Coucou !

Désolé de ne pas avoir posté plus tôt mais vu que je n'ai pas internet à cause de mon câble téléphonique défectueux et de la pluie (ben oui j'habite en Guadeloupe) je dois me débrouiller pour poster tout ça au collège :) .

Bon ben .... bonne lecture .



« Je jurais dans ma barbe et sortis, me libérant de l'atmosphère tendue régnant dans la salle. »

En arrivant dans ma chambre, j'eus la bonne surprise de trouver Heidi, la seule personne avec qui j'avais à peu près tissé des liens, assise en tailleur sur mon lit.

-Tiens, Heidi qu'est-ce que tu fais là ? demandais-je en sortant une minuscule valise de sous le lit.

-Bonjour à toi aussi Bella. Oui moi je vais très bien, merci de le demander et toi ? me répondit-elle de sa voix chantante où je percevais très clairement de l'amusement.

Je pouffais, me rendant compte à quel point je pouvais être désagréable lorsque je revenais d'une discussion avec les trois « grands chefs ».

-Laisse moi deviner…, elle prit un tee-shirt qui trainait, le roula en boule et pris la posture d'une de ces voyantes à la noix qui prétendent lire l'avenir. Tu viens de voir les trois vieux et ils te confient une nouvelle mission ?

Son air concentré m'amusa.

-Exacte madame.

-Et tu pars où cette fois ?

-Amérique.

-Ha ouais, quand même ça fait une sacrée distance jusqu'à la bas. Alors quand est-ce que tu pars et quand est-ce que tu reviens pour que je planifie une journée shoping. J'ai trop envie d'aller à Milan, ou Paris…

-Du calme, du calme. T'as bouffé un humain aux hormones ou quoi ? De toute façon annule ta journée shoping parce que je pars dans deux heures et que la durée de la mission est indéterminée.

-QUOI ?

-Comme tu dis.

-…

Son silence me fit comprendre que quelque chose n'allait pas. C'est vrai quoi ! Une Heidi qui ne parle plus c'est comme un poisson qui ne sait pas nager : autrement dit impossible.

-Qu'est-ce qui t'arrive ? lui demandais-je sans sortir la tête de mon dressing.

-Je viens seulement de me rendre compte de la taille de ta valise. Tu te fou de moi ou quoi ? Tu pars pour je ne sais pas combien de temps et tu te trimballe avec une valise grosse comme une balle.

-T'inquiètes pas j'achèterais tout arrivée sur place. Bon, faut que j'y aille, dis-je en jetant un coup d'œil à ma montre.

-Déjà ?

-Ben ouais, mon avion décolle dans moins de vingt minutes et j'veux pas le rater.

-Avec ta conduite ? Aucun risque.

Je ris un peu. C'était vrai qu'à la vitesse à laquelle je conduisais, se serait dur de ne pas arriver à l'heure.

-Bon Heidi, à la prochaine.

-Salut la puce, amuse toi bien.

-Ok, merci.

On s'enlaça brièvement, elle comme moi n'étions pas très démonstrative au niveau de nos sentiments. Elle fit la bise une dernière fois.

Tout en me dirigeant vers le garage, je réfléchissais à la vie que j'allais quitter pendant quelques mois. Tout le monde savait, y compris moi, que les missions de surveillances pouvaient durer des mois, voir des années sans être interrompues.

Celle qui allait me manquer le plus serait surement Heidi. Elle était solitaire, tout comme moi, et pas très sociable. Par contre, elle était dotée d'une très grande beauté de par son don, qui consistait à charmer n'importe qui, même inconsciemment, elle était donc beaucoup mieux entourée que moi par la gente masculine. Cependant je n'allais pas me plaindre, j'avais moi aussi de nombreux prétendants. Idiots certes, mais nombreux.

Aucun n'avait su retenir mon attention et d'ailleurs je n'avais pas besoin d'homme dans ma vie. Je n'avais pas besoin d'être aimée et encore moins d'aimer. Aimer quelqu'un était un signe de faiblesse, ça on me l'avait toujours répété.

Lorsque l'on aime, on fait passer l'autre avant soit, on se prive pour elle ou lui. Dans ce monde, on doit apprendre à survivre, à ne pas dépendre de quiconque, à n'avoir aucun attachement, aucuns liens. L'amour enfreignait toutes ses règles. Ici c'est survivre ou mourir, on ne peut pas se permettre d'avoir quelqu'un dans nos pattes, quelqu'un à protéger alors que parfois, on est incapable de se protéger soit même. On peut être aussi bien armée qu'une muraille, lorsque l'on est amoureux ça créé une faille dans l'armure que l'on s'est construit. Une faille que l'ennemi cherche à exploiter aussitôt.

Je n'avais jamais eus d'attirance pour personne, jamais de béguin. Je n'étais jamais tombée amoureuse, c'était impossible et d'ailleurs…..je me l'interdisais.

Point à la ligne.

Je me dirigeais vers la BMW qui servait à mes déplacements, mis ma valise dans le coffre et m'installais à la place du conducteur.

Comme prévu, le trajet ne dura pas bien longtemps et j'arrivais quelques minutes avant la fin de l'embarcation.

Super ! Huit heures de vol à s'emmerder royalement. Quel plaisir…


Alors, alors, alors. J'ai adoré écrire ce chapitre et j'espère que vous avez pris du plaisir à le lire.

Gros bisous.

Caraibe.s27Mel.s

PS: encore une fois laissez des reviews please :D