JE VOUS AI MENTI, Y'A PAS D'ALCOOL ! Ahahahahahahaha.

Sinon, bonjour ou bonsoir ! Voici un autre long chapitre, qui est, d'ailleurs l'un de mes préférés.

Pour le dixième chapitre, je vais faire quelques petits récapitulatifs sur les noms de code, des Rebelles :

- Hermione est Aster

- Drago est Falcon

- Théodore est Anguis (Ou "Snake")

- Jace est Fengari

- Dean est Abietes

- Luna est Aquila (Ou "Eagle")

- Fred est Vulpi (Ou "Fox")

- Ginny est Andromeda

- Blaise est Tigris (Ou "Tyger")

Bonne lecture et oubliez-pas de me laissez un review :3 xx PADMA


En se réveillant, elle ne fut pas surprise de s'être retrouver à l'hôpital.

Des éclats de voix se turent, alors qu'elle essayait de chasser la luminosité trop encombrante de ses yeux.

- Enfin réveillée ! fit d'une voix qui se voulait railleuse, Ginny

- T'as été complètement folle Hemione ! Pourquoi ne m'as-tu rien dis ? s'incrusta Drago, irrité

- Je sais, j'aurais dû, mais je ne pensais pas vraiment que ça pouvait être lui, soupira la concernée, mais comment m'avez-vous retrouvé ?

- Pfiou, trop longue histoire. Drago a fait le plus gros.

Elle leur sourit, et discutèrent de tout et de rien. Plus tard, dans la journée, Théo, Jace, Dean, Blaise et Luna, lui rendirent visite. Une semaine après qu'elle était sortie de l'hôpital, Drago, Théodore et Blaise avaient une réunion avec tous les Mangemorts, en plus de Voldemort, d'urgence. Il devait se passer quelque chose de très grave, et les trois garçons ne voulaient pas être mis au courant, mais furent obligés d'assister à la réunion d'urgence. Ils se dépêchèrent de transplaner dans le manoir Malefoy, crispés.

- Bien, vous êtes tous là, commença à dire Voldemort, chers Mangemorts, savez-vous pourquoi, vous ai-je demandé de capturer tous les Sang-de-Bourbes cachés ?

- Non, répondirent ces derniers en cœur

- Cela est pourtant si simple. Néanmoins, je vous dois une explication. Demain soir, après le bal de Sang Pur, que j'ai moi-même organisé, nous feront, une ÉNORME exécution !

- Bonne idée, Maître ! dit Théodore faussement ravi

- Je sais, je sais. Vous pouvez disposer !

Le trio disparurent en trois « plop ». Ce n'était vraiment pas une bonne nouvelle à annoncer à Hermione. Si elle savait ça …

- QUOI ? hurla Hermione

- Le Maître a des idées farfelues …

- Comment as-tu pu faire le simplet jovial face à … CETTE IDÉE DÉMONIAQUE ?

- Calme toi Hermione, intervint Drago, il a juste fait ça, pour ne pas se faire découvrir !

Hermione se calma vraiment et avoua que Drago avait, de toute évidence, raison. Elle se demanda comment les Rebelles allaient sauver les nés-moldus en danger. Avec le bal, en plus ! Mais, il ne fallait jamais sous-estimer Hermione Granger ! Elle allait trouver un plan, et un bien.

Elle fit les cents pas, dans son bureau, tout en grommelant, dans sa barbe imaginaire.

Elle alla dans sa chambre et se regarda en détail, dans son miroir. Elle n'aimait pas se contempler, comme Drago, mais elle eut une sorte d'idée. Et si certains Rebelles participaient au bal, hormis bien sur, les traîtres Mangemorts ?

Oh bien sur, Hermione n'allait pas venir et montrer aux invités, sa ladite laideur. Pour ceux qui y allaient, ils devaient quelque peu se transformer, pour ne pas prendre le risque de se faire reconnaître.

Elle envoya, avec un fin sourire aux lèvres, un patronus, à Ginny, Dean, Théodore, Jace, Drago et tout le reste, quand elle retourna dans son bureau.

Elle exposa sa merveilleuse, idée à ses collègues, et attendit leurs avis.

- Ça me semble pas mal, mais puis-je te poser une question ?

- Oui ?

- Pourquoi ne viens-tu pas, au juste ? demanda Drago

- Je n'ai pas envie de prendre le risque de me faire découvrir. Surtout que depuis la guerre, les Mangemorts essayent encore et encore de me retrouver.

- Je ne sais pas si c'est la vraie raison, mais il faut que je t'avoue quelque chose. En Louisiane, quand je n'étais pas encore un Rebelle, et que je te traquais sans savoir qui tu étais, eh bah, j'ai faillis ne pas te reconnaître, quand je t'ai enlevé le bandana.

- Et comment m'as-tu reconnu, dans ce cas ?

- Tes yeux.

- Conclusion : Tout le monde peut me reconnaître, à part peut-être, les abrutis, et encore.

- Allons, Mione, tu croyais vraiment que tu n'allais, pas aussi, assister au bal ? dit Ginny d'un ton jovial, ce qui inquiéta Hermione, tu vas y aller, et je vais t'y traîner, s'il le faut. Eh puis, ne t'inquiète pas pour tes yeux, je connais un sortilège, qui les changera de couleur. Ne suis-je pas génial ? se venta-t-elle

- P'tite sœur … Tu me fais de la peine, s'incrusta Fred

- Merci, Fred, merci de m'encourager dans mes propos, grimaça la rouquine

- J'adore l'amour fraternel, que vous vous portez. Vraiment ! ricana Drago

Jace, Blaise, Théo partirent en fou rire, face à l'altercation visuelle des deux Weasley. Hermione ne put s'empêcher de rire, à son tour.

Mais, elle fut ramenée à la réalité. ELLE DEVAIT ALLER AU BAL. Cette phrase, d'un point de vu de lecture médiocre, était dans sa tête, tout autre chose. Ça voulait dire, qu'il fallait qu'elle mette une robe, qu'elle ait un comportement assez naturel, devant les nés-moldus et surtout devant Voldemort et ses Mangemorts. ET LE PIRE ÉTAIT LE CAVALIER. Oui, parce que, qui allait l'accompagner ? Elle pensa instinctivement à Drago, mais, est-ce que lui voudrait que Hermione, soit sa cavalière ? Elle en doutait, bien qu'ils soient amis.

Et là, un détail lui revint en tête.

Elle forma un O parfait, avec sa bouche et s'insulta intérieurement. Il devait y avoir d'autres Rebelles, pour que l'exécution soit gâchée. Et il fallait qu'elle couvre Théo, Blaise, Drago et tous les autres traîtres Mangemorts, pour ne pas que Voldemort découvre leurs secondes identités. En plus le manoir était protégé ! Donc, il fallait aussi, qu'encore d'autres Rebelles détruisent le bouclier.

