Pairing : Roronoa Zoro x Sanji

Rating : M

Genre : Yaoi – Romance

Résumé : Sanji déteste par-dessus tout les insectes, alors pour lui, abriter un parasite nommé Dévoreur de Monde sous sa peau, c'est l'horreur ! Plus particulièrement quand ce parasite a des conséquences sur son caractère : à cause de lui il aime ce qu'au fond il déteste le plus. Alors, que va-t-il se passer si on éradique la petite bête ?

Disclaimer : Les personnages sont à Eiichiro Oda mais l'histoire est à moi !

Auteur : Lyabie

Note : Dans ce chapitre, il y a une petite référence à Hordes, ce super jeu plein de jolis zombies :D Pour les connaisseurs, la trouverez vous ?


Dévoreur de Monde

Partie 2 : Compréhension

Nami était accoudée à la table de la salle à manger, discutant tranquillement d'un livre avec Robin. Elles sirotaient un thé aux fruits rouges qu'elles venaient de préparer, le cuisinier de bord ne pouvant le faire à leur place car il subissait son opération. Chopper lui retirait le Dévoreur de Monde. La rousse allait se lever pour vérifier la trajectoire du bateau mais elle n'eut pas le temps d'esquisser un geste que la porte s'ouvrit, laissant apparaitre Sanji, qui avait l'air passablement choqué. Lorsqu'il les vit, l'expression de son visage changea pour devenir un mélange d'énervement et de surprise.

- Nami, dit-il d'une voix froide, que fais-tu ici bon sang ? Tu devrais aller vérifier le cap ! Tu es la navigatrice non ? Ah, ces femmes ! On ne peut vraiment pas leur faire confiance !

Les deux femmes se regardèrent, choquées. Elles savaient que le cuistot allait être changé après son opération, mais entre savoir et voir, il y avait une différence.

Le blond s'approcha d'elles et frappa du plat de ses mains sur la table, les fixant tour à tour.

- J'avais de la merde dans les yeux, mais maintenant je vois clair dans votre jeu ! Vous envoutez les hommes pour qu'ils prennent soin de vous et vous protège, mais je ne suis plus dupe ! (Il secoua la tête.) Les femmes sont des sorcières qui usent de leur charme, mais ça ne fonctionne plus sur moi ! Sortez de ma cuisine maintenant, harpies !

Alors le vrai Sanji était ainsi ? Il détestait réellement la gente féminine ? Ou était passé sa galanterie et son romantisme ? Aux oubliettes ! Et tout ça pour laisser place à une espèce de macho misogyne. La navigatrice soupira. Elle préférait le Sanji d'avant finit le traitement de faveur et disparu le serviteur loyal et fidèle près à tout pour elle.

La rousse se leva brutalement, donna un coup de poing sur la tête blonde et quitta la pièce d'un pas rageur tout en criant :

- Sans moi ce bateau d'imbéciles n'aurait jamais atteint Grand Line !

La porte claqua pour se rouvrir un instant plus tard :

- Pour la peine je triple ta dette Sanji !

Et la pauvre porte qui ne tiendra plus longtemps fut à nouveau claquée.

Le cuisinier de bord, encore à moitié assommé par le coup se releva difficilement et frotta sa tête endolorie. Il grimaça, ce qui fit rire Robin qui n'avait toujours pas bougée.

- Cook-san, il va falloir t'habituer à vivre avec des femmes sur ce petit bateau. Sois au moins poli.

Et sur ces mots elle quitta à son tour la cuisine-salle à manger. Sanji la regarda partir avant de se diriger vers ses fourneaux tout en marmonnant dans sa barbe des insultes vis à vis de ces créatures de sexes féminins. Violente en plus d'être fourbe cette sorcière rousse. Et l'autre, elle se prenait pour qui avec ses conseils et son regard hautain ? Non mais oh ! Tout le monde sait que les hommes sont supérieurs aux femmes, sans eux elles ne pourraient rien faire, alors comment ces deux-là pouvaient elles ainsi lui manquer de respect ? Il n'y croyait pas. Et dire que pendant la première partie de leur voyage, Sanji avait été à leurs bottes. Quand il repensait à cette époque, il avait l'impression de cauchemarder. Il se demandait comment ça avait pu se produire. Lui, à la solde des femmes ? Non ! Impossible.
C'est tout en ruminant ses pensées qu'il se mit à cuisiner divers plats, seule façon pour lui de se détendre. Il rêvait d'une cigarette mais tous ses paquets étaient vides vivement la prochaine île qu'il puisse inhaler son taux quotidien de nicotine !


