ATTENTION ! Songfic classée T, voir M


Couleur café

Texte, musique et interprète : Serge Gainsbourg
Auteur : Daidalos

J'aime ta couleur café

Tu es apparue au sommet de l'escalier de marbre, telle une déesse africaine. Ta peau d'ébène était – est toujours d'ailleurs – magnifique et contrastait – même remarque – joliment avec mes tâches de rousseur.

Tes cheveux café

La première chose que j'ai remarquée, ce fut ta chevelure. Tu avais dû passer un temps fou pour te faire ces tresses africaines !

Ta gorge café

Mon regard est descendu doucement sur ton visage à l'ovale parfait, aux yeux noirs dont le regard vous transperce, au nez un peu écrasé et aux lèvres charnues. Tes pommettes scintillaient de paillettes argentées. Ton cou nu, l'échancrure de ton corsage, cette robe moulante dans le style tribal et fendue aux deux cuisses, tes jambes graciles, tes pieds nus… très osé. J'espérais seulement que tu n'avais pas froid.

J'aime quand pour moi tu danses

Tu m'as alors rejoint. Subjugué, je ne pouvais même plus parler. Pour cacher mon trouble, je me suis empressé de te faire un baise-main. Tu étais radieuse. J'aurais aimé te le dire mais tout ce qui est sorti de ma bouche ce furent des « Wouah !», des «Pfou !» et des «Glrb !». Le hall se remplissait peu à peu. Tout le monde était sur son trente et un. Malefoy est arrivé avec Parkinson à son bras. Il avait l'air d'avoir un balai dans le cul et elle était horrible en rose bonbon.
- Tiens ! lança Parkinson d'un ton méprisant. Je ne pensais pas qu'il existait plus pauvre que les Weasley ! Apparemment, chez les Johnson on ne peut même pas s'acheter des chaussures !
Malefoy gloussa comme un dindon. Je leur aurais bien rabattu leur caquet, mais tu fut plus rapide que moi sur ce coup.
- Dis moi Parkinson, on t'as payée pour faire de la pub pour des bubble-gums ? Ou bien peut-être pour sortir avec Malefoy ? Quoi qu'il en soit je ne sais pas si le rose va très bien avec les fouines !
- Tu vas regr… commença Malefoy passablement irrité.
- Ta gueule le cul de Cadillac ! le coupai-je aussitôt. J'te rappelles que contrairement à Ron, j'hésiterais pas une seconde à te lancer les pires maléfices. Et je t'assure que tu n'as aucune idée des limites de mon imagination !
Ils s'en sont retournés déconfits. Entre temps, McGonagall avait ouvert les portes.

Après un bref repas, les champions ouvrirent le bal. Nous ne nous sommes pas faits prier pour les rejoindre.

Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets

Légère comme une plume, tu glissais sur la musique dans un cliquetis de bracelets africains parfaitement ronds qui s'entrechoquaient à tes poignets et tes chevilles, au gré de tes mouvements emprunts de sensualité.

Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent

Le deuxième morceau était plus énergique. Tu as accéléré le rythme, je ne pouvais que te suivre, fasciné par ta beauté sauvage. Je ne t'avais jamais vue sous ce jour, et ça me plaisait encore plus.

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

J'ai repensé alors à toutes ces années passées à te côtoyer quotidiennement. Six ans que l'on se connaissait, six ans que je te trouvai magnifique. Lors de notre première année, tu étais presque plus effrontée que George et moi, ce qui n'est pas peu dire. Avec le temps, tu t'es assagie… c'est bien dommage ! Mais en même temps, tu es devenue si belle, presque envoûtante, et tu caches toujours sous un masque d'impassibilité une fureur prête à exploser au besoin… Je me demande encore comment j'ai fait pour réussir à être ton cavalier ce soir-là… enfin, si, je sais. J'y suis allé au culot, comme toujours. Mais quand tu as accepté, j'ai failli bondir au plafond, ce que j'aurais sans doute fait s'il n'y avait pas eu Ron et Harry à côté de moi.