Hermione, se précipita pour leur en parler.

- Il reste du polynectar ? questionna Jace

- Il y en a une grande quantité dans la réserve. Et nous allons les utiliser à bon escient. Bon, qui couvre qui ?

- Je couvre Drago, conclut le loup-garou

- Et moi, Théo, fit Fred

- Blaise, finit par dire Dean

- Parfait. Donc, Drago, Blaise, Théo, les couvreurs, Ginny, Luna et .. moi, sommes les seuls à aller au bal. Du coup, qui va, avec qui, cette fois-ci ?

Un silence se fit. Les concernés se regardèrent. Même Hermione, qui avait posé la question, regarda la table, furtivement. Croyez le ou non, mais elle-même était gênée.

Le premier qui se lança, à répondre à sa question, fut Théo. Elle fixa vivement Drago, qui avait l'air d'avoir choisi, tout comme Blaise. Pour les filles, ça avait l'air d'être pareil.

- Luna, dit-il en souriant à l'ancienne bleue & bronze

Hermione crut fondre un instant, en remarquant Luna rougir. Elle était trop mignonne ! Oh, et puis, en y pensant, ils feraient tellement un beau couple.

Elle vit Blaise, ouvrir la bouche mais Ginny le devança.

- Je veux y aller avec Blaise, répondit-elle les joues rosies

Blaise, avait l'air surpris, et d'un coup, fendit un petit sourire, que bien sûr, Hermione avait finement observé.

- Bon, je pense que je n'ai pas le choix, fit Drago

Et là, elle percuta. Elle allait y aller, accompagné de Drago. Pourtant, il avait l'air d'avoir choisi une cavalière ! Peut-être qu'il voulait y aller avec Luna ou Ginny ? Ou peut-être, qu'il l'avait fais exprès ? Oui, mais non, il ne pouvait pas savoir que Théo voulait y être avec Luna et que Ginny voulait y être avec Blaise ! Peut-être que si en fait, il avait de très bonnes relations avec Ginny et Théo. Enfin, Hermione n'allait pas se torturer avec ses questions à deux noises. Elle avait bien autre chose à penser !

- Vous pouvez disposer. J'ai d'autres Rebelles à convoquer.

Ses amis se levèrent tous en même temps et partirent. Drago la fixa un instant, avant de partir de son bureau.

Après que la Fondatrice ait convoqué les meilleurs Rebelles en sortilège et de leur avoir dit de désintégrer les ou la protection, qui entourai(en)t le manoir Malefoy, elle ferma son bureau à clef et se fit sauvagement agresser par Ginny et Luna. Surtout par la rousse ! Elle s'était littéralement jetée sur elle !

- Viens donc faire les boutiques, avec nous Hermione !

- Non, j'ai autre chose à faire, les filles.

- Bah ça attendra ! On doit, trouver une robe pour demain !

- Si vous insistez … !

Luna et Ginny l'entraînèrent dans la petite ville de Pisa, à la recherche de leurs robes de rêve. Hermione s'en fichait totalement des robes. On pouvait clairement le voir à sa tête.

- Oh allons Aster, fais un effort !

- Je n'ai pas envie de faire d'effort pour trouver une fichue robe, comme pour aller à ce bal maudit !

- Tu pourrais profiter du bal, au moins ! En plus, ton cavalier est Falcon, tenta la rouquine

- Dis-moi en quoi, Andromeda, d'être la cavalière de Falcon, changerait quelque chose ?

Ginny souffla de mécontentement et ne prit pas la gentille peine de lui répondre. Hermione fit mine de regarder les robes dans une vitrine, mais pour elle, elles n'étaient pas exceptionnelles.

Au bout de deux heure, Ginny et Luna, trouvèrent leurs bonheurs, tandis que Hermione bavait devant une glace chocolat vanille italienne. Elle n'était décidément pas féminine, pour un sou ! Mais Luna l'enleva de son admiration inconditionné pour la glace, et lui montra une robe. Encore une fois, elle n'aimait pas. Elle n'aimait rien. En gros, elle était plus que difficile.

Quelques minutes plus tard, Ginny lui redemanda pour la énième fois, si quelque chose lui convenait, et la réponse de Aster fut toujours la même : N.O.N.

Le trio féminin allait rentrer au réseau Rebelle, quand une robe lui tapa à l'œil.

C'était une robe trapèze verte et les manches étaient en dentelles. Elle alla dans le magasin, tout en la détaillant encore et encore, avec un regard appréciateur.

- Finalement, celle-là me plaît bien !

- Qu'est-ce que tu attends alors ? Essaye-là !

Elle prit la robe verte à sa taille et fila à la cabine d'essayage. Elle l'enfila vite fait bien fait et se fixa dans le miroir, en face d'elle. Le tissu de sa robe épousait, les peu de formes du corps de Hermione, à la perfection. La robe était vraiment pas mal, et vraiment pas cher !

Elle sortit de la cabine, et attendit les avis de Luna et Ginny.

- Aster, tu es …

- Parfaite ! coupa Luna

La Fondatrice leur sourit et retourna dans la cabine et remit son pantalon et son t-shirt bleu nuit. Elle paya sa robe, et un bijou, en passant et rentrèrent pour de bon, au réseau.

Elle se rendit compte que ça faisait une éternité, qu'elle n'avait pas fais les boutiques, et puis, ce n'était pas le genre de fille à accumuler les fringues sur fringues. Elle s'était livre sur livre, plutôt.

La journée fila à vive allure, et à Pisa, il faisait déjà nuit.

Elle était dans son lit, entrain de dormir. Elle faisait, d'ailleurs, un rêve très étrange. Elle rêvait de courir dans une pénombre, à en avoir la chair de poule. Du vent lui glaça le corps, tout entier. Du vent comme, en hiver. Au loin, elle vit une porte, entièrement ouverte. Elle courra un peu plus, et sortit de la pièce. Elle était, on-ne-savait-où, avec des flocons qui arrivaient doucement sur elle. Effectivement, le temps était hivernal. Elle aperçut, un lac gelé, où il y avait un petit garçon dessus. Il s'amusait à glisser sur le verglas, quand celui-ci se fissura. Hermione s'était remise à courir à plein poumon et alla sur la glace. Elle prit juste à temps l'enfant et le fit léviter sur l'herbe, tandis qu'elle, elle ne pouvait plus partir. La glace s'était entièrement fissurée. Elle tomba dans l'eau froide. Le seul problème, c'était qu'elle ne sache pas nager. Elle pagayait, comme elle le pouvait si bien faire, mais malheureusement l'eau prenait le dessus. Le petit garçon qu'elle avait réussi à sauver tomba par terre et commença à pleurer. Du sang coulait le long de sa joue, puis de l'autre et soudain, son corps était recouvert de mutilation, plus qu'ignoble. Elle hurla. Et sans le savoir, le garçon disparut en un amas de fumée. Comme elle, elle disparut au fond du lac. Elle hurla, si bien qu'elle était dans l'eau. Elle ne sentait aucun membres de son corps. L'oxygène lui manquait atrocement et ses poumons s'enflammèrent. Elle sombra dans un noir complet.

