Claire était fière de son bureau. Comme toujours avant chaque séance elle se redressa un peu, plaça des mouchoirs sur le bureau en cas de crise de larmes, baissa les stores car en automne le Soleil donnait directement sur cette pièce (comme aujourd'hui). Elle prépara ses dossiers pour sa prochaine séance – Sherlock Holmes et John Watson, une paire intéressante selon son opinion professionnelle. Ce n'est pas qu'elle préférait John à Sherlock, non, des deux Sherlock était certainement le cas le plus inhabituel, mais elle savait qu'ils avaient tous les deux besoin de niveaux d'attention très différents. John était sensible aux paroles douces et aux mots réconfortants, tandis que Sherlock lui rappelait son jeune frère – incroyablement têtu, la meilleure façon de traiter avec des gens comme Sherlock était de les contredire, de les pousser à bout et de les laisser contrer à leur façon. Elle était consciente qu'elle se comportait de façon dure avec le détective mais c'était la meilleure façon de le gérer, et elle défendrait cette décision si jamais quelqu'un venait à la dénoncer pour ça.
Claire ajusta une des photos sur l'étagère, présentant sa sœur avec son propre fils. Elle sourit distraitement et se retourna lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir.
"Bonjour John" dit-elle gaiement. Elle vit les yeux de John scintiller tandis qu'il jetait un coup d'œil à la salle dans l'espoir d'y trouver Sherlock, pas de chance. "Je vous en prie prenez place, je suis sûre qu'il sera là bientôt."
"Oui il sera là. Il a promis" déclara John avec confiance, enlevant sa veste alors qu'il s'asseyait.
"Comment allez-vous ?" demanda-t-elle, s'installant dans son siège en face du canapé.
"A vrai dire… je n'en sais rien" répondit-il avec honnêteté. "Les choses semblaient être…" La porte s'ouvrit à nouveau pour laisser passer Sherlock.
"Tu as une mine affreuse…" dit John sans réfléchir. Le détective avait l'air échevelé, ses boucles partant dans tous les sens et son manteau boutonné n'importe comment. Il avait l'air de quelqu'un ayant couru tout le long du chemin.
"Je ne voulais pas être en retard" marmonna maladroitement Sherlock. "Mycroft s'est comporté de façon immature aujourd'hui et il a refusé de me laisser une voiture tant que je ne me soumettais pas à…" Il cligna des yeux, semblant réaliser qui était présent dans la pièce. "Peu importe."
"S'il te plait, ne me dis pas que cette phrase allait se terminer par 'un contrôle anti-dopage' " supplia le docteur, inquiet.
"Ce n'était pas le cas" le rassura Sherlock, s'asseyant et déboutonnant son manteau. Il passa sa main dans ses cheveux pour les replacer dans leur habituel 'bazar sexy' plutôt que leur 'bazar désordonné' actuel. John allait vraiment devoir lui demander un jour comment il arrivait à faire ça… un jour où Sherlock ne le regarderait pas aussi intensément. Ce qui était par ailleurs vraiment troublant.
"Que veux-tu de moi John ?" demanda Sherlock sans ambages, ne prenant même pas la peine de saluer Claire.
"Je… de la franchise je suppose. Je… ne sais pas. J'ai envie de parler" dit John, se décidant au fur et à mesure. Sherlock hocha la tête, comme si cette réponse était acceptable.
"Hm" déclara Claire, un léger sourire jouant sur ses lèvres. "Est-ce quelque chose dont vous êtes capable Sherlock ? Etre franc et honnête ?"
"Je peux essayer" agréa le détective.
"Eh bien, la chasse est ouverte ! John, y-a-t-il quoi que ce soit que vous voudriez savoir à propos de Sherlock ou des événements qui vous ont conduit ici tous les deux ?" John réfléchit un très long moment avant de demander doucement.
"Lorsque tu étais… loin d'ici…" Il ne pouvait se résoudre à dire 'mort'. "Est-ce qu'on t'as manqué ?" Sherlock fronça légèrement les sourcils, droit au but alors.
"Oui" répondit-il honnêtement.
"Pourriez-vous élaborer sur ce point Sherlock ?" l'invita Claire. Ce dernier plissa les yeux, donnant sa réponse sans même y penser.
