-« Essaye encore » ! ! Je sens que je vais la tuer ! S'écria Dean. Mais d'abord j'en connais un qui va m'entendre ! ! ! Je vais lui arracher chaque plume de ses ailes ! CASTIEL !

-Dean calme toi... ce n'est pas de sa faute..., essaya de le calmer Sam.

-Si c'est de sa faute ! Je suis sûr qu'il savait qu'elle nous ferait ça ! CASTIEL, RAMENES TOUT DE SUITE TON PETIT CUL D'EMPLUME ! Cria Dean.

Un bruissement d'aile se fit entendre. Castiel n'eut pas le temps de dire un mot qu'il se trouva plaqué contre le mur du salon avec un future œil au beurre noir.

-ESPECE D'ENFOIRE D'EMPLUME ! S'écria Dean en tapant encore.

-Dean ! Calme-toi ! dit son frère en les séparant. Écoutes, je sais ce que tu peux ressentir, mais Catsiel n'a fait que nous donner les informations qu'il avait, il ne pouvait pas savoir qu'elle nous mènerai sciemment dans un cul-de-sac. En même temps, je peux la comprendre deux chasseurs qui la traquent... J'aurai fait la même chose...

Dean ne répondit rien. Sa main, cassée, pendait mollement à son côté. Il regardait Castiel avec un regard tellement noir, que l'ange n'osait même pas le regardait en face. Ce dernier, après que Sam est éloigné son frère de lui, était tombé à genoux, le souffle coupé. Un goût ferreux ampli sa bouche. Il passa une main sur sa joue. Du sang. Ces coups n'avaient pas que blessé son véhicule, il avait été blessé intérieurement et ce ressentit était bizarre. Bien sûr, il avait entendu sa prière, mais, en tant qu'ange, il ne devait pas s'abaisser aux menaces d'un humain, même si cet humain était Dean Winchester.

Il prit son air le plus grave.

-C'est vrai... Je me doutais qu'elle vous réserverai un tel accueil... commença-t-il.

-Et sa t'aurai arraché ta foutue gueule de coincé de nous le dire ! S'exclama Dean.

-Ecoute Dean... Je sais que tu m'en veux... mais... là, pour une fois je n'y suis pour rien, déclara l'ange.

Le concerné ne répondit pas. Castiel s'avança vers la chaise est prit la rose.

-Une black baccara, dit-il simplement.

-Quoi ? Demanda Sam.

-Cette rose est une black baccara, c'est la signature de la créature que vous recherchez. Ces fleurs sont très rares et donc chers. Ils sont le symbole d'un amour fou pour vous les humains, mais pour L.. Elle, c'est la marque de son respect. Expliqua Castiel.

-Tu veux dire que cette salope nous montre son respect en nous offrons une rose ?! S'exclama Dean. Pathétique !

-Dean, je ne veux pas prendre sa défense mais, cette créature est la dernière de son espèce. De ce que j'en sais, depuis qu'elle est apparue sur Terre, aucun humain ne lui a accordé la moindre attention. Elle était... transparente. Dit Castiel.

Dean, dont la violence des cinq minutes précédentes s'était apaisée, regarda son frère.

-Que sais-tu sur cette... créature ? Demanda Dean en regarda Castiel droit dans le yeux.


Liliael, malgré ce qu'elle avait dit à Castiel, ne pouvait se résoudre à devenir « l'alliée » de deux humains. Elle, qui avait traversé les époques depuis la chute de son royaume, ne s'était jamais vraiment mêlée aux hommes. Pourtant, elle avait remarqué que sa présence dans une des cités de ces stupides insectes, avait toujours un effet positif sur leur économie. Pourquoi ? Tout simplement, car, en vivant au milieu des mortels, elle avait appris à tirer les bonnes ficelles pour se placer dans les plus hauts rangs de leurs civilisations et, depuis que tout n'était plus qu'une question d'argent, elle avait assimilé leur principe de placement, de bourse et c'était même créé une entreprise de vente d'arme. Mais hélas, le destin était le même pour toute métropole qui croisait son chemin. Elle pouvait nommer comme funeste exemple Pompéi, qui fut détruite par l'éruption d'un volcan, et l'Atlantide, qui disparue sous les flots et dont les hommes, avides d'histoires et de découvertes, cherchaient en vain l'emplacement exacte.

Voilà pourquoi, dès que Castiel était venu lui dire que les Winchester étaient arrivés en ville, elle avait décidé de quitter la maison qu'elle aimait tant. Cela ne lui prit que quelques heures. Elle acheta un emplacement dans un des gardes-meubles de la ville et un entrepôt. Une fois les contrats signaient, Liliael n'avait plus qu'à envoyer les vitrines remplies d'artefacts dans le sous-sols de l'entrepôt et les meubles dans le garde-meuble. Puis, elle avait posé une rose noire ainsi qu'un mot sur la chaise qu'elle avait gardé et l'avait placé bien en évidence au milieu du salon pour que les deux frères la remarquent au premier coup d'œil. Elle espérait que, quand ils se rendraient compte que la chercher était une perte de temps, ils abandonneraient les recherches et retourneraient à leurs misérable vies de mortel.

Soudain, un vertige la prit. La douleur s'insinua en elle. Elle était insupportable.

« Son royaume se déchirait.

Une guerre civile avait éclaté à l'annonce du bannissement d'Henoch et de Madîan.

A la fenêtre de son palais, elle ne pouvait que constatait avec effroi son peuple s'entretuer.

-Conseiller Liliael, trouvait une solution ! Vous êtes la Suprême, le peuple vous écoutera, déclara un des huit autres membres du Conseil des Avatars. Le peuple des Avatars va disparaître si vous ne faites rien !

-Peut-être que le temps de notre fin est arrivé, Mastêma, répondit la Conseillère trop lasse pour se battre. Vous, membre du Conseil des Avatars, ne croyez-vous pas que les signes n'ont pas été évidents ? Deux frères, qui ont créé une terre ensemble, s'entre-déchirent, puis une guerre qui divise notre peuple... Nous ne somme plus, mes amis. Le grand peuple des Avatars arrive au dernier jour de sa longue existence. Le monde qu'Henoch et Madîan ont créé, ainsi que les créatures que chacun de nous avons imaginé et qui peuple aujourd'hui ce nouveau monde, se souviendra encore longtemps de nous.

Les huit conseillers échangèrent un regard.

-Conseiller Suprême ! Ce que vous dites est à la limite du parjure, selon les lois que votre défunt père à lui même fais graver dans la pierre ! S'exclama un conseiller à la droite de Mastêma.

-Rejoignez-moi Ophaniel et dites moi si vous voyez d'autres solutions, déclara fermement Liliael. Nous nous entre-tuons ! Chacun de vous le sait, mais ne veut l'entendre ! Tous ces cris de douleurs et d'agonies qui déchirent le ciel ne peuvent que signifier une chose : la cité entière est sur le point d'être détruite. Nous n'avons plus le choix. Les Portes de Samarkand vont devoir être fermé.

-Vous savez ce que cela signifie Liliael... si vous le faite..., déclara Mastêma.

-Je ne le sais que trop bien, mais il m'est impossible de faire autrement... »