Bonsoir tout le monde! C'est avec plaisir que je vous mets la suite!
Je remercie gaellezjey, paulipopo, fuyuki417, Lili et lili (est-ce la même personne? :p) et Grain de sel pour leur review. Merci à vous! Et bonne lecture!
Aro m'avait allongé dans le lit à la suite de cette révélation. Je me sentis vidée. Epuisée... Je ne sais pas si j'avais encore de la force pour vivre. Ou survivre, serait le mot le plus juste. J'avais comme l'impression qu'il me punissait... Pour ce que je lui avais dit quand j'étais arrivée à Volterra. Serait-ce sa propre vengeance? Pourquoi ne me tuait-il pas? Pourquoi ne me laissait-il pas tranquille? Mourir dans un coin? Bien sûr que non... C'était impossible... Puisqu'il était mon âme-sœur. Âme-sœur... Ce mot sonnait bizarrement dans mon esprit... Aro m'avait fait croire bien des choses... Mais en aucun cas il avait agi en âme-sœur... Non... Il n'était pas un Prince Charmant... C'était un Prince des Ténèbres. Et moi, pauvre humaine, je me suis laissée berner par un vampire de trois mille ans... Quelle ironie! Bernée par un cadavre ambulant et suceur de sang... C'est bien ma veine...
Sans m'en rendre compte, j'avais commencé à broyer du noir. A me suicider. A maudire la vie. Que la vie était injuste. Que j'aurais dû rester à Lyon dans mon appartement. J'aurais évité de croiser Sébastien. Il ne m'aurait pas séquestré. Il ne m'aurait pas souillé. Je ne serais pas allée à Volterra et je n'aurais pas perdu mon bébé. En clair... Mes choix, que j'avais pris, avaient de lourdes conséquences. J'étais responsable de la mort de mon enfant... Mon coeur se pinça violemment. Je ne méritais pas de vivre. Je me questionnais sur les intentions qu'Aro avait à mon égard. Je me demandais s'il allait réellement me vampiriser. J'en doute fortement... Sa femme l'aimait vraiment. Elle lui était loyale. Et moi, mon amour pour lui avait disparu. Ou du moins, il disparaissait lorsque j'étais en colère... Mais lorsqu'il était là, à prendre soin de moi, je ne pouvais pas lui dire que je ne l'aimais pas. Mon cœur me trahissait toujours. Je soupirais... Lassement... J'avais envie de respirer. De prendre l'air... Mais si je le faisais, Aro me le reprocherait à coup sûr. Non... Je devais faire attention à ce que je faisais. Déjà qu'il se donnait la peine de veiller sur moi... Ce mot... "Veiller"... Me fit tiquer... Je ne sais pas pourquoi... Et je ne cherchais plus à comprendre. J'étais lasse et j'attendais qu'on abrège mes souffrances. Car même si j'étais dans mon lit à ne rien faire... Je dépérissais.
Un jour, Aro revient avec un énième plateau. Mon ventre grogna tandis que je rougissais. Le vampire sourit. Tristement. Mais lorsque le plateau arriva sur mes jambes, je pouvais voir à quel point il s'était décarcassé pour m'offrir ce petit déjeuner. Un thé au citron que j'aimais. Des tartines de nutella. De confiture. De beurre de cacahuète. J'étais vraiment gâtée. Mais à la vue de cette nourriture, ma faim se dissipa. Je fis une grimace. Je n'avais plus très faim...
"_ Ai-je mal fait? S'inquiéta Aro.
_ Non... Ce n'est pas ça... Je n'ai pas très faim, avouais-je. Je mangerais plus tard."
Il acquiesça lentement et posa le plateau sur la table de chevet. Je me remis sous les couvertures. Bien au chaud... Je m'endormis sans trop de peine... Sans rêve... Je perçus alors sa main glacée effleurée mon front. Il devait prendre la température. Je pense qu'il essayait de voir dans quel état d'esprit je me trouvais. Je sentis qu'il me secouait pour me réveiller. Non mais vraiment! Je ne pouvais pas dormir tranquille! Déjà qu'il me privait de liberté, il n'allait pas me priver de pioncer! C'est en grognant que je me redressais sur mon séant.