"Je n'ai pas besoin" dit-il simplement. "John sait ce que c'est que de se languir de quelqu'un, il sait ce que l'on ressent. Et de plus il me connait, il sait ce que ça représente d'admettre qu'ils m'ont manqué et au cas où vous ne le sauriez pas – ça signifie admettre que je me soucie des autres, confesser que je ne suis pas le sociopathe que tout le monde croit" expliqua Sherlock très posément, comme s'il parlait à un enfant en bas-âge, mais Claire ne semblait pas se soucier du fait d'être prise de haut, parce que Sherlock consentait enfin à parler, s'ouvrant et révélant ses sentiments plutôt que ses opinions.
"Merci" marmonna John.
"Plus précisément, si nous continuons dans le domaine de la psychanalyse, votre prochaine question est susceptible d'être pourquoi, lorsqu'une totale honnêteté a été demandée, John a choisi cette question en particulier" continua Sherlock dans la foulée. "Il n'a pas demandé parce qu'il connaissait la réponse et qu'il voulait juste me l'entendre dire, il a demandé parce qu'il ne savait vraiment pas si ceux que j'avais laissé derrière m'avaient manqué. Ma toute dernière action envers lui avant le coup de téléphone sur le toit a été de lui mentir pour mettre de la distance entre nous, de paraitre insensible, et il cherche l'assurance que ce n'était que des mensonges, de la comédie. John veut savoir si mes actions m'ont fait souffrir, non pas parce qu'il veut que je souffre mais parce que ça prouve qu'ils… qu'il représente quelque chose pour moi" conclut-il.
"Vous avez lu des livres de psychologie Mr Holmes" s'exclama Claire, ayant l'air plus que fière de lui.
"Ai-je raison John ?" l'interrogea le brun.
"Tu as toujours raison" marmonna le docteur, se sentant légèrement exposé. Sherlock avait plus ou moins résumé tout ce à quoi il avait pensé durant ces trois dernières années.
"Dans ce cas, tout ce que je te demande est de ne pas confondre ma réticence avec une absence d'émotions." Sherlock baissa la tête tout en parlant, réfléchissant attentivement à ce qu'il allait dire. "Tu savais autrefois, sans l'ombre d'un doute, que j'étais capable d'une telle émotion, et pourtant cet épisode t'as ébranlé. Ce n'est pas que tu ne me fais pas confiance, c'est que tu ne fais plus confiance à cet instinct – le reste du monde pense que je suis une créature sans cœur et tu n'y a jamais cru, mais trois ans d'absence et les médias chuchotant des mots irréfléchis et erronés ont altérés ta confiance. Tu doutes de moi parce que tu doutes de toi" dit-il calmement. John resta silencieux, car Sherlock avait beau mépriser toutes ces bêtises de psychanalyse, il n'en était pas moins doué dans ce domaine.
"Eh bien… cela nous amène tout naturellement à notre partie 'pratique' de la journée." Claire parlait elle aussi doucement, comprenant qu'ils étaient tous les deux à vif en cet instant. Sherlock révélant ce qu'avait à l'esprit John les avait tous deux laissés plus vulnérables qu'ils n'en avaient l'habitude durant les séances. "Beaucoup de choses sont tacites entre vous, je n'ai jamais vu un lien comme le vôtre et je comprends que pour l'instant ce lien est tendu, mais il est bien là."
"Oui…" murmura John, ayant l'air d'accord avec ça.
"Mais parfois, comme l'a très justement dit Sherlock, les gens ont besoin d'être rassurés. Parfois, le simple fait de l'entendre de vive voix permet d'ouvrir les vannes." Elle posa ses dossiers sur la table avant de joindre ses mains sur ses genoux. "Il y a beaucoup d'amour entre vous." Elle leva la main pour faire taire John qui était sur le point de protester, l'air assez exaspéré. "Et avant que vous ne commenciez avec votre discours 'je ne suis pas gay', vous pouvez vous détendre, je vous ai entendu la première fois. L'amour n'est pas toujours une connexion romantique, vous pouvez aimer un frère, un ami, un animal de compagnie ou un partenaire d'un tas de façons différentes et ce n'est pas mon rôle d'avoir une opinion sur l'amour que vous vous portez tous les deux, mais je peux vous certifier qu'il est bien là." Sherlock avait encore une fois détourné les yeux pour observer le mur derrière Claire. "Donc, c'est l'activité d'aujourd'hui. Tout ce que je veux que vous fassiez, c'est dire à l'autre qu'il compte pour vous… parfois le simple fait de le dire peut aider."
"Tout cela est stupide" grogna John, se sentant mis à nu.
"Je peux commencer si tu préfères" offrit Sherlock, étonnamment. Claire hocha la tête.
Il se tourna pour faire face à John cette fois, les yeux résolument fixés sur le médecin.
