçons, ma robe, les autres qui en riaient. Après près d'une heure je n'essayais même plus de retenir mes larmes.
J'étais enfouie sous mes couettes quand je sentis quelqu'un se glisser dans mon lit, quand je me retournai je vis Caleb.
- Je t'entends pleurer d'en bas, dit-il en me prenant dans ses bras.
Je posai ma tête contre son torse, la gorge tellement nouée que je ne sus lui répondre. J'entendais son cœur battre, c'était comme une douce mélodie.
- Ne me quitte pas, lui chuchotais-je.
- Ne t'inquiète pas, je serais toujours près de toi.
J'essayais de me calmer, mais rien n'y faisait. Je me posais toujours cette question « Et si ce cauchemar ne s'arrêtait jamais ? ».
- Que j'ai été bête d'aller là-bas ! Dis-je en tapant son torse.
Caleb voulut me remonter le menton mais je laissais ma tête baissée. A court d'idée, il se mit sur moi pour me regarder dans les yeux.
- Ne dis pas ça ... Tu sais la première fois que je t'ai vu, je n'ai vu qu'une chose : Une fille magnifique et forte. Je sais que tu n'es pas le genre de fille qui se laisse marcher sur les pieds et que tu vas te relever. En plus maintenant que je t'ai trouvé je ne te lâche plus et je pourrais tous les tuer un par un.
- Imbécile ! dis-je en le regardant dans les yeux. Si tu les tues comment tu vas faire pour rester avec moi ?
Il rit un peu et embrassa ma joue.
Après quelques heures dans ses bras je sombrais, pourtant en me réveillant il n'était plus là. Je regardai mon réveil et lus 10h50. Je me levai et descendis l'escalier.
- Vous êtes ? Entendis-je dans la cuisine.
- Moi ? Eh bien je suis... euh... le... Caleb !
Je me précipitai dans la cuisine pour voir mon père interroger Caleb.
- Papa ! Qu'est-ce que tu fais ici ? M'exclamais-je.
- Je venais te faire une surprise quand j'ai surpris ton jeune ami en train de déjeuner...
Je voyais Caleb me regarder ne sachant pas quoi dire, mais le problème c'est que moi non plus, surtout que Caleb était torse nu.
- Et bien sûr il est ton... commença mon père
- C'est mon...
- Je suis son petit ami ! déclara Caleb
Je crois avoir mangé plusieurs mouches car quand j'entendis ça je restai figée la bouche grande ouverte et les yeux exorbités. Après ça mon père nous invita à déjeuner et dit qu'il reviendrait quand nous serions prêts.
- Mon petit ami ! Criais-je dès que mon père fut sorti
- Bah tu pouvais aussi lui dire que ton ami qui vit chez toi a dormi dans ton lit ! Et ne va pas dire que ça te déplait de te coller tous le temps à moi.
Un peu gênée je sortis de la pièce pour aller me préparer. Je mis un débardeur ainsi qu'une jupe et je retrouvai en bas Caleb du haut de mes talons. Il me prit la main et nous sortîmes de la maison pour monter dans la voiture. Je sentais que mon père ne voyait pas mon soit disant petit ami d'un bon œil.
- Ta mère nous attend au restaurant, me dit mon père
- Je... je croyais qu'on serait que tous les trois !
Je savais bien que ma mère ne croirait jamais que je suis avec Caleb et ce que je croyais arriva.
- Tu connais le petit ami de ta fille ? lui demanda mon père.
- Ma chérie, soupira ma mère l'air désespéré. On sait toutes les deux que tu ne peux pas avoir un petit ami, les hommes n'aiment pas les filles grosse, je te l'ai déjà dit.
J'étais sur le point de pleurer. Ce que ma mère disait était affreux, comme si l'on ne pouvait pas aimer quelqu'un à cause de son physique.
- Vous croyez vraiment ça ? dit Caleb en posant ses mains sur mes hanches.
Sans que je sache ce qu'il faisait, il ferma doucement ses yeux et se rapprocha de moi. C'est juste au moment où nos lèvres fut l'une contre l'autre que je me rendis compte de ce qu'il se passait et quelques secondes plus tard, je fermai les yeux pour savourer ce magnifique moment. Je sentis ma mère s'offusquer en nous regardant, mais je m'en fichais car dans les bras de Caleb plus rien n'avait de l'importance.