Hermione se réveilla, en hurlant. Elle tâta soudainement, ses joues et comprit que ce n'était qu'un cauchemar. Elle regarda l'heure, sur sa montre. Il venait à peine d'être six heure du matin. Elle préféra s'habiller et sortir de sa chambre, histoire de prendre l'air.

Elle alla dans le salon accessible à tous, et s'assit sur le canapé. Pour un cauchemar, il était plutôt intense. En fait, le petit qu'elle avait soi-disant sauvé, était déjà mort, du moins, c'était ce qu'elle pensait. Rien que d'y repenser, la fit pleurer.

Hermione n'arrêtait pas de faire des cauchemars et ça l'énervait, au plus haut point. Comme ça l'énervait de toujours vivre dans le passé et la douleur. Elle n'avait plus le courage d'avoir aussi mal, qu'elle l'avait été, pendant la guerre ou quand Dolofonos, l'avait mutilé.

- Hermione ? bailla une voix masculine

Hermione, qui avait les yeux fixés sur le sol, les releva et regarda l'entrée du salon, en sursautant presque. Elle vit, à son plus grand étonnement, Drago.

- T'es déjà levé Drago ? dit Hermione étonnée

- Je n'ai pas dormi. Ça va ?

Il s'installa à côté d'elle, et la regarda dans les yeux. Elle lui avoua, avoir fait un cauchemar, comme à sa plus grande habitude. Elle le lui expliqua rapidement, en détaillant beaucoup sur le petit enfant.

- Heureusement que ce n'était qu'un cauchemar, fit Drago

- C'était tellement horrible … recommença-elle à pleurer

Drago la prit dans ses bras et la calma. Elle essuya ses larmes et sourit faiblement.

- J'ai peur que tout foire, ce soir.

- Rien ne va foirer, ne t'en fais pas.

- J'espère.

En fin d'après-midi, Hermione était accompagnée de Ginny, dans sa chambre. Elles avaient mis leurs robes. La Fondatrice avait laissé ses cheveux courts bouclés au vent.

- Tu ne voudrais pas non plus, une nouvelle couleur de cheveux ?

- Pourquoi pas, Ginny.

- Ferme les yeux alors !

Hermione s'exécuta presque aussitôt et entendit Ginny dire quelque d'imprononçable. Quand la rousse lui dit de rouvrir les yeux, elle fut choquée, quand elle se vit dans le miroir.

- PAR MERLIN ! cria-t-elle, je suis aussi décolorée que Drago, s'apitoya-t-elle

- Il n'empêche que ça te vas bien, avec ton teint blafard.

- Et qu'est-ce que tu fais de mes yeux ?

- C'est comme tu veux ! Tu veux essayer quelle couleur ?

- Euuuuh, le vert ?

- Coloriogon Viridis !

Ses iris chocolats disparurent, et se firent remplacer par des iris verts forêts. C'était jolie, mais ça n'avait pas emballé Ginny. Pour une fois, Hermione, suivait ses conseils.

- Mouais. T'as pas une autre couleur ?

- Bleu ?

- Coloriogon Hyacintho.

Le bleu et ses cheveux faisaient bon mélange, mais ça n'avait toujours pas convaincu, la rouquine.

- Je crois avoir LA bonne couleur, conclut Ginny précipitamment, Coloriogon Gray !

Hermione avait maintenant, les yeux gris métalliques. Presque comme ceux de Drago, en plus foncés ! C'était pour ainsi dire, qu'elle ne se reconnaissait même plus.

- Tu veux tes cheveux comme ça, ou plus long ?

- Je voudrais avoir les cheveux assez longs, pour en faire une natte, qui descend jusqu'à ma poitrine.

- Je te fais tout ça !

En un coup de baguette, les cheveux de Hermione poussèrent à une vitesse ahurissante. Pour finir, ses cheveux s'entremêlèrent pour faire une natte parfaite. Et pour une fois, elle s'acceptait. Elle acceptait son physique, c'était une première !

- Ah et … Tu pourrais cacher mes cicatrices ?

- Ah oui, c'est vrai ! J'allais oublier !

Ginny se dépêcha de le faire et regarda son amie, d'un œil approbateur.

- Quelle couleur va accompagner celle de ta robe ?

- Le noir, pourquoi ?

Elle formula un autre sort, et une mèche noire, ni très épaisse, ni trop mince apparut le long de sa natte. Hermione en fut, d'ailleurs, très ravie ! C'était vraiment jolie, ce contraste de couleur de cheveux. Elle enfila ensuite, ses escarpins noirs et entoura son poignet gauche, un bracelet de la même couleur que ses chaussures. Apparemment, toutes les filles étaient déjà prêtes. Le bal commençait à vingt-et-une heure précise et là, il était vingt-et-une heure moins le quart. Le temps de transplaner, ils y seraient pile à l'heure. Le trio féminin arrivèrent en premier, à l'extérieur du réseau. Quant au trio masculin, ils les rejoignirent, peu de temps après. Lorsque Drago franchit le seuil de la porte d'entrée du bâtiment sécurisé, il resta bouche bée de la nouvelle apparence de Hermione. Bon, elle n'était pas aussi bien que l'original, mais elle était quand même sublime ! Et c'était fou, comme ils se ressemblaient à présent !

- Hermione, tu me fais honneur là !

- Pas faux, sourit-elle, et puis comme ça, je suis méconnaissable, non ?

- Sérieusement, on pourrait presque croire que tu es ma sœur cachée !

- T'exagères ! rit-elle, Bon, Ginny, Luna, vous savez comment vous vous appelez, si on vous pose la question, hm ?

- Ouep. Je m'appelle Ally Reid, répondit Luna correctement

- Je m'appelle … Je suis vraiment obligé de m'appeler comme ça ? souffla désespérée Ginny

- Oui, s'exaspéra Hermione, à moins que tu veuilles mourir, évidemment.

- Je m'appelle Rose D'Amboise, grommela la rouquine

- Et c'est quoi ton nom ? demanda Blaise en s'adressant à Hermione

- Ella Irwin.

