Le lendemain, vers trois heures de l'après-midi, Dean et Sam arrivèrent chez Bobby.
Ce dernier était loin d'être enthousiasmé de leur présence et le fessait bien comprendre.
-Vous me prenez pour un idiot ou quoi ! Dans quel pétrin êtes-vous encore allait vous fourrer tous les deux ! S'indigna le vieil homme.
-Mais aucun Bobby.. Répondit Sam.
-Alors, expliquez-moi pourquoi vous êtes ici si ce n'est pas pour faire des recherches sur un monstre ou une créature quelconque qui c'est mise en tête de vous mettre sur son tableau de chasse ! Grogna le vieil homme.
Les deux frères se regardèrent. Bobby avait une expression qui leur montrait bien que, s'ils leur venaient l'envie de lui cacher des informations ou de lui mentir, il n'hésiterai pas une seconde à leur faire goûter à son stock de munitions, avant de trouver un moyen de les ressusciter et de leur passer un savon.
-Voilà Bobby... Commença Sam.
-On était en train d'interroger un démon sur les plans que Crowley pourrait avoir pour détruire le monde et une sorte d'ange super puissant a débarqué et nous a projeté contre un mur. Elle, ou plutôt cette chose, était venu reprendre au démon un bijoux qu'il lui aurait volé. Castiel nous a dit qu'il l'avait déjà rencontré mais qu'aucuns anges, ni archanges ne savaient ce que cela pouvait être. Il n'y avait que Balthazar qui la connaissait.. Et on sait tous comment il a fini... Expliqua Dean.
-Alors, on s'était dit que, peut-être, dans un de tes livres, tu avais la réponse, continua Sam.
-Si même le Paradis ne sait pas ce qu'est cette chose, comment voulez-vous que je le sache ! Je ne suis pas prophète moi ! S'emporta Bobby.
Un silence s'installa, mais il fut bientôt interrompu par un bruissement d'ailes.
-J'ai pu suivre sa trace jusqu'au nord de l'état du Mississippi, dans une petite ville du nom de Hernando. Déclara simplement Castiel.
-Tient, bonjour Castiel, on est heureux de te voir ! Ironisa Dean.
-Je n'ai pas le temps pour ces subtilités Dean, lui répondit l'ange d'une voix où il avait du mal à cacher son agacement.
Dean était sur le point de répondre, mais Sam s'empressa de prendre la parole.
-Tu as trouvé quelque chose sur... Cet être supérieur ?
-Non, mais tout ce que j'ai pu trouver c'est l'endroit où elle réside, dit l'ange.
-Bobby tu voudrais pas quand même faire quelques recherches au cas où, s'il te plait, demanda Sam en se tournant vers le vieux chasseur.
-Je ne pense pas que cela soit vraiment utile de chercher quoi que ce soit dans un livre, dit Castiel sans aucune émotion dans sa voix.
Dean et Sam ce regardèrent.
-Je suppose que tu sais comment avoir des renseignements sur cette chose alors ? Lui demanda Dean.
-Je pense qu'il serait plus simple de lui demander, répondit Castiel. Justement il y a une affaire de dame blanche là-bas.
Dean lança un regard vers Castiel. Quelque chose dans son attitude lui disait qu'il en savait beaucoup plus. Il aurait parié son Impala qu'il savait autre chose, mais il ne dit rien.
-Dans ce cas... On est parti, déclara simplement Dean.
Liliael n'aimait pas vraiment les visites de Castiel. Surtout que, depuis la disparition de Balthazar, il avait changé.
Les rares fois où il venait, c'était toujours pour lui demander ce que toute autre créature ne pouvait faire. Sa dernière demande en date avait été d'ouvrir le purgatoire afin « d'avaler » les âmes qui s'y trouvaient et, ainsi, avoir assez de puissance pour battre l'archange Raphaël. Bien sûr, elle avait refusé catégoriquement. Elle savait très bien qu'il s'y trouvait des créatures qui ne devaient jamais en sortir.
Mais, ce soir-là, quand elle le vit debout dans son salon, elle n'avait pût cacher la lassitude qui l'envahissant quand l'ange apparaissait.
Il la salua.
- Qu'est ce-que tu me veux aujourd'hui ? Lui lançât-elle.
- Les deux chasseurs que tu as rencontré dans la soirée. Ils ont décidé de se mettre à ta recherche, lui répondit-il sans une once de chaleur.
- Bah, qu'ils me cherchent, ça ne va pas leur apporter grand-chose à par de se mêler d'affaires qui les dépasseront ! Rétorqua Liliael.
- Tu dois le savoir, les choses sont en train de changer et les frères Winchester sont impliqués jusqu'au cou dans cette histoire sans même le savoir. C'est leur destin, déclara Castiel.
- Et qu'est ce que tu veux que j'y fasse moi ! Ce n'est pas mon problème ! S'exclama Liliael.
- Ils ont besoin d'un allié puissant, en qui avoir confiance... Commença Castiel.
- Et alors, un ange ne leur suffit pas ? Le coupa la jeune femme.
- Eh bien, je pense que tu leur seras beaucoup plus utile que moi. Lui déclara Castiel dont les yeux bleus c'étaient assombri.
- Alors-là tu rêves ! Je ne servirai pas d'ange gardien par intérim ! Tu as été désigné pour les protéger. Assume ta mission jusqu'au bout !
- Tu ne comprends pas... Dit Castiel, je... J'ai besoin de mettre de la distance entre eux et moi.. Dean ne me pardonne toujours pas ma dernière décision. Rien n'est plus pareil entre nous deux...
- Et tu penses qu'en t'éloignant de lui il t'en voudra moins ? Détrompe-toi ! Ça n'arrangera rien ! Crois-tu que la confiance ce reconstruit toute seule ? Il faut du temps avant de pardonner. Alors, tu vas bouger tes petites fesses d'emplumé et tu vas aller protéger ces Winchester.
Castiel pencha la tête sur le côté, signe que quelque chose le dérangeait.
- Qu'est ce qu'il y a encore Castiel ? Lui demanda Liliael sur un ton lasse.
- Tu utilises les mêmes mots que Dean pour parler des anges.
- Allons-bon ! Maintenant tu vas me comparer à ce pauvre petit humain. Il ne manquait plus que cela !
- Non, c'est juste que cela fait un moment que je n'avais plus entendu ces mots.
Castiel sourit à ces souvenirs. Liliael le regarda et pensa à Balthazar. Son sourire lui manquait. Elle aimerait beaucoup le revoir, mais il restait muet à ses appels... Elle lâcha un soupir et capitula.
- Bon d'accord, je serai présente à leur côté mais, toi aussi mon ami, conclut elle.
Leur discussion c'était arrêté là. Castiel était parti comme il était venu. Elle ne savait rien de ses plans, mais, le connaissant, elle savait que très bientôt ces deux protégés lui rendraient une petite visite.
Bien. Elle serait donc prête à les recevoir.