Le repas du soir arriva rapidement, pour le plus grand plaisir du capitaine du Sunny Go. Il se passa comme tous les autres repas, à une exception près.

Cette exception était bien évidemment Robin et Nami qui eurent le droit à la même part que tout le monde, contrairement à d'habitude. Mais les habitudes changent, et le traitement de faveur du cuisinier vis à vis d'elles avait disparu. Pourtant, il avait suivi les conseils de Nico et ne les avait pas critiquées. Sanji avait simplement posé leurs assiettes devant les deux femmes, faignant l'indifférence.

Nami était clairement énervée du manque de respect que le blond avait eu pour elle précédemment dans la journée et tournait les aliments dans son assiette, du bout de sa fourchette, sans les manger. Luffy, qui luttait contre le gâchis de nourriture, étendit son bras pour attraper l'assiette de sa navigatrice. Il n'eut pas le temps de se saisir de quelque chose qu'il se retrouva avec une fourchette plantée dans la main.

- Aïe ! cria-t-il avant de récupérer son membre, les larmes aux yeux. Namiiii, laisse-moi un peu de ton repas !

Pour toute réponse, il se reçut un violent coup de poing sur la tête.

- C'est pareil pour tout le monde ! Tu as eu ta part, ne prends pas celle des autres !

La rousse était de mauvaise humeur, alors il n'insista pas.

Monkey D. afficha un air boudeur. Il était le capitaine, alors pourquoi ne lui donnait-on pas plus de nourriture ? C'était lui qui donnait les ordres ! Pourquoi ses nakama ne les respectaient donc-t-ils jamais ? Il l'avait bien vu, cela ne se passait pas comme ça dans les autres équipages de pirates.

Il hausse les épaules et soupira.

Bah, il l'aimait bien comme ça son équipage. Et puis il irait piquer de la nourriture cette nuit dans le frigo, c'était juste une question de temps avant qu'il puisse se remplir totalement l'estomac.

Le reste de l'équipage avait assisté à la scène sans rien dire. Ils étaient habitués à voir leur capitaine se faire martyriser par Nami et n'avait pas l'envie de protéger Luffy pour se prendre les foudres de la jeune fille. Ils étaient fous, mais pas à ce point non plus.

- Mais quel monstre, murmura Ussop.

Il crut mourir quand il remarqua que Sanji se tenait à côté de lui et l'avait entendu. Insulter une des princesses avec le blond dans les parages revenait à avaler du cyanure purement et simplement. Une vague de frissons d'horreur l'envahi et il n'osa plus bouger. Pourtant, à sa plus grande surprise, le blond hocha la tête et dit simplement :

- Une vraie sorcière.

Ussop, Chopper, Zoro, Franky et Brook se retournèrent comme un seul homme vers le blond. Avaient-ils bien entendu ? Sanji, l'homme à femmes, le dragueur invertébré, le gentleman par excellence, venait de critiquer une des femmes du navire ? Le premier tomba de sa chaise sous le choc avant de se relever difficilement.

Le Dévoreur de Monde avait été retiré. La réalité frappa les Mugiwara : Sanji était un homme qui n'aimait pas les femmes.

Le cyborg et le squelette ne dirent rien. Ils étaient habitués à voir toutes sortes de phénomènes et d'êtres étranges (à commencer par eux-mêmes) alors que le jeune homme est changé de caractère ne les surprenait pas tant que ça. Et puis tant qu'il continuait de faire des bons petits plats pour leur remplir la panse, est ce que cela importait vraiment ?

Le sniper, remis de son choc, termina son assiette avant que son capitaine ne décide de la lui voler.