Ils transplanèrent devant le manoir, aussitôt. Hermione eut un frisson en voyant le Manoir Malefoy. Il était encore plus sinistre qu'avant. Un sorte de garde de sécurité leur barra la route et demanda leurs noms.

- Drago Malefoy

- Ella Irwin, sa cavalière.

- Blaise Zabini

- Rose d'Amboise, sa cavalière.

- Et Théodore Nott. Ma cavalière s'appelle Ally Reid. C'est bon, on peut passer maintenant ?

- Oui, tout est OK.

Ils purent enfin rentrer dans le Manoir. Hermione s'agrippa soudainement, au bras de Drago, quand des yeux se braquèrent sur eux. Elle en avait la chair de poule. Ils se dirigèrent vers la salle de réception, ou plutôt, la salle de bal. Elle était joliment décorée, même si le noir y était omniprésent. Narcissa Malefoy se précipita sur son fils, avec un grand sourire. Mais Hermione n'était pas dupe. Elle voyait que les traits de son visage étaient crispés. Elle montrait une autre émotion, que le bonheur apparent. Elle supposait, qu'elle avait peur. Mais de quoi ? Hermione ne le savait pas.

- Mon chéri ! Tu ne me la présente pas ?

- Oh, si si, bien sur. Elle s'appelle Ella Irwin. C'est ma petite-amie, répondit-il naturellement

- Irwin ? répéta sa mère, oh, vous êtes d'origine Australienne ?

- Je suis Australienne, précisa Hermione, souriante

- Je suis ravie de faire votre connaissance, en tout cas ! Vous savez, mon petit Drago ne me montre jamais ses petites-amies. Vous êtes bien la première dont je sache le nom, et que je rencontre !

- Mère, dit Drago cramoisi

- Bon, très bien, j'arrête de vous embêter. A plus tard !

Hermione avait un vrai sourire, figé sur le visage. Narcissa avait l'air d'être une mère exceptionnelle.

- Ta mère est tellement gentille, s'exprima Hermione dans ses pensées

- J'ai vraiment de la chance, de l'avoir, sourit son cavalier en fixant Narcissa

Hermione l'observa discrètement, heureuse de le voir ainsi. Elle pouvait constater à quel point, Narcissa comptait pour lui. Elle lui ébouriffa les cheveux, en un coup de main et se dé-serra de son bras. Drago soupira en remarquant qu'il était décoiffé, malgré le petit sourire aux coins des lèvres. Il la regarda, tandis qu'elle, elle contemplait Blaise et Ginny, qui étaient entrain de danser un slow.

- Je ne m'habituerais jamais à ta nouvelle couleur de cheveux, Her … Ella.

- Moi non plus ! Et mes yeux, c'est mille fois pire !

- Ils te vont à ravir, mais tu étais plus magnifique, avec tes couleurs naturelles, avoua-t-il sans réfléchir

Il comprit son énorme bourde, quand il avait à peine fermé la bouche. Drago s'exaspéra lui-même, sur ce coup là. Il contempla Hermione, furtivement. Elle avait tourné la tête, instantanément, les joues rougies.

- Je ne savais pas que tu me trouvais magnifique, balbutia-t-elle en le regardant droit dans les yeux

- Et encore, ce n'est pas l'adjectif qui te convient le mieux, à mes yeux.

ET ENCORE UNE FOIS, il avait dis ça, sans réfléchir. Tellement que pour lui, c'était une évidence accablante. Mais ce n'était pas une raison pour qu'elle sache ouvertement, ce qu'il pensait d'elle. Vous savez, quelle était la plus grande peur de Drago, après la peur de voir ses parents mourir (Surtout sa mère) ? C'était que Hermione lui brise le cœur. Dingue, hein ? Il s'en était rendu compte, quelques semaines auparavant, quand lui et elle traquait Dolofonos. Il avait compris, bien que se fut difficile pour lui de s'avouer, qu'il l'aimait. Il se souvint quand le tueur des nés-moldus avait enlevé Hermione. Drago avait cru que son monde, s'effondrait ! Il n'arrêtait pas de s'imaginer des scènes macabres, où Dolofonos la torturait. C'était un vrai supplice, qu'elle soit loin de lui, avec ce fou !

- Merci, dit-elle, mais je sais que tu dis ça pour être gentil. Je sais que je ne suis pas belle, murmura-t-elle

Et à son plus grand malheur, Drago l'avait entendu et il fut consterné par ses propos.

- Même maigre, même cicatrisée sur quasiment tout le corps, tu es tout sauf, pas belle. Crois-moi, j'ai toujours bon goût.

- Je n'aurais jamais cru que tu me dirais ça, un jour, avoua-t-elle, les larmes aux yeux

Drago lui prit la main, et allèrent sur la piste de danse. Il y avait encore un autre slow, alors il voulait en profiter. Il l'amena contre lui. Hermione posa sa tête sur son épaule, et suivirent le rythme de la danse. Il savait pertinemment, qu'il en avait trop dis, alors il préféra tout déballer, une bonne fois pour toute. Drago devait le lui dire, d'une façon ou d'une autre, qu'il l'aimait.

- Il faut un début à tout, chuchota Drago au creux de son oreille

Du côté de Hermione, c'était l'enfer. Elle avait l'impression de cuire dans un four à 180° degré ! Tout ce que lui avait dis son cavalier, l'avait emballé. Son cœur battait à tout rompre et son ventre n'arrêtait décidément pas, de se tortiller dans tous les sens possibles. Elle mourrait d'envie de l'embrasser, sur le champ. Mais elle ne voulait pas trop se faire d'espoir. Il ne ressentait sûrement pas d'amour, juste une grande amitié, du moins c'était comme ça qu'elle essayait de se convaincre.

- Tu voulais inviter qui, au bal ?

- A ton avis, Ella ?

- Je ne sais pas, c'est bien pour ça que je te le demande ! Tu semblais avoir choisi ta cavalière, et quand il n'y avait que moi, tu avais ce visage impassible. J'en avais donc déduis, que tu voulais être avec quelqu'un d'autre.

- Ella, Ella, Ella, tu ne comprends donc, vraiment pas ? Je l'ai fais exprès ! Depuis le début, je voulais t'inviter, mais tu sais très bien, que je me lance jamais le premier, souffla-t-il, je savais que Théo voulait y être avec Luna et que Ginny voudrait être avec Blaise ? J'ai voulu attendre le dernier moment.

- C'est vrai ?

