VOICI LE DERNIER CHAPITRE DES VACANCES !
On a un nouveau perso dans ce chapitre héhéhé
C'est dans ce chapitre, qu'il y a de l'alcool, et y'en a beaucouuuuuuup !
Bref, je vous fais de gros poutous ! (Je corrigerais mes fautes demain, j'ai pas trop le temps là mes enfant D:)
x QUESTION : Aimez-vous Stiles ?
Bonne lecture et laissez moi un review !
Réponse à "mama chapter 10 . Aug 29
je voie pas pourquoi elle doit partir c'est plutôt lui qui devrait mais par contre je suis contente qu'ils ne soient plus ensemble car je trouvais cela un peut trop rapide a quand la suite car je suis presser de la lire donc met la vite"
- C'est simple, Hermione voulait changer d'air. Drago ne peut pas partir, parce qu'il n'a pas de repère (en plus sa mère est à Pisa). Et ils ne le seront plus pendant un très long moment ! ;) Eh bien voilà ! Elle est là ! :D
Ils se retrouvèrent dans le couloir principal du réseau Rebelle de la Nouvelle-Orléans. Et comme à chaque fois qu'elle y allait, Zebra était dans les parages.
- Oh, bonsoir Mr Nott, Madame la Fondatrice !
- Bonsoir Zebra, je vais loger ici quelque temps, histoire de voir ce qu'il se passe ici, avec mon meilleur-ami.
- Vous vous souvenez encore où est votre chambre, ici ?
- Bien sur. Accompagnez donc, Théodore à sa nouvelle chambre, s'il vous plaît.
- Très bien !
Hermione rentra dans sa nouvelle chambre, nostalgique. Elle préféra largement sa chambre d'ici, qu'à Pisa, car elle au moins, avait un balcon qui donnait une vue superbe sur la ville de la Nouvelle-Orléans. Elle s'y pressa d'y aller, d'ailleurs. Elle adorait entendre la musique jazz de rue. Ça lui mettait du baume au cœur. Hermione aperçut, qu'il y avait non loin de là, une fête. Elle mourrait d'envie d'y aller et tout oublier.
- Et si pour une fois, dans notre existence, on faisait la fête ? demanda Hermione, en entendant des pas derrière elle
- Ça m'étonne que tu me proposes ça, mais pourquoi pas !
Aster se retourna, tira Théo par le bras, toute joyeuse, à l'extérieur du réseau.
- On ne se « transforme » pas ? questionna Théo surpris.
- Pourquoi faire Théo ? Profitons de la vie, sans nous cacher !
Théodore trouvait sa meilleure amie étrange. Tout d'abord, c'était Hermione qui lui proposait de faire la fête, de ne se soucier de rien, et de, pour finir, profiter de la vie. Quelque chose n'allait pas, il en mettrait sa main à couper ! Ils allèrent à la fête public et se firent servir d'office, une bière décapsulée. Théo savait ce que c'était, il en avait déjà goûté par hasard, et n'avait pas trouvé ça, mauvais. Hermione, bu, cul-sec, la moitié de sa bière et la trouva de plus en plus bizarre, quand elle se mise à danser, si gracieusement, qu'il avait l'impression, qu'elle avait dansé toute sa vie. Théo ne savait pas ce qu'il clochait chez elle, et préféra danser avec elle. Il appréciait beaucoup, la musique que jouaient les musiciens. Il lui semblait que ça s'appelait du « Jazz », selon Hermione. C'était la première fois qu'il s'amusait autant avec elle.
Mais quelque chose lui turlupina, au court de la soirée.
- Tu n'as pas peur qu'on se fasse repérer ?
- Je me soucie, de plus rien, dit-elle en dansant
OK. Là, elle n'avait plus toute sa tête. Selon comment Théo connaissait Hermione, il ne se serait pas trop inquiété pour elle. Il penserait que c'était dû à alcool et au changement d'air. Sauf que là, il ne s'était pas du tout dit ça. A chaque fois qu'il la regardait, il voyait physiquement une fille toute joyeuse, mais ses yeux exprimaient une autre émotion, que le bonheur. A quatre heure du matin, Théo était à sa deuxième bière et Hermione, à sa cinquième. En temps normal, il n'était même pas au courant qu'elle buvait. A la fin de la fête, vers six heure et demie du matin, ils rentrèrent à pied, au réseau. Sur le chemin, Hermione, ne tenant plus sur ses jambes, vacilla au sol. Théodore la rattrapa à temps et elle lui dit aussitôt :
- Tiens-moi fermement, ne me lâche pas et regarde moi brûler, dit-elle ivre
- Mais qu'est-ce qui te prends, à la fin ?!
Théodore la redressa, toute droite et attendit une réponse.
- J'ai … J'ai l'impression d'avoir été consumé par la douceur de la douleur. Je n'ai plus envie de rencontrer personne. Il y en a certaines, qui me font trop souffrir, ah ça oui. J'ai trop mal Théo … Je voudrais que … Que ça s'arrête.
Hermione s'endormit net. Elle allait encore chuter par terre, si Théo n'avait pas été là. Il l'avait prise dans ses bras, se figea et fixa un point imaginaire, au loin. Il ne l'avait jamais vu comme ça, même après la Bataille de Poudlard. Elle avait l'air si … Fragile ! Qui avait pu la mettre dans un état pareil ?! Oh s'il le savait, il irait frapper à sa porte, et lui coller une droite. Théodore l'emmena dans sa chambre, et la déposa en douceur, sur son lit. Il la déchaussa. Il allait partir, quand Hermione se réveilla.
- Théo … !
- Oui ?
Hermione planta son regard dans le sien et lui dit, les larmes aux yeux :
- Ne me quitte pas ... supplia-t-elle
- Je ne te quitterais jamais Hermione, tu le sais bien.
Théo ôta ses chaussures et s'allongea à côté d'elle, en la dévisageant, tristement.
- Je ne veux pas être seule, pour affronter le noir …
- Je serais là, et je te protégerais.