Le médecin étant celui qui avait retiré le parasite, il connaissait les conséquences de cette opération. Il n'était pas spécialement surpris, mais un peu tout de même. Il espérait simplement que ce changement de caractère n'influerait pas négativement sur la vie au sein du Sunny Go.

Le bretteur fixa pendant une longue minute son rival avant d'exploser de rire. Il était pratiquement plié en deux et frappait du plat de sa main droite sur la table.

Le cuistot se leva violement et attrapa le vert par le col de sa robe. Les Mugiwara se tournèrent tous vers eux, permettant au capitaine de profiter de cet instant d'inattention pour vider leurs assiettes.

- T'as un problème avec moi, marimo ?

- Haha, pas du tout, sourcil en vrille.

- Alors pourquoi tu te bidonnes comme l'imbécile que tu es ?

- Je te préfère comme ça plutôt qu'en esclave de ces deux-là !

Le blond, troublé par cette réponse, ne sut quoi dire. C'est à cet instant qu'il remarqua qu'il était proche de son vis-à-vis, très proche. Leurs visages étaient pratiquement collés l'un à l'autre. Les souvenirs de la scène dans l'infirmerie, plutôt dans la journée, lui remontèrent d'un coup en mémoire.

Il lâcha l'autre jeune homme, se détourna et quitta la pièce d'un pas rageur, cachant ainsi aux yeux de ses nakama les rougeurs sur ses joues.


Sanji tournait en rond sur le pont du bateau. Il avait les nerfs en pelote mais plus de cigarettes pour se calmer. C'était la faute de ce stupide marimo de toute façon, c'était ce dernier qui l'avait provoqué plus tôt dans l'infirmerie !

Sanji ne savait pas quoi penser. Le bretteur était indéniablement attiré par lui et le désirait, mais était-ce réciproque ? Jusqu'à présent, le cuisinier avait considéré l'autre jeune homme comme un rival. Il aimait leurs bagarres quotidiennes qui le motivaient à devenir plus fort. Il ne pouvait pas se laisser battre par cette espèce de marimo ! Mais leur relation n'était pas plus complexe que cela. Apres tout, le blond n'avait, avant, que d'yeux pour les demoiselles du navire.

A cette pensée, il crut vomir par-dessus bord. Comment avait-il pu être attiré par ces harpies ? Heureusement que Chopper lui avait retiré le Dévoreur de Monde, il faudrait qu'il pense à le remercier à l'occasion.

Sanji était plongé dans ses réflexions et n'entendit pas la porte de la cuisine s'ouvrir. Il sursauta quand une voix grave l'interpella :

- Hé, Ero-cook, regarde ce que j'ai pour toi !

Il se retourna pour tomber sur Roronoa, un sourire carnassier aux lèvres, et un paquet de cigarettes à la main.

- Depuis quand tu fumes, bretteur de pacotille ?

- Je ne m'empoisonne pas la santé avec ces merdes, je t'en ai juste piqué un paquet.

Ils se jaugèrent un instant du regard.

La nuit était à présent tombée sur le vaste océan et des torches avaient été allumées sur le pont du Sunny Go. La lumière des flammes caressait la peau mate du bretteur, faisant briller ses yeux plissés et ses dents blanches. Ainsi, à demi caché par l'obscurité, il ressemblait à un prédateur aux aguets, un tigre qui allait bientôt sauter sur sa proie.

Sanji prit un instant peur mais se ressaisit rapidement. Les animaux ressentent la peur de leur proie. Il secoua la tête. Il était stupide, comment pouvait-il avoir peur de son rival ? C'était Roronoa Zoro, le second de l'équipage. Il le connaissait bien. Ils se connaissaient bien.
Le vert se rapprocha de quelques pas, laissant entre eux un écart d'à peine un mètre. Ecart tout juste nécessaire pour lui permettre de dégainer un de ses sabres si le cuisinier tentait de lui donner un coup de pied.

- Aurais tu l'amabilité, stupide marimo, de me donner ce paquet ?

- Bien sûr !

Le sourcil en vrille se fronça. Son propriétaire était surpris de cette réponse. Que Zoro accepte ainsi de lui donner ses cigarettes alors qu'il avait pris la peine de lui voler (Dans quel but d'ailleurs ?) était trop facile.