- Mais oui ! Pourquoi je te mentirais, pour ça ? sourit-il

Drago prit le visage de Hermione, entre ses mains et plaqua son front contre le sien. Il aimait tellement le parfum qu'elle mettait. Il adorait le humer. Il la contempla de près. Il baissa ses yeux, sur ses lèvres. Par Salazar ! Il voulait tellement les goûter ! Il se mordilla la lèvre inférieur, essayant de résister à cette tentation, alors que Hermione fermait les yeux. Pris d'une pulsion soudaine, il se précipita pour l'embrasser. Le baiser avait été fougueux. Limite, électrisant. L'envie avait tellement été envié, pour les deux, qu'ils s'embrassèrent à ne plus en respirer. Une fois finie, ils se dévisagèrent, un sourire étincelant sur les lèvres.

- Je t'aime, dirent-ils en même temps

Drago et Hermione se ré-embrassèrent, plus amoureusement que précédemment. Ils étaient comme coupés du monde, dans leur petite bulle douillette, et tant convoitée.

- Puis-je vraiment te considérer comme ma petite amie ?

- Avec grand plaisir !

Le slow finit, ils se tassèrent dans un coin. Luna, Blaise, Théo et Ginny les suivirent. Ils avaient tout vu ! Et Ginny en fut la plus heureuse, de voir qu'un couple venait de se former.

- Enfin ! cria presque Ginny surexcitée, enfin mon petit Drago a déclaré sa flamme !

- T'étais pas sensée faire sous-entendre, que je te l'avais dis pour elle, se fâcha quelque peu Drago

- Oh, ça va hein. Ce n'est plus un secret d'état, de toute manière.

Ginny et lui jouèrent ensemble, quelques minutes après, à se taper gentiment, à se chatouiller, ou à se lancer des pics, comme des vrais gamins de sept ans. Hermione ne les pensait pas aussi proches, et elle fut heureuse de les voir, tout sourire. Ça changeait clairement, de Poudlard !

Une petite heure plus tard, elle se retrouva seule, dans un couloir supérieur à la salle de bal. Elle faisait les cents pas. Elle avait très peur, pour foutre en l'air l'exécution. Et si, tout allait de travers, et qu'il y aurait des morts, comme pendant la guerre en Russie ? Elle angoissait terriblement. Son ventre commençait, vraiment à lui faire mal, à cause de ça.

Elle frappa du poing, un mur à sa porté, et essaya tant bien que mal, de se calmer. Mais non ! Impossible. Pas tant, qu'ils avaient réussi.

- Alors, ma jolie, on se retrouve toute seule ?

Génial, un Mangemort ! Vous savez ce qui était le pire dans tout ça ? C'était qu'elle ne pouvait pas se défouler sur lui, avant l'exécution. Elle se tourna vers le nouveau venu, l'air assassin, et lui répondit aussi froidement que Drago :

- Qu'est-ce que cela peut vous faire ?

- Disons, que de voir une jolie fille ici, est très rare, dit-il, un sourire narquois

- Et alors ? Oh et puis, laissez-moi tranquille !

- Pourquoi ? Je sens, qu'on pourrait vraiment bien s'entendre !

- Je sens, que je pourrais vraiment vous faire mal, si vous continuez de vous approchez de moi !

- J'ai peur, par Salazard.

Il était face à Hermione. Le Mangemort lui caressa la joue, et percuta qu'il avait fais une énorme erreur. Elle lui fit aussitôt un clef de bras. Et pour couronner le tout, elle lui mit un coup de pied, dans son anatomie la plus fragile. Le Mangemort tomba à terre, le souffle court.

Satisfaite, elle commençait à s'éloigner de lui, mais l'homme se releva et l'attaqua avec un sortilège de magie noire. Pressentant le danger, Hermione se retourna, en se protégeant d'un bouclier puissant.

- Je vais te tuer, pétasse ! maugréa le Mangemort

- Je vous avais prévenu, benêt !

Il lui envoya un autre sort, qu'elle intercepta, avec la plus grande aisance. Elle riposta, avec un Expelliarmus. Mais son adversaire n'avait pas été touché.

- OBTURANS !

Hermione, ne put échapper à ce sort. Elle fut projeter à quinze mètre au loin, contre un mur. Elle était bloquée. Elle n'arrivait pas à reprendre le contrôle de son corps. Génial. Qu'allait-elle faire maintenant ?

- On ne m'humilie, jamais, sache le, idiote.

- On ne me sous-estime jamais, sache le aussi.

- Pourtant c'est ce que je fais, depuis le début.

Elle lui lança un regard si noir et si glacé, qu'il détourna ses yeux. Elle ferma les siens, avec grande concentration, et formula une incantation informulée, à l'orale.

Elle tomba, d'un coup, sur ses genoux, au sol. Elle reprit sa baguette, toujours les yeux fermés et sans rien faire, elle jeta sur le Mangemort, un sortilège inconnu. Un grand flot de lumière orangée et dorée sortirent de sa baguette. Peu de temps après, des éclairs verts et bleus s'entremêlèrent aux lumières et foncèrent sur l'homme. Elle rouvrit les yeux. Ses iris étaient redevenus marrons. Un marron, avec des fils d'ors.

Le Mangemort se releva, le visage aussi presque peu désirable que celui de Voldemort, et employa son plus puissant sortilège de magie noire. Au même moment, elle employa un deuxième sort inconnu. Un filet noir crasseux arrivait sur elle, alors qu'elle fit foncer un filet doré. Quand les deux sorts se percutèrent, il y eut un puissant vent, tout autour d'eux.

C'était la première fois que Hermione réagissait comme ça, mais avec l'angoisse et la colère, une nouvelle énergie l'avait parcouru. Et puis, elle s'avoua que pour un Mangemort, il était extrêmement puissant.

Elle gagnait, malgré tout, en puissance, et commença à prendre l'avantage. Ni lui, ni elle, ne s'arrêta lorsque des bruits retentirent, non loin d'eux. Elle se concentra d'avantage et était à deux doigts de gagner. Mais contre toute attente, l'homme s'arrêta. Elle se stoppa, donc aussi, un peu douteuse.

Le Mangemort lui sourit. C'était plus qu'un sourire mauvais. Il était très indescriptible.

Il relança un sort, qu'elle, bien sur, ne connaissait pas, et fit de même, en lui jetant plusieurs boules aux couleurs électriques. Elle arriva à ne pas se faire toucher par le sort de l'homme, aux jambes, en sautant, alors que le Mangemort fut transpercé en pleine poitrine. Il se glaça en un instant.

Les bruits de tout à l'heure se faisait plus bruyants, et Ella put discerner des voix de différentes personnes.

Elle pensait avoir fini de faire le compte de son adversaire, mais il avait, subitement, réussit à reprendre le contrôle de ses mouvements, et de briser la glace.

