* se met à genoux *

Je suis très en retard... Je sais mais je devais m'occuper de ma vie et de l'association dans laquelle je suis, donc pas facile pour écrire.

Mais le chapitre 8 est tout de même là! \o/ Même si je prends 10 plombes pour écrire, je n'abandonne pas. Donnez moi juste le temps... Pliiiiiz

Donc voilà le chap.8 avec un bonus, qui ne contient pas le lemon détaillé. Sorry.

Bonne lecture


~ Chapitre 8 ~

12 heures pile, Naruto et son frère montait à bord d'une voiture de la famille Uchiwa. Le voyage se fit en silence, Naruto était en colère contre Deidara et ce dernier priait pour que tout se passe bien.

Arrivé au centre-ville, ils allèrent manger dans un restaurant assez luxueux dans lequel le petit brun avait l'habitude de manger. Le compagnon d'Itachi choisit, pour son frère et lui, un menu français afin que le repas dure plus longtemps qu'il le fallait afin d'être sûr que si le dernier Uchiwa venait à la dernière minute, ils ne le rateraient pas. Naruto ne voyant pas où pourrait se trouver le piège mangea avec appétit et discuta tranquillement de tout et de rien en évitant soigneusement d'évoquer la personne tabou, si bien qu'il ne voyait pas les regards incessants de son frère.

Sasuke ne se présenta pas au restaurant et c'est un peu moins confiant que Deidara traîna son frère dans la galerie commerçante. Elle était immense et ils ne pouvaient pas faire les boutiques que le brun avait l'habitude de fréquenter car le jeune blond trouverait cela suspect et de toute manière ces boutiques n'étaient pas du tout leur style. Le grand blond choisi donc de faire des emplettes dans les boutiques aux alentours de celles qu'Itachi lui avait mentionné. Mais malgré les minutes que Deidara laissait s'écouler l'Uchiwa ne venait toujours pas. C'est complétement désespéré qu'il se laissa trainer par Naruto dans une boutique de beauté et c'est à ce moment qu'ils le virent.

Sasuke Uchiwa, un léger sourire se peignait sur ses lèvres, le bras tendu vers une jeune femme qui se faisait désirer en parlant avec une vendeuse. La jeune femme en question était grande, mais cela devait être dû à ses talons, brune, ses cheveux étaient détachés et lui arrivait au milieu du dos. On ne voyait pas son visage mais les deux espéraient qu'elle soit hideuse. Et à la fin de leur prière qui resta dans à l'état de simple pensée, elle se retourna. La peau aussi blanche que celui qui l'attendait, les yeux bleu gris, une bouche rose et pulpeuse. Il fallait l'admettre, elle était magnifique et son ensemble bleu nuit l'a magnifiait encore plus.

- Sasuke me voilà, dit-elle d'une voix douce en lui prenant la main, pour ensuite remonter à son bras.

- Eileen, je ne peux pas passer toute ma journée à…

Le brun ne termina pas sa phrase, il venait de se retourner pour rejoindre le prochain magasin et c'est à ce moment qu'il vit son amant et le frère de celui-ci à seulement 1 mètre de lui. Un long silence s'installa entre les deux couples, personne n'osait bouger ou parler. Deidara jugeait le couple en face de lui, Naruto avait le regard ancré dans celui de Sasuke qui agissait de même, quant à Eileen, elle observait minutieusement les deux blonds.

- Tu ne nous présente pas Sasuke ? demanda-t-elle sans le regarder. Je me nomme Eileen Savage, je suis la fiancée de Sasuke. Vous êtes ?

Les yeux de Naruto s'écarquillèrent et des larmes coulèrent alors sans qu'il ait eu le temps de les cacher. Deidara quant à lui n'en revenait pas, il savait que Sasuke devait être le père du futur héritier de la puissante famille étant donné qu'Itachi l'avait choisi pour le reste de leur vie, mais il ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi grand. S'il avait su, jamais il n'aurait emmené son frère dans cet enfer.

- Eileen. Avertit Sasuke.

Mais elle fit comme si elle n'avait rien entendu et réitéra sa demande. Deidara se reprenant les présenta.

- Deidara Namikaze-Uzumaki, fiancé d'Itachi Uchiwa et voici mon petit frère, Naruto Namikaze-Uzumaki.

- Je rencontre enfin les Namikaze. Eh bien, vous n'êtes pas très distingué, contrairement à ce que tout le monde dit. Dit-elle en les regardant comme s'ils n'étaient rien.