Le sourire que son vis à vis fit le confirma dans son idée que c'était étrange qu'il est accepté aussi facilement.

- Mais tout est payant, dans la vie.

- N'essaye pas d'imiter cette sorcière rousse.

- Quoi ? Tu ne veux pas ce paquet ?

- ... Ton prix.

Roronoa lui montra les dents. Ce n'était plus un sourire tellement il était carnassier. Ses yeux n'entaient plus que deux fentes. Un prédateur.

Il se rapprocha pour coller totalement leurs deux corps.

Les jeunes hommes étaient à peu près de la même taille, de ce fait leurs fronts se retrouvèrent encore une fois collés l'un à l'autre.

- Tu sais très bien ce que je veux.

Et Zoro colla son bassin à celui de Sanji. Cette fois, celui-ci ne sentit rien de dur contre lui, mais il comprit très bien le message. L'autre voulait le posséder. Le dévorer. La bête avait bondit.

Le blond fixa le paquet de cigarettes dans la grande main halée. Il se demanda un instant s'il devait essayer de lui prendre de force, mais n'en fit rien. C'était une mauvaise idée. Il ne connaissait pas encore l'étendue de la force de son rival après ces deux années. Lui était devenu plus fort, bien évidemment, mais il ne pouvait prendre le risque d'engager un combat sérieux, pas maintenant. Que ferait-il s'il perdait et se retrouvait plaqué au sol, comme il l'avait été plus tôt dans la journée ? Surtout, que ferait Roronoa ? C'était stupide de s'y risquer, surtout pour un paquet de cigarettes.

Sanji posa ses mains sur la robe, au niveau du torse, et repoussa le bretteur doucement mais fermement. Ce dernier recula d'un seul pas mais ne dit rien, permettant au blond de se dégager de son emprise et de fuir se réfugier dans sa cuisine.

Le cuisinier pénétra son antre, légèrement décontenancé.

- Stupide marimo, marmonna-t-il dans sa barbe.

Du coup, il n'avait pas eu ses cigarettes ; il était vraiment en manque, et au bord du craquage nerveux.

La cuisine/salle à manger était à présent pratiquement vide, la majeure partie de l'équipage se détendant au salon ou vaquant à ses occupations. Seules se trouvaient encore assises à la table les deux femmes.

Le blond soupira. Pourquoi se retrouvait il toujours seul avec ces deux-là ? Avant, il était ravi qu'elles passent leurs soirées en sa compagnie (même si elles l'ignoraient) mais avant, c'était avant. Et à présent, il n'avait plus envie de voir leurs stupides visages qu'il ne trouvait plus charmants du tout.

Quand Nami remarqua sa présence, elle n'eut pas l'air ravie elle non plus de le voir. Elle avait mal digéré son machisme. Elle était habituée à supporter des imbéciles mais pas à ce qu'on la dénigre ainsi. Robin, fidèle à elle-même, ne dit rien et continua de lire son livre, comme si l'atmosphère de la pièce n'était pas devenue tout à coup lourde.

La rousse se leva.

- Je te laisse, Onee-chan, je vais profiter du calme pour dessiner des cartes.

Et sur ces mots elle quitta la pièce, lançant au passage un regard noir à Sanji pour qu'il s'écarte de la porte. Celui-ci haussa les épaules et se rapprocha des placards pour se préparer un café. La caféine remplacerait un moment la nicotine.

Il mit de l'eau à chauffer et se rendit compte que la vaisselle était entassée dans levier. En général, c'était son rôle de s'en occuper. Il releva donc ses manches, près à le faire mais s'arrêta dans son geste et se retourna soudainement.

- Eh, Robin ! Vu qu'à part lire tu ne fais pas grand-chose sur ce bateau, tu pourrais au moins t'occuper de la vaisselle. Quitte à être inutile, fais au moins le ménage !

L'archéologue releva le nez et fixa un instant son vis à vis. Elle lui fit un petit sourire et rebaissa la tête tout en disant :

- Mais c'est déjà fait, cook-san.

Sanji se retourna, le sourcil froncé, pour voir la vaisselle propre et essuyée en train d'être rangée par une multitude de mains et de bras qui avaient poussées autour de levier. Il grogna. Cette femme avait le don de l'exaspérer à rester toujours calme et avoir réponse à tout.

