Liliael reposa son téléphone. Un bruissement d'aile ce fît entendre.

-Tiens ! Castiel ! Je suis heureuse de te revoir ! Que me vaut l'honneur de ta présence angélique ? Ironisa Liliael.

-Content de te revoir aussi Liliael, répondit Castiel.

Liliael voulut lui dire que ce n'était pas son cas, mais elle avait appris avec le temps qu'il ne valait mieux pas se prendre la tête à essayer d'expliquer les nuances de l'ironie à un ange si on voulait éviter une atroce migraine.

-Qu'est-ce que tu me veux cette fois? Demanda-t-elle froidement.

-Pourquoi fais-tu tout pour que les Winchetster ne te retrouvent pas ? Dit-il en guise de réponse.

-Je n'ai pas à m'abaisser en m'alliant avec des humains juste pour tes beaux yeux Castiel ! J'ai beaucoup plus important à faire !

-Lili...

-Ne m'appelle pas comme sa !

-S'il te plaît... la supplia-t-il.

-Écoute Castiel.. Je... Depuis que Balthazar a disparu, je ne veux plus rien avoir à faire avec l'humanité ou les anges. Tout ce que je veux c'est le retrouver... rétorqua-t-elle fermement

-Il est mort... continua Castiel.

-IL N'EST PAS MORT ! s'écria Liliael.

Le visage de l'ange se durcit. Il aurait tellement voulu lui dire ce qu'il avait fait, mais comme Dean et Sam, elle n'aurait pas compris. Si seulement, elle pouvait l'accepter... Balthazar l'avait trahi après tout, il ne pouvait pas le laisser faire ça.

-Bien... C'est ton choix... conclu-t-il.

Liliael voulut le retenir, mais il avait disparu. Elle soupira. Cet ange était si jeune... Si seulement il savait... Elle se dirigea vers la baie vitrée, posa son front sur la vitre et ferma les yeux.

Elle ne pût retenir les images qui s'imposaient dans son esprit.

« Deux des Conseillers étaient allés chercher un coffre qu'ils avaient posé devant elle. Elle passa une main sur les inscriptions qui recouvraient le couvercle et murmura quelques mots. Une lumière illumina chaque symbole. Elle ouvrit le coffre. Il ne contenait qu'une seule chose. Une lance. Elle la prit et se dirigea vers le balcon derrière elle, suivi par le Conseil.

-Liliael, es-tu bien sûr de ce que tu fais, lui murmura Mastêma pour que les autres membres, qui regardaient avec désolation leur peuple s'affrontait, n'attendent rien de leur conversation.

Elle regarda autour d'elle et le prit à part.

-Écoute, c'est la seule solution !

-Je le sais, mais tu vas rester seule. Quand tu auras fermé les portes, nous autres Conseiller, nous deviendrons humains, ainsi que tous ceux qui ne serons pas mort dans leur chute. Tu resteras seule, immortelle et il n'y aura plus personne pour veiller sur toi. Ma chère sœur, je sais que tu ne penses qu'à bien faire, mais je ne te laisserai pas seule ! Tu es trop jeune pour endurer ça ! Laisse-moi faire ! Rétorqua Mastêma.

-Non ! C'est ma destiné et tu le sais !

Son frère la supplia encore. Elle soupira.

-Ne t'en fais pas, je sais ce que je fais et je suis prête. Tu as toujours été la pour moi mon frère, mais sache que, en tant que Conseiller Suprême, c'est mon devoir ! Lui répondit-elle avant de retourner sur le balcon avec les autres Conseillers.

Elle s'adressa à son peuple. Les Avatars cessèrent de se battre. Plusieurs corps jonchaient déjà le sol. L'odeur ferreux du sang avait déjà ampli l'air. Le ciel était déchirait par des éclairs et la foudre s'abattaient au milieu du champ de bataille. Mais les Avatars n'y fessaient pas attention. Ils écoutaient son discours. Un long discours qui leur annoncé que leur temps était fini et qu'ils ne leur restaient qu'un seul choix. Ils ne le contestèrent pas. Un par un, il s'élevèrent dans les airs.

Elle attendit que le dernier de son peuple se fût élevé dans les airs pour placer la lance dans une encoche du balcon. La pierre qui la surmontait s'illumina et son pouvoir s'éleva pour entourer les créatures qui se trouvaient déjà dans le ciel. Une à une, leur forme humaine apparaissait et chaque nouvel humain suivait son « avatar » et quittait le Royaume de Samarkand. Puis, quand le peuple eût terminé sa transformation, les membres du Conseil s'élevèrent à leur tour et le rituel se répétât.

-Il ne reste plus que toi Mastêma. S'exclama-t-elle sans ce retourner.

-Tu as dit que chacun d'entre nous devait faire son choix. Et le mien est fait ! Je ne peux te laisser seule !

-Mastêma... commença-t-elle en se retournant.

-Je t'aime trop pour te laisser vivre ce cauchemar ! Dit-il en se rapprochant d'elle.

