Hello Everybody !

Comment ça va ? :)

Désolé pour l'attente mais, en plus des révisions j'ai eu le gros, le terrible, l'abominable syndrome de la page blanche.

Résultat des courses : pas une seule phrase n'est sortie de ma tête pendant deux semaines. Quelle galère. Mais bon tout va bien à présent.

Bon c'est partit.

Alors au menu ce soir : En entrée une salade de haine accompagnée de morceaux d'attirance, en plat de résistance un rôti d'amusement avec une pointe de sadisme et enfin, pour le dessert, une crème de révélation et son coulis de résolution.

Bon allez, c'est partit.

elo-didie : oui elle commence a avoir des sentiments, pourtant assez mitigés pour Edward tu le verras dans ce chapitre. Et pour répondre à ta question :est-ce que toi tu aimerais qu'elle les trahisse ? Moi en tout cas ça me plairait. MERCI

midsum : Comme tu l'as si bien dis, sadique et jusqu'au bout ! LOL ! Ne t'inquiète pas je vais faire un chapitre spécial Edward. J'y pensais déjà et là, tu m'as convaincue. MERCI
PS : J'adore deux de tes fictions ( Sexual Tango et My sexy, pretty, bad boss)

Merci également à : alice'n'tom, vinie65, Adeline et marion

Bon en Piste !


« Son murmure. Il m'avait marqué.

Son regard. Il m'avait marqué.

Son touché. Il m'avait marqué.

Je ne sais plus quoi penser… »


259 200 secondes…

4320 minutes…

72 heures…

Trois jours…

Trois putin de jours que je n'ai plus remis les pieds au lycée : mon nouvel enfer personnel.

Pourquoi un enfer ?

Parce que là-bas, se trouve le démon, que dis-je, le plus tentateur, le plus charmants et le plus sexy que j'ai jamais vu. MON diable. Celui qui m'a été officiellement désignée. Depuis l'épisode de la salle de biologie j'ai les idées complètement confuses. Je ne sais plus quoi penser de lui, je ne sais pas quoi penser de moi… Je ne sais même plus quels sentiments j'éprouve pour lui, mon démon aux cheveux cuivrés.

C'est ainsi que je le vois à présent.

Avant, il n'était rien de moins qu'une victime parmi tant d'autres, une proie qui, malgré sa grande beauté, ne restait qu'un vulgaire pion sur l'échiquier de ma réussite. Un pion qu'il suffisait de déplacer et de manipuler pour gravir tous les échelons et, une fois ma mission accomplie, je n'aurais eu qu'à l'écraser et l'éliminer, le laissant à l'abandon.

Malheureusement pour moi les choses ont rapidement dérapé sans que je puisse l'en empêcher.

Maintenant c'est différent.

TOUT est différent.

C'est le mal en personne. Un être démoniaque qui veut me détourner de mon sentier déjà tout tracer et ainsi m'emmener sur les chemins du risque et de l'incertitude.

J'ai l'impression que tout son être entier a été conçu pour me séduire et pour m'hypnotiser : ses lèvres charnues, ses yeux profonds, son nez aquilin, ses pommettes saillantes, sa mâchoire ferme, son coup si délicat, corps athlétique et, je pense de nombreuses choses que je ne connais pas encore.

Il n'est plus la victime. Les rôles sont inversés et ce n'est pas à mon avantage.

Loin de là.

Maintenant je suis la victime.

SA victime.

En un claquement de doigt, il pourrait faire de moi tout ce qu'il voudrait. Il n'aurait qu'à prononcer une parole et je l'exécuterais sans remords.

Il n'aurait qu'à demander et il obtiendrait tout ce qu'il souhaite.

Je serais prête à réaliser le moindre de ses caprices, le moindre de ses désirs.

Et c'est justement ce qui me fait peur. J'ai l'impression de lui appartenir. J'ai l'impression que mon âme lui est dévouée, que mon corps est sien.

Est-ce que c'est ça l'amour ?

Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir. Je ne veux pas tomber aux bras de ce sentiment farouche et indomptable. Ce serait allé au-delà de tous mes principes et renier les bases de mon succès. Parce que je le sais. Si j'ai été "adoptée" par les Volturi, c'est bien parce que je n'éprouve rien.

On me donne un ordre, je l'exécute. Pas de conscience, pas de remords ni de regrets, encore moins de compassion et de pitié.

