L'auteuse s'excuse pour avoir oublié de remercier ses lecteurs-trices, pour leurs reviews...
Quel manque de savoir vivre ! Brrrr, si ça faisait pas aussi mal, je me mettrais des baffes ! Mais voilà, je remets les pendules à l'heure.

Alors merci à tous, et à toutes, et je souhaite la bienvenue à ceusses qui viennent en cour de route !

Bon, trêve de blabla, bonne lecture !
Et comme d'hab, RdV en bas...

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Leçon de séduction...

Après avoir emmené leurs invités dans leurs quartiers respectifs, Elisabeth retourna dans son bureau. La journée avait été riche en événements et elle devait faire son rapport. Malgré l'heure tardive et sa fatigue, elle s'obligea à le faire. Elle venait juste de finir de lire ce qu'elle avait écrit, qu'une douleur apparut à la base de son cou. C'était tellement soudain, qu'elle gémit. Elle se massa la nuque, espérant la faire passer, mais c'était peine perdue.

-Il ne manquait plus que ça... Gémit-elle.

Elle tourna la tête à droite, à gauche, et se pencha en arrière, en fermant les yeux.

John se dirigeait vers la salle de contrôle pour lui parler, quand il entendit une plainte venant de son bureau. Il se demandait ce qu'elle pouvait bien faire, et grimpa les marches rapidement.

-Ohhh, mon dieu... faites que ça s'arrête... Murmura t-elle.

La douleur était si vive, qu'elle pencha la tête en avant et la posa au creux de ses bras.

C'est dans cette position que la trouva John. Elle ne l'avait pas entendu, alors il avança doucement dans la pièce. Il se plaça alors derrière elle, posa ses mains sur ses épaules, les pouces à la base de son cou, là où il avait deviné qu'elle avait mal, et commença à la masser.

Elisabeth sursauta, et voulu se lever. Gentiment mais fermement, John la maintint assise et se pencha pour lui chuchoter à l'oreille.

-Chuuut, ce n'est que moi... laissez-vous faire...

Elle avait les muscles tellement noués, qu'il lui fallut du temps avant de la sentir se décrisper.

Elle avait redressé la tête et gardait les yeux fermés. John avait les mains douces, et elle poussa un gémissement, mais cette fois ci, c'était de plaisir. C'était bon... tellement bon...

-Mmmm... Fit-elle les yeux toujours fermés, vous êtes vraiment doué, John...

Il attira sa tête en arrière et l'appuya contre son torse. Il continua le mouvement de ses mains jusqu'à ce qu'elle soit complètement détendue. Il aimait la toucher. Et lui donner un moment de plaisir simplement en la massant, lui avait procuré un bien-être comme il n'en avait jamais ressenti. Cette femme faisait ressortir le meilleur de lui...

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Elle pouvait sentir son corps ferme. Elle était bien, très bien même. Ce sentiment de plénitude était nouveau et très agréable. Avec Simon, ça n'avait jamais été ainsi. Et là, Elisabeth se sentait à sa place, entre les mains douces et fermes de John.

-Ça va ? Demanda t-il doucement.

-Mmmm... merci, vraiment merci Sheppard, ça va beaucoup mieux maintenant... Se reprit-elle.

Elle se leva et se tourna vers le major qui n'avait pas bougé. Il la regardait et ne pouvait pas détacher son regard. Elisabeth en fut troublée.

-On devrait peut-être... Commença t-elle en murmurant.

Elle ne put finir sa phrase. John s'était approché d'elle doucement, comme si il avait peur qu'elle s'en aille. Son regard avait changé, elle pouvait y lire du... désir ?!

Il leva la main droite et caressa sa joue tendrement, pendant que l'autre se plaça naturellement aux creux de ses reins. Il la plaqua doucement contre lui et pencha la tête, attendant un refus de sa part. Comme rien ne se produisit, il posa ses lèvres sur celles d'Elisabeth. Elles étaient douces, telles qu'il se l'était imaginé. D'abord léger, son baiser s'intensifia et il entrouvrit la bouche. Elisabeth se laissa aller et fit de même.

De sa joue, la main de John passa derrière sa nuque pour approfondir l'étreinte et il caressa sa bouche de la langue, ce qui la fit gémir de plaisir.
Il était tendre et attentif au moindre soupir de sa partenaire et il la serra plus fort, leurs langues dansant, se cherchant, s'emmêlant dans un ballet vieux comme le monde.