"_ Quoi? Aboyais-je de mauvaise humeur."
Aro se pétrifia et cligna des paupières. Oups... Je crois que j'aurais pu contrôler ma voix...
"_ Tu sais que tu me fais penser à Caïus, taquina-t-il en effleurant ma joue."
Je me recouchais en mettant les couvertures au-dessus de ma tête. Merci pour la comparaison. Ça fait toujours plaisir. Mais moi, contrairement à lui, je n'étais pas un être sanguinaire et assoiffé de sang. De toute façon, les vampires étaient tous cruels. Aro tira brusquement sur ma couette.
"_ Mais euh! Laisse-moi dormir tranquille!
_ Non, dit-il en se mettant sur moi. J'ai décidé de t'embêter."
Il avait dit cela avec légèreté et gaité. Cela m'intrigua quelque peu. Il parut sentir que je lui portais une attention particulière. Il semblait heureux. Et... Ses yeux n'étaient plus aussi noirs. Ils étaient devenus rouge. Mon cœur s'apaisa par cette vision. Il allait mieux. J'étais contente pour lui. Sa jovialité me fit sourire.
"_ Dis-moi ce qui te rend si heureux... Si tu as envie bien sûr..., fis-je d'une voix enfantine."
Aro souria de toutes ses dents. Oui... Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu ainsi. Son visage se pencha lentement vers le mien. Quand ses lèvres entrèrent en contact avec les miennes, je sentis un feu d'artifice dans tout mon être. Il se retira. Ne sachant pas si je voulais continuer notre embrassade ou pas. Je posais mes mains sur sa chemise et d'un coup sec, je le tirais vers moi. Nos haleines se mélangèrent. Nos langues dansèrent ensemble. Je sentais qu'il était fou de joie. Oui... J'avais oublié à quel point il pouvait me faire du bien. A quel point sa présence m'était bénéfique. Je rompis notre baiser. Aro avait un sourire charmeur et fit en touchant un de mes seins:
"_ Rappelle-moi que lorsque tu seras vampire, je te laisserais avoir les commandes de nos ébats.
_ Mmmh..."
Je frissonnais de plaisir... Je m'imaginais en train de l'attacher au lit... Il me regardait avec cet air de gourmandise. D'avidité qu'il lui était si propre. Je m'assieds en plaçant son membre de manière à ce qu'il pénètre dans mon jardin secret. Et lorsque je le mis en moi, je ne pus me retenir de frémir de plaisir. Je pouvais contrôler ma cadence. Il me contemplait, ses yeux voilés, en ronronnant de plus en plus fort. Je voulais le sentir plus profondément. Je le sentais trembler. Près... Si près de jouir... Je fermais les yeux quand... D'un coup, ce fut moi qui me trouvait immobilisée. Mes sens se mirent en alerte. Non... Non... La chambre était si sombre. Je me mis à me débattre comme je le pouvais... Non... J'étais à Volterra. J'avais quitté cet appartement. Je l'avais quitté... Je sentais des larmes coulée sur mes joues. Je ne voulais... Je ne voulais pas... Y retourner...
"_ Lys! appela la voix de mon compagnon."
Enfin, je ne sais pas si je dois l'appeler "compagnon" car il était marié. Ma vision d'horreur se dissipa. Je sentis que mes joues étaient trempées. Aro me berçait tendrement dans ses bras. Il chantonnait une mélodie que je ne connaissais pas. Une de ses mains caressait mes cheveux. Je m'abandonnais à ses soins. A ses caresses.
"_ Ma douce Enchanteresse... Je pense qu'il est temps de fixer une date pour ta vampirisation, déclara Aro d'une voix douce."
Je tournais la tête pour le regarder. Il n'aimait pas me voir souffrir. Je le savais. Je le sentais à travers ce lien qui nous reliait. Et moi, je n'aimais pas le voir triste. Il me souria gentiment. Ses doigts touchèrent ma joue. Délicatement. On dirait que je me faisais caresser par des plumes. Je refermais les paupières, me délectant de ce moment de tendresse. Si rare depuis que je suis arrivée à Volterra.