Il laissa tomber l'idée de se faire un café et quitta à son tour la cuisine, encore plus énervé et en manque de nicotine que cinq minutes plus tôt.


Bon, il n'avait pas le choix, c'était une question de vie ou de mort. Ca faisait à présent trois jours qu'il n'avait pas fumé, et Sanji était à bout. Voir les deux femmes du navire à longueur de journées l'exaspérait. Elles se prenaient pour les princesses du navire, ne se salissant jamais les mains pour rien, se servant des hommes de l'équipage comme s'ils étaient leurs chiens. Tout ça parce que mesdemoiselles pourraient se casser un ongle ou gâcher leur coiffure, mon dieu.

Peut-être que le cuisinier n'était pas subjectif, il est vrai. Après tout, sans Nami le Sunny Go se perdrait très rapidement dans les pièges de Grand Line et Robin était une assassine hors pair, et avait de nombreuses connaissances. Mais voilà, elles étaient des femmes. En fait, il ne détestait pas tant que ça les femmes et il savait qu'il était peut-être un peu trop sec avec elles, mais il leur en voulait de s'être servit de lui pendant la première partie de leur voyage. C'était lui qui se proposait tout le temps pour les aider, les servir ou encore les sauver, mais elles n'avaient jamais refusé sa galanterie, et elles en profitaient souvent.

Alors ces trois derniers jours, Sanji avait essayé de leur faire faire toutes les tâches les plus ingrates du bateau : la vaisselle, le ménage, éplucher les patates, faire le guet la nuit. Faire l'inventaire de ce qu'avait mangé Luffy. Surveiller qu'Ussop ne fasse par exploser le Sunny Go avec ses inventions. Nettoyer les slips de Franky. Bruler les photos de jeunes filles (presque) nues de Brook. Récupérer Chopper quand celui-ci se jetait à l'eau pour récupérer Luffy lui aussi tombé. Récupérer cette enclume qui leur servait de capitaine justement. Ou encore allé réveiller Zoro quand celui-ci faisait sa sieste pour lui dire de venir manger, chose surement la plus risquée de toutes, car au réveil, il dégainait ses katanas encore plus rapidement.

Mais à chaque fois, Nami refusait en lui donnant un violent coup de poing sur la tête, et Sanji était obligé de s'occuper de ces taches lui-même.

Et quand il demandait à Robin, c'était encore pire : elle ne levait le nez de son livre que pour lui faire un sourire presque insolent et utilisait son fruit de démon pour s'occuper de tout, ce qui l'énervait d'avantage.

Non, franchement, le cuisinier n'en pouvait plus, il était au bord du craquage. Quand est ce que l'équipage allait-il atteindre une nouvelle île ? Pourquoi cette foutue mer ne pouvait-elle pas laisser les Mugiwara accéder rien qu'à une petite île pour qu'il puisse se ravitailler en clopes ? Et dire qu'il y avait encore un paquet sur le navire, et que c'était Roronoa qui l'avait en sa possession.

Malgré ses nombreuses tentatives pour le récupérer (car oui, Sanji avait craqué et avait essayé de le récupérer par la force), il n'avait pas réussi à mettre la main dessus. Foutu bretteur !

Le blond faisait les cent pas dans sa cuisine. Ne pas craquer, ne pas craquer, ne pas craquer.

Il tapa du pied au sol et quitta la pièce rageusement. Ok, il avait craqué. Il traversa le pont du navire au pas de course, empoigna le cordage le long du mat et monta le plus rapidement possible, se dirigeant vers la vigie, sachant qu'il y trouverait le second du navire. La brebis se jetait dans la gueule du loup.

Lorsqu'il ouvrit la trappe, son regard tomba bel et bien sur Roronoa, occupé à soulever des haltères, comme à son habitude. Quand celui-ci le vit, il haussa un sourcil et demanda :

- Que veux-tu, Ero-cook ?

- Des clopes !

Sanji s'approcha de Zoro et l'attrapa par le col de sa veste, collant leurs visages, mélangeant leurs souffles :

- Je suis prêt à payer le prix.