- Je … T'aime … dit-elle mi-somnolente
- Moi aussi je t'aime, sourit-il en lui caressant la joue avec son pouce
Ce n'était pas la première fois, qu'ils se disaient « Je t'aime », même si, ces deux mots n'étaient pas souvent présents dans leurs bouches. Ils ne ressentaient rien en amour, que se soit pour l'un ou pour l'autre, ils avaient une relation fusionnelle. Hermione se rendormit paisiblement. Théodore entoura ses bras, autour de sa taille et l'embrassa sur le front. Il ferma les yeux, en regardant l'obscurité de la pièce. Le lendemain matin, Aster ouvrit les yeux, la première, avec un mal de crâne. Elle était recroquevillée dans les bras de Théo. Elle se sentait si bien contre lui, qu'elle pouvait se rendormir illico, mais sa tête n'allait pas tarder à exploser. Rien qu'en le regardant dormir comme un bébé, toute la soirée d'hier, lui revint en tête. Hermione regretta de lui avoir dit, qu'elle souffrait. Elle ne voulait surtout pas, qu'il s'inquiète ! Déjà qu'elle avait dû paraître « étrange », à la fête, à boire et danser, comme elle ne l'avait jamais fais avant. Il ne l'avait jamais vu s'amuser avant, et elle, non plus, au final. Elle prit sa baguette et formula un sort contre son mal de tête. Enfin apaisée, elle se blottit contre Théo et se recoucha. Hermione avait le sommeil léger, et pouvait sentir chaque mouvements qu'il faisait, ce qui l'avait réveillé.
- Mince, je t'ai réveilla, désolé !
- Pas grave.
- Bien dormi ?
- Avec toi, dans les bras ? Et comment !
Hermione se leva du lit et chercha dans l'une de ses valises, des vêtements, et des sous-vêtements. Elle prit une douche à la va-vite. Ayant une subite flemme pour se sécher les cheveux, elle les laissa au vent. Elle les plaqua, et les ramena en arrière. Elle s'habilla et trouva Théo, toujours dans le lit, à regarder le plafond. Il devait s'inquiéter, Hermione en était persuadée.
- Théo …
- Qui te fais souffrir, Hermione ?
- Je vais bien.
- C'est pour ça, qu'hier, tu étais euphorique, dès qu'on est venus là. Et tu me l'as dis, que tu souffrais beaucoup ! s'enflamma-t-il
- Je. Vais. Bien. répéta-t-elle
- Tu sais, si tu ne me dis rien, je ne pourrais pas t'aider ?
- Pourquoi aurais-je besoin d'aide, si je n'en ai pas besoin ?
Théo ne dit plus un mot. Il se releva, changea ses vêtements en un coup de baguette, et déposa un baiser sur le front perlé d'eau, d'Hermione.
- Je vais à Pisa. Je reviens vite, promis.
- Prends ton temps, et profite d'eux ! Ne t'en fais pas pour moi.
- Je t'aime, dit-il en la regardant droit dans les yeux.
- Moi aussi, moi aussi, sourit-elle tendrement
A force, ça allait devenir une habitude !
Dès que Théo ferma soigneusement, la porte de sa chambre, Hermione sortit un poste de radio de son placard, et s'installa sur le balcon. Elle alluma la radio, en tournant le bouton de fréquence et quand elle capta quelque chose, elle s'assit sur sa chaise. Elle sortit une cigarette, l'alluma magiquement, et fredonna l'air triste, de la chanson qui passait. Hermione fondit en larme, et se recroquevilla sur elle-même.
Théo, quant à lui, était arrivé au réseau de Pisa. Il allait dans la pièce privée des Rebelles d'Élite, pour voir s'il y avait quelqu'un et aperçut une Ginny toute inquiète, accompagnée de Luna, Blaise et Jace. Dean et Drago manquaient à l'appel. Il entra dans la pièce, et fit un grand sourire à la lunatique, Luna.
- Théo ! dit-elle toute joyeuse
Elle arriva vers lui, et l'enlaça. Théo questionna du regard Blaise et Ginny, qui n'avaient vraiment pas l'air, biens.
- Drago m'inquiète, enfin … Nous inquiètes … !
- Pourquoi ça ?
- Hier soir, après le départ de Hermione, il s'est enfermé dans sa chambre et il n'en est pas sortit aujourd'hui. Alors, je suis allée le voir, et je l'ai vu, accoudé à la fenêtre, avec un verre de whisky, à la main, et un cigare. Il n'a rien voulu nous dire ! Je t'en prie, Théo, essaye de lui parler ! Peut-être qu'avec toi, ça va marcher.
- OK, OK, j'y vais.
Est-ce que c'était à cause de Drago, que Hermione n'allait pas bien ? Si oui, pourquoi ? Théo se hâta d'aller dans sa chambre et de toquer à sa porte. Aucune réponse. Ça commençait bien, tiens. Il entra quand même, et le vit, exactement comme Ginny l'avait vu.
- Eh vieux, ça va ?
Toujours pas de réponse. Il faisait chier à rien dire ! Théo alla droit au but, en lui posant cette question :
- C'est à cause de Hermione, que tu bois et fumes ?
Drago s'était retourné, d'un coup, que ça l'avait surpris. En l'observant , il put voir ses yeux métalliques, briller. Il était comme troublé, ou perdu. Le blond posa, subitement, son verre de whisky sur son bureau, et puis, tira sur son cigare.
- Réponds ! commença à s'énerver Théo
Cette fois-ci, il n'avait eu le droit à aucunes réactions, si ce n'était, qu'il fumait à grosse dose. Théo sentait la frustration l'envahir. Il se rapprocha de son meilleur ami et le menaça :
- Tu es peut-être mon meilleur ami, que je considère comme mon frère, mais si c'est toi qui l'a mise dans un état pareil, je ne te le pardonnerais jamais !
- De quoi parles-tu ? parla Drago pour la première fois, la puce à l'oreille
- Hier soir, Hermione était vraiment dans un sale état ! Elle n'a pas arrêté d'enchaîner, bière sur bière à une fête. Elle voulait profiter de la vie, d'être libre, alors que d'habitude, elle ne profite de rien. Et après la fête, elle m'a avoué des choses étranges. Quand je l'ai soutenu, parce qu'elle tenait plus sur ses jambes, elle m'a dit, je cite « Tiens-moi fermement, ne me lâche pas et regarde moi brûler. ». alors bien sur, je lui ai demandé des explications, et tu sais ce qu'elle m'a répondu ? Qu'elle avait l'impression d'avoir été engloutie par la douleur, et qu'elle ne voulait rencontrer plus personne, parce qu'apparemment, certaines lui faisaient trop souffrir. Le pire, pour moi, a été la toute fin de sa phrase « J'ai trop mal Théo … ». Je m'inquiète sérieusement pour elle, comme pour toi, en ce moment ! Et j'en ai ras-le-bol de ne pas avoir de réponse. Hermione m'a fait le coup du « Je vais bien » alors que je sais justement que non. Ne fais donc pas, comme elle.