- Eileen, retire tout de suite ce que tu viens de dire.

- Ne me dis pas ce que je dois faire ! Siffla-t-elle en le regardant dans les yeux.

Naruto qui n'avait toujours pas bougé depuis, se retourna brusquement et se mit à la recherche d'une sortie. Sasuke se lança à sa poursuite après s'être excusé auprès de sa fiancée et du frère de son amant. Le blond resté sur place scruta la jeune femme et laissa exploser sa rage.

- Vous êtes en train de détruire la vie de mon frère et ce n'est pas quelque chose que je peux permettre.

- Je ne vois pas pourquoi je détruis sa vie. Elle est déjà bien triste comme ça. Vous avez eu la même vie, jusqu'à ce que ce cher Itachi vous sauve de la mort.

- Je n'ai pas eu une vie qui méritait qu'on la sauve et Itachi et moi, nous nous aimons.

- Foutaise ! Il avait besoin d'un homme et tu étais là.

- Vous n'êtes qu'une…

Deidara préféra ne rien dire et alla à la recherche de son frère et de l'abruti qui l'avait lâché. Ces deux derniers après une course effrénée dans la galerie, s'étaient arrêtés par manque de souffle. Naruto n'avait pas envie de lui parler mais maintenant qu'ils étaient assis, il ne pouvait pas y échapper.

- Naruto, écoutes-moi s'il te plaît.

- C'est ce que je fais… mais dépêche-toi.

Sasuke commanda pour eux et regarda longuement celui qui hantait sa vie. Il voyait bien que Naruto n'était plus en forme et il s'en voulait mais il n'avait pas le choix. Il était là pour rétablir la vérité. Il lui expliqua alors tranquillement que dans leur famille, il n'était que deux et qu'il fallait absolument que l'un deux ait un héritier. Etant donné qu'Itachi avait libéré Deidara, chez eux, c'était l'équivalent de fiançailles et il ne restait plus que lui pour procréer. Donc il avait été contraint à des fiançailles avec cette Eileen Savage pour le bien être de sa famille.

Le blond l'écoutait raconter son histoire avec un intérêt nouveau. Alors il n'avait pas décidé de son plein gré à l'abandonner ? Mais même maintenant, qu'est-ce que cela changeait à leur histoire ? Il allait avoir un enfant, devrait se marier avant qu'il naisse et lui serait dans l'ombre ? La personne que l'on décide de voir pour s'envoyer en l'air quand la dame n'est pas disposée à satisfaire monsieur ?

Il était hors de question qu'il ait ce rôle que ce soit pour cet homme ou un autre. Son amour-propre l'emportait sur l'amour qu'il portait à l'Uchiwa et il s'en félicita intérieurement. Maintenant qu'il savait la vérité, son futur se dessinait comme un long chemin qu'il ferait en solitaire, il n'avait jamais eu l'intention de laisser des hommes prendre plaisir avec son corps et il n'en aura jamais l'intention. Son père comprendrait sa tristesse et sa mère le soutiendrait, tout comme Deidara, il en était certain.

Décidé, Naruto voulu quitter Sasuke sans lui dire un mot, ce dernier le laissa faire trois pas avant de lui dire à haute voix une phrase qui bouleversa le futur que l'Uzumaki s'était projeté.

- Ce n'est que temporaire.

- Comment ça temporaire ? demanda le blond toujours de dos et assez fort pour que son interlocuteur l'entende.

- Selon le contrat qui nous unie, je dois simplement la mettre enceinte et rester avec elle pendant un an, afin que l'enfant soit reconnu comme celui d'un Uchiwa. Ma mère et mon père ont été unis par le même contrat…

- Tu dois rester avec elle pendant un an et après tu ne lui devras plus rien ? demanda outré Naruto en se retournant.

- Eh bien… oui.

- Vous êtes complétement atteint dans ta famille ! Et tu crois que je t'attendrais ? Un an plus neuf mois de grossesse, ça fait presque deux ans ! Alors excuse-moi mais je ne vais pas attendre deux ans pour…

Naruto ne termina pas sa phrase car Sasuke venait de le prendre dans ses bras. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas touché qu'il en resta sans voix et profita juste de l'étreinte. Mais il ne pouvait pas attendre presque deux ans tout en sachant que son amant serait avec cette pimbêche et la seule chose qu'il ne pourra jamais lui offrir. Une famille.

