Le cœur de Dean battait encore très vite, même après avoir été libéré de l'emprise de la jeune femme. Il avait vu sa vie défilait devant ses yeux. Dès qu'il put à nouveau bouger, il se précipita vers Castiel, dont les chaînes qui le retenaient s'étaient brisées. L'ange était dans un piteux état. Son souffle, déjà très faible, s'atténuait de minute en minute.
-Cas', je t'interdis de partir ! s'exclama Dean.
-Dean... réussi à articuler l'ange.
Sam alla rejoindre son frère. Liliael ne leur prêtait aucune attention. Elle ne voyait plus que lui, Balthazar.
-Espèce de garce ! Regarde ce que tu lui as fait ! S'écria Dean.
Elle ne l'écoutait pas. Était-ce bien lui ? Bien sûr, il n'y avait que lui qui pouvait la toucher sans se faire propulser dans les airs. Une douce chaleur effleura sa peau. Son amulette réagissait à sa présence. Il n'y avait plus aucun doute !
-Ma... Balthazar ! Tu... Mais... Castiel... Tuer... Mort...
-Je sais ma belle, je sais, je t'expliquerai tout en tant voulu, mais là, excuse moi, je dois soigner mon frère, dit-il simplement en lui libérant le poignet.
Il s'avança vers Castiel et posa deux doigts sur son front. L'ange fut guérie sur le moment. Il se releva.
-Mon frère...
Balthazar lui sourit.
-Castiel, explique moi pourquoi tu nous as amené voir cette folle ! S'exclama Dean en fusillant la jeune femme du regard.
-Surveille tes paroles mortel ! S'exclama Liliael en lui rendant son regard.
-Tu ne vaux pas mieux que les démons !
Après dix bonnes minutes de discutions houleuses où Liliael eut bien faillit tuer Dean plus d'une fois. Les deux anges et la jeune femme s'enfermèrent dans le bureau que l'on pouvait distinguer au fond de la pièce. Les deux Winchester pouvaient, de là où ils étaient, voir, grâce à la paroi transparente dont la pièce était équipée, que leur discutions était plus que sérieuse.
-Balthazar le retour... dit Dean.
-Je me demande ce qu'il y a entre eux trois... Ils ont l'air de bien se connaître... pensa Sam à voix haute.
-A-t-on avis à quoi ça sert ?
Dean c'était approché d'une vitrine où se trouvait une sorte de bol.
-Je crois que tu ne devrais pas y toucher Dean...
Mais, comme à son habitude, il n'écouta rien. Aucune alarme ne se déclencha lorsqu'il toucha la cloche en verre. Il la souleva et prit l'objet.
-Repose ça !
Dean sursauta et l'objet tomba de ses mains. Liliael, car c'était elle, l'avait rattrapé avant qu'il ne toucha le sol et le fusilla du regard. Elle le reposa à sa place. Et se téléporta dans le bureau qu'elle avait quitté deux secondes plutôt.
-Cette fille me fout les jetons !
-À moi aussi, avoua Sam. Je me demande bien pourquoi elle tient autant à Balthazar.
-Sûrement une histoire de cul vu comment elle le dévorait des yeux.
-Pourquoi faut-il toujours que ce soit des histoires de sexe pour toi quand une femme regarde un homme. Elle peut être très attachée à lui pour d'autres raisons.
-Lesquelles ? Demanda Dean à son frère.
-Elle peut lui avoir sauvé la vie ou c'est lui qui lui à sauver la vie. Je ne sais pas moi ! Et puis, toi et Castiel, vous vous dévorez bien des yeux tout le temps et, que je sache, il n'y a pas d'histoire de sexe ! Attend, tu ne me cacherai quand même pas une histoire avec Cas' par hasard ? S'exclama Sam.
-Tu entend ce que tu dit Sam ! Moi et Castiel ! Tu es tombé sur la tête ! Moi gay ! Ça jamais ! Cas' et moi on a juste... un lien spécial comme il le dis lui-même ! Alors, arrêtes de te faire tes petits films porno dans ta tête avec moi et Cas' en acteurs principaux ! Se défendit Dean.
-Non, mais tu aurais pu te retenir de dire ça ! Maintenant, je vais mettre un temps fou à me sortir cette image de la tête ! Si on pouvait revenir à un sujet plus important pour que j'oublie tout cela, ce serait bien ! Répliqua son frère.
-Ils parlent de quoi à ton avis pour ne pas vouloir qu'on entende leur conversation ? Demanda Dean.
-Sûrement des plans de Crowley et du paradis, dit Sam.
-Attend, s'ils parlent des plans de Crowley, cela veut dire que Castiel était au courant depuis le début de cette histoire. Pourquoi n'avoir rien dit ?
-Je n'en sais rien moi. Tu devrais lui demander à lui ou vous avez eu une dispute de couple ? lui dit Sam avec un sourire.
Dean comprit que Sam ne le lâcherait pas avec cette histoire avant un moment et il espérait qu'il n'en fasse pas allusion devant le principal concerné, car il n'avait pas envie d'expliquer cela à l'ange.
-Banane !
-Du gland !
-Salut les garçons. À ce que je vois, vous avez le temps de jouer.
Les deux frères se tournèrent vers le nouveau venu. Crowley. Le roi des enfer en personne.
-Crowley ! Qu... commença Dean.
-Garde tes insolences pour toi ! Je ne suis pas venue pour vous, s'exclama le démon.
Les deux frères pointèrent en même temps leurs armes sur Crowley. Elles leurs furent arrachées et projetées loin d'eux. Il s'avança vers une vitrine et ouvrit la porte. Il en sortit une petite boite sans charnière. Elle était en bois de chêne avec des gravures sur le devant. Le roi des démons ce retourna vers Sam et Dean.
-Je dois dire que la sécurité laisse un peu à désirer ici, soupira Crowley, c'est presque trop facile... enfin... j'ai était heureux de vous revoir les garçons. Je vous dis à une prochaine fois et si vous pouviez arrêter de tuer mes démons, cela m'arrangerais bien.
-Où comptes-tu aller avec ça ? Demanda Liliael qui venait d'arriver avec Castiel et Balthazar.
-Crois tu vraiment que je vais te dire ce que je compte faire ma jolie, s'exclama le démon avec un sourire. Cela ne te regarde pas.
-Tu ne sais pas ce qu'il y a dans cette boite ! C'est beaucoup plus puissant que tu ne le crois ! Donc rend la moi gentiment ou je serais obligé d'utiliser la manière forte.
-Et bien, tu viens de me donner une très bonne indication sur le contenu de cette boite à Dibbouk ! Et ne compte pas sur moi pour te la rendre ! Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi ! Je suis le roi des enfers tout de même !
-Roi des enfers ou qui que tu sois, tu vas me rendre cette boîte immédiatement ! S'exclama la jeune femme.
Liliael rentra dans une colère noire et son pouvoir rempli une nouvelle fois la pièce. Elle allait se déchaîner sur lui, lui faire passer l'envie de venir se servir dans son entrepôt !
Elle n'eût pas le temps de faire le moindre geste, car il disparu.