- Tu veux vraiment savoir pourquoi, je suis comme ça hein ? Récemment j'apprends que mon père est mort. Par qui ? Par Hermione Granger ! Ma propre petite amie a tué mon père !
- Tu crois que ton père lui aurait fait une fleur de vivre, à Hermione, si elle n'avait rien fait ? Surtout qu'elle n'aurait rien fais, s'il n'avait pas commencé !
- Tu as vu le meurtre ?!
- Oui. Je suis resté au bal. Ton père n'a eut, que ce qu'il méritait !
- Bah oui, évidemment ! Personne savait savait comment il était au fond. Personne, depuis que Voldemort a gagné la guerre. Il était perdu ! J'aurais pu le faire redevenir comme avant, si Hermione n'avait pas pris la peine de le tuer.
- Tu n'aurais jamais pu, Drago ! s'enflamma Théo, tant que Voldemort sera vivant, tu n'aurais pas pu le ramener à la raison, tu entends ? C'était peine perdu d'avance ! Finalement, je comprends mieux pourquoi Hermione est partie, et qu'elle est dans un état épouvantable ! Elle culpabilise d'avoir tué ton père ! Il doit pas y avoir que ça, mais je le saurais un jour ou l'autre. Je déteste prendre partie de l'un de mes meilleurs-amis, mais là, elle avait raison de le tuer.
- Si tu es de son côté, va-t-en et laisse moi tranquille.
- Je ne vois pas pourquoi je me force à te parler, tu n'écoutes rien.
Théo partit en claquant la porte. Il eut la peur de sa vie en voyant Jace, Luna, Blaise et Ginny, à la porte, entrain de les espionner.
- Oh mon Merlin, s'affligea la rousse, prends soin de Hermione, Théo. On va la perdre sinon …
- Si ce n'est pas déjà fait, soupira-t-il, je m'en vais, je reviendrais demain. Bon courage avec celui-là.
Il s'extirpa à l'extérieur et transplana au réseau Rebelle de la Nouvelle-Orléans. Théo se dépêcha d'aller dans la chambre d'Hermione et se figea, en franchissant la porte. Elle faisait exactement, ce qu'était entrain de faire Drago ! Il la rejoignit sur le balcon et la vit pleurer. Apparemment, elle n'avait pas capté, qu'il venait d'arriver. Elle se leva d'un bon, le regard en bas de la tour. Hermione retira sa cigarette de la bouche, et cria :
- ESPÈCE DE CONNARD !
Théo, ne comprenant rien, resta en plan, alors que Hermione sortit en trombe de sa chambre, bouillonnante de rage. Elle accourut jusqu'à l'entrée, la clope de nouveau, à la bouche, et fit une sortie fracassante, en foutant un énorme coup de pied, à la porte d'entrée. Elle vit aussitôt un garçon, qui fixait le haut de l'hôtel, perdu.
- STILES ! hurla Hermione, en le foudroyant du regarde
- Voici la lumière de ma vie, dit ledit « Stiles » faussement ravi de la revoir
Hermione l'attrapa et le plaqua, contre un mur. Elle jeta sa cigarette au sol, et l'écrasa. Voulez-vous savoir qui était Stiles, hein ? Avouez !
- Qu'est-ce qu'un enfoiré comme toi, viens foutre, sur ma priorité où je t'ai renvoyé ?
- Je suis un Rebelle. J'ai le droit de venir ici, même si tu me l'as interdis.
- Plus pour moi. D'ailleurs, il me semblait que je t'avais envoyé en France ?
- Oh, je t'ai manqué … ? ricana-t-il
- Ta gueule et réponds-moi : Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je voulais te parler. Et en privé, lui répondit-il en regardant derrière elle
La colère de Hermione s'envola, ne comprenant pas ou il voulait en venir, et tourna la tête. C'était alors, qu'elle croisa les yeux de Théo, curieux. Ah, mince ! Elle ne l'avait pas entendu arriver !
- Qui sait ? demanda l'ancien Serpentard
- Un con. Je reviens, il faut qu'on parle, lui et moi.
Elle libéra Stiles et se jetèrent un regard noir. On pouvait voir à quel point, Hermione et ce Stiles, s'aimaient ! Il la tira par le bras et l'emmena dans un coin isolé de la ville, à l'abri des regards.
- De ne plus voir ta sale gueule, m'avait manqué, lui dit-il, un sourire narquois sur les lèvres
- Qu'est-ce que tu me veux ? lança Hermione, tout en ignorant ce qu'il venait de lui dire
Stiles la regarda attentivement, le visage sérieux. Il se cacha le visage avec les mains, juste quelques secondes, prit une énorme goulée d'air et proposa à Hermione :
- Et si … On faisait un marché, hein ?
- Non.
Elle commença à partir, blasée, mais il retint fermement, l'air paniqué. Il lui manquait une case ! Qu'est-ce qui lui prenait de réagir comme ça ?!
- Pars pas ! Surtout, ne pars pas d'ici.
- Tu veux me séquestrer ? ricana-t-elle, c'est pas comme ça que tu vas y arriver.
- S'il te plaît Hermione, j'ai besoin de toi !
- Et pourquoi ça ?
- Disons que … Tu sais comment je suis avec les Mangemorts … et euh, disons aussi que, ils m'ont choppé …
- Et qu'est-ce que ça peut me faire, non de Dieu ?!
- Bah de 1) Je suis Né-Moldu et de 2) … Ils croient que je suis un Rebelle, ce que je suis mais …
- Viens-en au fait, soupira cette dernière
- Ils veulent me tuer, si je ne leur dis pas qui est le chef. Donc toi, en l'occurrence.
- Oh Seigneur … Et c'est quoi le marché ?
- Je te propose qu'on devienne des « serial-killers » pendant quelque temps et que tu m'aides à me débarrasser des Mangemorts trop curieux. Si on échoue, mais qu'on s'en sort, tu pourras faire ce que tu veux de moi et si on gagne, nos chemins se séparent.
- D'accord. J'accepte ! s'enquit Hermione de répondre
- Oh merci, merci, merci !