Elle se jeta dans ses bras. Croyant qu'elle acceptait sa décision, il sourit, heureux, mais Liliael chuchota quelques mots dans son oreille avant de reculer.

-Je suis désolée. Dit-elle simplement.

Une lueur blanche illumina son frère.

-Ne fais pas ça Liliael, s'il te plait ! La supplia Mastêma.

-Rassure-toi, tu ne seras pas humain, tu deviendras juste l'une de ses créatures qu'on appelle « ange », mais tu ne pourras pas m'empêcher de finir ce que j'ai commencé seule !

-Fais pas ça ! Je t'en supplie ! NONNN...

La lumière devint plus vive et il disparut. »

Elle rouvrit les yeux. Une larme roula sur sa joue. Elle la chassa et s'éclipsa.


Une tarte aux pommes.

Dean la regardait amoureusement. Il allait la savourer. Comment résister à l'odeur suave de la pomme ? En tout cas, personne ne pourra l'empêcher de profiter de son pécher mignon !

-Bonjour, Dean.

Il sursauta et fit tomba sa part de tarte.

-Aah ! Putain Cas' ! Tu veux que j'ai une attaque où quoi ?!

-Je ne vois personne qui t'attaque Dean, répondit Castiel.

-Laisse-tomber ! Qu'est-ce que tu fous la ? Demanda froidement le chasseur.

-Je sais où se cache Liliael. Répondit l'ange.

La porte de la chambre du motel où le jeune homme et l'ange se trouvaient s'ouvrit.

-Tu as des info sur elle ?

-Bonjour Sam. Dit Castiel.

-T'arrive un peu trop tard pour ça ! On sait déjà qu'elle se trouve encore dans cette ville ! S'exclama Dean.

-Je ne parle pas de ça Dean.

-Alors, explique toi ! Réplique froidement Dean.

Le jeune homme essayait tant bien que mal de garder son calme. Il en voulait à son meilleur ami de ne pas avoir répondu à leurs appels. Sam lui lança un regard où il pu lire que, s'il devait encore jouer les arbitres dans une de leur dispute, il allait vraiment s'énerver et lui collerai son berretta dans son derrière.

-À la sortie de la ville il y a un pont.. commença l'ange.

-Oui, le pont Lincoln o... l'interrompit Dean.

-Ne m'interromps pas Dean ! Répliqua Castiel. Près de ce pont il y a un entrepôt. Son entrepôt.

-Un entrepôt ? Mais à quoi ça peut lui servir ! Elle peut s'acheter la moitié de la ville ! S'exclama Dean.

-Toute créature à besoin d'un refuge, déclara Castiel. Vous deux, ce sont les motels, elle, c'est son entrepôt.

-Mais... Tu dis que cet entrepôt se trouve vers le pont Lincoln, mais on y est allé et il n'y a rien à par des arbres. Expliqua Sam.

Dean crut voir passer un sourire sur le visage de son ami. Il ne répondit rien, mais il s'approcha près des deux frères et, en les touchants avec deux de ses doigts, les téléporta à l'endroit exacte.

Au premier abord, le bâtiment tombaient en ruine.

-Tu es vraiment sûre que c'est ici Cas' ? Demanda Dean.

-Oui. Répondit simplement Castiel en entrant dans la battisse.

La transition était surprenante. De dehors, le bâtiment tombaient en ruine, mais à l'intérieur, tout était "neuf". Des piles de cartons occupaient le milieu de la pièce.

Un cri de rage déchira le silence des lieux, suivi de prêt d'un bruit sourd qui ressemblait à des objets qui étaient projetés contre un mur.

Les trois hommes traversèrent sans un bruit la première salle et se dirigèrent vers la porte dont les bruits provenaient.

Quand ils entrèrent dans la pièce, ils furent accueillis par une armoire qui frôla la tête de Dean et s'écrasa contre le mur.

-Apparemment, elle est de mauvaise humeur, constata l'ange.

-Non ! Tu crois ! Ironisa Dean.

L'ange ne répondit pas et se dirigea vers le fond de la pièce. Quand ils y furent, ils durent s'écarter pour éviter un nouveau jet de meuble. Liliael étaient en train de détruire la moitié des meubles qui se trouvaient autour d'elle. Elle se retourna et les regarda d'un œil noir.

-Je n'ai toujours pas changé d'avis Castiel ! Lança-t-elle froidement.

Dean et Sam se regardèrent. Ils avaient l'air de bien se connaître tous les deux.

-Il faut que tu l'acceptes, il est parti et tu ne peux plus rien y faire, déclara Castiel.

-Je t'interdis de dire ça ! S'exclama Liliael.

L'ange aux yeux bleu s'approcha d'elle et la regarda droit dans les yeux.

- Lily... Il est mort...
- Comment peut tu en être aussi sur de ça ! s'exclama Liliael.
- C'est moi... C'est moi qui l'ai tué de mes propres mains, déclara Castiel.