-Dean... Je vous ai dit tout ce que je sais... Il n'y a que mon frère Balthazar qui aurait pût vous aider... Et je l'ai tué... Répondit l'ange. Tout ce que je peux vous dire de plus c'est son nom. Liliael.
Sam fit un geste en direction de son ordinateur.
-Ne perd pas ton temps à chercher qui elle est, Sam, tu ne trouveras rien... lui indiqua Castiel.
-Alors, explique-nous comment faire pour la retrouver! S'exclama Dean. AIEEEE !
Il venait de s'apercevoir que sa main était cassée.
-Laisse-moi arranger ça, dit Castiel.
Il s'approcha du jeune homme et lui toucha la main. Une douce chaleur l'envahit et la douleur cessa instantanément.
-Merci, lui dit Dean en examinant sa main.
-Pour en revenir à votre question, je crois que le sorcier que vous avez croisé à Prospérity, pourra vous aider... En tout cas, il vous sera beaucoup plus utile que moi... poursuivit l'ange qui s'était dirigé vers la fenêtre et qui contemplait avec lassitude la pluie tomber.
-Cas'... commença Dean.
Mais l'ange du jeudi s'envola avant qu'il ne finisse. Dean secouât la tête. Pourquoi croyait-il qu'il était inutile ? Son frère lui lança un regard accusateur.
-Qu'est-ce qu'il y a encore ! S'exclama-t-il.
-T'es pas croyable ! Lui répondit Sam. Il fait tout pour nous aider et toi tu le rembarres ! Mieux, tu le fais se sentir inutile ! Je ne sais pas si tu l'as remarqué mais Castiel fait tout ce qu'il peut pour s'excuser Dean ! Mais toi, en borné que tu es, tu ne veux pas le voir ! Ok , il a fait des erreurs, mais ne crois-tu pas qu'il serait plus que tant que tu lui pardonnes ? J'en ai plus qu'assez de jouer les arbitres dans vos incessants et perpétuels conflits ! Tu n'es qu'un égoïste finit ! Tu m'as pardonné quand j'ai dit oui à Lucifer ! Alors, pourquoi pas lui ?
-Ce n'est pas pareil ! Répliqua Dean.
-Et en quoi ce n'est pas pareil ! Je te ferai dire que pour toi, Cas' est un deuxième frère ! Continua Sam.
-Tu ne comprends pas... Dit Dean.
-Alors, explique-moi ! S'exclama son frère.
-Je... commença Dean.
On toqua à la porte. Dean ce précipita vers l'entrée, soulageait par cette interruption. Il regarda par le judas. Il se tourna vers son petit frère d'un air surpris et ouvrit.
-J'ai failli attendre ! S'exclama le nouveau venu.
-C.. Comment tu nous as trouvé ! S'exclama Dean déconcerté.
Il pénétra dans la pièce sans même attendre d'y avoir été invité. Les deux frères ne savaient quoi dire. Le sorcier, Donald Stark, qu'ils avaient déjà croisé dans une de leur chasse, se tenait, là, devant eux.
-Et bien je passais par là et je me suis dit : « Tiens je vais aller voir les deux chasseurs qui ont voulu tuer ma femme et moi » ! À votre avis ! C 'est votre satané ange qui m'a amené ici ! S'exclama froidement le sorcier.
-Et bin ! Il n'a pas perdu de temps... dit Dean pensif
-Et si vous me disiez pourquoi vous m'avez fait venir ! Continua Donald.
-Euh... Et bien enfaîte c'est Castiel qui a eu cette idée. Il nous a dit que vous nous serez beaucoup plus utile que lui dans cette histoire, lui expliqua Sam.
-Ça ne me dis toujours pas la raison de ma présence ! Déclara le sorcier en posant son regard d'ébène sur lui.
-Ce que veut dire mon frère c'est que toi et tes pouvoirs de petit sorcier à la Harry Potter, vous allez nous aider à retrouver une créature ! Déclara fermement Dean.
-Je vois que tu n'as toujours pas appris la politesse, s'exclama le sorcier d'un ton calme.
Il s'avança vers Dean. Son frère, qui savait très bien que cela allait mal se terminer, prit la parole.
-On y arrivera pas sans vous, s'abaissa-t-il à lui dire, s'il vous plaît.
Le sorcier poussa un soupir. Lui qui avait une chance de se défouler sur un chasseur, qui plus ai Dean Winchester, ce ravisa.
-Je vois... J'ai bien un rituel qui pourrait faire l'affaire, mais je vous préviens, il ne marche qu'une seule fois alors il vaudrait mieux pour vous que cette créature en vaille vraiment la peine ! S'exclama-t-il. Trouvez-moi trois racines de bergamote, de la poudre de mandragore et dix millilitres de sang de l'invocateur, moi en l'occurrence. Il me faudrait aussi un objet qui a une grande importance pour cette créature. Et une carte routière.
