Bonjour, bonsoir à toutes et à tous ! Avant-dernier OS pour l'avant-dernier jour, avec un petit chouïa (mais alors petit le chouïa) de sentiments en plus !
Remarque semblable aux précédentes, le symbole suivant ouvrira et fermera le passage sensible : [/!\]
Review :
JeenInSnow (décidément, faudrait créer un prix de la ponctualité !) ~ Effectivement, place à un peu de sentimentalisme. Rose qui se souvient et compare, Scorpius qui s'interroge, aucun des deux qui ne veut l'accepter... qu'est-ce que ça va donner ? J'ai l'impression d'être méchante avec Albus. Je trouverai un moyen de me rattraper à un moment. Mais juste pour le plaisir, imaginer sa tête quand il les surprendrait... ah la vache x). L'humour c'est pas fait exprès-exprès, paraît que j'ai un sens de l'humour pourri. Enfin si tu parviens à en trouver, tant mieux pour toi !
PS : Moi de plus en plus, on ne sait tellement rien sur lui. Charlie apparaît à peine dans les livres, et pratiquement pas dans les films (sur une photographie et peut être en tant que figurant). Bill a dû traverser un tas de choses qu'on imagine pas, surtout après la disparition de Lupin qui avait dû être un peu son mentor, et puis il a lui-même pu reprendre le collier avec quelqu'un puisque Lavande Brown est elle aussi touchée par Greyback... sans qu'on ait plus de précisions sur son devenir. Louve ? Pas louve ? Dans le premier cas, elle a besoin de quelqu'un pour l'aider. Et puis Bill a dû avoir pas mal de difficultés avec sa famille effectivement. Pas facile d'aimer le steak saignant et de changer les nuits de pleine Lune :D. Pas tellement intriguée par Seamus, mais j'adore vraiment Lupin. C'est trop triste qu'il meure avec sa dulcinée (que j'adore également d'ailleurs, Tonks est dans mon top trois des personnages féminins !) mais c'est la guerre, alors tant pis. Remarque, si il existe une sorte d'autre vie sorcière, peut être qu'ils sont en train de s'éclater.
Elle allait péter un câble. Ça oui. C'était sa spécialité les retards, pas celle du foutu préfet à la noix ! Sa colère faisait valser les doutes qui l'avaient habitée au départ. Elle sentait pourtant encore son cœur battre à tout rompre. Elle était nerveuse. Elle, la lionne de Gryffondor, l'attrapeuse la plus audacieuse depuis oncle Harry et oncle Charlie, la futur détentrice du record d'heures de retenues – les tontons étaient durs à battre... – était nerveuse. Comme une collégienne amoureuse, pour reprendre une des nombreuses expressions moldues de sa mère. Elle secoua la tête avec horreur et tâcha de se sortir ce terme de la tête. Non, pas « moldu ». L'autre. Pas « collégienne » ou « expression » non plus. Ce foutu truc qui impliquait un tas de choses qu'elle ne voulait surtout pas avoir avec Scorpius. Merlin, voilà que je me mets à penser à lui en utilisant son prénom. Elle ne savait même plus ce qu'elle faisait avant et après le début de cette relation étrange. Quand Albus était venu, elle lui avait répondu aussi normalement que possible. Mais il était au courant, c'était manifeste. Elle se demandait même si il n'avait pas sortit le numéro du cousin protecteur au serpentard. Dans tout les cas, il n'en avait pas parlé. Pas son genre, premièrement, et surtout le pauvre scorpion ne serait plus de ce monde si ça avait été le cas. Louis l'aurait déjà massacré. Il avait moyennement apprécié ses précédents copains, alors qu'ils étaient de leur maison. Donc quelqu'un qu'il considérait comme un ennemi... elle ne voulait même pas y penser. Minute... elle s'inquiétait pour lui ? Ça suffit Rose ! Elle s'en serait frappé la tête contre le mur. Pourtant tout avait commencé à peu près comme prévu. Elle avait gagné la première manche, aussi le blond n'avait pas tardé à en relancer une. Il avait attendu qu'elle sorte se promener près du lac comme d'habitude, puis l'avait embarquée pour une « promenade » en forêt. Alors elle avait répliqué. Si lui avait l'avantage de se débrouiller divinement bien et d'être plus libre de ses mouvements – en tant que préfet – elle connaissait plus de recoins dans le château. Elle l'avait donc « taquiné » à plusieurs reprises. Et puis, courant avril, il l'avait invitée à le rejoindre dans la salle sur Demande. Ils ne savaient pas comment ils avaient pu ne pas y penser. Malgré sa destruction presque complète pendant la bataille, elle était revenue au même emplacement qu'avant. Les enchantements devaient être plus puissants qu'il n'y paraissait. Elle était devenue leur