Hermione allait enfin partir, quand Stiles l'alerta de quelque chose, mais n'entendit pas, ce qu'il disait. Elle se retourna et le dévisagea, lui arracher le bras. Il la força à courir comme une folle. Le pire dans tout ça, c'était qu'elle avait toujours les cheveux mouillés ! Oui, elle n'avait que ça à faire de penser, qu'à ses cheveux.
- Mais qu'est-ce que tu fous Stiles ?!
- Y'a des Mangemorts, à nos trousses!
- Ils ont entendu notre …
- Je ne crois pas. Ils sont venus, quand nous avions fini d'en parler.
- S'ils me voient, ils vont me pulvériser !
- Et moi, dans tout ça ?
- Je m'en fou, de toi.
- Tu es tellement directe, ça me va droit au cœur !
Stiles et Hermione continuèrent de courir et arrivèrent dans un parking. Il bondit dans une voiture cabriolet à l'ancienne, bleu ciel, l'ancienne rouge et or, à sa suite. Apparemment, elle était à lui, puisqu'il en possédait les clefs. Aster jeta un coup d'œil, à l'arrière, et constata que les Mangemorts ne s'étaient pas découragés pour autant. Ils venaient de voler des voitures Moldues, pour les poursuivre. Sur la route, Stiles essayait de les semer, mais en vain.
- C'est quoi la suite du plan ?
- De passer à l'action, voyons !
Hermione avait toujours eu peur, quand il lui disait ça. Stiles tourna la voiture, d'un coup de volant violant. Il fonçait droit dans la gueule du loup. Elle hurla quand ils n'étaient qu'à quelques centimètres de cogner un Mangemort. Elle cacha son visage, pour ne pas faire face, au désastre qui allait se produire. Mais, surprise ! Rien ne se passa. Aucun dérapage. Aucun cri. Rien. Hermione enleva les mains de son visage, perdue, et ne vit plus de voiture, devant elle. Comment, par l'amour de Dieu, Stiles avait réussi à s'en sortir ?
- Quoi ? dit-il quand Hermione le regarda, la bouche formant un O parfaite
- Comment t'as fais pour …
- Ah ça ! la coupa-t-il, c'est rien. Ma voiture a juste traversé les voitures des Mangemorts.
- Et tu trouves ça, normal … ?
- Bah oui. Ma voiture est ensorcelée. Tu sais très bien, que je suis un as, en sortilège, amour.
- Tu veux que je te trucide ou quoi ?
- Roh, si on a même plus le droit de rigoler … !
- Je ne rigole, qu'avec les gens que j'apprécie.
Stiles freina sec, le moteur de la voiture. Hermione s'affola. Les Mangemorts allaient les rattraper !
- Écoute la vieille. On pourrait faire la trêve pendant notre collaboration, non ? Sinon, nous n'allons arriver à rien.
- Oui oui mais redémarre cette putain de voiture !
- Ça va, ça va, y'a pas le feu au cul, non plus, s'exécuta Stiles
Non, c'était vrai, il avait raison. Il n'y avait pas de feu, mais un incendie au cul ! Hermione avait envie de lui éclater la tête, comme un ballon ! Elle ne dit plus rien, pour ne pas aggraver la situation, et s'accouda à la portière, en soupirant. Stiles mit un CD dans son lecteur, et Hermione s'aperçut, qu'ils écoutaient le même genre de musique. Elle le détailla du regard, sa mauvaise humeur disparut, maintenant curieuse. Elle n'avait jamais remarqué, mais ses iris étaient d'un bleu magnifique. Elle ne s'empressa pas trop de lui faire entièrement confiance, car à la base, ils ne s'aimaient pas.
- Ah et dernière chose, commença Stiles, il n'y a pas qu'ici, que les Mangemorts veulent ma peau.
- Où ça encore ? soupira Hermione
- A Pisa.
- STILES ! hurla-t-elle de rage, putain mais qu'est-ce que tu peux être con !
Hermione essaya de se calmer, voyant que sa mauvaise humeur était revenue, en se massant les tempes. Et dire qu'elle ne voulait plus retourner à Pisa, et voilà que maintenant, avec les conneries de Stiles, elle allait devoir y retourner. En repensant à cette ville, son regard s'assombrit. Drago lui était revenu en tête, ainsi que tous ses remords et sa grosse culpabilité, mais aussi de la colère. Hermione fracassa son poing contre le comptoir, de la voiture, frustrée.
- Contre qui tu es en colère, cette fois ?
- De toi, pauvre con !
- Plus d'insulte ! Bijoux n'aime pas ça.
- Bijoux ? demanda-t-elle étonnée
- Ma voiture, précisa Stiles, avec un clin d'œil
Elle le regarda, figée par la surprise et éclata de rire. Stiles cacha son sourire, et préféra se concentrer sur la route. Hermione trouvait ça d'un ridicule d'appeler sa voiture « Bijoux. »
- Wouha, fit-il, c'est la première fois que j'entends rire … !
- Et ce sera sûrement la dernière fois.
- C'est fou ce que t'es chiante, quand tu veux.
- Tu me forces, je te rappelle, à aller dans une ville que je ne peux plus encadrer, elle changea subitement de sujet les nerfs à vif, putain mais ils vont nous lâcher, ceux-là ?!
Hermione ne prit pas la peine de prendre, sa baguette. Elle préféra faire de la magie, mentalement. Elle formula un sort à voix basse et fit apparaître des flammes vertes, devant ses yeux. En tendant ses deux bras vers les Mangemorts, elle fit un geste brusque avec les mains, et dirigea les flammes sur eux. Elle se retourna, satisfaite. Stiles freina une nouvelle fois, et Hermione ne manqua pas de se cogner la tête, contre le comptoir. C'était un vrai fou, du freinage ! Il releva ses lunettes de soleil, qu'il avait mises en entrant dans la voiture, et les installa sur sa tête. Il regarda Hermione, incrédule.
- Bah ça alors … J'aurais jamais crû que tu faisais comme moi !
Hermione tourna instantanément la tête vers lui, toute aussi surprise de sa déclaration. Ils se regardèrent un instant, sans amertume, avant que Stiles redémarre en se rappelant qu'il y avait encore une voiture Mangemort, derrière eux.
- Finalement, peut-être qu'à l'avenir, nous aurons des conversations plus civilisées.
- Peut-être, insista Hermione sur le mot.