"John, je peux honnêtement dire que je t'aime" dit-il clairement. John sentit une boule se former dans sa gorge, sachant que Sherlock ne l'avait jamais dit à personne. "Je ne suis peut-être pas le meilleur pour exprimer mes sentiments mais ils sont bien là, et si jamais il te prenait l'envie d'être rassuré sur ce fait, il te suffirait de demander" lui promit le détective.
"Je…" John fronça légèrement les sourcils. "Ouais… ouais je t'aime aussi." Il déglutit et écarquilla les yeux lorsque sa prise de conscience le frappa avec la force d'un tank. Il crut voir les lèvres de Sherlock esquisser un sourire tandis que le monde s'effondrait autour de lui, et ce fut à cet instant que John prit conscience que son compagnon s'en était déjà rendu compte. Claire sourit sereinement.
"Je vais vous laisser seuls tous les deux pour votre période de réflexion. Rappelez-vous, vous pouvez verrouiller la porte si vous avez besoin d'intimité" dit-elle doucement, se glissant hors de la pièce inaperçue, Sherlock et John n'ayant toujours pas brisé leur contact visuel depuis que les mots avaient été prononcés.
"Je savais que tu y viendrais" dit doucement Sherlock. John se mit à rire et se leva, ayant besoin de bouger, d'essayer de donner un sens à tout ça dans sa tête.
"Comment avons-nous fait pour ne pas voir ça venir ?" demanda-t-il, passant sa main dans ses cheveux et se détournant de Sherlock pour rassembler ses pensées.
"Si cela peut te faire te sentir mieux, je ne l'ai moi-même réalisé que la semaine dernière." John laissa échapper un autre éclat de rire nerveux, secouant la tête d'un air presque incrédule parce que c'était logique, c'était putain de logique. Il entendit Sherlock se lever de son siège et verrouiller la porte.
"Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire maintenant ?" demanda John dans un soupir. Il entendit le détective récupérer quelques mouchoirs dans la boite que Claire gardait sur son bureau, mais n'eut pas le temps de protester avec indignation sur le fait qu'il n'était pas sur le point de fondre en larmes parce que tout à coup Sherlock fut dans son dos, glissant un bras autour de sa taille. C'était le premier vrai contact qu'ils avaient depuis le retour de Sherlock et c'était intime, rassurant, la silhouette du brun était chaude contre son dos, l'enlaçant par derrière et rappelant à John qu'il était bien réel. Le détective était de retour d'entre les morts et bien vivant, chaud et tangible et… mordillant son oreille.
"Eh bien, je ne sais pas ce que tu as l'intention de faire." Sa voix n'était qu'un grondement sourd contre l'oreille du docteur. "Mais j'ai vingt minutes à passer dans une pièce fermée à clé avec l'homme que j'aime, j'ai l'intention de les utiliser à bon escient" murmura-t-il sur un ton qui ne pouvait être décrit que comme séducteur.
Le truc le plus étrange à propos de cette situation, c'est que ce n'était pas étrange du tout. Avec Sherlock frottant son nez dans son cou, John n'avait pas été aussi apaisé depuis des années. Le bras autour de sa taille était fort et protecteur et John ne s'était pas senti à ce point en sécurité depuis une éternité. Le cadet Holmes plaça un doux baiser bouche ouverte sur la zone où il pouvait sentir le pouls de John et ce dernier frissonna, se penchant en arrière contre le torse de son compagnon. Il était à l'aise, et les inquiétudes et préoccupations qui ricochaient dans son crâne n'entachaient en rien le sentiment de calme qui déferlait sur lui sous les bons soins de Sherlock.
Sauf que le toucher de Sherlock passa rapidement de réconfortant à sexuel, ses doigts fins déboutonnant délibérément la chemise de John et, oh mon dieu ce que c'était inapproprié.
"Sherlock !" protesta le docteur. "Non… on ne peut pas…" Mais son argument mourut sur sa langue tandis que les doigts de Sherlock caressaient son abdomen, envoyant une décharge le long de sa colonne vertébrale.
"On peut" furent les seuls mots de Sherlock, longeant la ceinture du pantalon de son compagnon avec son pouce. John essaya de le repousser à nouveau lorsqu'il défit le bouton de son pantalon.
"Nous sommes dans le bureau d'un thérapeute !" siffla-t-il, mais ce n'était pas un sifflement d'indignation ou de colère, non c'était le sifflement d'un homme n'ayant pas été touché intimement depuis… bon sang cela faisait un moment.
