Chapitre 7 : Une fin heureuse


Lorsque Mycroft ouvrit la porte, une odeur de fumée envahit son nez. John était par terre semi inconscient. Sa mère était dans les bras de son père, lui aussi évanoui. Sherlock venait de se jeter au près de John. Celui-ci ouvrit les yeux, visiblement heureux. Pour une fois, Sherlock cessa de montrer son arrogance et dans ses yeux, du soulagement, il était rassuré. Son frère prit alors John dans ses bras, ce qui en temps normal aurait troublé Mycroft. Cette fois tout était différent et pour cause, sa famille était là, John allait bien, Sherlock était rassuré. Les deux hommes étaient restés l'un avec l'autre.

C'était étrange... Sherlock, des signes d'affection ? Oh non, cet homme est trop guindé ! Mycroft cru qu'il allait verser quelques larmes mais il se résigna quand il tourna la tête vers ses parents. Ceux-ci n'avaient absolument pas bougés, ce qui surprit Mycroft. D'habitude, sa mère se jetait sur lui quand elle le voyait. Il s'approcha et tendit la main à Violet. Sa mère se précipita vers lui et l'étreignit de toutes ses forces. Après ce doux moment, Mycroft se dirigea vers son père.

Il s'agenouilla près de lui et vit qu'il respirait toujours. L'ambulance arriva tout de suite après, suivit par Lestrade qui revenait tout juste de ses vacances à Hawaii. Il était au courant de tout celui-là ! Tout cela s'expliquait très facilement, Mycroft avait tenu à ce que Lestrade soit au courant des moindres faits et gestes de Sherlock. L'inspecteur emmena Esterfield, blessé mais conscient. Il n'arrêtait pas de vociférer des injures l'égard de Sherlock. Il fut emmené de force.

Les pompiers étaient aussi présents pour le feu dans toute la partie « usine » (non pas bureau). Mycroft avait complètement oublié le feu ! Lestrade échangea quelques mots avec Mycroft. Il lui demanda comment cela était arrivé, pourquoi. Toutes ces questions auxquels Mycroft ne répondrait que lorsque les portes de son bureau seraient closes.

Anthea, qui avait voulu suivre Lestrade, pris des nouvelles de son « boss » tout en regardant d'un air timide Sherlock. Elle le trouvait héroïque et avait cessé de penser qu'il était qu'un psychopathe. Ensuite, l'inspecteur se dirigea vers John qui se faisait conduire dans une ambulance, Sherlock était resté dans la pièce. Le père de Mycroft lui aussi venait d'être emmené. Il ne restait plus que Violet, Mycroft et un Sherlock salement amoché. Une dernière ambulance allait arriver d'une seconde à l'autre. Violet enlaça Mycroft puis alla vers Sherlock.

Elle le prit, lui aussi dans ses bras. Contrairement à son habitude, il ne riposta. Ce n'était plus un fils qui rassurait sa mère, c'était tout simplement une mère qui prenait soin de son enfant. La tête de Sherlock était posée sur l'épaule de sa mère. Celle-ci lui caressait les cheveux, elle le berçait en fait. L'espace de quelques minutes, Sherlock redevint un petit garçon solitaire en grand manque d'affection. Sa mère avait fait tout son possible pour s'occuper au mieux de ses deux fils, elle savait qu'ils étaient différents certes, mais elle se résignait, comme en ce moment, à croire que ses petits bambins débordants d'intelligence des hommes froids et asociaux. Du moins pour l'un d'entre d'eux. Ainsi cette femme de nature forte craqua…Encore…Elle pleura.

Mais cette fois-ci ce n'était pas comme dans sa cuisine, elle n'était pas triste, elle pleurait de joie. Elle était heureuse de pouvoir enfin serrer dans ses bras son fils, comme toute mère le faisait. Sherlock quant à lui, profita, de cet instant qu'il n'envisageait jamais. Oui, le grand détective insupportable, arrogant et prétentieux pouvait montrer des signes d'affections. A sa mère comme à son meilleur ami.

Et finalement, il ne trouva pas cela comme étant insurmontable…

FIN


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Merci d'avoir lu ma fiction !

Arjole