Rodney ne pense pas toujours avant de parler lol c'est vrai qu'il risquait de s'en prendre une de ronon, merci alexie1974 pour ta fidélité et des reviews!
- « L'homme est poussière et retournera à la poussière... »
Son visage refusait de dévoiler la moindre émotion, Elizabeth écoutait l'office du prêtre comme s'il s'agissait d'un discours quelconque, comme si ce n'est pas sa soeur qu'on enterrait. Elle se refusait de pleurer tant qu'il n'aurait pas fini de parler. Pourquoi? Qui dit qu'il ne faut pas pleurer lorsque le prêtre officie un enterrement? Est-ce écris quelque part? Non, alors pourquoi se refusait de montrer que, elle aussi, elle souffrait de la mort de sa soeur, que tout comme son beau-frère, elle avait le coeur en miette?
Son regard se posa sur l'inscription dorée qui brillait sur la stèle de marbre blanc :
Sally Brown Weir - une épouse et une soeur.
- « Qu'elle repose en paix »
Ces dernières paroles firent plus de mal à la jeune femme qu'il n'y parut, rendant plus réelles le fait que sa soeur n'était plus de ce monde, qu'elle était à jamais allongée dans ce cercueil. Une larme dévala le long de sa joue, mais elle ne bougea pas alors que son beau frère s'avançait en direction du cercueil pour y venir déposer une rose rouge. Sans qu'elle ne le voie venir, John s'approcha d'elle et s'empara de sa main qui pendait le long de son corps, la serrant doucement.
C'est exactement de dont elle avait besoin.
Ils s'avancèrent en direction de la demeure éternelle de Sally, et prirent chacun une rose dans la main. Elizabeth déposa un baiser sur les pétales encore humides par la rosée du matin et la déposa sur le bois. Un dernier adieu. Un dernier au revoir.
- « Ma petite soeur »
Elizabeth sentit une pression sur son bras. John la tirait vers lui. Ils s'éloignèrent en silence, zigzaguant entre les pierres tombales.
- « La vie se résume donc à ça. On naît et on meurt »
John ne dit rien mais serra plus fort la main qu'il s'obstinait à ne plus lâcher.
- « A quoi bon se battre si la fin est toujours la même... Pourquoi nous battons nous chaque jour pour sauver des gens alors que les personnes qu'on aime, nous sommes incapable de les protéger"
- « La fin est peut être toujours la même, mais... la vie est un cadeau, certes parfois empoisonné mais.. c'est tout de même un des plus beaux cadeaux. »
Combien de fois ne l'avait-elle pas entendu cette phrase? Pourtant, dans la bouche de John, elle sonnait d'une manière différente. Elle apaisait un peu sa peine.
- « Merci d'être venu » fit-elle alors qu'ils arrivaient à la voiture.
John lui ouvrit la portière passager et la gratifia d'un sourire. Un des sourires comme il en avait le secret et qui lui gonflait le coeur d'espoir même dans les moments où il y en avait plus.
- « Promettez moi d'être toujours là » le supplia t-elle en posant sa main sur le bord de la portière.
- « Vous savez bien que je ne peux pas faire cette promesse mais je ferai mon possible »
Bien sûr qu'il ne pouvait pas. Chacun est mortel et un jour ou l'autre, l'heure est venue de tirer sa révérence. Demain, dans un an ou dans vingt. La vie se caractérise par sa fragilité et son temporaire. Alors John ne faisait pas exception, un jour, il rejoindrait sa soeur. A espérer que cela soit le plus tard possible...
- « Vous pourrez toujours compter sur moi » ajouta t-il en remettant une mèche de cheveux dont le vent avait négligemment défait.
- « C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre. »
Elizabeth se perdit pendant un instant dans ces yeux verts. Ces yeux qui dévoilaient beaucoup et en même temps rien. Car son chagrin était trop lourd ou parce qu'elle avait besoin de se sentir vivante, Elizabeth posa une main sur la joue râpeuse de John et captura doucement ses lèvres. Un peu de douceur dans ce monde de brutes. Un peu d'amour. Voilà tout ce qu'elle demandait, tout ce que son corps réclamait. Un peu de tendresse de la part de l'homme qui avait su lui tenir la tête hors de l'eau pendant ce qui fut la pire période de sa vie.