Cinq bonnes minutes après, Hermione et Stiles s'étaient débarrassés de la voiture Mangemort. Ils éclatèrent de joie et sous l'effet de la bonne humeur, ils se tapèrent dans la main. Il ramena sa voiture dans le parking, en soufflant un coup, soulagé.
- Merci, fit Stiles en la regardant droit dans les yeux.
- Roh, ça va, dit-elle avec un faible sourire
- Merci du fond du cœur ! Quand je pense à tout ce temps ponctué de malentendu et de conflit, c'est si regrettable ! ironisa-t-il (Nda : Je me sentais obligée de reprendre la réplique de Eugène, dans Raiponce :'))
- Vivement que nos chemins se séparent, soupira-t-elle exaspérée
- Ça, tu l'as dis.
Hermione allait partir, quand elle piqua les lunettes de Stiles et lui dit, tout naturellement :
- Je prends en otage tes lunettes, elles sont trop belles !
Alors qu'elle partait pour de bon, elle entendit un « CONNASSE ! ». Elle se retourna, et leva son si beau majeur. De retour dans sa chambre, Théo l'attendait, depuis un bon moment déjà. Il était sur le balcon, assit sur une chaise, à rien faire.
- Tu as mis extrêmement longtemps pour lui parler.
- Je devais régler une affaire avec lui.
Un silence se figea, à l'instant présent. Théo se redressa et lui fit face. Qu'est-ce qu'il allait lui dire … ?
- Je te jure que si je te revois entrain de fumer, ça va mal aller pour toi ! Ces saloperies, détruisent tes poumons, c'est toi même qui me l'a dit !
- …
- Écoute Hermione, dit-il en posant ses mains sur ses épaules, je sais que tu ne vas pas bien, et je sais à cause de qui, mais sache que tu as eu entièrement raison de tuer, Lucius. Peu importe ce qu'a pu tuer te dire Drago, tu as eu raison sur toute la ligne.
Hermione fondit en larme, en moins de deux, en entendant Théo lui dire ça. Il la prise dans ses bras, et l'écouta dire :
- Il me déteste …
- Il est débile.
- Il ne voudra plus me parler …
- Mais si. Je suis sur qu'il regrette de s'être disputé avec toi.
Elle s'essuya les yeux et regarda, le ciel s'obscurcir. Théo lui caressa le dos, et se dé-serra d'Hermione.
- Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger !
Sincèrement, Hermione voudrait le croire, plus que tout au monde, mais c'était, tout bonnement impossible car elle connaissait Drago, comme sa poche, et il était extrêmement têtu, quand il le voulait. Il y avait, en plus, les conneries de Stiles, par dessus le marché. Hermione ne savait même pas, s'ils allaient s'en sortir ! Foutu Lancaster !
- Tu sais, je pourrais lui dire quelque chose, à propos de toi.
- Non. C'est du passé. Tout est du passé, et derrière moi.
Hermione se dirigea vers la porte de sa chambre. Elle devait prendre l'air. Immédiatement. Sans rien dire, elle l'ouvrit.
- Tu vas où ?
Elle ne répondit pas, trop lointaine, dans ses pensées. Si elle ouvrait la bouche, elle était sur, qu'elle allait encore pleurer. Théo la suivit, et l'appela plusieurs fois. Il ne devait savoir où elle allait. Il irait la tuer en personne, s'il le savait !
- J'ai … J'ai envie d'être seule.
Heureusement pour elle, il s'était obstiné à ne pas la suivre. Hermione s'enfuit du réseau, la tête ailleurs. Elle marchait dans les rues de la Nouvelle-Orléans, sans rien écouter de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle n'entendait que son cœur, mais si … Lointainement. Elle arriva dans un bistro et s'installa sur un grand tabouret, au bar.
- Vous voulez quoi ? questionna le barmaid
- Un whisky, s'il vous plaît.
Le barmaid ne prit qu'une minute, à la servir. Ils disparut dans une autre pièce, ne voyant plus personne arriver. Hermione avait l'impression de faire affaire, dans une copie conforme de la Tête du Sanglier. Pas étonnant, qu'il n'y ait pas un chat. Pour elle, c'était l'idéal, pour se morfondre. Elle commença à pleurer, et essuya à chaque fois ses larmes, avec les manches de son pull, mais vu qu'elles s'augmentaient, elle se résigna à continuer de le faire. Elle but d'une traite son verre, perdue. Le barmaid revint et lui resservit un verre, sans rien dire. Hermione l'en remercia, en lui souriant faiblement, et il repartit faire je ne sais quoi. Elle se pinça l'arrêt du nez, pour résister à l'envie d'éclater en sanglot, mais il était déjà trop tard. Elle se prit le visage entre les mains, et pleura, pleura, pleura, jusqu'à ne plus s'arrêter. Un autre garçon, d'à peu près son âge, fit irruption dans le bistro, frustré et peureux. Il se massa le visage et s'assit à côté d'une fille, qui était entrain de pleurer, sans vraiment faire attention à elle. Le barmaid revint, et le garçon demanda une tequila. Après l'avoir servi, il re-disparut et les laissa seuls, dans leurs sombres esprits. Il avala à grosse gorgée, le contenu de son verre, dans ses pensées. Dans quelle galère s'était-il mis avec Hermione ?! Il allait y passer ! Il en était persuadé. Il devait annuler ce foutu marché. Autant mourir, comme un homme.
- Excusez-moi si je dérange, fit la fille à côté de lui
- Pas de problème. On a tous, des problèmes.
Il se tourna vers elle, dubitatif. Il reconnut cette voix, entre mille. Hermione et lui se regardèrent en même temps, et se figèrent. Et voilà qu'après avoir pensé au marché et à elle, qu'il la revoyait.
- Putain … laissa-t-elle échapper de sa bouche
Hermione posa sa tête contre le comptoir, tournée indirectement, vers son voisin, le visage rivé de larme. Stiles ne l'avait jamais vu comme ça, et ne savait pas trop comment réagir, face à cette situation désastreuse. Alors, il préféra en venir, au fait.
- J'annule le marché.
- Hein … ?
- J'annule tout. Après le bar, on fait comme si nous nous étions jamais, vus. Comme ça, tu ne me reverras plus du tout.
- Mais …
- Je suis qu'un pauvre connard …
Stiles, frappa volontairement son front, sur le rebord du comptoir et resta silencieux. Hermione vit que des larmes roulaient sur ses joues et repensa à sa phrase « Comme ça, tu ne me reverras plus du tout. ». qu'est-ce qu'il entendait dire quan … Oh par Gryffondor ! Elle venait enfin de comprendre !
