Coucou :P Je m'excuse d'avoir négligé cette fic, mais je voulais plus me concentrer sur Reverso à cause de son succès, mais je n'oublie pas les autres non plus :)
À bientôt !
Chapitre 4
Les cours venaient de se terminer et déjà, j'étais dans le vestiaire des cheerios entrain de plier les putains de serviettes à la con de Sylvester. Non, mais l'école n'a pas une règle ou quelque chose contre l'exploitation des enfants dans les milieux scolaires ? C'est complètement honteux ! Comment allais-je devenir une grande vedette de Broadway si la seule chose que je faisais les soirs de semaine était de rangée des serviettes dans un vestiaire puant ?
Je soupirai bruyamment en pensant à la personne qui m'avait envoyée là.
Quinn.
Mon mal de tête reprit de plus belle quand je pensai à elle. Prenant une nouvelle serviette de la pile, je la déposai sur la table et plia les coins lorsque j'entendis la porte du vestiaire ouvrir et se refermer sur nul autre que Santana Lopez.
« Eh bien, hobbit, je crois que Q a réussi à te domestiquer on dirait » déclara-t-elle en passant près de la table où je me trouvais. Je roulai des yeux à son commentaire.
« Presque aussi bien que Brittany l'a fait pour toi » commentai-je sarcastiquement et Santana me vrilla d'un regard menaçant.
« Qu'est-ce que t'as dit le gnome ? » ragea-t-elle en fonçant sur moi. Dieu qu'elle pouvait avoir l'air effrayante quand elle voulait.
« Rien »
Elle releva le menton, contente, et s'éloigna un peu.
« C'est ce que je pensais »
Je continuai à plier, mais elle restait là à me regarder. Je fronçai des sourcils.
« Ok, Santana. Qu'est-ce que tu veux ? »
Elle haussa un sourcil à ma question et secoua la tête amusée.
« Tu n'as aucune idée de comment gérer Quinn, n'est-ce pas ? »
Je me figeai immédiatement en entendant ses paroles. Pouvait-elle vraiment savoir…? Étais-je si évidente que cela ?
« Quinn est quelqu'un à prendre avec des pincettes. Si tu l'approches trop, tu te brûles, c'est aussi simple que cela. » m'informa-t-elle en s'approchant doucement. Je ne bougeai pas d'un pouce, de peur qu'elle commence à gueuler ou je ne sais pas quoi.
« Tu dois lui faire croire que c'est elle qui a le contrôle, mais officieusement, c'est toi qui le détiens. Quinn n'aime pas être contrôlée et si elle croit que quelqu'un essaie, elle devient furieuse et perd les pédales. Crois-moi, je sais de quoi je parle. » me conseilla-t-elle et j'hochai la tête. « Et si tu dis à quiconque ce que je viens d'être gentille avec toi, je te détruis, compris ? »
« Oui »
Elle me fit un sourire sournois et se dirigea vers la sortie.
Eh bien, Santana pouvait être une très bonne personne quand elle voulait.
Je passai le reste de la pratique à penser à ce que m'avait dit Santana. Elle avait totalement raison. Si je voulais faire craquer Quinn, je devais impérativement lui faire croire que c'est elle qui me domine. Eh bien, maintenant, c'est moi qui ai un avantage. Perdue dans mes pensées, je n'entendis pas la prochaine personne qui se pointa dans le vestiaire.
« Je vois que tu as enfin trouvé ta vocation Berry. Ménagère. Comme cela te va bien. » déclara Quinn amusé alors qu'elle s'approcha pour inspecter mon travail. Je repensai à ce que Santana m'avait dit et décida de le mettre en pratique dès maintenant.
Alors, je ne répondis pas et baissa la tête comme une petite fille apeurée le ferait. Un sourire satisfait éclaira le visage de la blonde et je du retenir un rire dans le fond de ma gorge. Mes talents d'actrice étaient si bons ! Mais Quinn n'était pas stupide, mais très intelligente, donc elle va surement soupçonner quelque chose.