Ce fut une étreinte douce, mais terriblement sensuelle. Ils finirent par se séparer, haletant... Leurs cœurs battant à tout rompre...

Elisabeth le regarda, elle n'en revenait pas, elle avait laissé le major l'embrasser !
Elle l'avait embrassé ! Et pire encore, elle avait adoré ça !!

Et apparemment, cela n'avait pas laissé John indifférent non plus. Il la dévorait du regard et ses prunelles vertes étaient devenues noires de désir.

-John... je crois que... nous...

Elle bafouillait, c'était inhabituel chez elle, elle était troublée. John en était ému.

-Je comprends, Elisabeth, moi aussi...

-Il est tard, nous devrions aller nous coucher... Murmura t-elle.

Quand elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire, elle rougit.
Trop tard...
Le major souriait jusqu'aux oreilles. Il avait compris ce qu'elle avait voulu dire, mais la façon dont elle rougissait... Il trouvait ça charmant !

-Après vous ! Dit-il en lui montrant la sortie.

-Major...

-Ce n'est plus John ?

-John, nous ne pouvons pas...

-Nous ne pouvons pas quoi ?

-Nous, ce n'est pas possible, on doit arrêter, avant qu'il soit trop tard...

Ça lui brisait le cœur, elle s'était rendue compte qu'elle tenait énormément à lui, et même qu'elle était en train de tomber amoureuse...

-Pourquoi ? On ne fait de mal à personne ! S'exclama alors John.

-John ! Comprenez-moi ! Je dirige cette cité, vous êtes le militaire le plus gradé, et...

-Et vous, vous êtes une civile! Coupa t-il, nous n'enfreignons aucune règle, que je sache !

-Non, mais...

-Il n'y a pas de mais Elisabeth, je... je ne regrette pas de vous avoir embrassé, la seule chose que je regrette, c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt !

Elle le regarda sans faiblir, elle se devait d'être ferme et il soutint son regard quelques instants.

-Mais si c'est ce que vous voulez, alors d'accord, arrêtons... Murmura t-il tristement.

Elisabeth s'en voulait, elle avait adoré être dans ses bras, sentir son cœur battre comme un fou, comme le sien d'ailleurs...
Mais il le fallait, même si le regard de John ressemblait à celui d'un enfant malheureux.

-John, je vous en prie, ne m'en veuillez pas, vous savez pourquoi il ne faut pas continuer...

Même si à ce moment, il lui en voulait, il savait qu'elle avait raison. Alors, il lui pardonna bien vite.

-Bon, d'accord, mais je n'ai pas dit mon dernier mot... Dit-il en souriant d'un air charmeur.

Il s'approcha d'elle, et déposa un baiser léger sur ses lèvres.

-Bonne nuit, Elisabeth.

Il se retourna, et partit, la laissant sur place.

Elisabeth passa ses doigts sur sa bouche. Elle sentait encore le contact des lèvres de John.

-Wouaahh... ma fille, tu ferais mieux d'aller te coucher, faudra assurer demain...

La porte de son bureau se ferma d'elle-même quand elle sortit et se dirigea vers ses quartiers...

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Elisabeth ne se rappelait pas comment, mais elle était arrivée devant sa porte. Elle était tellement obnubilée par ce qui s'était passé dans son bureau, qu'elle avait marché comme un automate. Elle chercha la clef, mais ne la trouva pas.

-Mais où j'ai bien pu la mettr...

Et là, elle se rendit compte qu'elle n'était pas dans son état normal. Depuis quand les portes de la cité avaient besoin de clefs ?

Elle secoua la tête, se traitant mentalement de folle à lier ! Décidemment, le major avait l'art de la mettre dans tous ses états. Quand il ne la charmait pas avec son fameux sourire, c'était avec des mots gentils qu'il essayait de la "mettre dans sa poche", ou, comme ce soir, en l'embrassant.

Elle se passa les doigts sur la bouche, et à se souvenir, son cœur rata un battement.

Entre temps, elle avait machinalement passé la main devant le système d'ouverture, et la porte de sa chambre s'était ouverte. Elle y entra précipitamment. Elle avait chaud tout d'un coup, et se sentait fébrile. C'était la fatigue, elle n'avait pas fait très attention à elle, ces derniers temps. Ça devait être ça, elle était fatiguée...

Mais cette chaleur qu'elle ressentait, là, au creux de ses reins, ça, ce n'était pas dû à la fatigue, elle le savait, il fallait juste qu'elle l'admette.

-Oh John, pourquoi a t-il fallu que vous fassiez ça !