- Je ne pourrais pas. Soupira le meiko

- Pour moi, Naruto. Pour nous, pour notre amour. Je ne l'aime pas, je ne l'apprécie même pas. Je n'aime et n'aimerais que toi.

Naruto ému, par ce que venait de lui chuchoter le brun, laissa ses larmes couler avant de les essuyer discrètement et de s'écarter de son amour, en lui disant qu'il avait beau l'aimer, l'attente serait trop douloureuse et que donc ils se reverraient un jour après tout ça pour voir, si cet amour était vraiment fort. Le blond parti pour de bon cette fois et laissa l'Uchiwa sur place.

Leur idylle prenait fin à cause d'un maudit contrat, d'un maudit besoin d'héritier et d'une maudite femme. Naruto voulait crier mais il ne pouvait pas le faire ici, il alla donc à la recherche de son grand frère et s'en alla une fois qu'il l'avait retrouvé. Ils ne parlèrent pas. Deidara su, en voyant le visage de son petit frère, que rien ne s'était passé comme il l'espérait et il le regrettait. Si avant, il y avait de l'espoir ; à présent tout s'effondrait.

Arrivé à l'okiya, Naruto alla dans sa chambre et cria de ton son soûl une fois la porte fermée. Personne ne vint le voir et il remercia silencieusement son cher frère pour ça. Il devait réfléchir et vite. Il ne pouvait pas rester ici sans rien faire, ce serait être un poids pour ses parents et toute la ville lui rappelait Sasuke.

C'est après une nuit blanche à réfléchir à son avenir dans le jardin de l'okiya qu'il prit sa décision, il allait partir.


Bonus

Cela fera bientôt trois semaines qu'Itachi l'avait libéré de la vie qu'il menait à l'okiya, même si celle-ci n'avait pas été trépidante, il était heureux de pouvoir être avec quelqu'un qu'il aimait et qui l'aimait en retour. Enfin Itachi n'était pas très démonstratif quand il était en public et il ne lui avait pas encore dit les trois mots mais Deidara savait que s'était trop tôt pour espérer les entendre.

La rencontre officielle avec Uchiwa père avait été tendue. Si on lui avait annoncé qu'il se ferait pendre juste après, il n'aurait même pas eu peur tellement Fugaku Uchiwa avait eu une attitude glaciale.

- Je vois que mon fils a fait son choix. Dit le patriarche en dévisageant le blond en face de lui. Au moins, il s'est entiché de quelqu'un d'une bonne famille. Maintenant qu'il vous a libéré, vous êtes comme marié à lui donc vous faites partie de la famille Uchiwa et vous le resterez, seulement si vous suivez quelques règles.

Pendant dix minutes au moins, il lui expliqua qu'étant donné l'importance de leur nom dans le monde, le moindre faux pas serait obligatoirement vu, ferait chou gras pendant des semaines et qu'il n'avait pas envie de sortir de l'argent pour protéger le compagnon de son fils même si celui-ci faisait partie de la famille. Pour les sorties en solitaire, Deidara devait toujours prendre une voiture de la famille et se faire escorter par le chauffeur, qui faisait également office de garde du corps. Les sorties familiales par contre devait absolument se faire dans la sobriété, donc les habits du blond étaient interdits dans ces moments. Pour l'Uzumaki-Namikaze, c'était comme mettre sa personnalité en bouteille et la jeter à la mer, mais s'il voulait que tout se passe bien et pour Itachi, il le ferait.

Pensant que son calvaire allait prendre fin, une fois les règles énoncées, le fiancé de l'ainé Uchiwa désenchanta quand Fugaku posa sur la table un dossier énorme à la couverture noir striée de rouge.

- Voici les règles de notre famille pour toutes les situations, j'apprécierais que vous les suiviez à la lettre et les termes du contrat de mariage sont également présents dans ce dossier. Les termes sont les mêmes depuis mon arrière-arrière-arrière-grand-père et je souhaite qu'ils le restent… me suis-je bien fait comprendre ?

Deidara acquiesça, pris le dossier… ou plutôt le traîna et partit quand Fugaku lui fit signe que c'était tout pour le moment. Itachi l'attendait et quand il vit son fiancé avec le gros dossier, il soupira fortement. Son père espérait le faire fuir ?

