Hanna dans mes bras, je me débâtais pour ouvrir la porte.
- Tu sais, me laisser mettre les pieds au sol serait plus simple, dit mon petit ange en s'accrochant à mon cou.
- Le médecin a dit que tu devais te reposer !
- Oui, mais pas à ce point.
Je savais que j'étais trop protecteur, mais je n'y pouvais rien.
Après tant d'effort, je réussis à entrer. Je refermai la porte d'un coup de pied et déposai Hanna sur le fauteuil. Je pris une canette de coca et soulevai ses jambes pour m'asseoir en dessous et les reposer sur les miennes.
Elle alluma la télé pour mettre, une fois de plus, Harry Potter. Je la regardai et ça me fit mal au cœur, elle avait repris 4 kilos à l'hôpital, mais son teint était toujours aussi blanc.
Pas très intéressé par le film, je me penchai sur elle pour embrasser son cou.
- Je t'aime, lui chuchotai-je à l'oreille.
Vu qu'elle ne me répondit pas, je me remis droit.
- Tu as déjà pensé au sexe ? demanda-t-elle.
Et il a fallu qu'elle me dise cela juste au moment où je prenais une gorgée de ma boisson, que je recrachai sur la table.
- Excuse-moi ? m'exclamai-je.
- Coucher avec moi. Parce que tu n'en as jamais parlé. C'est parce que tu ne me trouves pas sexy ?
- Non, non ! C'est juste que... eh bien... Bien sur que j'y ai pensé, je suis un homme ! Mais je ne veux surtout pas te brusquer.
Elle se mit sur les coudes pour s'asseoir à côté de moi, et posa sa tête sur mon épaule. Comme à chaque fois que je posai les yeux sur elle, mon cœur commença à battre la chamade et je ne pus m'empêcher de sourire. Je voulais tous sauf la faire souffrir, je ne pouvais pas l'imaginer malheureuse.
- Au fait, moi aussi je t'aime, dit-elle en souriant.
Je pris son menton et l'embrassai tendrement. Je m'attendais à se qu'elle se recule après quelques secondes, mais tout au contraire, elle me bascula pour être au dessus de moi.
- Euh Hanna, je ... je ne peux pas me... contrôler !
- Justement.
Elle enleva mon t-shirt et embrassa mon torse. J'essayai de la repousser, mais mes efforts furent réduits à néant presque immédiatement. Elle déboutonna son chemisier et le mit par terre. Je posai mes mains sur ses hanches et embrassai le haut de sa poitrine. Elle enleva ma ceinture quand nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir. A toute vitesse, nous remîmes nos vêtements. Quand la mère d'Hanna entra dans la pièce, nous essayâmes d'avoir l'air normal.
- Hanna, la prochaine fois, allez dans ta chambre, dit-elle en souriant. Et Caleb, ta ceinture est ouverte.
Gênée, mon amoureuse cacha son visage avec ses mains. Nous lui avions avoué que je vivais ici et elle m'avait souhaité la bienvenue dans la famille.
J'avais une famille...