Elle croisa les bras et s'assit sur son lit, se releva, pour se rasseoir. Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire !

Si, dormir. Ça lui remettrait les idées en place...

Mais d'abord, elle devait se détendre. Dans l'état d'excitation dans laquelle elle se trouvait, jamais elle ne trouverait le sommeil. Alors elle se leva, se dirigea vers la salle de bains et ouvrit les robinets.

Pour se délasser, rien de tel que de se glisser dans une baignoire pleine de mousse odorante. C'était un privilège que peu d'habitants de la cité possédaient. En tant que commandant en chef, et femme de surcroît, elle avait eu ce droit.

Elle retourna dans sa chambre, se déshabilla, leva les yeux et se vit dans le miroir. Elle pencha la tête de côté et s'examina d'un œil critique.

Pas mal pour mon âge ! Se dit-elle.

Elle avait un corps ferme et souple, qu'elle entretenait dès qu'elle avait un instant de libre. En ce moment, ce n'était pas fréquent, mais elle faisait attention à ce qu'elle mangeait. Et ça portait ses fruits, comme elle pouvait le constater.

Ses mains montèrent jusqu'à sa poitrine et elle passa ses doigts dessus, délicatement. Aussitôt, les pointes se dressèrent. Le feu qui couvait dans ses reins se réveilla de plus belle et la fit gémir. C'était terrible, elle voulait que les mains qui parcouraient son corps, soient celles de John !

Elle ferma les yeux et son imagination débordante travailla à fond. Elle les rouvrit et derrière son reflet, elle vit le visage de son major qui lui souriait tendrement. Ses bras étaient autour d'elle, ses mains la caressaient, et elle pouvait presque sentir son corps plaqué contre elle. Elle savait que ce n'était qu'un fantasme, mais justement, puisque ce n'était que ça, elle avait le droit d'en profiter...

Le bruit de l'eau qui coulait, la sortit brutalement de sa rêverie. Son bain ! Elle fila fermer les robinets, et se plongea dans la baignoire avec délice...

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Un peu plus tard, elle rêvassait quand elle eut un frisson. L'eau était tout juste tiède ! Elle jeta un coup d'œil sur sa montre et se rendit compte qu'elle "trempait" depuis trente minutes. Pas étonnant qu'elle ait froid ! Elle sortit précipitamment, et enfila son peignoir. Elle se dirigea vers son lit et se coucha, emmitouflée, des rêves torrides plein la tête...

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John Sheppard se retrouva devant ses quartiers, ouvrit la porte, la referma derrière lui et s'y adossa.

-Waouhh... John, il va falloir la jouer serrer... Se dit-il.

Son corps avait réagi quand il avait tenu Elisabeth dans ses bras. Il avait envie d'elle. Encore maintenant, quand il repensait à elle...

-Oh bon sang, Elisabeth...

Il espérait seulement qu'elle ne s'en était pas rendu compte. Elle n'était pas prête, pas encore. Il ne savait pas si elle voulait aller plus loin avec lui, mais il le saurait bientôt. Il ferait tout pour. Et il prendrait son temps, il ne voulait pas la brusquer.

Il se déshabilla, et fila dans la salle de bain. Une douche froide, il fallait qu'il prenne une douche froide !

Il posa ses mains de chaque côté du robinet et laissa l'eau faire son effet. Un sourire gourmand étira soudain sa bouche. Il venait de se demander ce qu'aurait dit Elisabeth, si il lui avait demandé de prendre sa douche avec lui...

Elle aurait refusé, c'est sûr ! Mais bon dieu, ce qu'il aurait aimé ça !
Elisabeth, là, avec lui, nue et ruisselante, il aurait passé la langue sur sa peau pour lécher les gouttes d'eau. Il la soulèverait dans ses bras et elle nouerait ses jambes autour de ses reins...

Il lui ferait l'amour...
Et ensemble, ils crieraient de plaisir, et...

Et il ouvrit en grand l'eau froide !!

Décidément, son imagination était trop fertile ! Quelques instants plus tard, il ressortit, une serviette autour des reins et s'assit sur son lit. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ce qui s'était passé dans le bureau.

Il avait embrassé Elisabeth, et c'était aussi bon qu'il l'avait espéré. Il soupira, se leva, laissa tomber la serviette et se coucha sur le dos, nu. Les bras derrière la tête, il réfléchissait. Comment allait-il s'y prendre pour la faire changer d'avis sur leur relation ?

