L'entrepôt n'était plus que ruine.

Un début d'incendie s'annonçait et Liliael n'était toujours pas sortie des décombres. Les anges ne fessaient pas un geste pour aller la chercher et les deux frères, même s'ils ne l'appréciaient guère, se précipitèrent vers les décombres, mais Castiel et Balthazar les retinrent.

-Il faut la sauver ! Vous voyez bien qu'elle doit être coincée... commença Sam.

-Cas' ! Lâche-moi ! S'exclama Dean.

Mais, sans leur donner plus d'explications, les anges les ramenèrent en arrière. Soudain, un faisceau lumineux traversa les débris. Il se fit de plus en plus aveuglant au fur et à mesure qu'une immense créature s'extirpait des décombres. Deux ailes noires, immenses et striées de blancs, l'entourèrent le temps qu'elle reprenne forme humaine. D'après ce que pouvait constater Balthazar, Liliael, car c'était elle, semblait avoir un peu plus de mal que d'habitude à reprendre sa forme passe partout. Il fit un geste vers les gravas, mais la jeune femme se releva. Sa transformation à peine terminé, elle se dirigea vers eux. Dean et Sam, qui s'étaient vivement retournés quand ils avaient compris ce qui se passait, ne virent de l'Avatar que ses magnifiques ailes.

Liliael n'était pas au mieux de sa forme et elle le savait. Une violente douleur lui traversa l'avant-bras. Un morceau de bois, d'une quinzaine de centimètres, s'était fiché dans sa chair. Sans une onces de souffrance sur le visage, elle l'arracha. Sa cicatrisation allait être longue et douloureuse. Ses pouvoirs de cicatrisation s'affaiblissaient depuis quelques années déjà et elle commençait à en ressentir les effets. Le sang couler à flot, mais elle n'en avait cure. Elle s'arrêta à deux pas du groupe et se retourna vers ce qu'il restait de l'entrepôt. D'un geste de la main, elle fit naître un immense brasier qui commença à dévorer les restes de la bâtisse.

-Liliael ? La questionna Balthazar quand elle se retourna vers eux.

-Bienvenus dans mon monde, déclara-t-elle d'un œil gris aux deux humains en ignorant complètement l'ange qui venait de lui parler.

Dès qu'elle eût prononcé ces mots, elle se volatilisa. Une fois de plus, Balthazar soupira. Il ne la comprenait pas. Pourquoi avait-elle détruit son entrepôt ? Tout ce qu'il avait pût contenir un jour représenté l'œuvre de plusieurs vies. Elle tenait beaucoup à ses artefacts et la plupart n'étaient autre que les derniers vestiges de son peuple. Il la revoyait, souriante, dans une magnifique tunique noire, lui passer autour du coup une chaine dont la pierre qui la sertissait brillait de mille feux. Hein ! Tunique noire ?! Il n'avait pourtant aucun souvenir de ça ! Et pourtant... Non, il devait confondre avec quelqu'un d'autre sans doute... Mais, et cette chaine alors ? Elle ressemblait beaucoup à l'amulette que portait en permanence Liliael...

-Balthazar ! Tu dors sur place ou quoi ! S'exclama Dean.

L'ange sortit de ses pensées et les rejoignit.

-Il y a un truc que j'aimerais savoir ! Comment tu as fait pour survivre à un coup mortel d'une épée angélique ?

L'ange ne répondit pas, gardant cette histoire pour quand ils seraient de retours dans la chambre du motel des deux frères, et, dans un battement d'aile, Castiel et lui téléportèrent les deux frères dans la ville voisine juste devant la porte de leur chambre. Ils entrèrent. Là, ils tombèrent sur une chemise féminine ensanglanté, un jean noir, une veste en cuir et des bottes. Plus loin, des tâches de sang menaient droit à la salle de bain dont la porte, qui était entrebâillée, s'ouvrit. Une sublime créature en sortit vêtue simplement d'un soutien gorge et d'un boxer. Dean ne put s'empêcher de suivre le mouvement de son corps quand elle se dirigea vers eux. Liliael n'avait pas l'air gênée de se trouver en petite tenue devant eux.