- Stiles … Oui je ne t'aime pas beaucoup, oui tu n'es qu'un pauvre connard, sourit-elle brièvement, mais je ne te laisserais jamais mourir, tu m'entends ?
- Laisse tomber. Ça ne sert à rien, du tout. Si on continue ce marché, on va se faire descendre. J'ai fais le con, j'assumerais seul, et totalement, les conséquences, quand ils me retrouveront, soupira-t-il
Stiles effaça ses larmes et se tourna complètement, face à Hermione et lui avoua, honteux :
- La vérité, c'est que … Ils ne croient pas que je suis un Rebelle, parce qu'ils ne le savent pas encore. Ils savent juste que je suis un Né-Moldu. C'est tout.
- Pourquoi m'avoir menti, alors … ?
- T'aurais accepté peut-être ?! cingla-t-il amèrement
- J'aurais quand même accepté, espèce de débile ! s'enflamma Hermione, même après le coup bas que tu m'as fais, l'autre fois. Sans doute, suis-je trop gentille avec toi, mais tu ne mérites pas de mourir, pour autant. Donc, le marché tient toujours. Mais … Juste une question … Pourquoi m'avoir demandé de l'aide, à moi ?
- Bah … Je connais personne. Et surtout, je ne fais confiance à personne.
- Sauf, à moi ? s'étonna Hermione
- Qui n'a pas confiance en toi, aussi …
- Venant de toi, ça me surprend. Surtout, je me répète, que tu m'as laissé en plan, quand j'avais le plus besoin de toi.
- Je me suis excusé pour ça, merde, grommela Stiles en se souvenant du lâche qu'il était
Hermione finit son deuxième verre de whisky et se leva de sa chaise, en soupirant fortement.
- Tu crois qu'il faut que des excuses en l'air, pour que je te pardonne ? J'ai failli perdre 3 Rebelles dans ce merdier ! A ton avis, pourquoi, je m'entête à ne pas faire la paix avec toi ? Parce que mon esprit n'est pas tranquille.
- Tu veux, que je fasse quoi, alors ?
- Que tu t'excuses, avec des actes.
Stiles se tourna vers elle. Il respira un coup et quitta à son tour, le bar. Il se mit face à Hermione et lui dit, le plus solennellement du monde :
- Très bien. Je te les montrerais quand la chasse aux Mangemorts, commencera. Tu en as ma parole. On fait la paix, maintenant ?
- J'espère que je ne tomberais pas dans le panneau, menaça-t-elle, oui, on fait la paix.
- Je viendrais au réseau pour la liste des Mangemorts, qu'on doit tuer demain, vers 15 heure. Ça te vas ?
- C'est parfait. A demain !
- A demain, fit-il quand Hermione fut partie
Hermione se hâta d'être au réseau, avec une vilaine migraine, qui lui tapait sur le système. Elle monta dans sa chambre et beugua, croyant voir Drago, devant elle. Mais quand il l'interpella, elle sut qu'il était vraiment devant elle. C'était douteux …
- Bonsoir Hermione.
- Bonsoir … ?
- Si je suis ici, c'est parce que je voulais m'excuser de la façon dont je t'ai répondu, l'autre fois. Je n'aurais jamais voulu, qu'il te tue. Je suis désolé.
- Et … C'est tout ?
- Oui, c'est tout, insista-t-il sur le dernier mot
- SALE ENFOIRÉ ! cria-t-elle soudainement, je vais te dire une bonne chose. J'ai eu raison de tuer ton père. IL ALLAIT ME TUER, MERDE. Ah pardon, mais ça, tu t'en fous, évidemment. Comment ai-je pu croire que tu avais réellement changé, sérieusement ? T'es toujours aussi buté qu'avant !
Hermione s'avança vers lui, fulminante de rage, et de mépris, envers lui.
- Tu n'es qu'un sale petit con, qui ne pense jamais aux autres, sauf qu'à ta personne et celles de tes parents. Bah tu sais quoi ? Tu vas gentiment aller te faire voir, d'accord ? Je n'en n'ai rien à foutre de tes excuses minables, comme je n'en n'ai plus rien à foutre de toi !
Elle remarqua, que les yeux de Drago, devinrent plus ténébreux. Elle savait qu'il se résignait, à la toucher. Elle partit de sa chambre instantanément, en claquant violemment la porte. Seigneur, ça lui avait fais un bien fou, de lui dire ça. Hermione se dirigea dans son bureau, sans savoir que Drago, la suivait. Juste après être rentrée dedans, elle soupira. En un seul geste, on la plaqua contre un mur. Elle croisa le regard haineux de l'ancien Serpentard. S'il croyait lui faire peur … !
- Tu avais tord, simplette ! TU AVAIS TORD !
Drago lui serra les bras tellement forts, qu'elle crut, qu'il voulait la tuer, sur le champ.
- Tu sais quoi ? Depuis le début, je jouais avec toi, au bal. Je ne t'aime pas, je ne t'ai jamais aimé, et je ne t'aimerais jamais.
- Pas besoin de hurler, je suis en face de toi, pauvre débile.
Il la cogna, d'un geste si brusque, contre le mur, que les larmes lui montaient aux yeux. Drago lui serra encore plus ses bras, contre ses mains.
Ras-le-bol de se faire traiter comme ça, Hermione lui mit un coup de pied, sur l'une de ses jambes, mais on aurait dis que ça ne l'avait pas atteint.
- Laisse-moi ! LAISSE-MOI ! se débattit-elle, le plus possible
En voyant que la poignet de la porte, tournait, Drago s'exécuta. Un Rebelle, d'une trentaine d'année, fit son apparition, au seuil de la porte, et demanda :
- Ça va ? J'ai entendu des cris, alors je voulais voir ce qu'il se passait.
- Ça va, firent Drago et Hermione, en même temps.
Hermione n'eut le temps de faire quoique se soit, qu'elle se retrouva de nouveau, au mur, après que le Rebelle soit partit. Décidément, Drago ne lâcherait jamais l'affaire. Mais il ne savait pas, à qui, il avait à faire (nda : jeu de mot pourri omg). Elle lui remit un coup de pieds à la jambe, en guise de menace.
- Lâ édiatement.
- Et sinon quoi ?