Il n'en savait rien pour l'instant, mais se promit d'y penser sérieusement. Il y arriverait, de toute façon, il l'aimait trop pour laisser tomber !

Maintenant, il en était sûr, il était amoureux...

Dormir, il fallait qu'il dorme. Ne dit-on pas que la nuit porte conseil ?
Il se glissa alors sous ses couvertures, et se retourna sur le ventre. Il s'étira, prit son oreiller dans ses bras, et s'endormit en pensant à la femme merveilleuse qu'il allait conquérir.
Le major John Sheppard souriait dans son sommeil...

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Dans les quartiers des invités, les discussions allaient bon train. Et dans ceux de Chiana et d'Argo, le ton montait. Une dispute se préparait...
La façon dont elle s'était comportée avec le major, ne lui avait pas plu, mais alors pas du tout.

-On aurait pu croire que tu lui faisais des avances, c'était indécent ! S'exclama le Luxan.

Il était furieux, mais ne savait pas pourquoi, après tout, il avait beau être avec elle, ils ne s'étaient pas engagés, enfin pas encore...
Ça lui faisait mal, et elle ne s'en rendait même pas compte !
C'était un guerrier, il était plus à l'aise avec son épée qu'avec les mots. Il aurait aimé lui dire qu'il tenait à elle, beaucoup... En fait, il l'aimait...

Voilà c'était dit. Il l'aimait...
Il était soulagé, et en même temps effrayé.

-Mais pas du tout ! Je me suis montrée polie, c'est tout ! Continua Chiana qui n'avait pas remarqué le changement d'attitude de d'Argo.

-Tu as une drôle de façon de le montrer, alors... Dit celui-ci plus doucement.

Chiana réalisa alors une chose.

-Mais tu es jaloux !

-Ne dit pas de bêtises, Chiana, pourquoi veux-tu que je sois jaloux ?

Il ne l'admettrait jamais devant elle, mais oui, il était jaloux !
Elle s'approcha de lui, se haussa sur la pointe des pieds et l'embrassa tendrement, délicatement.

Chiana pouvait être insupportable, mais malgré son jeune âge, elle n'en était pas moins experte en amour. D'Argo ne mit pas longtemps à répondre à son baiser. Mais juste au moment où il allait la prendre dans ses bras pour l'emmener au lit, elle lâcha sa bouche et recula un peu.

-Pour ça ! S'exclama t-elle satisfaite.

Mais en voyant le désir dans les yeux du Luxan, elle se rapprocha, sauta dans ses bras, et noua ses jambes autour de ses reins. Elle l'embrassa fougueusement, et c'était une invitation sans équivoque. D'Argo se laissa faire et répondit bien vite à ses caresses. Elle était douée, très douée même, pour le faire changer d'avis. Il le savait, mais s'en fichait. Il la voulait, et elle le voulait aussi. Il la serra, et ils allèrent, soudés l'un à l'autre, sur le lit qui leur tendait les bras.

Bientôt, on put entendre des soupirs et des râles de plaisir...

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John Crichton allait et venait dans la chambre. Il avait du mal à tenir en place. Aeryn n'arrivait pas à le faire se calmer. Elle était assise sur le bord du lit et le regardait. Ça lui faisait bizarre de le voir dans cet état là, mais en même temps, elle comprenait. Il avait retrouvé sa planète, les gens de son peuple. Elle était heureuse et en même temps, elle l'enviait. Elle, elle ne pourrait jamais revoir les siens...

-S'il te plait John, arrête. Ça ne sert à rien de tourner en rond. Vient plutôt te coucher. On leur posera toutes les questions que tu veux demain !

-Tu as raison, mais je suis tellement excité que je ne sais pas si je vais pouvoir dormir !

Aeryn avait du mal avec les expressions Terriennes, mais il y avait une chose qu'elle avait vite appris depuis qu'ils étaient ensemble, c'était comment faire pour le distraire. Ils n'avaient pas eu beaucoup d'intimité ses derniers temps, et ça lui manquait. Alors elle s'approcha de lui

-Je sais quoi faire, moi, si tu n'as pas envie de dormir... Lui murmura t-elle à l'oreille.

John la regarda, interrogateur, et attendit. Il ne savait pas si elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire, ou si c'était juste pour lui changer les idées. Et la deuxième raison ne lui semblait pas bonne.

-Tu es sûre ? Ce n'est pas pour me faire plaisir ? Rétorqua t-il doucement.

