Hello Everybody !
Comment ça va ?
C'est donc avec un oui général que je continue ma fiction.
Voici le premier chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
Gros bisous
Ps : Merci à fanny et à lily pour leurs review !
Mel
Enfin ! Fini l'illusion, fini le mensonge et surtout, oui surtout, finit le gentil petit Jasper Hale. Finit le toutou de service qui fait gentiment tout ce qu'on lui dit. Le major Jasper Whitlock allait enfin refaire son apparition. Le vétéran sanguinaire et fier de sa condition allait reprendre sa place.
Je n'allais plus jamais laisser qui que se soit me dicter ma conduite.
J'avais trop pris et je comptais bien me défouler ce soir.
J'étais libre !
Ce fut un soulagement lorsque j'arrivais aux limites Seattle qui, malgré l'heure tardive, était encore illuminée par les centaines de grattes ciels. Je traversais rapidement les petites ruelles sombres et malfamées, infestées de prostituées et d'ivrognes et me dirigeais vers le cœur de la ville, là où les proies seraient plus faciles à repérer et à traquer.
Le venin qui circulait en moi était en ébullition et me provoquait une immense excitation, un peu comme une immense poussée d'adrénaline. La seule pensée que d'ici quelques minutes du sang humain coulerait dans ma gorge suffisait à me mettre dans un état proche de l'extase.
Après plus d'un demi-siècle d'abstinence, j'allais enfin être rassasié. Vraiment rassasié, sans cette sensation de manque et d'insuffisance.
L'autre avantage du sang humain est qu'il permet à nos capacités d'atteindre leur summum. Nous sommes plus fort, plus rapide, notre vue, déjà très perçante, s'améliore et notre ouïe s'aiguise d'avantage. Le seul petit inconvénient est que nos yeux se colorent d'une couleur cramoisie. Pas très discret.
Heureusement que les lentilles de contact existent alors.
Toutes ces pensées me firent inconsciemment accélérer et ma gorge commença à me brûler.
Je devais me nourrir, maintenant. Par besoin, par désir, par envie.
C'est au croisement de deux rues qu'elle me parvint : l'odeur la plus tentatrice qu'il m'ait été donnée de sentir. Une odeur sucrée, mélange de fraise et de cassis. Si attirante, irrésistible. Je me précipitais vers la provenance de ce délice à une telle vitesse qu'aucun humain n'aurait put me voir et en évitant le plus possible les réverbères.
C'est dans une voie sans issues et sans lumières que je la vis.
Elle était penchée sur le corps inerte d'une jeune fille, peut-être seize, dix-sept ans. Je ne voyais pas son visage car il était caché par ses longs cheveux bruns. Son corps était magnifique : mince, élancé, superbement proportionné, de longues jambes, une poitrine ferme et volumineuse, un ventre plat et des hanches, hum ! A en damner un saint.
Elle du me remarquer car elle releva la tête pour me fixer quelques secondes.
Ses yeux bleus me transpercèrent. Son visage parfait en forme de cœur était blanc comme de la craie, ses lèvres pleines, rouges et couvertes de sang contrastaient avec sa peau pâle. Elle semblait si fragile, si innocente…
- Dis donc beau blond, tu vas me regarder encore longtemps ou tu comptes ramener ton p'tit cul pour m'aider ? dit-elle avec une voie rauque en désignant d'un mouvement de tête le cadavre devant elle.
J'étais abasourdi. Un vampire qui accepte de partager son repas avec un inconnu, du jamais vu.
Tu ne vas pas te plaindre quand même ?
Ah non, surtout pas pensais-je en me dirigeant vers le "buffet". Cette humaine sent trop bon pour dire « non ».
Je m'avançais, m'accroupis et me saisis du poignet, laissant à ma compagne de fortune le cou, la où le sang coulait le plus facilement.
Alors que j'approchais mes dents de cette peau, fine et délicate, la voix de ma partenaire m'interromps.
- Tu sais que tu auras une meilleure aspiration au niveau de la jugulaire ?
- Oui...
- Alors pourquoi te contentes-tu du poignet ?
- Je comptais te la laisser. Tu es arrivée ici la première, il est donc normale que le cou te revienne.
- Je pourrais peut-être le partager...
Était-ce une invitation ? Visiblement oui.
Je me rapprochais donc d'elle et me baissais. Elle fit de même et c'est dans un mouvement synchronisé que nous plantions nos dents dans les veines de la malheureuse étendue au sol. Nos nez se frôlaient, me provoquant des frissons de plaisir et c'est, les yeux dans les yeux que nous abreuvions.
Le sang, encore tiède, se répandis dans tout mon corps, le réchauffant par la même occasion. A cet instant, ce fut comme si je recommençais à vivre, comme si je redécouvrais les plaisirs de cet exquis breuvage rouge. Que c'était bon !
Un gémissement incontrôlé de plaisir s'échappa de mes lèvres. Comment avais je pus me passer de ça, de cette sensation de puissance, de bien-être, de plaisir ?
Nous buvions tous deux avec une lenteur exagérée. Pour ma part, je voulais prolonger ce moment, je ne voulais pas la laisser partir. Je ne la connaissais pas, c'était une parfaite et pourtant j'étais bien. J'étais serein, calme.
Le plus étrange était que je ne ressentais aucune émotion venant d'elle, comme si elle n'éprouvait rien. Etrange. Et ses yeux bleus, non impossible. Ca ne pouvait être que des lentilles.
Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Ce n'est que lorsque le corps fut à sec que nous nous relevâmes. Je ne prononçai qu'un simple merci, incapable d'en dire plus. J'étais complètement hypnotisé par elle. Elle était tout simplement sublime.
Elle enjamba le corps avec grâce et délicatesse, se retrouvant collée à mon torse.
- Mais de rien, chuchota-t-elle avant de lécher, avec une sensualité presque malsaine la petite goûte de sang qui perlait à la commissure de mes lèvres.
Elle se recula légèrement mais je pouvais toujours sentir son souffle sur ma gorge. Cette fille m'excitais terriblement et je commençais à me sentir à l'étroit dans mon pantalon. Elle dut le sentir car un rictus vint se loger sur son visage de porcelaine.
- On dirait que je te fais de l'effet bel étranger. ricana-t-elle.
- Ouais, on dirait.
Enfin Whitlock reprend toi, merde. Ce n'est qu'une femme alors tu vas me faire le plaisir d'aligner correctement plus de trois mots.
- On ne va pas faire ça le premier soir quand même ? Il faudrait d'abord que l'on fasse connaissance, tu ne penses pas ?
Seigneur, aidez-moi. Elle était une tentatrice hors pair. Elle le savait et elle en jouait.
Comment pouvait-elle me faire ça ? Je venais tout juste de sortir d'une relation assez compliquée, avec pour seule idée de reprendre ma liberté et elle débarquait et m'enchaînait mystérieusement à elle. Certes elle était belle, comme tout vampire, mais elle avait un petit quelque chose en plus. Je ne saurais dire quoi.
J'étais tellement absorbé dans mes réflexions que je ne repris mes esprits que lorsque j'entendis une porte claquer derrière moi.
Pour nous deux, la soirée ne faisait que commencer...
Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