-Est-ce que vous avez une trousse de secours s'il vous plait ? Demanda la jeune femme.

Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi Dean la fixé de haut en bas, pourquoi Castiel semblait intrigué par sa poitrine et pourquoi Sam et Balthazar fixé intensément un coin de la pièce. Puis, se rendant compte de sa tenue, leva les yeux au ciel et soupira d'exaspération.

-Pourquoi est-ce que je vous le demande... déclara-t-elle en fessant apparaître une trousse de secours dans une de ses mains et un débardeur dans l'autre.

En se dirigeant vers la salle de bain, elle fit venir son jean à elle.

-Dean, tu baves ! S'exclama Sam en souriant.

-Hein ! Dit Dean en portant inconsciemment une main à ses lèvres. Espèce de...

-Je t'aime aussi ! Lui rétorqua Sam en souriant et en se dirigeant vers ses affaires.

Liliael sortie de la salle de bain au bout d'une bonne heure. Elle alla chercher ses bottes, les enfila et s'assit à la table où se trouvait déjà l'ordinateur de Sam et son propriétaire. Elle ouvrit la boite de premier secours et en sortit une aiguille et du fil.

-Laisse-moi voir ton bras Liliael, dit Balthazar.

-Tsss... laisse-moi tranquille sa guérira tout seul ! Lui rétorqua-t-elle, il faut juste suturé tout ça, histoire que cela aille plus vite...

-Arrête avec tes méthodes de médecine humaine et montre-moi ça ! S'exclama en retour l'ange blond en lui attrapant le poignet.

-Mais... AIIE ! Me touche pas avec tes mains pleines de doigts ! S'offusqua Liliael en dégageant son bras.

Balthazar et Liliael commencèrent à se chamailler. L'un voulant soigner l'autre, l'autre voulant à tout prix que sa blessure guérisse toute seule. Sam sourit. La petite dispute anodine qui s'en était ensuivi lui fessait penser à deux autres personnes. Il jeta un œil moqueur à Dean, qui l'ignora complètement préférant se concentrer sur le décolleter de la jeune femme.

-Dean ? Demanda Castiel.

-Oui, Cas' ? Répondit Dean.

-Est-ce que toutes les femmes ont des bouts de tissu sur leur poitrine ? Demanda naïvement l'ange.

Dean sourit intérieurement. Castiel et ses questions...

-Oui elles en portent toutes, répondit le jeune homme toujours en pleine contemplation.

-A quoi cela sert-il ?

-A protéger leur intimité et à exciter notre imagination, répondit Dean.

Castiel allait poser une autre question, mais il fût interrompu par une exclamation de surprise.

-Que... Mais... COMMENT TU AS FAIT CA !

Le regard abasourdit de Liliael allait de son bras, qui avait apparemment guérie, à Balthazar. Ils se regardèrent en cherchant dans le regard de l'autre la réponse à leurs questions silencieuses.

(**)

Henoch contempler la nuit par la fenêtre du bureau du démon, sans montrer la moindre attention à la pièce qui était richement décorée. Le démon avait un plan et il le savait très bien, mais il n'avait aucune intention de l'aider dans ce qu'il appelait sa grande Épuration, voulant asseoir son autorité sur les démons encore fidèles à l'archange déchu, Lucifer. Non, lui, Henoch, ancien Premier Zodiac de son régiment, se servirait de Crowley pour sa vengeance ! Elle allait payer pour ce qu'elle lui avait fait ! Comme si cela n'avait pas été assez humiliant d'avoir été banni de son peuple avec son stupide petit frère qui ne pensait qu'à ses petits vers humains, il a fallu qu'elle le traque et l'enferme dans cette répugnante petite boite ! Pourtant, il n'en avait pas toujours était ainsi... Il ne l'avait pas toujours haïe... Il ne devait pas laisser ses souvenirs l'envahir ! Il devait les combattre ! Mais, quoi qu'il fasse, il ne put ignorer celui qui fit battre son cœur froid...