Elle s'approcha de lui et sans prévenir, prit sa tête entre ses mains et l'embrassa. Dans l'intimité, Aeryn le soldat se transformait en une femme passionnée, et elle le lui démontra.

Il se laissa faire, jusqu'à ce qu'elle descende les mains de sa nuque à ses hanches. Elle remonta son tee-shirt, lui caressant le dos au passage. Ne voulant pas être en reste, il lui enleva alors son débardeur, et passa un doigt agile sur la pointe de ses seins qu'il sentit se durcir, puis reprit sa bouche. Ils s'embrassèrent, encore et encore. John avança, Aeryn toujours dans ses bras, et la bascula sur le lit. Il s'appuya sur ses avants bras, pour ne pas peser sur elle, et fouilla sa bouche de la langue. Ses mains couraient sur elle, il aimait la toucher, l'embrasser, et le corps ferme sous ses doigts répondait à chacune de ses caresses.

Haletant, ils se séparèrent, les yeux pleins d'amour.

-Oui John, j'en suis sûre... Murmura t-elle d'une voix rauque.

Il se pencha de nouveau sur elle pour capturer ses lèvres dans un baiser très doux. Mais bien vite, le désir de sentir le corps de l'autre les reprit, et le reste de leurs vêtements ne formèrent bientôt plus qu'un tas par terre.

Aeryn gémissait, et se cambrait sous les doux assauts de son amant. Il l'embrassa dans le cou, là où il savait que c'était sensible.

-Mmmm, John... s'il te plait...

Elle le désirait et voulait plus, John le sentit et releva la tête, il la regarda dans les yeux, et lui sourit.

-Je vais prendre mon temps, ça fait tellement longtemps... Dit-il tout bas, les yeux pleins de désir...

Et il l'embrassa fougueusement...

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Chez Stark et Rigel, pas de soupir, ni de plaisir d'ailleurs, loin de là !
C'était la guerre !
La guerre froide, glaciale même !!

Depuis qu'ils avaient vu la chambre qu'Elisabeth avait mise à leur disposition, rien n'allait plus !
Pour faire bonne figure, ils avaient accepté sans broncher, et l'avait même remercié, mais maintenant qu'elle était partie, c'était une autre paire de manche...

Le problème sur Atlantis, ce n'était pas la place, la cité était immense et il y avait beaucoup de pièces inoccupées. Non, le problème, c'était les meubles, ou plutôt, le manque de meubles.

Les habitants d'Atlantis n'avaient en effet, pas prévu de recevoir plusieurs visiteurs en même temps, en tout cas, pas pour quelques jours.

Quand il y avait eu un souci sur le continent, lors de la grande tempête de l'année passée, les Athosiens qui étaient venus se réfugier dans la cité, avaient amené avec eux de quoi tenir le temps qu'il fallait. Et ils étaient repartit avec.

Les futurs Atlantes, eux, quand ils avaient préparé leurs bagages pour y aller, avaient ramené de terre le matériel nécessaire à leurs besoins. Juste ce qu'il fallait. La porte des étoiles réclamait énormément d'énergie pour qu'ils puissent voyager aussi loin, et comme elle ne pouvait rester très longtemps ouverte, ils ne s'étaient pas encombrés du superflu. Et c'était ça qui n'allait pas.

Dans la chambre, un seul lit. Grand, certes, mais un seul.

-Comme je suis un dominar, je le prends !

-Comment ça, c'est toi qui le prends ! Et pourquoi ce ne serait pas moi ?

-Parce que je viens de le dire, tête d'allumé, je suis un dominar !

-Ce n'est pas une raison...

-Peut-être, mais c'est comme ça !

-Rigel, tu es peut-être un dominar, mais tu n'as aucune considération pour les autres. Tu es petit, je suis grand, mais le lit est suffisamment large pour qu'on...

-Quoi ? Tu veux qu'on dorme ensemble ? Mais ça ne va pas la tête ? Il est hors de question qu'on se couche dans le même lit !

-Rigel, je suis fatigué, et tu n'as rien à craindre, crois-moi ! Je me mets d'un côté et toi, de l'autre ! Regarde, je vais même faire une séparation avec les coussins, comme ça, on aura chacun notre place !

-De toute façon, tu n'es pas mon type alors...

Et ils prirent place dans le lit. Chacun de son côté. Si à ce moment là, Stark avait pu voir la grimace de Rigel, nul doute qu'il aurait compris ce que celui-ci préparait. La tête de l'Inérien se crispa et...

-Rigel ?! Mais c'est pas vrai ! T'as pas...