"_ Aro..."
Silence. Il attendait ma réponse. Je me mis à fixer ses lèvres. Si douces... Je me rapprochais de sa bouche si mielleuse. Si sucré lorsqu'il m'embrassait... J'effleurais ses lèvres. Je l'entendis grogner de plaisir... Je le fis allonger sur le lit tout en déboutonnant sa chemise. J'avais envie de lui. Maintenant... Mon corps le réclamait... Je caressais son torse. Ma bouche suçait un des ses tétons. Je le sentis tressaillir. Ses mains se mirent à malaxer mes fesses. Lentement... Il fit de petites pressions sur mon bassin pour que je me rapproche du sien.
"_ Lys, murmura-t-il."
Le vampire avait les yeux fermés. Les lèvres entrouvertes. Je l'entendis gémir... Grogner de plaisir... Ses caresses se firent plus insistantes. Il leva la nuisette en soie que je portais et inséra un de ses doigts dans mon antre. J'émis un "ah" surprise. Sa main s'activa pour me procurer des sensations de plaisirs. Je remarquais qu'il arrivait mieux à maîtriser sa soif. Ses caresses étaient moins fortes que la première fois qu'on avait fait l'amour. Il titillait le fruit de ses désirs avec férocité et douceur. Ardeur et tendresse. Son autre main faisait des cercles sur mon dos. Il bougea, voulant trouver une position dans laquelle il souhaitait qu'on s'unisse mais je compris qu'il essayait de se débarrasser de son pantalon. Je m'abaissais lentement tout en couvrant son torse de baiser. Le feu se propagea un peu plus dans mon bas ventre. Brûlant... Je sentais que j'étais prête à l'accueillir...
J'allais enlever le dernier bout de tissu quand il se redressa brusquement sur son séant. Il grogna, mécontent, en faisant une grimace. Il devait être appelé. Par qui? Je ne le sais pas. Je reculais pour le laisser partir et me remis sous les couvertures après m'avoir embrassé avec fougue. Si nous commençons à nous retoucher... A faire attention l'un vers l'autre... Peut-être que tout rentrera dans l'ordre? Je me recroquevillais sur moi-même. Peut-être préférait-il se soulager avec son épouse? Je me cachais un peu plus dans les draps. Au loin j'entendis la porte claquée... Il était parti...
Puisqu'il était parti... Pourquoi ne pas aller sur le balcon? Un sourire naquit sur mes lèvres. Je sais que je vais lui désobéir mais ce ne sera que quelques secondes. J'avais besoin de changer d'air. Juste cinq minutes. Je pense qu'il ne sera pas contre. Et puis... Je ne me projetais plus de mettre fin à ma vie. Et d'un coup, je me précipitais vers la fenêtre et l'ouvris. Lorsque je sentis le vent doux et ensoleillé de l'Italie sur la peau, je me sentis bien. Je m'avançais lentement sur le promontoire. Wouah... Quelle vue! J'étais émerveillée par la beauté des jardins qu'avait le château. Il y avait des fontaines, des jardins à la française, à l'anglaise et même à la japonaise. Je me sentais bien... Il faudrait que je lui demande si je pouvais me promener dans le parc. J'aimerais bien me dégourdir les jambes.
La porte se rouvrit et j'entendis un léger grognement. Je me retournais vers mon visiteur. C'était lui. Je me mis à lui sourire naïvement. Comme je le faisais lorsque nous avons débuter à être ensemble. Il cligna des paupières, un peu surpris par ma réaction.
"_ Tu sais que je t'ai interdit d'aller sur le balcon?
_ Oui mais... Je pensais que... Bon..."
Je rentrais dans les appartements et referma la porte fenêtre qui menait au balcon. J'étais un peu déçue qu'il ne me fasse pas assez confiance pour ces choses-là. Mais s'il avait peur... Je pouvais me mettre à sa place. Il s'inquiétait pour moi. Je ne devrais pas être malheureuse. Il donnait beaucoup de temps pour s'occuper de moi. J'espérais seulement qui ne délaissait pas les affaires de son monde pour moi.
