Disclaimer : Bon, comme d'habitude, Harry Potter et son univers ne m'appartiennent pas (dommage) mais est la propriété de dame Joanne K. Rowling, aussi toute utilisation de ce texte à de fins commerciales, par moi ou par un tiers peu scrupuleux est-elle prohibée (ouh que j'écris de jolis mots ! ^^).
La chanson, c'est pareil, c'est pas, à moi, c'est pas à vous, c'est à Sieur Jean-Jacques Goldman.
En fait, y a que l'histoire qui est à moi, donc, j'ai le droit de la mettre ici gratuitement (pour moi comme pour vous, chers lecteurs). Si vous voulez la citer, la publier, la graver dans du marbre (non, non, j'ai pas la grosse tête) sur un autre site (électronique ou physique... oui, parce que je vois mal quelqu'un numériser une plaque de marbre), je vous serait gré de me demander d'abord la permission. Si par contre vous voulez juste mettre un lien conduisant directement ici... je vous en prie ! Faites !

NDLA : Voilà, bon, c'est pas tout ça, mais je dois commencer à vous saoûler (franchement profitez-en, c'est pas tous les jours que je ferais un disclaimer aussi long). Juste avant de vous laisser lire la fic... je tiens à m'excuser auprès de ceux qui me lisent régulièrement et qui attendent depuis plus d'un an une nouvelle songfic... en fait, celle-ci a été faite en septembre, suite à une idée lancée par une lectrice sur un autre site... et si je l'ai publiée là-bas, j'ai complètement oublié de la mettre ici (Pitié ! Pas taper !). Ah ! Et quand vous l'aurez lue... vous aurez peut-être envie de dresser un bûcher pour me prodiguer une petite crémation après m'avoir soigneusement lapider pour avoir eu l'idée d'écrire sur un tel pairing. Alors si vous me cherchez, je suis parti en vacances en Equateur. Salut !


Envole-moi

Auteur, compositeur, interprète : Jean-Jacques Goldman

Elle avait pris sa décision, elle ne le regrettait pas. Quoi qu'il arrive maintenant, ils sauraient qu'elle n'était pas comme eux. Les sortilèges la frôlaient. Elles les évitait comme elle pouvait. A bout de souffle, perdue dans les méandres du château, elle se retourna pour faire face. Trois d'entre eux arrivaient à l'autre bout du couloir.
- Tu vas payer sale traîtresse ! Endoloris !
La douleur, terrible, comme si chaque parcelle de son corps était passée dans un hachoir. Mais elle ne se laisserait pas prendre facilement.
- Perforo !
L'un de ses trois poursuivants s'écroula. Mais un autre contre-attaqua.
- Avada Kedavra !
- Arrête !
Le troisième avait détourné le tir de son acolyte. Heureusement, sinon s'en aurait été fini d'elle.
- Mais qu'est-ce que tu fiches ? C'est une traîtresse, elle ne mérite que…
- Avada Kedavra ! lança-t-elle, tuant sur le coup celui qui avait voulu l'envoyer rejoindre les enfers.

Elle fixait le dernier à travers son masque. Baguette prête à servir.
- Millicent ! Tu as perdu la raison ? demanda-t-il.
- Au contraire… je n'ai jamais eu les idées aussi claires, répliqua-t-elle. Le règne de ce fou psychotique doit prendre fin.
- Tu parles du Seigneur des Ténèbres ! cracha le mangemort avec indignation.
- Oui ! Et j'ai vu où sa conception du monde nous a menés !
- Qu'as-tu à redire au monde qu'il a façonné ? Nous sommes les maîtres ! Tout le monde nous craint.
- Oui, et nous craignons tous qu'il ne nous demande de participer à l'une de ses petites distractions. Tu as oublié Gregory, Blaise, Pansy, et Harper. Ils sont tous morts, et pourquoi ? Pour le divertissement de ce fou et des psychopathes qui réclament leur ration de sang. Je ne le laisserai pas m'imposer un de ces duels ! Si c'est ce que tu veux, Vincent ! Je ne t'oblige pas à me suivre, mais si tu m'empêches de quitter le château…

Crabbe eut un moment d'hésitation. Elle en profita pour le stupéfixer, puis elle appela son balai. Elle serait plus vite en dehors de l'enceinte de Poudlard en volant. Elle n'était pas très douée pour la voltige, mais ce soir-là, personne n'aurait pu la rattraper. Sitôt hors des limites de l'ancienne école, elle transplana.