"La porte est verrouillée et le store est tiré." Sherlock ponctua son assurance qu'ils ne seraient pas interrompus en pinçant doucement le cou de John. Ses dents éraflant la gorge de John firent frissonner ce dernier, ou peut-être était-ce le fait que le détective venait de baisser son sous-vêtement, l'exposant complètement. Exposé était définitivement le mot juste, vulnérable en aurait été un autre pour résumer la situation dans laquelle se trouvait John.
Tout cela était mal, il fallait qu'ils arrêtent, ils avaient besoin de parler de tout ça parce que John n'était pas certain de ce que Sherlock voulait, bon sang il n'était même pas certain de ce qu'il voulait lui – mais réfléchir à tout cela devenait de plus en plus dur. Dur étant le mot clé.
Il maudit en silence la réaction de son corps, parce qu'importe à quel point cette situation était inappropriée, John était plus excité qu'il ne l'avait jamais été, et si la bosse buttant avec insistance contre son dos était une indication, il n'était pas le seul. John n'avait pas le temps de s'attarder sur le fait que Sherlock, un homme, était blottit contre lui, manifestement excité, ou sur le fait que ce n'était pas du tout le facteur le plus inquiétant dans cette affaire, étant donné que les doigts de Sherlock venaient d'agripper son érection et que toutes les pensées de John se dissipèrent instantanément. Il cessa de résister, penchant la tête en arrière contre l'épaule du brun tandis que ce dernier le caressait. Il ferma les yeux parce qu'il savait que la vue le submergerait, mais son cerveau se chargea de lui fournir la scène dans les plus vifs détails – le contraste de la main pâle de Sherlock contre la rougeur de sa propre excitation, la goutte de liquide pré-éjaculatoire qu'il savait se former au niveau du gland. Il pouvait imaginer l'homme dont la respiration haletante lui chatouillait le cou – les joues rouges, les pupilles dilatées au maximum, le cerveau parfaitement silencieux pour le moment.
"Shh" marmonna Sherlock, ses lèvres n'ayant pas quitté une seconde la peau de John. Il n'avait même pas réalisé qu'il haletait et gémissait mais il devint tout à coup très conscient des bruits qu'ils produisaient, le souffle erratique du détective, les inspirations sèches qu'il faisait lui-même, le 'claquement' mouillé du contact entre leurs peaux tandis que Sherlock augmentait le rythme de ses vas-et-viens.
Il fut proche de la délivrance en un temps honteusement rapide. La main de Sherlock frictionnant et massant son érection lancinante, sa langue parcourant son cou, le mouvement presque imperceptible des hanches du brun contre son dos, recherchant un contact pour sa propre érection prise au piège – toutes ces actions allumèrent diaboliquement la libido négligée du docteur.
"Sher…" commença John, une note de panique dans la voix, mais à peine eut-il le temps de prononcer le demi-mot que l'autre main de son acolyte (celle qui ne faisait actuellement pas connaissance avec le pénis de John) caressa brièvement son arrière-train (Oh!) avant d'apparaitre en face de lui avec une liasse de mouchoirs, s'apprêtant à récupérer les preuves lorsque John finirait inévitablement par tomber dans le précipice au bord duquel il vacillait.
Il frissonna, et ses hanches firent un mouvement brusque vers l'avant dans la main de Sherlock. Lorsqu'il ne fut pas en mesure d'arrêter le gémissement qui s'échappa de sa bouche, Sherlock tordit son cou selon un angle étrange et captura les lèvres de John avec les siennes, avalant tout son qui aurait pu leur causer des ennuis. Les genoux du docteur chancelèrent tandis qu'il venait avec la langue de Sherlock dans la bouche, son corps tout entier tremblant alors que le détective avait encore assez de self-control pour maintenir les mouchoirs en place. En réalité cela dura quelques secondes, mais cela parut une éternité à John, chaque terminaison nerveuse de son corps crépitait d'électricité et il était conscient de chaque point de contact entre eux jusqu'au moment où il finit d'éjaculer, jusqu'à ce que Sherlock morde sa lèvre inférieure et se défasse de lui, poussant les papiers souillés dans sa poche. John sentit le froid l'envahir sans Sherlock pour l'envelopper, et se trouva beaucoup trop exposé. Il remit en place son sous-vêtement et remonta sa fermeture éclair pendant que Sherlock enfilait son manteau.
Le médecin essayait de tout son être de donner un sens à la dernière demi-heure, comment il était passé de hétéro en thérapie avec son ami à baisant dans un bureau avec un autre homme.