- « Moman ! »
Elizabeth se réveilla en sursaut, le cri strident de son fils la ramenant à la réalité. Debout dans son lit, Johnatan trépignait d'impatience en levant fièrement ses deux bras pour que sa mère se dépêche de venir le cueillir dans son lit.
- « Depuis quand tu réveilles avant moi » maugréa t-elle, rejetant la couverture du lit.
En posant les pieds par terre, la jeune femme se prit le pied dans un jouets de Johnatan déclenchant alors une musique cinglante pour ses oreilles et la rendant de mauvaises humeur pour la journée.
- « Et ne rigole pas toi » dit-elle en éteignant le camion.
Mais pour ne pas changer et car son fils avait cette fâcheuse manie de toujours faire le contraire de ce qu'elle lui disait, Johnatan se mit à rire de plus bel. Un rire d'enfant moqueur mais qui rendit néanmoins immédiatement le sourire à sa mère.
- « Allez viens ma crapule »
Elizabeth souleva son fils dans ses bras et lui assena son rituel de bisous : sur son nez en frimousse, ses joues bien pleines, son front; aucune partie de son visage n'était épargnée par les lèvres de la maman. Après un bref coup d'oeil à son réveil, la jeune femme remarqua qu'une fois encore, elle avait oublié de le brancher.
- « Quelle tête de linotte, nous voilà encore en retard » dit-elle à son fils qui ne comprenait pas vraiment les paroles de sa mère, hochant la tête de côté comme pour lui dire que ce n'était pas grave.
Elle fit prendre le bain de Johnatan rapidement, oubliant intentionnellement de lui donner ses jouets afin de pas perdre de temps. Alors qu'elle s'apprêtait à en faire de même, des coups retentirent à sa porte.
- « Ronon? »
- « Je peux entrer »
Elizabeth s'écarta, n'aimant pas cette visite matinale du runner. Une visite annonciatrice de mauvaises nouvelles?
- « Qu'est ce qu'il ne va pas? »
Surpris par la clairvoyance de la jeune femme, Ronon se contenta de lui darder un regard inquiet avant de traverser la pièce en direction du lit où Johnatan était assis tel qu'un pacha.
- « Ronon. Répond moi s'il te plaît.. c'est John? » demanda t-elle bouleversée à l'idée qu'il ait pu repartir comme un voleur sur sa planète.
- « Il est reparti avec Rodney. »
- « Et cela devrait me rassurer »
Le pégasien s'assit sur le lit et posa Johnatan sur ses genoux.
- « Laura est avec eux. »
- « D'accord, d'accord » souffla t-elle en se posant la main sur le front, soulagée un peu de savoir le chef de sga1 avec John. « Au moins, si l'envie lui prend de ne pas revenir, Laura saura se montrer persuasive »
Une pensée s'imposa alors dans son esprit. Une pensée pas vraiment rassurante et qui la bouleversa davantage.
- « Pourquoi est-il reparti? Compte t-il ne pas rester ici? »
- « Je ne pourrais t'en dire davantage, c'est Teyla qui me l'a apprit. Ils sont partis à l'aube. »
Ronon caressa la tête de Johnatan afin de ne plus croiser le regard de la jeune femme de peur qu'elle ne comprenne à quoi il pensait.
Voulait-elle réellement d'un père comme John pour son fils? Car au regard de l'homme qu'il était devenu, un homme tellement rongé par le chagrin et la colère, Ronon doutait qu'il puisse lui apporter tout l'amour auquel Johnatan pouvait légitimement réclamer. L'ancien John aurait - nul de doute là dessus – été un père exemplaire, papa poule sans pour autant tomber dans l'excès. En désirant si ardemment un père pour son fils, Elizabeth ne faisait-elle pas l'amalgame entre le passé et le présent? John n'était plus l'homme qu'elle avait connu. Cet homme qui la faisait rêver sur le père hypothétique qu'il pourrait devenir. Elle pourrait bien tomber de haut.