lieu de rendez-vous habituel. Raison pour laquelle elle se trouvait devant d'ailleurs, encore en tenue de nuit. Elle avait hésité un instant quand le petit message avait voleté discrètement jusqu'à elle, quand elle avait reconnut l'écriture, mais c'était finalement rappelée que la lâcheté ne faisait pas partie de ses attributions. Pas comme quand elle avait rompu avec McJoy. Elle était en train de repenser à cette époque quand le papier lui était parvenu, à celle-ci et à toutes les autres. Moins nombreuses qu'il n'y paraissait en fait. Quatre, pour être précise. L'un de ses camarades de classe avait été le premier. Elle était en quatrième année. Ils avaient rompu rapidement sans jamais venir aux choses sérieuses. Il était un peu brute, hésitant, mais elle adorait ses prunelles grises rieuses. Ça avait duré trois mois, avant qu'elle ne se rende compte qu'ils n'évoluaient pas à la même vitesse. Elle avait grandit tôt, disposant déjà d'un corps presque adulte alors que lui restait coincé dans l'adolescence. Elle voulait aussi vivre de nouvelles expériences. L'été suivant la rupture, elle avait sauté le pas avec un beau moldu australien aux cheveux d'un blond platine âgé de deux ans de plus qu'elle. Il était plus doux, plus franc, et si gentil. Un mois et demi, puis ils ne s'étaient plus jamais revus ou recontactés. Il l'avait prévenue que ça allait sûrement arriver. Elle s'en fichait. Ensuite, elle était restée deux semaines avec un gars qui s'était dit que c'était cool de sortir avec une fille de héros de guerre. Finalement, il avait mal supporté sa notoriété. Alors qu'elle se disait qu'elle aurait du mal à avoir une relation normale, McJoy était apparut. Souriant. Baratineur. Dragueur. Elle était tombée dans le panneau. Tout paraissait si simple avec lui. Très rapidement, le sexe avait prit une part importante dans leur couple. Trop peut être. Ils avaient rompu quand elle l'avait surprise entre les cuisses d'une autre. Celle-là semblait accepter les expériences qu'elle refusait encore. Il n'avait jamais parlé à personne de la part de sa vengeance qui incluait un sortilège très particulier, donnant à la victime un aperçut de l'interaction d'un bâton rigide avec son anus. Ça, il n'en avait probablement pas parlé à Malefoy non plus. Elle soupira. Voilà le cœur du problème. Au départ, elle avait cru que cette humidité qu'il provoquait entre ses cuisses étaient le fruit de sa longue abstinence. Elle et McJoy avaient rompu peu après le bal de Noël en cinquième année. Elle était donc intouchée depuis huit bons mois à la rentrée. Peu à peu, elle avait dû se rendre à l'évidence : elle désirait Scorpius Malefoy. Peu à peu, elle avait finit par s'apercevoir que ça allait bien plus loin. Elle avait envie de le voir, pensait de plus en plus souvent à lui, le repérait avec encore plus de facilité qu'avant, sentait son cœur battre plus vite quand elle était avec lui. Mais elle n'était pas sous le charme. Pas du préfet Serpentard, certainement pas. C'était tout simplement hors de question. Elle aurait voulut en discuter avec Roxane, mais ç'aurait été difficile de le faire sans avouer le « sport » qu'ils pratiquaient ensemble fréquemment. Pas si fréquemment que ça si elle faisait attention. Une fois par semaine dans la salle, soit quatre fois jusqu'à maintenant. Deux fois près de la forêt. Une dans le parc et une autre dans une salle de bain – oui, ils aimaient bien les douches à deux – plus quelques performances dans des passages secrets que seule elle ou Albus connaissaient. Ah, et une fois dans les cachots ! Il était venue la rejoindre pendant son heure de retenue qui s'était changée en quelque chose de nettement plus intéressant. Elle n'avait pas tardé à trouver ce qu'il aimait. Il était très sensible du dos, au niveau de la clavicule et des tétons aussi. Il adorait qu'elle caresse l'intérieur de ses cuisses de sa joue avant de le prendre en bouche. Et qu'elle le fixe dans les yeux en le dominant. Ça lui faisait perdre les pédales, comme si son instinct lui disait de reprendre le dessus. Comme quand elle se touchait devant lui. Ça l'excitait ça aussi, et elle aimait voir cette étincelle de désir en lui. Rien que d'y penser, à ça, et aussi à ses cheveux en bataille ou à ses grandes mains fermes, elle avait l'impression de se liquéfier sur place. Un bruit au bout du couloir attira son attention. L'organe qui pompait son sang l'envoya battre à ses oreilles quand elle vit l'objet de ses pensées.