Le bretteur sourit, montrant ses dents blanches. Il envoya valser ses altères un peu plus loin, attrapa d'une main la tignasse blonde et tira dessus, finissant ainsi de rapprocher leurs visages. Leurs lèvres se cognèrent sans délicatesse aucune. D'un accord silencieux, ils reculèrent pour se laisser tomber sur la banquette qui entourait la vigie. Habituellement elle gênait le second du Sunny Go dans ses entrainements, à présent il était plutôt content que Franky l'ait installée. Ce dernier plaqua d'un mouvement du bras l'autre à la banquette, l'allongeant pour ensuite se placer au-dessus de lui. Il attrapa sa cravate, l'obligeant à relever légèrement la tête et leurs lèvres se rencontrèrent une nouvelle fois.

Le baiser dura peu, et Zoro ne tarda pas pour retirer le haut du blond. L'ensemble de leurs vêtements suivit très rapidement et ils se retrouvèrent tous les deux nus, corps contre corps.

Sanji plaqua leurs hanches d'un mouvement de bassin et se releva pour être assis face à son amant. Car à présent il pouvait qualifier son rival également ainsi, même s'il avait encore du mal à se faire à l'idée.

Il se pencha pour atteindre le cou de bretteur qu'il orna d'un joli suçon. Il parcourut ensuite la peau halée de ses doigts fins, retraçant la cicatrice faite par Mihawk et les nombreuses qui l'avaient suivi. A ce moment-là, le cuisinier se rendit compte que Roronoa était attirant. Il n'avait pas sa classe, il n'avait pas son élégance, il était brutal, mais avait un côté bestial, sauvage. Il se demanda si son vis-à-vis avait eu de nombreuses conquêtes, mais chassa rapidement ses pensées : ce n'était pas le moment.

Zoro, qui s'était laissé faire jusque-là, attrapa une nouvelle fois les cheveux blonds et murmura :

- Suce-moi.

L'œil surmonté d'un sourcil en ville s'écarquilla.

- Hein ? … Non !

- Mauvaise réponse.

Les deux hommes se jaugèrent un instant. Sanji n'avait pas pensé à cette éventualité. Il pensait simplement que tous deux ils allaient … Non, bon, il l'avouait, il n'avait pas réfléchit avant de venir. Il n'y connaissait rien en sexe entre deux hommes mais il n'était pas non plus idiot au point de ne pas comprendre comment cela fonctionnait. Mais il se voyait mal prendre le sexe d'un homme dans sa bouche, même si cet homme était Zoro. Celui-ci soupira et demanda au bout d'un instant :

- Franchement, Sanji, pourquoi t'es venu ?

Voyant qu'il allait se relever, le cuisinier de bord plaqua une main sur son torse et le réinstalla dans la banquette.

- C'est bon, je vais le faire.

- Pas la peine de te forcer …

- Ta gueule.

Sanji décala sa main et empoigna la virilité de son vis-à-vis. Jusque-là, ce n'était pas difficile, c'était comme pour lui. Il le branla simplement pendant quelques minutes, s'habituant à la forme de son sexe qui était un peu plus imposant que le sien. Il se baissa ensuite et rapprocha sa bouche du membre à présent dur. Il ferma les yeux, respira un grand coup et le prit en bouche. La sensation n'était pas comme il l'avait imaginé. En fait ce n'était pas aussi dégoutant que ça, pas spécialement étrange. Il entama donc des mouvements de pompe avec sa bouche, sa main au niveau de la base du sexe l'accompagnant.

Zoro ferma lui aussi l'œil, poussa un soupir d'aise et passa ses mains dans les cheveux du cuisinier, guidant ainsi son mouvement.

Le blond donnait par moment des coups de langue sur le gland, léchant le membre dans la totalité à d'autres, accélérant de plus en plus. Le pré-sperme coulait déjà, se répandant dans sa bouche. Le gout était légèrement amer. Lorsqu'il sentit que Roronoa était sur le point de jouir, Sanji se recula. Il ne voulait pas avaler le sperme de son amant, déjà qu'il le suçait, c'était bien assez pour lui.