« Je suis persuadée que Puck ne voudrait pas d'une fille qui passe ses soirées à plier des serviettes. Il a besoin de quelqu'un dans son lit, il est comme ça. Alors si tu n'es pas là… » dit Quinn d'une façon tout à fait innocente. Mes sourcils se froncèrent. Voilà de quoi je parlais. Elle essaye de voir si je ne joue pas la comédie en essayant de me faire craquer. Elle allait voir de quoi je suis capable.
« Il m'aime » affirmai-je d'une petite voix.
Elle éclata de rire.
« Que tu es naïve, vraiment. Puckerman se fout totalement de toi. Tout ce qu'il l'obsède, c'est de déflorer les petites filles sans défense » Je me sentis mal pour Noah. Il avait une si mauvaise réputation et pourtant, il était quelqu'un de bien. Oui, il a fait des erreurs, mais qui n'en fait pas ?
Tout comme il t'a fait, me retenais-je de lui rappeler. Elle était tout de même tombée enceinte de lui.
« Eh bien, il est très romantique. Hier soir, il m'attendait chez moi pour me faire la surprise. Il avait préparé un dîner aux chandelles et il y avait des pétales de roses partout dans le salon et la cuisine, et ensuite les pétales conduisaient jusqu'à ma chambre… » commençai-je avec un air rêveur, et les yeux de Quinn s'agrandirent comme des soucoupes volantes. Elle agrippa le bord de la table et serra la mâchoire. Je du me retenir une nouvelle fois de rire devant son air jaloux.
« Il a QUOI ? Impossible ! » s'exclama-t-elle en se tournant brusquement vers moi. Son visage était rouge et j'avais un peu peur pour ma vie.
« Il est romantique » avançai-je doucement, et elle recula jusqu'à ce que son dos frappe la rangée de casier derrière elle, les yeux dans le vide.
« Impossible… » murmura Quinn une nouvelle fois et je ne bougeai pas. Elle avait l'air bouleversée. Peut-être y étais-je allée trop fort ?
Ses yeux se posèrent enfin sur les miens et je pouvais y voir la vulnérabilité qu'ils possédaient.
« Est-ce que… vous avez…? » demanda-t-elle après un moment, la voix brisée.
Je ne savais pas quoi répondre. Si je disais oui, je me sentirais comme une salope vu que cela n'était jamais arrivé. Et si je disais non, elle ne ferait rien pour tenter quoi que ce soit. Donc, je gardai le silence, incapable de prendre une décision. Son regard se cassa et elle détourna la tête. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais elle m'arrêta d'un geste de la main.
« Ce n'est pas la peine de te vanter, j'ai autre chose à faire » termina-t-elle en fonçant directement vers la porte du vestiaire, me laissant seule.
Merde, je crois que je viens de faire une gaffe.
« Tu lui as dit QUOI ? » s'exclama Puck, visiblement en colère. Je me sentis encore plus mal qu'auparavant.
« Je sais, j'ai merdé ! Maintenant, elle ne voudra plus rien savoir de moi » pleurai-je et Puck se calma. Il passa un bras autour de mes épaules, rassurant. Nous étions tous les deux assis dans l'herbe, près du stationnement de l'école. Il avait attendu que ma pratique finisse pour me déposer chez moi, mais lorsque j'étais arrivée en pleurant dans ses bras, on s'était assis ici. Je ne voulais pas que mes pères me voient pleurer comme ça.
« Ça va bien aller, tu vas voir. Si Quinn t'aime, elle va se battre pour toi. » J'eus un rire.
« Vraiment, Noah !? Tu ne peux pas être sérieux. Nous connaissons très bien Quinn, et lorsque les choses deviennent le moindrement compliquées elle fuit ! Je suis certaine qu'elle va m'ignorer dès demain. »
Puck ne dit rien. Il savait que j'avais raison. Quinn est exactement comme ça. Dès le moindre problème, elle disparaît.