"Ne t'inquiète pas pour le remboursement, tu pourras me retourner la faveur une fois rentrés à la maison" déclara Sherlock, son long manteau cachant avec succès son érection. Il avait l'air sacrément calme, bien plus que John qui se sentait ébranlé.
"A la maison…" murmura-t-il.
"Oui, à la maison" répondit le détective sur un ton désespéré, de toute évidence légèrement irrité par la capacité mentale altérée de John – partiellement parce qu'il était lui-même encore excité et qu'il n'avait pas le temps de s'en occuper.
"Non" dit John en secouant la tête tandis que Sherlock se dirigeait vers la porte. Le détective se retourna pour lui faire face, les sourcils froncés.
"Qu'est-ce que tu veux dire par 'non' ?" demanda-t-il dans un souffle.
"Je veux dire non. Tu ne peux pas revenir à la maison. Pas… pas encore…" La voix de John était enrouée, comme si elle ne lui appartenait pas réellement.
"Je ne comprends pas." Sherlock fronça à nouveau les sourcils. "Nous avons arrangé les choses. C'est fini…"
"Non ! Non ça ne l'est pas ! Putain Sherlock !" John fit courir une main dans ses cheveux, tous les soucis qu'il avait pu avoir au début de la séance lui revenant de plein fouet. Désormais son cerveau n'était pas distrait par un désir charnel qui avait semblé insurmontable. "Bordel mais qu'est-ce qu'on vient de faire ?" John gémit lorsque cette pensée le frappa. "Tu te rends compte qu'on a royalement tout foutu en l'air ? Bon sang, comment allons-nous faire pour arranger un truc pareil ?!" Sherlock ne dit rien, se contentant de fixer le docteur.
"On voit ça à la maison" finit-il par déclarer, lorsqu'il devint évident que John se vautrait dans l'autodépréciation.
"Non. Non je dois… je dois réfléchir à tout ça."
"Qu'est-ce qu'i réfléchir ?" répliqua Sherlock, agacé.
"J'ai juste… tu as eu toute une semaine pour y penser !" souligna-t-il. "Mon cerveau ne traite pas les informations aussi rapidement que le tien et j… Je ne sais pas Sherlock !" cria-t-il, couvrant momentanément son visage avec ses mains. "Comment diable allons-nous redevenir comme avant après ça ?"
"Pourquoi… pourquoi le voudrions-nous ?" demanda Sherlock, la confusion évidente sur son visage. John grogna à nouveau, il était évident que Sherlock n'avait pas réfléchi à tout cela correctement et c'était le bordel, tellement le bordel et il avait juste besoin de temps pour remettre tout ça au clair. Trop de choses étaient arrivées trop rapidement et l'esprit du médecin avait du mal à donner un sens à tout cela.
"J'ai fait tout ce que tu m'as demandé John" déclara Sherlock, et il y avait une douleur dans ses yeux à laquelle John ne voulait pas céder en cet instant. "Je suis venu ici malgré mes réserves, j'ai été ouvert et honnête exactement comme tu le voulais. Que veux-tu encore de moi ?" demanda-t-il, frustré.
"Juste…. Donne-moi un peu d'espace, d'accord ?" déclara-t-il dans un souffle. L'expression de Sherlock était grave. "Je n'essaie pas de… je viens de… nom de Dieu Sherlock !" John tomba à la renverse sur le canapé avec la tête dans les mains. "Tu m'as dit… la semaine dernière, tu m'as dit que si j'avais le moindre respect pour tout ce que nous avions, je devais te laisser seul un moment. Juste… fait ça pour moi d'accord ? Va-t'en ok? Laisse-moi un peu de temps pour réfléchir et… laisse-moi tout mettre en ordre." John ne vit pas l'expression sur le visage de Sherlock, il ne vit pas que ce dernier voulait être en colère de s'être fait repoussé mais était plus blessé qu'il ne l'admettrait jamais. En revanche il entendit le verrou de la porte être levé et la réponse froide et insensible de son compagnon.
"A la semaine prochaine."
Bonsoir tout le monde ! Oh là là, j'avais dit deux semaines et voilà que ça fait plus d'un mois que je n'avais pas posté de nouveau chapitre oO Je suis désolée ! Je devais m'en occuper après les partiels et puis finalement je suis tombée dans une période où j'étais vraiment pas motivée pour traduire, tout ce que je faisais ça me semblait mal dit...
Enfin bref, me revoilà ^^ Merci à tous d'avoir lu, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu, n'hésitez pas à commenter et à donner votre opinion.
Je vous souhaite une bonne soirée et à bientôt pour le prochain chapitre ! (promis ce sera plus rapide ^^)