Je l'ai toujours dit : Je ne veux pas tomber amoureuse, je PEUX pas tomber amoureuse.

Je le hais pour cela.

Lui qui me fait perdre toute qui me provoque des milliers de frissons rien qu'en un seul regard.

Je le déteste pour me faire devenir celle que je ne suis pas.

Ou peut-être te fait-il devenir celle que tu es vraiment.

Peut-être aussi mais ne chose est sûre : je ne veux pas changer. Que ce soit en bien ou mal. Je n'ai rien demandé à personne.

Je ne veux rien de personne, et de LUI encore moins.

Je veux qu'il me haïsse de toutes ces forces, à un tel point qu'il ne se rendrait même pas compte de ma présence. A un tel point que ça lui écorcherait la bouche que de dire mon nom.

Je vais retourner en cour, lui montrer que je ne suis pas celle qu'il croit et qu'il n'y aura rien entre lui et moi. Je vais faire en sorte qu'il me déteste, qu'il n'ait plus aucun sentiment pour moi. De tout façon il peux rien y avoir.

Petite question. T'essayes pas plutôt de te convaincre là.

Non mais...

Ben alors ! Tu l'aimes ou tu l'aimes pas ? Faut savoir.

En fait, c'est dur à définir.

Je le déteste mais en même temps, il y a toujours cette forte attirance que j'éprouve pour lui, comme si une force invisible me poussait dans sa direction…

Ridicule !

Je deviens folle.

En fait t'avais pas remarqué que tu l'étais déjà ?

Toi, je te ferais voir que t'es pas mieux, ok ?

Oui, mais en attendant c'est pas moi qui parle à ma conscience.

Normal, tu ES une conscience.

Oui, et alors ?

Rien, laisse tomber.

Comme tu veux. Mais t'avais pas décider dans ton "grand et magnifique" discours de retourner en cours pour prouver à Edward qu'il n'a aucune influence sur toi ?

Oui, pourquoi ?

Parce que là tu risque d'être en retard.

Et merde !

Je filais rapidement sous la douche, me savonnant et me rinçant à vitesse vampirique. Je me séchais, me brossais les cheveux et les dents et pris les premiers vêtements qui me tombaient sous la main, autrement dit des sous-vêtements noirs en dentelle, un slim d'un bleu délavé, une tunique à manches longues bleu nuit, une veste noire et des bottes plates noires également. Je passais un rapide très de crayon sous mes yeux et je partis comme une folle vers ma moto, casque sous le bras.

Le trajet fut court.

Très court.

Trop court.

Lorsque j'arrivais, beaucoup d'élèves étaient encore sur le parking, signe que les cours n'avaient pas encore commencé. J'allais au secrétariat pour mon motif d'absence.

Vous allez rire.

Quand la secrétaire me dit sur un ton supérieur (que je n'avais pas du tout apprécié d'ailleurs) que j'avais besoin d'un justificatif écrit, je lui hurla que ce n'était pas de ma faute si j'avais des règles douloureuses.

Elle avait été rouge de honte et moi, je jubilais intérieurement.

Je lui avais, une fois de plus fermé son clapet.

Je décidais de m'amuser jusqu'au bout et pris le verre d'eau posé devant elle à une telle vitesse qu'elle ne le vit même pas. Je me mouillais les yeux et le reposa devant elle à la même vitesse.

Résultat j'avais es yeux humides et des gouttes d'eau potable coulait sur mes joues. On aurait dit que je pleurais.

-Vous ne savez pas ce que c'est, vous n'êtes pas à place! Pourquoi faites vous ça ? Ça vous amuse d'être méchante avec moi ? Hurlais-je d'une fausse voix enrouée, puis je fis mine d'éclater en sanglots. Je jetais un dernier regard à la secrétaire, savourant son air désolé, honteux et plein de remords avant de partir violemment de la pièce, non sans avoir claqué la porte.

Une fois hors de sa vue, j'essuyais mes "larmes" et me retins de ne pas rire.

Un seul mot pouvait définir mon souvenir de la scène : Hilarant.

Je me dirigeais vers mon casier en soufflant de contentement. Cependant, ma bonne humeur retomba bien vite lorsque je vis qui ce tenaient à une cinquantaine de mètres de ma destination : Les Cullen - Hale au complet.

Quelle joie !