- ATTONITOS ! formula le Mangemort

- Strigare ! riposta Hermione, en tournant sur le côté, pour éviter son sort

Des petits carrés apparurent au bout de sa baguette et s'abattirent sur l'homme. Il fut percuté par tous les petits carrés et se retrouva à terre.

Au loin, elle vit des yeux gris et bleus. Ils lui étaient si familiers …

Le Mangemort n'en avait pas fini, avec elle, et ça, Hermione l'avait bien compris.

- Distentione.

Une lumière blanche se dispersa autour d'elle et précipitamment, s'attaqua à elle. Elle n'avait pas pu y échapper. Elle se retrouva, contre terre, à convulser de tout son corps. Bien qu'elle était au sol, elle formula une incantation informulée, et un immense flot de magie, couleur glace, se forma en rectangle devant elle, et pourchassa le Mangemort.

- Ego te peremi, murmura-t-elle

Son adversaire, resta figé et devint de glace. Sans rien faire, il trébucha sur le sol, et se brisa en mille morceaux.

Ses iris redevinrent gris foncés, mais cette fois, avec des taches couleurs glace. Elle resta à terre, et inspira et expira plusieurs fois.

- Hermione ! cria presque une voix

Elle leva les yeux au plafond, et vit trouble. Elle avait l'impression de voir des vagues aux couleurs de l'endroit, partout. Une source de chaleur lui parcourut tout le corps, quand elle avait été en contact, avec sa main. Elle entendit la même voix, qui l'avait appelé et essaya de voir qui ça pouvait être. Elle perçut les mêmes yeux gris que tout à l'heure, et souffla :

- Drago … Drago … J'ai froid … Tellement froid …

Ce qui était la pure vérité. Elle avait presque cru qu'on avait trempé son corps dans l'eau d'une banquise. Ou qu'on l'avait tout simplement frigorifié.

Elle sentit une puissante force, la soulever et la maintenir debout.

Hermione reprit tout ses esprits et pouvait voir, clairement, ce qu'il se passait. Devant elle, il y avait Drago et Ginny. Tous les deux, inquiets.

Elle bondit sur eux, pour les serrer dans ses bras.

Elle frissonna de froid, les yeux dans le vide. Drago enleva sa veste noir et la tendit à Hermione. Elle l'avait pris, quelque peu hésitante et se sentit, tout de suite mieux. Il lui prit la main, et ni lui ni Ginny, ne voulurent poser de question. Elle les en remercièrent infiniment.

- Il est bientôt minuit ? demanda Hermione

- Dans une heure. Les Rebelles ont déjà désactivé les protections. Il faut qu'on attende minuit, rien de plus.

- Jace, Dean et Fred son dehors ?

- J'ai vu mon frère tout à l'heure, en même temps que je te cherchais, donc oui. Ils doivent être cachés.

- Parfait.

Ils descendirent, les escaliers et retournèrent dans la salle de bal. Théo, Luna et Blaise se précipitèrent sur Hermione, soulagés de la voir sans une égratignure. Eux non plus, ne la questionnèrent pas. Ils devaient penser qu'elle prenait juste l'air. Ginny, Drago, Luna, Blaise, Théodore et elle, passèrent l'heure ensemble, à discuter à voix basse du plan. Minuit venait enfin de sonner et elle crut que son cœur allait la lâcher. La porte d'entrée s'ouvrit à la volée, et tous, purent voir Voldemort. Il marcha hautainement jusqu'au centre de la pièce, où il y avait un soudain vide et prononça, en augmenta sa voix :

- Mes amis, une immense surprise vous attend, dans la salle d'en face, si vous voulez bien me suivre.

Tous les invités de la soirée s'exécutèrent et le suivirent, sans rien dire. Hermione s'empara aussitôt, de la main de son petit-ami et allèrent dans l'autre salle. A peine y était-elle entrée, qu'elle se figea. Elle regarda chaque né-moldu, et vit ses parents. Mais comment se faisait-il qu'ils étaient là ?! Ils étaient sensés être en Australie, par Merlin !

Les larmes lui montèrent soudainement, aux yeux, en les voyant, si abattus. Ils étaient tous attachés, suspendus par les pieds.

- C'est pas possible, commença à pleurer discrètement Hermione

- Que ce passe-t-il ? chuchota Drago

- Il y a mes parents, Drago ! Il y a mes parents, gémit-elle

- On fera tout, pour les sauver, je t'en fais la promesse.

Hermione sécha ses larmes correctement, et essaya d'adopter un visage impassible, comme Drago.

Des cris de joie s'élevèrent dans la salle. Le couple, rejoignit les semblants de joie, qui les entouraient. Hermione remarqua que Narcissa était mal à l'aise. Elle avait l'air tellement paniqué, comparé à son piètre mari.

- Je sortirais ta mère de cet enfer, je te le promet. Elle ne mérite pas cette vie.

Pour seule réponse, elle sentit que Drago lui serra encore plus la main, tout en la caressant avec son pouce. Voldemort, se remit au centre, pour montrer sa ladite puissance, et déclara :

- La surprise, comme vous semblez l'avoir deviné, sera une grande exécution.

Des ricanements cruels s'en suivirent, de la foule admirative. Des Mangemorts apparurent, d'on-ne-savait-où. Hermione leva sa baguette, ainsi que Ginny et Luna. Tout devint noir, quand elles formulèrent en même temps la même incantation informulée. Toutes les fenêtres de la pièce, se brisèrent en éclat et la Fondatrice cria :

- MAINTENANT !

Des gens rentrèrent dans la salle, par les fenêtres détruites et lancèrent des flots de lumière. Hermione enleva sa main, de celle de Drago, et l'embrassa sur la joue et partit, vers ses parents. Elle leur chuchota :

- Ne vous inquiétez pas, je vais vous sortir de là.

- Mille fois merci … ?

- Ella. Je m'appelle Ella.

- Vous aurez toujours, une place dans notre cœur.

Cette phrase lui mit du baume au cœur. Elle en avait les larmes aux yeux. Elle les détacha, et les déposa au sol, en douceur. Elle fit de même, pour les nés-moldus. Des sorts venant de nulle part, arrivèrent sur elle, et les nés-moldus. Avec une force qu'elle ne se connaissait pas, elle émit un immense bouclier magique, qui engloba la totalité des victimes, en un cri de rage. Quelqu'un la toucha, pourtant, elle ne vit rien.

- Je suis invisible, chuchota Drago, plusieurs invités se sont enfuis.

- Et Voldemort ?

- Je ne sais pas, je crois que lui aussi. Il sait qu'il est en mauvaise posture.

- Parfait, s'extasia-t-elle avant de reprendre, pardonne moi, dit-elle soudainement

- Hein ?