« Il se revoyait assis sur un banc sous un des grenadiers centenaires du jardin du palais du Conseil des Avatars. Il l'a vis s'asseoir prêt de lui et lui sourire. Ce qu'il pouvait aimer la voir sourire comme cela, se dit-il. Ce jour-là, il lui avait avoué ses sentiments. Elle lui répondit qu'ils ne pouvaient s'aimer. Que si cela devait se savoir il risqué la peine de mort. Mais, il l'avait fait taire d'un baiser brûlant qu'elle lui rendit en suivant. Leur baiser avait été si fusionnel que leur pouvoir s'était réuni et avait fait naître à leur pied un pied de rose noir. C'était ses fleurs préférées. Quand, leurs lèvres à contre cœur s'étaient séparées, il lui en avait cueillit une, l'avait passé dans ses cheveux et l'avait contemplé. Ses yeux verts avaient une lueur mystérieuse et chaque fois qu'elle les posait sur lui une vague de chaleur le prenait. Ses formes l'attiraient comme un aimant et chaque nuit il aimait la rejoindre dans sa chambre pour se blottirent contre elle. Jusqu'au jour où son imbécile de frère, Mastêma, les avait surpris tous les deux dans leurs ébats.

Il se souvenait de cette nuit comme si cela c'était passé la vieil. Cette nuit était la dernière avant qu'elle ne devint la Conseillère Suprême. Quand il était entré dans sa chambre, Liliael, dans une simple nuisette, contemplait son futur royaume plongeait dans la nuit sombre. Il était arrivé derrière elle et avait déposé un doux baiser dans son cou. Elle sourit, se retourna et l'embrassa avec douceur. Sa main se fraya un chemin sous le mince tissus qui recouvrait la jeune femme et caressa sa peau douce. Elles remontèrent ensuite le long de son dos et défirent le ruban de soie qui retenait l'étoffe sur ses formes. La nuisette glissa le long de son corps. De son sourire si craquant, elle le guida d'une main vers le lit. Là, elle le poussa doucement et il s'y allongeât. Un geste de la main de son amante et ses vêtements se retrouvèrent en tas au pied du lit. Elle s'allongeât sur lui et l'embrassa passionnément. Son membre, excitait, à la vue de son corps nu, fût pris en otage sous une multitude de doux baisers. Il grandissait à vue d'œil sous les douces caresses de la jeune femme. Quand il fut dur comme la pierre, il allongeât la future souveraine sur le lit et l'embrassa, passant une de ses mains sur sa poitrine, l'autre caressant son intimité. Le rythme de ses caresses arrachait de temps en temps des gémissements à la jeune femme qui l'encourageait à continuer. Plus leurs plaisirs montaient, plus leurs pouvoirs se mélangeaient et emplissaient la pièce. Leur passion était palpable, il caressait sa peau, tout en lui assénant des coups de hanche qui lui arrachaient des gémissements de plus en plus fort. Mais soudain, la porte de la chambre royale s'ouvrit sur deux garde qui encadraient un homme blond, aux yeux bleus. Les deux amants arrêtèrent net leurs actes.

-ZODIAC ! Tu n'as rien à faire ici ! Emmenez-le ! Ordonna Mastêma.

Les deux gardes l'encadrèrent et le trainèrent hors de la pièce. Il savait le sort qu'il lui réserverait, mais elle risquait bien pire du fait de son rang. »

Il chassa se souvenir en se retournant vers le démon qui continuait sa tirade.

-Crowley ! Vous m'avez dit que vous saviez où se cachait Liliael... commença l'avatar.

-Ne vous inquiétez pas on s'en occupera en temps voulut ! Mais pour l'instant nous avons du pain sur la planche ! Et si nous commencions par torturé quelques pauvres âmes ? J'ai entendus dire que lors de votre première vie vous passiez votre temps à massacrer et à torturer ses pauvres petits humains pour vous venger...

Il n'écoutait que d'une oreille distraite. Il établissait son plan. Un plan simple mais radical ! Il fallait qu'elle meurt !