Scorpius n'était pas volontairement en retard. Avant, il ne se serait pas gêné pour l'être. Sauf que maintenant il se surprenait à être en avance. Quoi qu'il fasse, ses yeux finissaient par glisser sur l'horloge la plus proche et enclencher le décompte dans sa tête. À croire qu'il avait hâte de la revoir. Il avait aussi peut être de plus en plus tendance à la chercher dans la masse d'élèves, jour après jour. Il commençait à devenir accro à son sourire malicieux, à ses yeux bleus pétillants, à sa peau douce sous ses doigts, à l'odeur fruitée qu'exhalaient ses cheveux fraîchement lavés... c'est bon, il devait arrêter. Tout cela allait vraiment trop loin. Pourtant il adorait leurs rendez-vous, ou plutôt leurs duels. En fait, il n'avait pas prit autant de plaisir depuis... longtemps. Trop longtemps. Et elle était tout simplement incroyable. Il avait réellement apprécié de découvrir ce corps autrement que par les descriptions de l'autre pervers, surtout qu'il le connaissait maintenant bien mieux que lui. Le point sensitif derrière ses oreilles, la cambrure particulière de son dos quand on la massait – surtout au niveau de la taille – le léger gémissement qu'elle ne pouvait pas retenir dès qu'on s'approchait un peu de son nombril, tout cela il l'avait appris seul et le réutilisait sans vergogne. Son problème était maintenant la raison pour laquelle il le faisait. Au départ, pour gagner. Sauf que maintenant il aimait réellement la voir venir pour lui, l'entendre susurrer son prénom voir le crier, sentir les tremblements de son corps dans l'extase. Il aimait lui faire plaisir, tout simplement. Et ça le dérangeait profondément. Même là, allant droit vers elle, il doutait de ce qu'il allait pouvoir faire. Elle semblait furieuse mais aussi autre chose... difficile à dire.
-Tu es en retard.
-Et c'est toi qui me le reproche ?
Elle se mordillait les lèvres. Il devait mettre toute sa volonté pour ne pas fondre sur sa bouche immédiatement, mais mieux valait attendre qu'ils soient entrés.
-Je peux enfin savoir pourquoi tu m'as faites venir ?
-Réunion demain. Besoin d'avancer.
Il avait du mal à s'avouer que c'était un mensonge, et qu'elle lui manquait tout simplement.
-Ah.
Elle le laissa faire apparaître la porte, et ils entrèrent dans la salle. Il ne s'attendait pas à pareil résultat, mais c'était assez appréciable. Il avait voulut un endroit plus intime pour changer. Un grand canapé étendait son velours vert et rouge devant une belle cheminée animée d'un feu flamboyant. Le mélange des deux couleurs était assez particulier, mais au final assez en accord avec leurs personnalités. Le tapis or et argent se déployait, moelleux, sur les dalles de pierre froide. Deux tasses fumantes reposaient sur une table ronde près du sofa. Aucun autre meuble, mais c'était bien suffisant. Sa sorcière était près de lui, et un regard à son visage suffit pour lui dire qu'elle aimait vraiment cet endroit. Ils restèrent silencieux, presque gauches, puis elle avança d'elle-même à l'intérieur. Elle alla droit aux tasses et en huma l'arôme.
-Chocolat, assez manifestement.
Il la suivit et n'eut pas besoin de vérifier pour confirmer ses dires. Effectivement, ça sentait le chocolat. Ils en burent un peu. Telle situation ne s'était jamais présentée. Ils s'épiaient, essayant de deviner les pensées de l'autre, sans savoir qu'ils étaient agités de réflexions assez semblables. À savoir que pour l'instant, ils auraient aimé être à la place du breuvage ou de la tasse. Scorpius reposa la sienne, Rose l'imita, puis le blond.
-Tu en as un peu.
-Où ?