- Je t'aime.

- Que … Ella ? ELLA ! hurla-t-il

Hermione se mise à courir vers la mère de Drago, qui était prise au dépourvue.

- Narcissa ?

- Que se passe-t-il ? Ou est mon fils ?

- Je vous expliquerais plus tard, ne vous en faîtes pas. Drago va bien, je viens de lui parler. Je veux que vous me fassiez confiance, d'accord ?

- O … Oui.

- Bien. Suivez-moi, je vais vous emmener vers quelqu'un que je connais et qui va protéger, vous et votre fils.

- Merci, Ella.

- Je vous en prie.

Elle lui prit la main et elles coururent vers Ginny.

- Emmène-là au réseau. Elle doit être protégé.

- OK. Fais attention à toi …

- Ne t'inquiètes pas. Dépêche toi ! ATTENTION !

Un sort fusa sur Ginny et Hermione le reçut à sa place. Le sort provenait de Lucius Malefoy.

- PARTEZ !

Ginny s'exécuta et prit la main de Narcissa, et transplana en lieu sur. Elle défia le père de Drago, en ripostant avec un doloris. Voilà pourquoi, elle avait dis à Drago de lui pardonner. Pour ce qu'elle venait de faire là. Lucius se prit le sol, en pleine tête.

D'ailleurs, Drago devait être dehors, avec Théodore et Blaise. Donc, il devait y avoir Dean, Jace et Fred.

Le Mangemort se releva, comme si de rien n'était et lui envoya un sort. Elle crut qu'elle allait être touché, puisqu'elle ferma les yeux, mais elle n'eut rien, à son plus grand étonnement. Elle les rouvrit, étonnée, et croisa le regard de Blaise n°2, qui n'était donc autre que Fred.

- Merlin soit loué, merci Vulpi !

- A ton service !

- Zabini, cracha Malefoy

- Oubliettes, répondit Fred, un sourire aux lèvres

Lucius oublia directement d'avoir vu Blaise, protéger Ella. Fred partit, et fit semblant de combattre des Rebelles masqués. C'était à peine si Hermione les reconnaissait. Elle se remise, peu de temps après, à combattre son adversaire. Elle prit l'avantage, en lui tordant le bras. Tout se passa très vite, ensuite. Sans savoir comment elle avait fais ça, une grosse boule aveuglante se créer à l'extrémité de sa baguette. Le sort transperça la poitrine de Lucius et tomba à terre, raide mort. Hermione resta figée, et fixa son visage. Il avait les yeux grands-ouverts. Si Drago savait ça, il allait le tuer. C'en était certain.

Elle n'alla pas loin de Jace, Fred et Dean et fit son cinéma, en faisant semblant d'être toute paniquée. Son corps se refroidit, en un mouvement et pressentit un danger imminent. La grande porte d'entrée s'ouvrit à la volée. Au début, elle ne vit que de la lumière très blanche. Un, puis deux coups de vent la fit trembler de froid, encore plus. Elle se jeta sur un des garçons, qui s'avérait être le véritable Théodore, en même temps qu'une explosion balaya la salle. Lui et elle se firent projeter, en dehors du manoir, en passant par l'une des fenêtres. Elle chuta violemment au sol la première, protégeant Théo, en le tenant ferment contre elle. Elle le lâcha, sous le choc de cogner le sol. Elle s'étala et vit le ciel étoilé, avant de sombrer dans le noir complet. Elle entendait hurler à plein poumon. La vague de froid, qu'elle ressentait avait subitement disparu. Des secousses, la réveillèrent douloureusement. Elle ouvrit les yeux, la vue trouble, qui se dissipa rapidement. Théodore, c'était vraiment Théodore qui était devant elle, entrain de pleurer. Car sinon, le polynectar se serait déjà assoupi.

- Pourquoi es-tu resté ? Et Abietes alors ?

- Nous avons échangé les rôles à la dernière minute, désolé. J'ai tellement eu peur pour toi !

Hermione se releva, avec l'aide de son meilleur-ami, et le serra dans ses bras. Elle repensa instinctivement à Jace et Fred. MERDE ! FRED ET JACE !

- Oh non ! FENGARI ? VULPI ?

- Viens, on va les chercher !

- Tu crois qu'ils sont à l'intérieur ?

- Non, ils se sont fais projeter à travers d'une fenêtre, comme nous !

La peur au ventre, elle ne s'arrêta pas de crier leurs noms de code, jusqu'à les voir au loin, entrain de se relever difficilement.

- FENGARI ! VULPI ! hurla-t-elle de joie

Elle courra à toute jambe et bondit sur eux, les larmes aux yeux. Elle était si heureuse, qu'ils n'aient pas grand chose. Elle remercia silencieusement, Merlin et Dieu.

- Eagle est partit, hein ? questionna Théo inquiet

- Oui, oui. Elle cache les nés-moldus, avec Acer et Falcon et deux autres Rebelles.

- Rentrons avant de nous faire repérer, ordonna Hermione

Ils se prirent les mains et transplanèrent devant le réseau Rebelle. Ils s'y hâtèrent d'y aller. Tout le monde était revenu. Hermione se jeta le sort Finite Incantatem, et retrouva son apparence normale, avec ses cheveux courts jusqu'aux cicatrices sur tout le corps. Un patronus arriva vers eux et les guida, dans le salon où Hermione était ce matin. Elle ouvrit la porte à la volée, et entra dedans, suivit de Théo, Jace et Fred. Drago se leva le premier, le visage crispé puis lumineux, en les voyant rentrer dans la pièce. Il se jeta sur Hermione. Il la serra fort. Ensuite, il discuta avec les garçons, tandis que Aster embrassa sur le front, Ginny et Luna. Elle serra Blaise et Dean dans ses bras. Elle sourit vivement et posa ses yeux, sur la mère de Drago.

- Je n'y crois pas, débuta Narcissa avec un demi-sourire, la grande Hermione Granger n'est pas morte.

- Vous savez que j'étais …

- Oui, Drago m'a tout expliqué, ne t'en fais pas, la coupa-t-elle

- Puis-je, vous parler seule à seule, dans mon bureau ? demanda Hermione un peu gênée

- Bien sur.

Tous les regards se portèrent sur Hermione. Narcissa la suivit donc jusqu'à la porte de son bureau, et quand elle rentra dedans, Aster ferma la porte. D'un geste simple, elle lui dit de s'asseoir sur le fauteuil, qui se présentait en face de son bureau, en bois massif.

- Narcissa, je … Je suis dans le regret de vous dire que Lucius Malefoy est mort.

- Pardon ?!

- Toutes mes condoléances.