La bergamote et la mandragore ne furent pas difficiles à trouver. Les deux frères en avaient dans leur coffre pour les invocations de démon. La carte routière, ils en avaient une dans la boite à gant de l'impala. Mais pour l'objet, il ne voyait qu'une seule chose qui avait autant d'importance. La rose noire. Mais il y avait un problème. Elle était restée dans la maison d'Hernando. Dean décida malgré tout d'aller la chercher et une demi-heure plus tard le sorcier pût commencer.
Quand il prit la fleur, il ne pût s'empêcher de la contempler.
-Une black baccara, sa fessait longtemps que je n'en avais plus vu. Quoi que soit votre créature, je dois bien reconnaître qu'elle à du goût.
-Bon on ne va pas y passer toute la nuit ! Râla Dean.
-Soit bien content que j'accepte de vous aider Dean ! Alors, un peu de patience ! S'exclama Donald en le fusillant du regard.
Il jeta la rose sur les ingrédients déjà présents dans le bol et sortit un pendule qu'il posa au milieu des autres ingrédients en récitant quelques paroles dans une langue étrangère. Enfin il reprit le cristal et le balança au-dessus de la carte routière. Le pendule s'affola. Il tourna de plus en plus vite au-dessus de la table. Tout à coup, Donald le lâcha et il alla se jeter sur le mur en face des frères Winchester. Dean regarda le mur un moment puis il tourna la tête vers le sorcier.
-Ça, ce n'était pas normal ! Tu l'as fait exprès ! Comment on va faire maintenant ! lui cria Dean.
-Je n'y peux rien si votre créature ne veut pas être trouvée ! J'ai fait tout ce que je pouvais ! Alors si t'es pas content, demande à ton ange ! Je suis sûr qu'il peut faire quelque chose !
Sur ces mots, il reprit son pendule et s'avança vers la porte.
-Je vous souhaite bonne chance les garçons, car vous en aurez bien besoin, lança-t-il avec un petit sourire maléfique.
Il sortit. Dean et Sam ce regardèrent. Que voulait dire Donald ? Castiel leur aurait-il encore menti ?
-Alors, elle ne veut pas qu'on la retrouve... dit Dean en brisant le silence qui s'était installé.
-Apparemment... lui répondit Sam.
-Et bien c'est ce que l'on va voir !
Le sorcier atterrit dans un vieil entrepôt.
À par quelques cartons empilaient un peu partout, le bâtiment était vide. Il entendit une porte s'ouvrir. Il vit une jeune femme chercher quelque chose dans une des boites posées près de la pièce qu'elle venait de quitter. Elle en sortit un écrin et l'ouvrit. Elle passa un doigt sur ce qui semblait être une magnifique parure en émeraude. Elle le referma bien vite, le reposa dans la boîte et emporta le tout dans l'autre pièce.
Donald se dirigea vers la seconde salle. Quand il y fut, il découvrit une sorte de musée privé. Les murs étaient recouverts par des milliers de livres et la pièce était occupée par des étagères remplies d'artefacts, plus anciens les uns que les autres, et venant de différentes régions de la planète. Çà et là, des vitrines exposaient leurs vases, bijoux, manuscrits, armes et autres objets qu'il ne pouvait identifier. Il y avait même un crâne de cristal.
Il s'enfonça un peu plus dans l'immense salle. Là, au fond de la pièce, un bureau. À sa gauche, un pied de rose baccara s'épanouissait dans son pot, bien qu'aucunes fenêtres n'éclairaient la pièce. Il avança jusqu'à la porte, tourna la poignée et trouva sa femme assise au bureau avec un magazine. Une voix le fit sursauter.
-Et bien Donald, je ne vous attendais pas de si tôt. Comment s'est passé le rituel avec les Winchester ? J'espère pour vous que vous ne leur avez pas révélé l'existence de cette entrepôt.
-Ne vous inquiétez pas. Tout c'est déroulé comme vous le vouliez. Dean et Sam Winchester vous pense introuvable. Pouvons-nous partir maintenant que j'ai fait ce vous vouliez ?
-Mais bien sûr, leur dit Liliael avec un sourire.
Le sorcier et sa femme passèrent la porte du bureau puis disparurent. Liliael ce retrouva seul. Elle pensa aux Winchester et à leur stupide idée de la retrouver. Elle ne pus s'empêcher de dire une de ces pensées à haute voix.
-Et moi qui pensais que vous alliez laisser tomber, soupira-t-elle.