C'est quand même fou l'effet
L'effet que ça fait
De te voir rouler
Ainsi des yeux et des hanches

Un instant je me suis absenté, averti par George qu'il était temps d'aller parler à quelqu'un. Une seconde, tu es sortie de mon esprit, remplacée par des Gallions. Mais Verpey s'est enfui droit vers Harry. Qu'importait ! Nous l'aurions tôt ou tard, et puis surtout, ça m'a permis revenir plus vite vers toi.
Comme pour me provoquer, ta danse s'est faite plus lente, plus sensuelle. Nous avons entamé un corps à corps qui a fait monter la fièvre en moi… et aussi autre chose d'ailleurs. Tu l'as remarqué, comment en aurait-il été autrement avec ta cuisse qui se frottait justement à cet endroit ? Loin de t'en offusquer, tu as souri et tu t'es collée encore plus contre moi.

Si tu fais comme le café
Rien qu'à m'énerver
Rien qu'à m'exciter

Je n'en pouvais plus. J'ai craqué. Lâchant tes hanches, j'ai placé une main dans ton dos, t'écrasant contre moi, et de l'autre, j'ai plongé dans ta chevelure et ai maintenu ta tête pour éviter que tu ne te soustraies au baiser fougueux que je t'ai alors donné. Là encore, je fus surpris de ne sentir aucune résistance de ta part. Tu m'a même accompagné sans façons dans ma furie sensuelle.
Et puis, quand je t'ai relâchée, tu t'es éloignée en souriant
- Il ne faut pas aller trop vite, as-tu dit. Gardons-en un peu pour plus tard.

Ce soir la nuit sera blanche

Plus tard, c'était bien beau. Mais déjà minuit sonnait et le bal s'arrêtait. Je n'aurait pas pu supporter de retourner sagement aux dortoirs. Dans la marée d'élèves, je t'ai saisi le poignet pour t'entraîner dans la première salle ouverte : c'était une salle de classe.

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

Dans le noir, nous nous sommes embrassés à nouveau. A l'aveuglette, j'ai sorti ma baguette et l'ai agitée en direction des tables et des chaises. Je crois que mon désir a pallié mon manque de concentration car elles ont parfaitement été transformées en un lit moelleux avec des draps de soie.
Féline, tu m'a repoussé pour te diriger vers le lit, laissant choir ta robe au passage. Mis à part tes bracelets et une petite culotte, enfin disons plutôt presque un string, assortie au bout d'étoffe qui gisait entre nous, tu ne portais rien. Te mettant à quatre pattes sur le lit, tu m'as invité à te rejoindre d'un signe de la tête.
Je ne me le suis pas fait dire deux fois. J'ai juste pris la précaution de verrouiller la porte à l'aide de ma baguette magique et je me suis avancé en enlevant ma robe de soirée. J'ai retiré chaussures et chaussettes en essayant d'avoir l'air de rien, mais la nervosité m'a fait trébucher. Tu as pouffé de rire. Je me suis confondu en excuses et me suis assis sur le lit pour retirer ces chaussettes entravantes.
Dans mon dos, tu t'es approchée sournoisement pour m'allonger brutalement sans me laisser finir. De caresses en baisers, la volupté nous a emportés. Les derniers morceaux de tissus, gardiens de notre pudeur, ont disparu et nos deux corps n'en ont plus formé qu'un. Noir et blanc se mélangeaient avec délice, luttaient et tourbillonnaient. Tu as mordu un oreiller pour ne pas hurler. J'ai poussé un gémissement de plaisir. Tu as donné un coup de reins qui m'as arraché un cri et, croyant mourir, je me suis effondré.