Bizarrement, elle n'avait pas l'air très attristé. Elle croisa son regard et la femme lui répondit :

- Il devait reposer en paix. Il était perdu, depuis un an déjà.

- Et maintenant, vous devrez résider ici. Pour votre propre sécurité.

- Je comprends. Je comprends parfaitement.

- Bien. C'est tout ce que j'avais à vous dire.

Hermione se leva de sa chaise, Narcissa fit pareil, sortirent du bureau, et retournèrent dans le salon, en discutant des missions Rebelles. Sa mère perdue son sourire quand elle vit son fils. Pour lui donner du courage, Hermione lui prit la main et l'enleva quelque seconde après.

- Chéri ?

- Hm ?

- Ton … Ton père est mort …

- Quoi ? Mais comment ?!

- Je ne sais pas …

- Je voulais le changer maman ! Et voilà que maintenant il est mort … se lamenta Drago

Aster ne pouvait pas rester là, en le voyant pleurer. Elle partit discrètement et sortit du réseau. Elle s'installa, sur les escaliers du bâtiment, qui aux yeux des Moldus, et tout ceux qui ne font pas partit des Rebelles, n'est qu'un immeuble tombant en ruine. Elle ne s'en voulait pas d'avoir tué Lucius, il l'avait cherché, en l'attaquant ! Mais ça lui faisait tellement mal, de voir souffrir Narcissa et Drago. Comme si les temps, n'était assez durs comme ça.

- Tu comptes lui dire Hermione ? demanda Jace

Elle sursauta à sa voix. Hermione posa sa main contre sa poitrine et reprit son calme. Elle se leva et son visage se décomposa. Elle ne le savait même pas, elle-même …

- Pour tout te dire, je n'en sais rien. C'est dur de perdre un parent. Alors si c'est à cause de quelqu'un que tu aimes, qu'il est mort … Ça le détruirait non ?

- Je suppose, que oui. Mais, je ne trouve pas ça bien, de le lui cacher.

- Je sais, soupira-t-elle, mais si je lui dis, tu crois vraiment qu'il voudra de moi, après ?

- C'est sur qu'au début, il t'en voudra, mais il va te pardonner, ça c'est certain. En plus, tu ne l'as pas tué sans raison !

- J'aurais pu lui laisser la vie sauve !

- Tu crois qu'il l'aurait fais, pour toi ?

- Non mais …

- Donc arrête de culpabiliser pour ça.

- Oui mais merde, j'ai tué le père de Drago ! s'enflamma Hermione, tu crois qu'il aurait tué un de mes parents, s'ils étaient sorciers et Mangemorts, pour autant ? Je ne cro …

- Ah, je suis ravi d'apprendre que ma petite-amie ait tué mon père, cingla une nouvelle voix.

Jace et Hermione se regardèrent, figés comme la glace et se retournèrent. Drago était accoudé nonchalamment, contre la porte d'entrée. Hermione n'arrivait plus à parler, si bien parce qu'elle était paralysée. Drago se décolla du mur et s'avança vers, elle, en portant un regard assassin sur elle.

- C'est vrai quoi. Ces genres de chose arrivent tous les jours, après tout.

- Drago …

- Tais-toi ! siffla-t-il, je n'arrive pas à croire que tu mets fais ça …

- Mais …

- Non, je n'ai pas fini. Tu crois que j'aurais fais ça, à ton père ? Même s'il voulait ma mort ?

- Je sais que tu n'aurais rien fais ! Mais moi et toi, nous ne sommes pas pareils ! Et puis, tu sais quoi ? A la guerre en Russie, à ton avis, qui l'a blessé ?

- Et, sa blessure n'est jamais partit, par ta faute.

- Ton père allait tuer des gosses ! Je n'allais pas le laisser faire.

- D'accord, mais là, tu l'as tué ! Je voulais, le pire, le changer ! Qu'il redevienne comme avant. Avant tous les problèmes avec Voldemort !

- Donc, j'en conclus que tu aurais largement préféré qu'il me tue ?

- Oui, dit-il d'un ton glacial.

Hermione et Drago se regardèrent une dernière fois, et elle rentra la première dans le réseau. Elle fila dans sa chambre, rangea toutes ses affaires dans deux valises. Elle laissa sa robe verte, sur son lit et rétrécit ses valises et les mit dans ses poches de pantalon. Elle n'oublia pas d'alléger le poids. Elle marcha en un éclair jusqu'à son bureau. Elle récupéra toute la paperasse de sur son bureau et la mit dans la valise professionnelle, qui était positionnée contre son bureau. Elle la ferma aussitôt fais et diminue sa taille et la mise dans l'une de ses poches. Elle alla ensuite, dans le salon, pour les prévenir qu'elle partait.

- Où est Narcissa ?

- Dans sa nouvelle chambre.

- Je vais partir du réseau, fit-il après un long moment

- Pardon ?! s'étrangla presque Théodore

- Et ma décision est irrévocable, bien entendu.

- Et tu vas où ?

- Là, où j'ai fais mes débuts en tant que Fondatrice des réseaux.

- Je viens avec toi.

- Théo, reste ici, ce n'est pas la peine, tu sais.

- J'en ai décidé ainsi, et tu ne vas sûrement pas m'en empêcher. Et puis, je pourrais revenir ici quand je le voudrais.

- Si tu insistes. Dépêche-toi, alors.

Elle quitta la pièce en regardant Ginny, Blaise, Dean, Fred, Luna, une dernière fois. Elle s'enfuit dehors et attendit son meilleur ami. Jace, était assis, sur les escaliers, et Drago n'avait pas bougé d'un centimètre depuis tout à l'heure. Elle les dépassa, et dévala les escaliers, d'un pas ferme et sur. Elle regarda ses poignets et s'aperçut qu'elle n'avait pas enlevé son bracelet. Elle l'ôta et le jeta par terre. Il ne lui était d'aucune utilité. Un silence figea le temps de la nuit. Mais la porte s'ouvrit. Elle se tourna et vit Théo, un air sérieux sur le visage.

- Tu n'es pas obligé, tu sais !

- As-tu oublié la promesse que je t'ai faite, un jour après la guerre ?

- « Je ne te quitterais, que lorsque je serais mort. »

- Donc, pas la peine d'essayer de me faire changer d'avis.

- Hein ? Vous allez où ? dit Jace confus

- Je pars, là où on s'est rencontrés pour la première fois, sourit-elle

- A cause de …

- Oui. Je reviendrais ici, ne t'en fais pas.

- Je viendrais vous voir, aussi, assura Jace

- Je sais. Bon, à un autre jour ! Au revoir Jace, sourit-elle

Il leur sourit à son tour. Hermione prit la main de Théo et transplana illico.