Minuit se lève en haut des tours
Les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
La nuit camoufle pour quelques heures
La zone sale et les épaves et la laideur

Elle n'était pas allée loin. Les mangemorts iraient la chercher à Londres, en premier lieu, ou chez les membres de sa famille. Elle contemplait le village rasé de Pré-Au-Lard en contrebas. On devinait les silhouettes difformes des maisons éventrées, mais l'obscurité empêchait de se rendre vraiment compte du champ de ruines qu'était devenu l'endroit où elle aimait tant aller étant enfant. Elle avait entendu dire qu'il y avait plusieurs petites grottes dans les parages. Elle parcouru la colline, et finit par trouver ce qu'elle cherchait. Un abri, un endroit où ils ne viendront pas la chercher, pas avant de nombreuses heures. Elle n'avait guère l'habitude de dormir à même le sol, mais un petit sortilège de ramollissement permit de rendre la chose plus agréable.

J'ai pas choisi de naître ici
Entre l'ignorance et la violence et l'ennui
J'm'en sortirai, j'me le promets
Et s'il le faut, j'emploierai des moyens légaux

Elle avait passé les derniers mois dans la crainte. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom avait finalement pris le contrôle complet de la Grande Bretagne. Puis, il avait rallié des sorciers de toutes les nations, et peu à peu, le monde entier avait plongé dans les ténèbres. Seulement voilà, quand il n'y eut plus de monde à conquérir, certains mangemorts devinrent très dangereux pour leurs propres camarades. C'étaient des brutes sanguinaires, et elles n'avaient plus rien pour étancher leur soif de violence. Alors Voldemort s'était mis à organiser des duels à mort. Il choisissait un sorcier au hasard, le plus souvent un opposant au régime, ou encore un Sang de Bourbe, et il lui faisait affronter un de ses mangemorts. Mais ce n'était pas toujours le mangemort qui l'emportait, et quand bien même, une telle barbarie, purement gratuite, ce n'était pas ce qu'elle voulait. Ce n'était pas pour ça qu'elle s'était fait tatouer la Marque des Ténèbres sur le bras. Elle ne le supportait plus. Il fallait qu'elle fasse cesser cette folie. Elle avait levé sa baguette contre le Maître. Elle avait raté son coup. Mais elle avait réussi à fuir. Elle ne savait pas ce qu'elle pourrait faire, où elle pourrait aller, mais pour l'instant, elle avait surtout besoin de dormir. Demain, il serait temps de songer à se cacher ailleurs. Peut-être à entrer en contact avec un des derniers membres de l'Ordre du Phénix qui subsistaient encore.

Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi, envole-moi
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Son sommeil fut parcouru de rêves où un sorcier mystérieux, caché dans l'ombre, lui tendait la main. Elle la prenait, et tous les deux, ils s'envolaient, ils s'en allaient loin, dans un endroit paradisiaque. Mais à chaque fois qu'elle voulait profiter de la clarté de ce lieu pour regarder le visage de son sauveur, celui-ci disparaissait, et le rêve prenait fin.

Pas de question ni rébellion
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
L'hiver est glace, l'été est feu
Ici, y'a jamais de saison pour être mieux

Cela faisait trois ans qu'il fuyait. Il connaissait les règles du jeu. Trouver les horcruxes, les détruire, et enfin, abattre Voldemort. Oui mais voilà, à chaque fois qu'il y avait bataille, c'étaient les gentils qui dégustaient. Il avait vu tous ceux qu'il aimait mourir, les uns après les autres. Sirius, Dumbledore, Ron, Remus, Luna, Mr et Mrs Weasley, Hagrid, et même Ginny, Fred et George qui avaient essayé de venger leurs parents.