« Courtise là » déclara simplement Puck et je le regardai incrédule.
« N'as-tu pas écouté ce que j'ai dit ? Elle ne voudra plus me parler » dis-je exaspéré.
« Tu l'as trouve demain, tu lui dis qu'on n'a pas couché ensemble et ensuite tu la courtises, bordel ! » tempêta-t-il et je restai plantée là, bouche bée.
« Puck, c'est vraiment… une idée de génie ! »
Il rit et je lui fis mon plus beau sourire.
« Toujours à votre service, bébé »
Comme je l'avais prédis, Quinn passa la journée du lendemain à m'ignorer et à m'éviter. Impossible d'avoir l'occasion de lui parler. Puck m'encouragea quand même à tenter de la trouver, soutenant que j'aurais sans aucun doute une occasion pour le faire. Il y avait effectivement une occasion parfaite.
La pratique des cheerios.
Vu que j'étais encore reléguée aux corvées des serviettes, j'allais devoir attendre que la pratique finisse pour enfin avoir l'occasion de lui parler.
Étant la capitaine de l'équipe, elle avait l'obligation d'attendre que toutes ses filles aient terminé avec le vestiaire avant de partir à son tour.
Lorsqu'il ne restait plus personne, je la vis se diriger vers la porte, mais je fus plus rapide qu'elle et colla mon dos contre la porte.
« Quinn on doit parler » lui dis-je avec une voix forte, et elle fronça des sourcils durement.
« Je n'ai rien à te dire, manhands. Maintenant, dégage de ma vue »
Houla, ça faisait mal, mais je crois que je le méritais après tout.
« Je n'ai pas couché avec lui. » déclarai-je simplement et elle se figea. Je vis plusieurs émotions déferler dans ses yeux verts. Le choc, le soulagement et une autre que je n'arrivai pas à mettre le doigt dessus. Sa posture se détendit, mais elle garda ses sourcils froncés.
« Ohhh » sa voix était douce et de nouveau vulnérable. Je soupirai de soulagement. « Hmm, je veux dire, qu'est que ça peut me foutre ? » se reprit-elle et je lui fis un sourire taquin.
« Je voulais aussi de dire que j'adore tes yeux. Le vert est très certainement ma couleur préférée maintenant. » lui lançai-je avec ma voix la plus sensuelle que je possédais, tout ça en lui ouvrant la porte pour qu'elle puisse sortir. Mais eu lieu de s'en aller, elle resta plantée là, le visage tout rouge et la bouche légèrement ouverte. Que Dieu bénisse Noah pour ses si bons conseils !
Mes yeux parcoururent son corps avant de se poser sur ses magnifiques jambes élancées. Je les imaginerais très bien accrochés autour de ma taille pendant que ma bouche goûte pour la première fois ses seins…
« Humm humm » Quinn se racla la gorge et mes yeux remontèrent aux siens, et elle rougit encore plus profondément qu'avant. Ma langue passa inconsciemment sur ma lèvre inférieure et ce fut maintenant au tour de Quinn à baisser son regard un peu plus bas pour suivre le mouvement. La tension sexuelle était palpable, me donnant des frissons le long de ma colonne vertébrale. Elle s'approcha de moi doucement. Plus que quelques centimètres nous séparaient. La blonde semblait comme hypnotisée, ses yeux toujours ancrés aux miens. Quand soudain…
« Q BORDEL ! On attend après toi là ! » cria Santana de l'autre côté du couloir et Quinn sursauta loin de moi, comme si elle avait été prise sur le fait. Son regard chercha frénétiquement autour d'elle pour voir si quelqu'un nous avait vues.
« Désolé… euh je dois y aller » dit-elle en évitant mes yeux et avant que je n'aie pu dire quoi que se soit, elle était partie.
Quinn Fabray m'avait presque embrassée.