- Sinon …
Hermione ferma les yeux, formulant mentalement deux incantations à la suite. D'un coup, la porte de son bureau s'ouvrit toute seule. Elle sourit, en bougeant légèrement la tête, sur un côté. Drago se fit propulsé en dehors du bureau. Elle en sortit à son tour et le vit, à quelque mètre du sol, entrain de flotter dans les airs.
- Sinon ça, sourit-elle sournoisement, tu croyais sincèrement, être plus puissant que moi, Malefoy ? Sache que j'ai plus d'un tour, dans mon sac. Maintenant, si tu me le permets bien, je vais t'indiquer la sortie. Ah et, fais attention à la chute. Mieux vaut prévenir, on ne sait jamais.
En un claquement de doigt, Hermione ouvrit, en un rafale de vent, la porte d'entrée, et le jeta dehors, comme un alcoolo et la referma. Elle se réfugia dans son bureau, l'air anéantie. Elle devait aller voir quelqu'un. Mais qui ? Théodore ? Il ne fallait même pas y penser ! Luna ? Ginny ? Jace ? Dean ? Blaise ? Fred ? Eux non plus. Ils étaient tous à Pisa … Il ne restait que … Stiles. Tant pis pour la rancune. Elle devait le voir. Hermione ne voulait pas être toute seule. Elle chercha aussitôt, son dossier, à la recherche de son domicile. Dès qu'elle le trouva, elle le rangea à sa place initiale et transplana devant chez lui. Hermione se retrouva à l'intérieur d'un immeuble, joliment décoré. Elle était face à la porte n°7, au nom de « Jesse White » (nda : Comprendra qui pourra). Aurait-il déménagé ? Elle perçut, à travers la porte, une musique de rap. Elle se souvenait que Stiles écoutait souvent ce genre de musique, alors qu'elle, elle détestait ça. Elle toqua quand même, pour vérifier.
- Mais il me fait chier ce vieux, putain ! pesta une voix derrière la porte
Pas très poli, en tout cas. Elle entendit des pas se rapprocher de la porte. On lui ouvrit la porte, avec agressivité.
- Écoutez moi bien, j'ai baissé le son de ma télé au moins cinq …
Stiles était devant elle, une canette de bière à la main. Il resta stupéfait, de voir Hermione ici, devant chez lui.
- Ce n'est que moi. Encore …
- Décidément, tu ne peux plus te passer de moi. Tu me flattes !
Il lui tourna le dos et but une gorgée de sa bière. Hermione, polie comme elle l'était, resta devant sa porte, à attendre qu'il lui dise d'entrer. Stiles se retourna, en n'entendant pas ses pas, à sa suite.
- Qu'est-ce que tu fais ? Entre !
Hermione s'exécuta directement, et ferma la porte. Ils s'installèrent dans le salon, sur le canapé, devant la télé. Stiles regardait un truc de gangster. Rien de bien intéressant, entre autre. (nda : Eh, mais ça veut pas dire que pour MOI, ce N'EST pas intéressant x))
- Que me vaux l'honneur de ta visite, amour ?
Elle le fusilla du regard. Hermione avait horreur qu'il l'appelle comme ça ! Et Merlin savait que ça ne datait pas de maintenant.
- Je sais à quel point, tu aimes ce « amour », amour.
- T'es chiant, soupira-t-elle mi-amusée, mi-désespérée
- T'es chiante aussi ! T'as pas répondu à ma question, tss.
- J'allais le faire ! protesta Hermione, est-ce que je peux vraiment te faire confiance ?
- Si tu n'avais pas confiance en moi, tu ne seras pas venu là.
Elle se lança et lui raconta pourquoi elle était ici. En n'oubliant pas sa confrontation avec Drago, et en lui épargnant quelques détails. Elle lui dit aussi, ce qui était arrivé, tout le long de la mission du bal. Hermione avait eu le courage de s'ouvrir à un mec, avec qui elle essayait d'avoir des bonnes bases, et surtout de lui dire, ce qu'elle ressentait. Elle en avait la gorge nouée. Elle n'aurait pas pu le faire, avec Théo. Impossible.
- Hermione, avant toute chose, permet-moi de te dire que, déclara-t-il sérieux, POPOPO, Drago Malefoy et toi ?! J'y crois pas !
- De tout ce que je t'ai dis, tu n'as retenu que ça ? dit-elle mi-vexée, mi-frustrée
- Bien sur que non, la vieille. C'est juste que, ça me surprend. Et, fit-il hésitant, c'est pour ça que tu pleurais au bar ? C'était à cause de Drago Malefoy ?
- Ouais …
- Arrête de pleurer pour lui. Ça ne sert à rien. Il est con, ce type.
- Con comment ? Con comme toi ? lui envoya-t-elle un pic
Stiles ne lui répondit pas. Il ne fit que lui tirer la langue, avec une tête blasée.
- Quand je suis sérieux, tu ne l'es pas, mais quand tu l'es, je ne le suis pas.
Elle sourit, en l'entendit dire ça.
- Bon vu que c'est soirée « confidence », je vais te dire une partie de ma vie, dit-il avant de reprendre, le visage impassible, depuis que je suis petit, mon père n'a pas arrêté de battre ma mère. Pendant des vacances d'hiver, alors que j'étais encore à Portland, l'école de magie, à Salem j'ai eu le courage de tenir tête à mon père et crois-moi, il l'avait très mal pris. Pour la peine, il m'a enfoncé un couteau de cuisine dans le bras. J'ai des bases en médecine magique, et j'aurais bien pu enlever la cicatrice mais je ne l'ai jamais fait …
- Pourquoi ? s'empressa de demander Hermione
- Pour me dire que, ce qu'il m'a fait là, me fera jamais autant mal, par ce qu'il va m'arriver ensuite. Un mauvais jour, alors que le portable de ma mère sonnait, j'ai répondu à sa place. Je n'avais encore rien dit, et un médecin m'apprend qu'après des « tests » qu'elle avait fait, il avait découvert, qu'elle avait un cancer des poumons. Ma mère ne m'avait rien dis du tout ! Elle est morte un an après, le jour de mon quinzième anniversaire. Du coup, c'était à moi, maintenant, de subir les coups de mon père. Le pire, c'était que j'étais plus puissant que lui ! Mais à cet âge, pratiquer de la magie, en dehors de Portland, était formellement interdit. Alors, pour oublier tous mes problèmes, j'ai commencé à boire beaucoup. Parfois, j'arrivais complètement ivre, à la maison. A mes dix-sept ans, les gens avaient du mal à me reconnaître, avec tous les bleus que j'avais. J'en avais tellement marre de lui, que je l'ai tué. Le ministère depuis, me recherche, parce que j'ai utilisé un des trois sorts impardonnables. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que je change souvent d'identité. Après sa mort, je traînais dans les bars moldus, ne sachant plus quoi faire de ma vie. J'ai encore plus sombré à l'alcool, quand Voldemort avait gagné la guerre de Poudlard. Jusqu'à qu'un ami sorcier, me parle d'une « Aster », et qu'il avait rejoint son groupe de Rébellion. Et vu qu'en ce temps là, je voulais me reprendre, j'avais aussi décidé de te rejoindre, souffla-t-il perdu dans ses pensées, mais se reprit, je dois te faire chier, avec ça, hein ?