L'un des coups les plus durs à encaisser fut l'attaque du QG de l'Ordre par les mangemorts. Il avait vu mourir le professeur McGonagall, qui avait succédé à Dumbledore dans la lutte contre Voldemort, et tous avaient dû fuir, se cacher. La situation était critique, mais il lui restait alors encore un peu d'espoir. Hermione était encore à ses côtés, et ensemble, ils avaient passé des mois à mettre tous les bâtons qu'ils pouvaient dans les roues des mangemorts et de Voldemort. Ils avaient même réuni quelques sorciers pour attaquer Poudlard, le nouveau QG de Voldemort, et il avait réussit à détruire un nouvel horcruxe : le diadème de Rowena Serdaigle. Mais il avait payé cela bien cher. Tous les sorciers qui l'accompagnaient avaient péri, même Hermione. Elle avait été mordue par Nagini, Harry avait tout tenté pour la sauver, mais il lui aurait fallu un médicomage compétent, et il était hors de question de se présenter à Ste Mangouste.

Depuis, il n'avait plus eu la force de se battre. Il s'était contenté de fuir et de se cacher. Régulièrement, des mangemorts ou des rafleurs le retrouvaient. Il se battait, il en tuait un ou deux, mais il était ensuite contraint de fuir. Si seulement ils avaient pu avoir ce satané serpent, mais ils avaient raté l'occasion. Et depuis, Voldemort ne le quittait plus.

J'ai pas choisi de vivre ici
Entre la soumission, la peur ou l'abandon
J'm'en sortirai, je te le jure
A coup de livres, je franchirai tous ces murs

Et donc, il errait sans but. Il avait bien essayé, une ou deux fois, de contacter des gens en qui il avait eu confiance autrefois. Mr Lovegood, les frères Crivey, Cho Chang. Tous avaient été ravis d'apprendre qu'il était toujours vivant, mais pas un n'avait accepté de le suivre. Pas un n'avait eu le courage de se battre à ses côtés.

Depuis six mois, cependant, un vague espoir avait ressurgi dans son cœur. Au hasard de ses errances, il avait trouvé l'ancienne maison de Rogue. Elle était à l'abandon depuis plusieurs années. Rogue avait dû finalement se faire tuer. Il ne savait pas qui avait fini par venger Dumbledore, mais il lui en était reconnaissant. Il était resté dans la masure insalubre, et y avait découvert de nombreux livres, certains de magie noire, mais plusieurs contenant des sortilèges ou des potions intéressantes. Il avait alors cherché d'autres livres, il avait pillé quelques boutiques, histoire de se fournir des ingrédients, et il avait même monté un laboratoire clandestin dans l'ancienne demeure de Mrs Figg. Mais cette nuit, il avait faillit ruiner tous ses efforts. Il avait besoin de griffes de manticores, et il avait pris de gros risques pour en voler. Il avait été repéré, reconnu, et une quinzaine de mangemorts lui étaient tombés dessus. Il en avait abattu cinq ou six, et il avait fini par semer les autres. Mais il était trop fatigué pour transplaner de Dublin à Little Whinging. Aussi s'était-il rendu au plus près de l'ennemi, aux abords de Pré-Au-Lard, dans la grotte qui avait servi d'abris à Sirius, l'année du Tournoi des Trois Sorciers. Il ne pensait pas que l'endroit puisse être déjà occupé.

Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi, envole-moi
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi
(bis)

Il ne savait pas à qui il avait affaire, et toutes ces années de lutte et de deuils lui avaient appris à ne pas s'approcher d'un inconnu, même si l'inconnu semblait inoffensif.
- Aguamenti ! lança-t-il, arrosant l'inconnu endormi qui se réveilla en poussant un hurlement strident.
Il fut surpris de se retrouver en face d'une femme, et de son âge apparemment. La jeune femme prit un bref instant pour comprendre ce qui se passait, puis elle tira sa baguette.
- Stupéfix ! lança-t-elle.
- Protego ! répliqua Harry avant d'enchaîner. Expelliarmus !
La jeune femme semblait terrifiée.
- Qui êtes vous, et que faites-vous ici ? demanda-t-il en pointant les deux baguettes sur elle.
La peur de la jeune femme sembla faire place à l'étonnement.
- Po-Potter ? C'est toi Potter ?
- Oui, c'est moi Potter. Mais il me semble vous avoir posé la question de votre identité le premier.
- Je… Tu ne me reconnais pas… je suis Millicent, Millicent Bulstrode.