Le couple alla déjeuner dans le petit salon en discutant à peine, puis Itachi alla travailler pendant que Deidara se mit à la lecture des règles de sa nouvelle famille. Il passa une heure assis appuyé contre la tête de lit quand il lut des règles qui renvoyaient à des termes du contrat qui le choquait.

« A table, le silence est roi. Une personne rompant ce silence sera renvoyer de table avec interdiction de manger pour le reste de a journée. » - L'ancien meiko ne trouva pas les mots.

« La femme a l'interdiction de travailler et d'effectuer des tâches ménagères. Elle doit seulement veiller à ce que son mari ne manque de rien. » - Deidara rit doucement.

« Lors des sorties, les hommes doivent porter des costumes trois pièces et les femmes des robes de soirées sombres. Aucune exception n'est acceptée. » - Complètement absurde encore une fois.

Et pour finir, la règle qui l'empêcha de continuer fut : La femme a obligation de satisfaire sexuellement son mari au moins trois fois par semaine.

- Trop, c'est trop. Siffla le blond qui prit le classeur avec lui et alla voir son beau-père dans son bureau sans frapper, comme le voulait la politesse, pour jeter le dossier sur le bureau.

Fugaku ne dit rien et prit place dans son fauteuil. Ils se défiaient du regard et aucun d'eux ne voulait abandonner. Le patriarche Uchiwa soupira en voyant que ça ne servait à rien de s'obstiner contre un Uzumaki, enjoignit Deidara à s'exprimer.

- Je ne suis pas une marionnette ! Il est tout simplement hors de question que je suive ne serait que l'une de vos règles. Itachi m'a pris comme je suis et votre famille fera de même un point c'est tout. Me suis-je bien fais comprendre ?

L'Uchiwa esquissa ce qui devait sûrement être un sourire et acquiesça. Deidara, un peu perdu face à cette réaction qui ne lui paraissait pas normale, s'en alla avant que le père d'Itachi change d'avis.

Pour se vider la tête, le blond alla faire un tour dans les jardins et s'allongea dans une partie de l'énorme labyrinthe, le temps était doux et le soleil arrivait à percer quelques fois à travers les épais nuages. C'est à cet endroit qu'il s'endormit et qu'Itachi le retrouva que les coups de seize heures.

- Dei. Réveilles-toi.

- J'ai dormi longtemps ? demanda l'ancien meiko toujours endormi.

- Au moins, une heure d'après ce que m'ont dit les domestiques.

Deidara soupira et se releva, Itachi le regardait avec un sourire et une expression qui voulait tout dire.

- Je ne l'ai jamais fait dehors, murmura l'Uzumaki en s'approchant de son amant.

- Nous allons y remédier dans ce cas, répondit le brun en l'embrassant tendrement d'abord puis de plus en plus passionnément.

Leur corps glissait l'un contre l'autre, une danse sensuelle que seul eux comprenait. C'était tendre mais audacieux, lent mais animal. Le yukata noir du blond tomba au sol dans un bruissement si doux, qu'il s'accordait aux gémissements que poussait le Namikaze quand l'Uchiwa honora son corps. Les vêtements de ce dernier ne restèrent pas longtemps sur lui, ce qui permit à leur corps de se reconnaitre encore une fois, sur la mousse qui faisait office de sol.

Des gémissements, des baisers, des va-et-vient et trois mots emmenèrent Deidara vers la jouissance.

- Je t'adore.

Itachi lui avait dit de vive voix son attachement, avant que lui aussi sombre dans le plaisir absolu. Ce n'était pas encore ça mais le blond savait que ça viendrait avec le temps.

- -ItaDei-

- Mon père m'a dit que tu l'as défié. Dit Itachi sur le chemin du retour.

- En effet, répondit légèrement craintif l'ainé des Uzumaki-Namikaze.

- Tu as fait ce qu'il fallait. Personne n'avait encore contesté ce qu'il y avait dans ce dossier à part ma mère.

- Vraiment ? s'écria Deidara.

- Il t'apprécie mais il ne te le dira jamais.

Le blond sourit. Il était heureux d'avoir le sang des Uzumaki, chez eux personne ne se laissait faire et grâce à cela, il était le bienvenue dans sa nouvelle famille.

- Ce qui m'importe le plus, c'est toi. Murmura-t-il à l'oreille de son fiancé.

Itachi esquissa un sourire et lui embrassa le front avant d'entrer dans le salon.

C'était un bon début pour Deidara et il était fait pour rester dans cette famille. Il le prouverait.