Pour toute réponse, elle se saisit de sa cravate et l'embrassa passionnément. Dieu que c'était cliché, et dieu qu'il s'en foutait. La seule chose à laquelle il pouvait penser était le ballet de leurs langues déjà entremêlées. Il passa une main derrière sa tête, fourrageant dans ses cheveux et caressant sa nuque, tandis qu'il enroulait son bras autour de la taille fine de sa rousse. Elle s'accrochait à lui comme une perdue, naufragée ayant enfin trouvé le roc qui pourrait l'accueillir. Il l'entraîna vers le canapé et ils y tombèrent, lui au-dessus d'elle, encore collés. [/!\] Il murmurait son prénom en abandonnant ses lèvres pour aller caresser sa gorge, en soulevant la chemise de nuit. Elle n'était pas en reste, répondant à chacun de ses appels par un autre, déboutonnant sa chemise à lui. Elle se cambra contre lui quand il commença à pétrir doucement la chair de son ventre, remontant vers la vallée de ses seins. Ce contact enchanteur le fit durcir un peu plus. Rose restant Rose, elle finit par renverser la situation et lui avec. À califourchon sur lui, elle finit d'écarter les pans du tissus blanc. La cravate était encore attachée, mais cela ne l'empêcha pas de tracer le contour d'une clavicule de sa langue. En bonne connaisseuse de son corps, elle prêta attention aux deux boules de chair de sa poitrine. Il exhala un soupir. Merlin que c'était bon ! Il l'interrompit et ramena son visage à lui pour l'embrasser doucement. Tout en la gardant au-dessus de lui, il massa délicatement le creux de ses reins. Elle ondula contre lui, et il ne put pas s'empêcher de la replacer sous lui. Il lui retira son unique vêtement pour se rendre compte qu'elle ne portait aucun dessous. Il goûta sa peau avec délice, abandonnant les seins qu'il avait attaqué au départ pour tracer des cercles concentriques autour de son nombril dans lequel il finit par mimer l'acte de sa langue. Il la sentit frémir d'anticipation quand il s'approcha de son centre. Elle gémit quand il souffla simplement sur le cœur des plaisirs, retint un cri quand il introduit un doigt puis deux, le trempant. Il adorait ça. Il la sentait proche du gouffre quand, haletante, elle trouva la force de tirer sur la cravate. Pour une fois un peu obéissant, il l'embrassa de nouveau, lui faisant goûter ses fluides. Elle était fiévreuse, rouge, si désirable. Une violente secousse agita la part inférieure de son corps quand elle lui demanda pour la première fois depuis le commencement de ce volet de leur relation
-Scorpius, par pitié, complète-moi.
Elle n'eut pas à le répéter. Il se débarrassa rapidement des vêtements gênants et la pénétra. C'était si bon qu'il faillit venir sur le coup. Il commença à se mouvoir en un rythme assez lent, déclenchant des hoquets de plaisir chaque fois qu'il frappait un point sensible. Tout en entrant, il décrivait de très légers cercles qu'appréciait manifestement sa partenaire. Il devait se retenir de toutes ses forces pour ne pas jouir immédiatement en elle. La simple vision d'elle, le prenant entier et aimant cela était une récompense hors du commun. Elle bougeait ses hanches avec les siennes, parfaitement accordée avec lui. À l'instant où il sentit qu'il n'en pouvait plus, elle se colla à lui et le fixa avec cet abandon qu'il connaissait parfaitement bien. Ils vinrent ensemble, leurs bouches étouffant mutuellement leurs cris. Comme la première fois, il resta en elle encore après et elle ne l'en empêcha pas. [/!\] Il se rappela alors brutalement que pour elle, rien n'avait changé depuis la première fois. La quatrième règle. Pas d'amour. Parce qu'il devait avouer qu'il l'aimait. Il était dans un sacré merdier. Il se dégagea et se releva doucement, puis alla se rhabiller. Elle le suivit du regard.
Il était comme d'habitude. Un instant, quand il l'avait regardée presque tendrement, elle y avait cru. Elle se contrôla et remit sa chemise de nuit. Qu'elle était bête. Il n'y avait aucune raison pour qu'il commence à la voir autrement. Elle devait rester digne et faire comme si rien n'arrivait. Après tout, tant qu'il ne s'en apercevait pas, aucune raison de paniquer. Elle partit la première, avec la certitude d'avoir perdu non seulement le duel, mais aussi son cœur.
C'est un parti personnel que j'ai pris de ne pas étaler la vie amoureuse de Scorpius (contrairement à celle de Rose). N'en déduisez surtout pas qu'il n'en a pas eu. Après tout, un gentleman sait rester discret (déduisez-en ce que vous voulez sur l'ex de Rose).
C'est tout pour aujourd'hui, rendez-vous pour la dernière fois demain !