Harry était pour le moins étonné. Certes, maintenant qu'il savait, il trouvait à la jeune femme une vague ressemblance avec la fillette obèse à la mâchoire carrée de Serpentard. Mais elle avait maigri. Certes, il lui restait encore quelques rondeurs, mais elle semblait maintenant presque maigre. Ses traits étaient tirés, ses cheveux décoiffés. Elle lui rappelait la différence entre Sirius jeune, et Sirius au sortir d'Azkaban. Bien que la transformation ne fut pas tout à fait aussi radicale. Et dans l'ensemble, ça lui réussissait plutôt bien.

Elle lui expliqua les combats inhumains entre sorciers, mais aussi, avant cela, les chasses aux moldus. Comment elle avait peu à peu été dégoûtée de ses camarades, de son maître, d'elle-même. Et comment elle avait fini par tenter de tuer le Seigneur des Ténèbres, sans succès. Elle détailla sa fuite, et son arrivée dans la grotte.

Harry l'avait écouté sans ciller, et finalement, il avait abaissé sa baguette. Si une fille aussi butée que Millicent Bulstrode pouvait comprendre son erreur d'avoir suivi Voldemort. Peut-être d'autres le feraient aussi. Pour certains, c'était peut-être déjà le cas, mais ils n'osaient rien tenter. Et si des mangemorts pouvaient faire machine arrière, essayer de lutter contre celui qu'ils appelaient Le Maître, alors d'autres sorciers peut-être, finiraient par avoir le courage de se rebeller.

Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas

- Millicent, dit-il un peu incertain. J'ai peut-être une idée pour vaincre Jedusor.
- Jedusor ? c'est qui Jedusor ?
- C'est le véritable nom de "Tu-Sais-Qui" : Tom Elvis Jedusor. Comme il a mis un tabou sur le nom qu'il s'est lui-même créé, et que je ne lui reconnais pas le droit d'être appelé Seigneur ou Maître, ni celui de me forcer à user de périphrases, je préfère l'appeler ainsi, comme le simple sorcier de Sang-mêlé qu'il est.
Millicent était époustouflée par l'audace, la fierté et les connaissances de Harry sur son ennemi, alors qu'il était pourtant dans une situation précaire depuis déjà plusieurs années.
- Bref, j'ai trouvé la recette d'une potion bien particulière, ainsi que celle de son antidote. Avec ça, nous devrions pouvoir éliminer la plupart des mangemorts avec un nombre réduit de sorciers.
- Ah bon… mais qu'est-ce qu'elle fait cette potion ?
- Elle annihile tous les pouvoirs de ceux qui respirent ses vapeurs. Il suffirait d'en avoir l'équivalent d'un ou deux chaudrons pour décimer les rangs des sous-fifres de Jedusor. Mais je ne peux pas me lancer seul. Est-ce que tu veux bien te joindre à moi ? Ensemble, on pourra peut-être convaincre d'autres personnes de se battre à nos côtés.

Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas

Millicent ne fut pas longue à accepter la proposition de Harry. Elle en avait plus qu'assez du monde selon… Jedusor donc. Il était grand temps que ça change. Ils allèrent de nouveau vers les derniers contacts sûrs que Harry possédait. Le hasard mit également sur leur route le colonel, celui-là même qui gardait autrefois les chiens de la tante Marge. Depuis que Voldemort avait révélé aux moldus l'existence du monde de la magie, et qu'il organisait régulièrement des rafles pour que ses sbires puissent s'amuser à la chasse aux moldus, le colonel Courtepatte avait contacté d'anciens militaires qui avaient servi à ses côtés pendant la deuxième guerre mondiale. Ils avaient contacté des gradés encore en faction quand les mangemorts avaient tué la reine et détruit toutes les installations des forces de l'ordre. Ils menaient des opérations contre les sorciers. Bien sûr, il ne fut pas facile de les convaincre que Voldemort vaincu, et ses principaux sbires morts ou emprisonnés, ils n'auraient plus rien à craindre des sorciers, mais ils obtinrent quand même leur appui.

Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Regarde moi bien, je ne leur ressemble pas

Ils préparèrent minutieusement leur offensive. La bataille fut terrible. Même privés de leurs pouvoirs, certains mangemorts restaient dangereux, et d'autres avaient compris comment leurs assaillants procédaient, ils avaient trouvé un moyen d'échapper à la potion – il suffisait de ne pas en respirer les vapeurs – et avaient fait des ravages parmi les rangs des moldus. Ayant prédit la bataille, les centaures, menés par Firenze, étaient revenus dans la forêt interdite et affrontaient avec courage les acromentules. Alors qu'il n'y croyaient plus, Harry, qui avait lancé un appel grâce à son faux gallion de l'époque de l'AD vit débarquer Angelina Johnson, Alicia Spinnet, Zacharias Smith, Dean Thomas et Dennis Crivey, chacun venu séparément avait ramené tous les renforts qu'ils avaient pu trouver. Mais ce fut Mr Lovegood, qui avait le faux gallion de sa fille, qui ramena la meilleure force de frappe. Il arriva en effet avec Graup et une demi-douzaine de géants qui purent s'occuper de ceux qui se battaient encore pour Voldemort, la plupart étant partis quand les carnages avaient cessé ou s'étant entretués. Neville fut héroïque, Alors que Harry avait été mis au tapis par un Doloris et qu'il en avait perdu l'épée de Gryffondor, il s'en saisit pour attaquer Voldemort avant qu'il ne tue l'Élu. Il rata le sorcier, mais parvint à décapiter Nagini.

Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça
Envole-moi

Voldemort, séparé du gros de ses troupes, et acculé par Harry, Neville et Kingsley Shacklebolt fit alors une fois de plus preuve de bassesse. Il lança un Accio sur Millicent, qui bataillait un peu plus loin contre Bellatrix Lestrange et s'en servit comme bouclier.
- Laisse-la Tom ! C'est entre toi et moi maintenant !
- Ça c'est toi qui l'a décidé ainsi ! Bellatrix, veux-tu bien faire le ménage ?
- Avada… commença Bellatrix.
- Avada Kedavra ! la devança Susan Bones, arrivant par derrière elle.
Le dernier fidèle de Voldemort venait de tomber. Harry et lui se faisaient face. Harry semblait serein. Il lancèrent tous deux la formule mortelle, ils firent mouche tous les deux. Ou pour être plus précis, Harry ne chercha pas à esquiver. Il voulait s'assurer que son coup porterait, et il avait trop perdu pour désirer encore rester sur terre. Savoir Voldemort vaincu était suffisant.
- Harry ! Non ! cria Millicent en se jetant à terre, à côté du corps du jeune homme. Harry ! Je t'en prie ! Ne meurs pas ! Pas alors que tu viens de réussir l'exploit de nous débarrasser de Jedusor ! Je sais que je n'ai pas toujours fait les bons choix, et que quand nous étions élèves, j'ai toujours été détestable avec toi et tes amis., et je n'ai pas le droit de te demander quoi que ce soit. Mais les choses ont changé. J'ai changé. Je ne dis pas que je mérite le pardon ou une faveur, pourtant je te le demande quand même, reste avec moi ! J'ai… J'ai besoin de toi ! C'est toi qui m'as redonné espoir ! Je t'en prie.. ne meurs pas.
Tout le monde restait silencieux. Ils contemplait la jeune femme pleurer sur le corps de celui qui ne serait plus jamais le Survivant. Au bout d'un moment, Neville s'avança. Il voulait poser une main compatissante sur l'épaule de Millicent, mais celle-ci sursauta.
- Harry ! Comment est-ce…

Envole-moi, envole-moi, envole-moi ...

Harry ouvrit les yeux. Il voyait Millicent penchée sur lui, les larmes aux yeux, et derrière elle Neville qui semblait au comble de l'étonnement. Ses yeux revinrent sur la jeune femme.
- J'ai été sauvé grâce à une lueur d'espoir, dit-il en lui caressant la joue.

Il regarda Millicent dans les yeux. Il ne pensait plus en être capable, il pensait avoir trop souffert, trop perdu pour pouvoir encore aimer, il ne pensait pas surtout, s'éprendre de Millicent, une fille plus grande que lui, au visage peu avenant, ancienne mangemort et qu'il avait si longtemps méprisé. Mais ce qu'il ressentait en ce moment… ça ne faisait aucun doute. Il espérait juste que cette fois, ça se finirait mieux que les fois précédentes.