Le bretteur ouvrit son œil et grogna de mécontentement. Pourquoi cet imbécile s'arrêtait maintenant, au meilleur moment ? Quand leurs regards se croisèrent, il comprit qu'il n'obtiendrait pas plus de l'autre. Celui-ci se releva d'ailleurs pour venir l'embrasser. Leurs langues se rencontrèrent et jouèrent un instant ensemble avant qu'ils ne se séparent pour reprendre leur souffle.

Puis, Roronoa fit se retourner Sanji et l'allongea une nouvelle fois, sur le ventre cette fois, sur la banquette.


- Maintenant file moi mes clopes, marimo !

- Tu n'as pas l'impression de te prostituer ? Coucher pour du fric, coucher pour des cigarettes, chacun son truc.

- Ta gueule !

Sanji n'avait pas vu les choses comme ça. De toute façon, maintenant c'était trop tard, et il ne regrettait pas. Non, vu la performance, il ne pouvait regretter d'avoir couché avec Roronoa, même si se faire prendre avait été une expérience étrange et nouvelle. Pourtant, il avait toujours envie de fumer, et il savait que le bretteur était un homme d'honneur, il allait donc lui donner son paquet.

Zoro se leva, ne prenant pas la peine de se rhabiller et exhibant au passage son fessier musclé. Il se pencha pour attraper son haramaki et en sortit l'objet des convoitises du cuisiner, que ce dernier s'empressa de récupérer.

Il allait enfin pouvoir avoir sa dose de nicotine. Ses nerfs allaient enfin se détendre, il allait enfin se calmer et être moins stressé. Pourtant, quand il ouvrit le paquet, il fut fortement déçu. Vide. Rien. Aucune cigarette.

Le blond tourna son visage vert le vert, une veine visible sur son front.

- Marimo, dis-moi que c'est une blague, sa voix était menaçante.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle. Je t'ai dit que je te donnerai un paquet de cigarettes, c'en est un. J'ai jamais dit qu'il contiendrait des cigarettes.

Zoro ne put s'empêcher de sourire devant le visage de son vis-à-vis.

- Je vais te tuer bretteur de merde !

S'en suivit une course poursuite dans tout le navire entre deux hommes à poil.

Fin.

© Łγɑвɨє


Je tiens tout d'abord à m'excuser pour le retard. En fait, je ne suis pas tout à fait satisfaite de ce chapitre. Je trouve que mon idée de départ n'a pas été assez poussée, de même pour la relation entre Zoro et Sanji. Mais j'ai eu beau modifier pas mal de fois ce chapitre, rien à faire, mon manque d'inspiration était total.
Alors je le publie quand même, parce que je n'arriverai pas à mieux.
J'espère que cette histoire vous aura quand même plus et que je vous retrouverais pour d'autres fictions ! :)

Je tiens à remercier ceux qui m'ont laissé des review, qui m'ont fait très plaisir. Je trouve ça dont tout à faire naturel de prendre le temps d'y répondre.

Réponses aux review :

Hasegawa : Le nom du parasite vient du fin fond de mon cerveau qui est presque aussi étrange que celui d'Osa-sensei, c'est pour dire ! :p En fait, je voulais simplement un nom tape à l'œil, exagéré mais qui attire toute suite la curiosité, un peu comme « Sogeking ». Après, Dévoreur de Monde car cette bestiole aurait entrainé de nombreuses guerres qui auraient détruit de nombreuses villes, blablabla … Fin rien de bien profond … :p

Sekiryou Madhatter : J'aime moi aussi un Zoro provocateur. Un peu dans le style de Grimmjow Jaggerjack de Bleach (d'ailleurs eux deux ensemble ça doit jeter des étincelles *Q*)

Un Sanji qui devient « une sorte de "folle" transi hyper attiré par Zoro » ? Haha, j'adore ! J'y avais pas du tout pensé ! Au départ je voulais qu'il est peur des femmes, mais en fait c'était trop prévisible, alors j'ai fini par faire de lui un macho misogyne ) J'espère que cette version t'aura aussi plu ^^

Boaboaboa : Voilà la suite, pas la peine de menacer la pauvre petite auteure totalement innocente :p