L'amour sans philosopher
C'est comme le café

Le sourire aux lèvres, encore haletants, nous nous sommes embrassés, tendrement cette fois, prêts à succomber au sommeil. Mais soudain, un bruit : La porte s'était ouverte. C'était McGonagall suivie de près par Rusard. Elle semblait plus furieuse qu'elle ne l'avais jamais été. Avant même de dire quoi que ce soit, elle a fermé la porte et a jeté un sort dessus. Rusard affichait le sourire d'un chat qui s'apprête à dévorer une grosse souris.
- Comment osez-vous vous conduire ainsi dans l'enceinte du château !! a-t-elle hurlé. Et alors que nous accueillons des délégations d'autres écoles et même des représentants du Ministère ! De votre part Weasley, je pensais que plus rien ne me surprendrai, mais je dois avouer que vous avez dépassé vos limites ! Et vous Miss Johnson vous me décevez grandement ! Je vous retire cinquante points chacun, et vous aurez tous les deux une soirée de retenue !
- Euh… professeur, ai-je lancé au culot. Je pense que vous préféreriez que cette affaire ne s'ébruite pas.
- Cela va de soi ! Dit sèchement McGonagall.
- Dans ce cas, je crois qu'il vaut mieux ne pas retirer de points à Gryffondor.
- Et pourquoi ça, je vous prie ? intervint Rusard, les bas-joues frémissantes.
- Parce que demain, en se levant, tout le monde va constater qu'il nous manque cent points. Bien sûr, je pourrais expliquer que George et moi nous sommes faits prendre suite à une de nos farces. Mais les esprits les plus vifs ne tarderont pas à trouver étrange qu'une farce à cent points n'ait laissé aucune trace, ni au château, ni à personne dans l'enceinte du château. Et puis, encore faudrait-il que George accepte d'endosser la responsabilité à la place d'Angelina. Si on sait que c'est d'elle et moi qu'il est question et que ça s'est passé entre la fin du bal et l'aube, je pense que les gens comprendrons bien vite ce dont il est question. Et très vite, tout le monde sera au courant, y compris nos invités de Beauxbatons et Durmstrang.
La panique est apparue un instant sur le visage du professeur de métamorphoses.
- Soit ! finit-elle par dire. Au lieu des cinquante points précédemment mentionnés, je ne vous retire que dix points chacun, mais en revanche, vous aurez quatre retenues ! Miss Johnson pourra prétendre que je lui donne des cours particuliers pour devenir animagus, puisque c'est le cas. Et vous monsieur Weasley, personne ne s'étonnera de vous voir en retenue, même séparément de votre frère.

Très vite passé
Mais que veux-tu que j'y fasse

Il n'y avait plus rien à dire. Rusard et McGonagall nous ont laissé nous rhabiller et nous sommes allés nous coucher dans nos dortoirs respectifs. Le lendemain, tu me faisais la gueule. Comme si j'étais le seul responsable !

On en a marc de café
Et c'est terminé

Nous avons fait nos retenues. Lorsque la dernière fut passée, tu t'es comportée à nouveau comme tu l'avais toujours fait avec moi. Encouragé par cette attitude, je t'ai attendue à la fin d'un cours.
- Dis Angelina, ça te dirais, ce soir, de se trouver une salle tranquille et de…
- Hors de question ! Ne rêve pas ! Ca n'arrivera plus jamais.
- Tu as raison… Et puis, il faut profiter de la jeunesse pour multiplier les expériences… Tu crois qu'Alicia accepterait de passer une nuit avec moi ? ai-je demandé sur le ton de la plaisanterie.
- Salaud ! Va ! as-tu rigolé en me donnant une bourrade du coude.

Pour tout oublier
On attend que ça se tasse

- Bon ! ai-je dit après quelques mètres. Disons qu'il n'y aura plus rien d'autre que de la camaraderie entre nous jusqu'au prochain bal !
Tu as alors souri et m'as dit malicieusement :
- D'accord… Rendez-vous au prochain bal… mais cette fois, tu m'inviteras plus tôt. J'ai dû refuser quatre propositions avant que tu ne te décide !
- Ah bon !
- Ne te fais pas d'illusions ! J'attendais après George, et de toute façon, j'aurais accepté la cinquième quel que soit le demandeur.
- Vraiment ! ai-je repris, piqué au vif, comme tu l'espérais sans doute, par ta réplique. Même si ça avait été Warrington ?
- Euh… bon ! Peut-être que venant de lui, j'aurais décliné l'invitation… en même temps, j'aurais été bien étonnée qu'il me demande !

Couleur café
Que j'aime ta couleur café (ad lib)