Lui appartenait-il de lui faire part de ses craintes? Trop tôt peut être... Après tout le sort de John n'était pas encore fixé...
Attention, Ronon désirait autant qu'elle à ce que l'ancien chef militaire reste. Trop de temps, si ce n'est, trop d'eau avait coulé sous les ponts, le moment était venu de faire table rase du passé et de se concentrer sur l'avenir. Un avenir où John avait sa place sur Atlantis alors même qu'il pensait le contraire.
Il n'y avait plus qu'à s'armer de patience et attendre le déroulement des événements...
OoO
Le silence de Rodney devrait l'alarmer, l'affoler, voire même l'agacer. Laura avait d'ailleurs pensait lui dire, sous une formule cinglante et moqueuse comme il était toujours question entre eux, que ce silence était des plus étonnants. Mais après mûre réflexion et surtout après avoir réaliser que les circonstances ne s'y prêtaient guère, le major imita John et Rodney : elle marcha en silence.
- « On presque arrivé, le village est juste derrière la coline » fit John, rompant un silence devenu très pesant pour Rodney.
Le scientifique ne comprenait pas la démarche de son ami. Pourquoi revenir sur cette planète uniquement pour parler avec celui qui lui avait porté secours? A moins qu'il s'agissait de lui faire ses adieux, bien que le canadien ne croyait plus vraiment à cette hypothèse au vu du changement d'expressions sur le visage de John à mesure qu'ils avançaient sur cette terre. Un changement pas radicale non plus, mais la colère semblait avoir disparu, remplacé par une expression neutre, impalpable.
Lorsqu'ils entrèrent dans le village, tous les regards se portèrent sur eux.
- « Ils sont heureux de le revoir » murmura Rodney alors que son teint devint blême.
- « Tu as dis quoi? » demanda Laura alors que John s'avançait vers les premiers villageois.
- « Rien »
Son sang se figea dans ses veines alors que Rodney réalisa que, peut être, cette mission sonnait comme un aller-simple pour John. Ces gens avaient appris à l'apprécier, dès lors, ils ne le laisseraient pas partir sans broncher, sans tenter de le garder.
John connaissait tout le monde, en passant du dernier né jusqu'au plus ancien. Il faisait parti de ce peuple, autant qu'il fut dans le passé un atlande. Qui John choisira t-il?
- « Il a besoin d'être seul avec Tarys » fit Laura en adoptant la posture du soldat au repos.
- « Oui et bien tu peux me dire qui est cette fille qui se serre contre lui en ce moment même! » railla le scientifique.
Qu'il pouvait être si crédule quelque fois, songea Laura en secouant la tête, fataliste. Elle n'allait comme même pas lui faire un dessin!
- « A ton avis?! »
John n'étant qu'un homme, un homme blessé et trahi certes, il n'en demeurait pas moins que deux ans sur une nouvelle planète n'avait pas fait de lui un moine. Dès lors, il n'était ni choquant ni inconcevable à ce que l'ancien chef militaire ait eu des relations avec d'autre femmes, le contraire aurait été plus étonnant. Alors même si l'amour n'entrait certainement pas en ligne de compte, John avait tout simplement répondu au plus primitifs besoins de l'homme.
OoO
- « Je ne pensais pas te revoir de si tôt » souffla Marissa contre l'oreille de John, heureuse à l'idée que finalement son père s'était peut être trompé. Thalan leur reviendrait.