La voix de Stark était déformée par les gaz de Rigel !

-Si ! Pourquoi, ça t'embête ?

-Mais tu aurais pu faire ça avant d'aller sous les couvertures !!

-Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à aller ailleurs !

-Mais où veux-tu que j'aille ??

-Je ne sais pas, et ça m'est égal ! Ce n'est pas mon problème ! Maintenant, laisse-moi, je suis fatigué, il faut que je dorme !!

Et il se retourna, un rictus aux lèvres. Quelques minutes plus tard, il ronflait. Fort, très fort.
Stark s'était mis le plus loin possible de lui, et essayait de s'endormir. Il se tourna, encore et encore, les ronflements de Rigel l'exaspéraient, mais il préférait encore ça à ses bruits incongrus !

Pffffffftttt...

Stark soupira bruyamment et se mit la tête sous l'oreiller, même quand il dormait, l'Inérien se lâchait...

oOoOo

C'était dans les quartiers de Zahan que c'était le plus calme. Etant une prêtresse, elle se devait de pratiquer sa religion. Pour ça, elle était assise sur un tapis, nue, les jambes croisées.

Devant elle, une urne pleine d'une décoction de son invention, dégageait des vapeurs odorantes. Elle psalmodiait doucement, les yeux fermés, un sourire éclairant son beau visage bleu. Elle était en paix. Ça faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas laissé aller à prier, qu'elle était presque en transe. Sur Moya, il lui arrivait, quand elle se trouvait seule, de pratiquer, mais comme ils étaient poursuivit sans relâche par l'infâme Scorpius, elle craignait toujours d'être dérangée. Ce qui fait qu'elle ne pouvait jamais se détendre totalement et profiter des bienfaits de la relaxation.

Avoir jailli du vortex près de cette cité était un don, et elle remercia les déesses pour cela. Quand les vapeurs disparurent, elle se leva et s'habilla. Elle s'assit sur son lit et pensa à ses amis.

John et Aeryn, enfin ses deux là allaient pouvoir laisser libre court à leur passion, sans contrainte. Ils avaient besoin de se retrouver seuls, et sur Moya, ce n'était pas toujours chose facile !

Stark, son merveilleux Stark... Elle pensa à lui, et son cœur déborda d'amour. Etait-ce ça la passion ? Elle l'avait vécu une fois, mais ça c'était très mal fini. Elle avait été obligée de tuer l'homme de sa vie... Et maintenant encore, son cœur saignait à la pensée de ce qu'elle avait dû faire. Mais avec Stark, ce serait différent, elle le sentait.

Rigel, lui était... et bien, lui était fidèle à lui-même. Egoïste, vaniteux, mais attachant. Il était physiquement très différent de ses compagnons, et Zahan était sûre que c'était à cause de ça qu'il était insupportable. En fait, il devait avoir peur. Peur qu'ils l'abandonnent, tout simplement ! Mais de ce côté là, le petit Inérien n'avait rien à craindre. Jamais, ils ne le laisseraient. Ils formaient une famille sur Moya, et resteraient soudés quoi qu'il advienne.

D'Argo et Chiana, ils étaient aussi différents qu'il était possible de l'être ! Chiana était jeune, insouciante, délurée, mais quand elle regardait le grand d'Argo, ses grands yeux noirs brillaient d'un amour sans faille. Lui, il était moins démonstratif. Normal, c'était un guerrier ! Mais Chiana avait réussi à faire plier ce géant, qui ne laisserait jamais personne lui faire du mal. Zahan était sûre de ça.

Quant à ses hôtes, le militaire et le Dr Weir, ce qu'elle ressentait en leur présence l'intriguait. Ils étaient amis, ça ne faisait aucun doute, mais il se passait autre chose entre eux. Ils étaient attirés l'un par l'autre, mais n'avait pas l'air de s'en rendre compte ! C'était étrange, ils étaient pourtant adultes et responsables ! Pourquoi mettaient-ils de la distance entre eux ? A son avis, ils ne devraient pas attendre. Zahan pensait qu'il fallait toujours profiter du temps présent. Se soucier du lendemain faisait toujours passer à côté de meilleures choses de la vie...

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A suivre...

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Est-ce que ça vous plait toujours ?
N'oubliez pas, j'accepte toutes les critiques. Et comme j'vous avais prévenu...

Le copier-coller, c'est génial ! La phrase ci-dessous, je vais la garder comme favorite...

Au boulot ! Faites marcher vos petits doigts...

Et merci de me lire...