Dès que je me réveillai, un sourire me vint aux lèvres : j'étais près de Caleb. Il dormait à mes côtés, son visage avait l'air paisible, ses cheveux brillaient sous les rayons du soleil, sa peau douce contre la mienne et sa main posée sur le bas de mon dos me rassurant. Ce n'était pas étonnant que je sois amoureuse de lui, il était parfait.

Je me rappelais souvent ce genre de détails pendant la période où nous avions été séparés. Je ne pouvais faire un rêve sans qu'il soit dedans, chacune de mes pensées le concernait, je ne souriais qu'en me rappelant l'une de ses manies ou sa timidité. Un jour, quelques temps après être sortie de l'hôpital, j'avais compris que vivre comme ça n'était pas possible, alors j'avais décidé de devenir une nouvelle personne. J'avais perdu du poids, commencé à sortir avec Sean faisant semblant de l'aimer et à trainer avec mes amies comme si rien ne s'était passé. Je me mutilais pour me faire plus mal que le fait de vivre sans lui. Une fois, les filles m'avaient surprise en train de me faire vomir, et je n'avais rien pu leur donner comme explication que : "Caleb ne serait pas tombé amoureux de cette fille, donc il n'a pas pu lui faire du mal".

Mes parents ? Ils faisaient comme-ci de rien n'était, ils s'étaient remis ensemble pour je ne sais qu'elle raison et vivaient comme des gens normaux, ne voyant pas que leur fille avait changé. Ma mère avait souri quand elle avait vu que je perdais du poids, mais à chaque fois qu'elle voyait mes bras, son expression changeait.

Je chassais toutes ses pensées de ma tête et me glissai doucement sur l'homme merveilleux qui était à mes côtés pour me retrouver complètement allongée sur lui.

- Est-ce un rêve ? marmonna-t-il.

- C'est tous sauf un rêve mon ange, lui chuchotai-je à l'oreille.

Il passa ses bras autour de moi et sourit sans pour autant ouvrir les yeux. Je me mis sur les coudes, vins poser mon front contre le sien et frôlai ses lèvres des miennes. Il émit un gémissement d'insatisfaction et colla ses lèvres contre les miennes. Chacun de ses baisers était un pur moment de bonheur, un remède pour réparer mon cœur en morceau, une connexion entre lui et moi.

- Je crois que je ne m'habituerais jamais à te voir auprès de moi chaque matin, dit-il en passant sa main sur mon dos.

Je posai ma tête sur son torse et dessinai des cercles avec mon doigt sur sa peau.

- Tu vas devoir, car moi je compte passer la plupart de mes nuits avec toi.

J'aurais aimé le connaitre moins bien, car dès que je le sentis se raidir sous moi, je su qu'il y avait un problème. Il me repoussa pour se lever et je vins me planter en face de lui. Des larmes apparurent aux coins de ses yeux et il serra les dents.

- Je... commença-t-il d'une voix étranglée. Je pars dans deux jours.

Il partait ? Un rire sortit de ma gorge sans que je le veuille. Cela devait être une blague, il ne pouvait pas me faire ça ! Pas maintenant. Je fis la première chose qui me vint à l'esprit : le gifler, le plus fort que je le pouvais. Ca ne fit qu'augmenter ses larmes, il essaya de me prendre dans ses bras, mais je me ravisai et tournai les talons. Les jambes tremblantes, je m'approchai de la porte et quand j'allais attraper la poignée, il se mit entre moi et celle-ci. Sa lèvre inférieure tremblait et ses larmes roulaient sur ses joues, à cette vision, je ne pus plus rester de marbre. Je tombais dans ses bras et commençai à sangloter la tête posée sur son épaule.

- Tu pars parce que tu crois que je ne t'aime pas ? lui demandai-je, la respiration courte. Car c'est le cas, je t'aime, plus que tout au monde !

- Non mon cœur, si tu savais... J'ai tout essayé pour rester, mais je ne peux pas obliger ma famille à quitter leur vie pour moi.

Je hochai la tête, même si ma pensée était tout l'inverse : On s'en fiche de sa famille ! Nous deux c'est plus important !

- Combien de temps pars-tu ?

- Trois semaines, souffla-t-il.

Je ne dis plus rien et nous restâmes là, contre la porte, dans les bras l'un de l'autre.

Chaque personne sur cette terre à une âme, un coeur, une vie, moi je n'en ai qu'une partie : il est la moitié de mon coeur, mon âme soeur et ma vie tout simplement. Alors, je sais au fond de moi qu'il m'aime et ça, ça surpasse tous les kilomètres qui allaient nous séparer.

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