- « Où es ton père? »
- « Mon père? Euh... il est à la maison mais... »
Sans prendre congés, John laissa la jeune femme en plan au beau milieu de la place du village. John s'efforça d'allonger ses enjambées alors que la maison de Tarys se profilait devant lui. Il avait besoin de conseils, ce qui était étonnant de sa part en sachant à quel point John n'aimait pas parler des problèmes qui le tracassaient, préférant toujours tout garder pour lui. Sauf qu'en l'occurrence, il s'agissait de son advenir, d'une décision à prendre, certainement la plus importante de toute sa vie. Les paroles du vieil homme seraient donc une source inestimable de sagesse.
- « Bonjour Thalan ou devrais je dire John » déclara Tarys en ouvrant la porte, nullement étonné de le revoir si vite. « Entre, je t'en prie. »
- « Tu n'as pas l'air étonné de me voir ici »
- « Non, car je savais que tu reviendrais mais seulement pour me faire tes adieux. »
- « En fait... » fit John en se passant une main derrière la tête, nerveux et incapable de dire le fond de sa pensée.
Tarys sourit et l'invita à s'asseoir à la table, prévoyant que la discussion à venir serait longue et très coûteuse pour John sur un plan émotionnel. Le vieil homme prit place en face de lui et patienta que les mots viennent d'eux mêmes.
- « J'ai besoin de conseils... » déclara finalement John.
- « Et tu sais que ma porte est toujours ouverte »
L'ancien chef militaire inclina la tête d'approbation. Oui, il le savait. Tarys était devenu son confident, un ami, alors même qu'il n'avait jamais pu en deux ans se dévoiler comme il en serait question dans toutes relations amicales. Donner sa confiance est une marque d'amitié, mais John n'avait jamais pu se défaire de cette méfiance qui s'était instaurée en lui depuis cette fameuse nuit. Cette méfiance et cette retenue qui le maintenaient en reclus des autres personnes. Le vieil homme ne s'en était jamais offensé, comprenant que la souffrance de John était si forte, si douloureuse, que finalement, le seul moyen qu'il avait trouvé pour la rendre supportable étant de l'enfouir en lui. Ne pas en parler. Faire comme si de rien n'était. Oublier.
- « J'ai un fils »
C'était une manière comme une autre de commencer son récit, mais pour John tout le problème se situait là. Il a un fils, le seul lien qui le retenait à sa vie passée.
- « Il a un peu plus d'un an » continua t-il sans jamais oser croiser le regard noisette de son ami.
Tarys fit rapidement les calculs dans sa tête et arriva à une conclusion qui lui fendit le coeur : cet homme n'avait appris l'existence de son fils qu'hier.
- « Comment s'appelle t-il? »
- « Johnatan »
- « Quelle coincidence »
- « Quoi ... »
Quel idiot! Pourquoi n'avait-il pas remarquer avant l'apparenté de son prénom avec le sien?
- « Parle moi de sa mère » s'enquit-il sachant, malgré tout, que cette demande était expertement destinée à la faiblesse de John.
Le regard de John s'assombrit à la pensée de Elizabeth. Que dire d'elle si ce n'est qu'elle l'avait détruit, tout le reste étant occulté par son esprit, passé au second plan, comme si les bons moments entre eux n'avaient été qu'un ensemble de souvenirs factice engendré par son imagination.
- « Qu'est ce qu'elle t-a fait? »
- « Elle m'a trompée avec un de mes meilleurs amis » déclara t-il d'un ton sec.
- « D'où ta volonté de te faire passer pour mort aux yeux de tous »
Tarys comprenait désormais mieux le comportement de John qui fut le sien durant ces deux années. Pourquoi il lui donnait plus la sensation de survivre plutôt que vivre. Parfois la logique est surfaite, fausse, mais en l'occurrence, il avait vu juste. Les peines de coeur, aussi différentes puissent t-elles l'être, ont pour trait commun de faire perdre confiance en l'amour et de vous faire si mal que vous ayez l'impression de ne plus pouvoir vous relever. C'est ce que Tarys avait vu dans le regard de John : cette souffrance, cette méfiance en l'être humain, alors même que d'apparence, il donnait l'image d'un homme sans coeur.
- « Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons... et je suis bien placé pour le savoir. »
- « Comment ça? »
- « Je ne t'ai jamais parlé de ma défunte femme »
- « Jamais »
Tarys se leva de sa chaise et marcha jusqu'à la fenêtre. Son regard se perdit dehors mais son esprit voyagea des années en arrière.
- « Tu te trompes en pensant que ta vie s'achève, que cette douleur dans ton coeur ne s'estompera jamais. La souffrance existe ... elle est bien là mais, un jour tu lèves le matin et tu te rends compte qu'elle n'est plus là. Je connais pour être déjà passé par là »
Il comprenait et mesurait sa pénitence, cette double sensation de trahison, l'impression que sa vie s'écroule comme un château de carte sans comprendre pourquoi. Comprendre ce qu'on avait pu faire de mal pour mériter cette punition.
- « Pour ma part... c'est mon frère qui m'avait trahi avec ma femme » continua t-il en faisant face à John.
John ouvrit la bouche mais la referma de suite. Une question lui brûlait les lèvres mais la poser le conduirait à obtenir une réponse qui pourrait ne pas le satisfaire.
- « J'ai été à ta place. Cette haine... » fit-il alors qu'il posait une main sur sa poitrine « ... qui vous ronge de l'intérieur ce n'est pas bon et si tu ne l'évacues pas, elle te détruira. »
- « La question n'est pas là »
- « Allons bon! C'est quoi alors? »
- « Que dois je faire concernant mon fils? »
Tarys fronça des sourcils, étonné, alors que pour lui la réponse était évidente.
- « Que tu le veuilles ou non, tu es responsable de cet enfant. Ta place est auprès de lui. »
- « Mais.. »
- « Il n'y a pas de mais. Même si tu viens juste d'apprendre ta paternité, tu dois prendre tes responsabilités désormais, et ne me dis pas qu'il n'a pas besoin de toi. Moi, j'ai fais ce que j'ai pu pour remplacer celui de Marissa. »
John hoqueta de surprise en comprenant le sous entendu de son ami. Marissa n'était pas sa fille.. mais celle de son frère.
- « Peu de temps après la naissance de Marissa, il y eut une épidémie qui frappa notre peuple. Un quart de la population succomba, y compris ma femme et mon frère. Juste avant de mourir, ils m'ont demandé de prendre soins de leur fille comme si c'était la mienne » raconta t-il alors que son regard se voilait d'un profonde tristesse et qu'une larme coula sur sa joue sans même qu'il ne s'en aperçoive. « Je vois venir ta question. Est ce que je leur ai pardonné? Oui, mais trop tard, seulement après leurs mort. John...à quoi bon vivre dans la rancoeur, la vie est si courte, ne gâche pas ton temps. Ce que je veux dire ... c'est que même si cette femme t'as blessé, tu dois passer outre et vivre ta vie car tout ne s'arrête pas là. Cela ne sera pas facile, je suis d'accord, mais ton fils a besoin de toi »
Les paroles de Tarys faisaient son chemin dans l'esprit de John. Quoi qu'on fasse, rien ni personne ne remplacera un père et une mère. Tarys avait dû jouer les deux rôles ce qui l'avait aider à leurs pardonner. Mais lui n'en ressentait pas la force et doutait que ce soit le cas un jour. D'un autre côté, s'occuper de son fils pourrait, dans un sens, l'aider à franchir ce cap qu'il se refusait obstinément de passer depuis deux ans. Il était peut être temps de cesser de mettre sa vie entre parenthèse et de penser à lui. Que voulait-il au juste? S'occuper de son fils comme n'importe quel père? Oui, il en avait envie.
- « Je ne te demande pas de leur pardonner mais de penser à toi. Occupe toi de ton fils car je sais c'est ce que tu veux. Met de côté toutes tes rancoeurs, pour ton bien et celui de tous. »
Et un jour, peut être, tu pardonneras, songea Tarys.
- « Retourne chez toi, ta place n'est pas ici. Ce qui ne veut pas dire que tu ne sois pas le bienvenu mais seulement en tant que visiteur. »