J'ouvris mon casier, les ignorant complètement jusqu'à ce qu'une remarque attire mon attention.

-Pourquoi est-ce qu'ils regardent tous la nouvelle ? Elle n'a rien de si extraordinaire que ça !

Même pas besoin de regarder pour deviner que cette voix était celle de Jessica Stanley.

T'es trop forte !

Je sais merci !

Fille aînée d'un chef d'une petite entreprise et accessoirement pom-pom girl et macrelle*de première. Elle a un énorme béguin pour Edward et s'en prend à toutes les filles qui t'enteraient leur chance avec lui (même si ça ne sert à rien). Depuis que j'étais arrivée, cette garce n'avait pas cessé de me critiquer et de colporter des ragots, tous plus invraisemblables les uns que les autres à mon sujet.

Le pire c'est que certains étaient vrais. Tu te souviens de la fois où elle a dit que tu ne mangeais jamais rien et que tu étais anorexique ?

Oh oui je m'en souviens. En plus elle n'avait pas vraiment tord, je ne mange rien. Ça avait fait le tour de l'école. Tout le monde me regardait bizarrement mais personne n'a eu le courage de venir me poser la question.

-Putin ! T'as vu comment Edward la mate ?

-T'as remarqué toi aussi ? Je pensais que c'était juste une impression.

J'suis trop dégoûtée. Trois ans que je suis là et il n'a jamais posé les yeux sur moi. Elle est arrive et deux semaines plus tard, elle a toute son attention.

Lauren Mallory. Fille unique du maire de Forks et également pom_pom girl. Peste de première, elle est la meilleure amie de Jessica et a, elle aussi un énorme coup de cœur pour Edward. Elle suit Jessica dans toutes ses magouilles et ses coups foireux. On ne sait pas laquelle est le toutou de l'autre puisqu'elles se traitent toutes les deux comme des moins que rien.

Attendez !

Qu'est-ce qu'elles ont dit ?

Ben dit donc, ma cocotte tu mets du temps à réagir !

Je relevais doucement la tête, priant pour que les paroles de ces commères soient fausses. Mon geste était exagérément lent, lui envoyant un inconsciemment un signal d'alerte. Malheureusement, il ne le perçut pas puisque mon regard croisa deux yeux caramel qui me fixaient de cette manière si spéciale.

Je sentais mes convictions s'envoler, mes belles paroles de ce matin disparaître et mes résolutions se noyer dans un océan d'or.

Je perdais peu à peu du terrain, je sombrais, pareil au Titanic : lentement mais sûrement.

Une bataille silencieusement se déroulait entre lui et moi.

Qui gagnerait ? Qui s'aurait prendre l'avantage ? Quel sentiment l'emporterait.

Lui…

Il le savait très bien.

Il me fit son sourire en coin, si irrésistible et pourtant si arrogant.

Ma haine de tout à l'heure revenait. Elle s'insinuait dans mon corps à la manière d'un serpent. Un vil et cruel serpent.

Silencieuse comme la mort, rapide comme l'éclair.

Je le haïssais de tous mes membres. Il n'y aurait eu que lui et moi et j'en aurai déjà fini. Ses yeux se teintèrent d'incompréhension, chose qui attisa ma haine. Je voulais tout lui hurler. Mon attirance, ma répugnance, ma colère et mon…mon…amour.

Oui je viens seulement de m'en rendre compte mais je l'aime. Mais ça il ne le saura jamais.

Je ne dois plus m'approcher de lui, pour le bien de la mission, le sien et le mien.

Surtout le mien.

Je l'aime mais je le hais.

Ces deux sentiments, aussi impitoyable l'un que l'autre s'abattent sur nous, pauvres petites choses sans défenses, et on ne peut rien y faire. Que l'on humain ou vampire. Homme ou femme. Ange ou démon…


*Macrelle : mot qui, dans mon jargon (vocabulaire) désigne une personne de sexe féminin très, très, TRES curieuse de manière vulgaire (masculin : maco). Je suis antillaise donc autant utiliser les mots du pays natale ! ^^.

Bon alors ça vous plaît ?

J'espère que ce chapitre va combler ma période d'absence.

Gros bisoux.

Mélany (ouais je commence à utiliser mon vrai nom)

PS : Les filles (et les gars si il y en a)... FAITES EXPLOSER LE REVIEWS METRE XD !