Tout le long de son récit, Stiles regardait constamment le plafond. N'entendant pas Hermione lui répondre, il tourna la tête vers elle, et la vit pleurer. Il n'aurait jamais crû, qu'elle serait aussi sensible. Elle se calma, et l'observa de ses yeux humides.
- Comment fais-tu pour être tout le temps de bonne humeur, avec ce passé ?
- Je ne sais pas.
- Pour ton père … Pourquoi n'as-tu pas appelé la police ?
- La prison ne lui suffisait plus.
- Tu as eu une vie horrible …
L'ambiance était morbide, mais heureusement que Stiles était là, pour détendre l'atmosphère, avec ses incessantes conneries avec les Mangemorts. Mais les bras d'Hermione, lui faisaient un mal de chien ! A cause de ce petit con de Malefoy ! C'était bizarre de le renommer, par son nom de famille d'ailleurs …
Elle tint ses bras, en une grimace.
- Qu'est-ce que t'as aux bras ?
- Rien.
- Fais voir, insista Stiles
Hermione hésita un instant et retroussa ses manches, gênée. Stiles regarda ses bras, avec des gros yeux.
- Tu n'aurais pas omis quelque détail, avec ta rencontre avec Malefoy, par hasard ?
- Peut-être bien.
- Il est fou ce type, souffla-t-il
Oui. Et elle avait été folle, de l'aimer. Stiles s'empara de sa baguette, formula deux sorts à la chaîne. Les douleurs d'Hermione, ainsi que ses ecchymoses, disparurent. Elle le remercia, soulagée.
Une heure plus tard, en pleine nuit, ils allèrent au Parc de la Nouvelle-Orléans, en toute discrétion.
- En fait, je t'ai menti, tout à l'heure, à ta question.
- Laquelle ?
- Comment je faisais pour être de bonne humeur. C'est simple, je ne le suis pas.
Hermione s'arrêta net, de marcher, alors que Stiles continuait, n'ayant rien remarqué. Elle l'observa, d'un œil attendri. Il n'était pas si différent d'elle, tout compte fait. Ils avaient eux-deux, une carapace à ne pas briser. Mais elle ne put lui poser, LA question qui lui brûlait les lèvres.
- Tu ne te sens jamais seul ?
- Tu connais déjà la réponse.
- Tu n'as pas quelques amis ?!
- L'ami sorcier dont je t'ai parlé tout à l'heure est mort, dit-il l'air assombri, et la seule personne qui comptait à mes yeux, après ma mère, était ma sœur, Cassie.
- Ta sœur ?!
- Et elle est morte …
- Morte de quoi ?
- Morte à cause des coups de mon père. En plus, je ne pouvais rien faire, puisque je n'étais pas là, au moment des faits. Trop occupé à boire, sans doute.
Et dire que Hermione s'apitoyait sur son sort, d'avoir perdu Harry, Ron, Neville, George, ses parents (en quelque circonstance) et tant d'autre. Mais après tout, il lui en restait quand même ! Théo, Blaise, Jace, Ginny, Fred, Luna et Dean. Alors que Stiles, lui n'avait plus personne. Non mais franchement, quelle Fondatrice, elle faisait ! Hermione venait de se rendre compte, qu'elle ne pensait qu'à elle … Elle était bien entourée, mais se croyait toujours aussi seule. Stiles, par contre, l'était vraiment. Il avait tout perdu. Mais pas pour longtemps. Elle pleura, une nouvelle fois, comme une madeleine. Sa carapace était totalement détruite, quand elle était avec lui, maintenant.
- Je me sens tellement stupide …
Stiles se retourna instantanément, surpris, par ce changement de réaction et l'interrogea du regard.
- Tu as perdu tous les gens à qui tu tenais, alors que moi, il n'y en a qu'une partie et je me plains … J'ai toujours eu l'impression d'avoir une vie horrible, alors que la tienne est … Incontestablement pire que la mienne.
- Hermione …
- Comment fais-tu pour tenir ? Comment fais-tu pour respirer, alors que ta mère et ta sœur ne respirent plus ? Comment fais-tu, hein ? pleura-t-elle, il ne peut pas y avoir que l'alcool, ce n'est pas possible !
- Si je te le disais, tu ne me parlerais plus, crois moi.
- Tu as, peut-être, fait des mauvais choix en tant que Rebelle, mais par Merlin, je n'aurais jamais crû que tu serais aussi … Sensible. Avant je te caractérisais d'arrogant, dragueur, insensible et surtout … Peureux. Maintenant que je te connais mieux, je n'ai plus l'impression, de parler à la même personne, qu'il y a un an.
Hermione s'approcha de lui, en sèchent ses larmes. Stiles et elle se regardèrent intensément, avant qu'elle ne le prenne dans ses bras, en lui disant :
- Tu n'es plus seul. Je suis là, maintenant.
Elle leva légèrement sa tête, pour voir Stiles, qui n'avait pas réagi. Son cœur rata un bon, en le regardant pleurer, sur son épaule. Hermione sentit qu'il la serra. Ce type était tellement attachant, quand on le connaissait vraiment …
Un peu plus loin, dans la végétation, un garçon fixait Aster et Stiles, l'air assassin. Il n'aimait pas ce qu'il observait, mais vraiment pas. Il s'enfuit aussitôt, en un « plop » discret, ne voulant pas en voir plus. Trois heure plus tard, Hermione dormait sur le canapé de Stiles, devant « Retour dans le futur 2 », elle ne se souvenait plus comment et pourquoi, elle était là, mais ça lui était bien égal. Du moment qu'elle dormait.
