Tarys la voix de la raison lol
Parce que cette femme comptait plus que tout, et par respect pour elle, Ronon savait que tôt ou tard il devrait lui parler d'une partie de son passé. Cette nuit où tout avait dérapé entre lui et Elizabeth. Mais par crainte de sa réaction, le runner avait repoussé cette discussion, encore et toujours. La résurrection de John ne lui laissait pas d'autres choix que de prendre son courage à deux mains et de faire face à son passé. Les rumeurs vont bon train dans la cité, dès lors, cette histoire ne tarderait pas de venir à ses oreilles. Mieux valait qu'elle l'apprenne de sa bouche plutôt que par une tierce personne étrangère à tout ceci.
A présent, il attendait patiemment dans un coin de l'infirmerie que la jeune femme ait fini de s'occuper de son patient. Angoissant sur sa réaction, Ronon se faisait plusieurs scénarios dans sa tête, imaginant les diverses réactions qu'elle pourrait avoir afin d'anticiper sur la marche à suivre.
- « J'ai fini, je suis tout à toi » déclara Keller en s'approchant de son compagnon.
Timidement, Ronon enlaça sa main et la conduisit vers son bureau. Le médecin se laissa faire non pas sans une once d'inquiétude, se demandant à quoi elle devait s'attendre, mais vu son visage décomposé, ce n'était pas bon signe. Dès que Keller eut fermé la porte, Ronon, tel qu'un lion, se jeta sur la jeune femme et l'embrassa avec une telle passion, qu'elle en eut le tournis.
- « Tu sais que je t'aime » chuchota Ronon contre ses lèvres, tenant toujours l'ovale de son visage entre ses deux mains.
- « Oui.. oui, je sais » répondit pas encore remise de ses émotions.
Il ne l'avait pas embrassé de la sorte depuis si longtemps...
Ils restèrent plusieurs secondes à se fixer droit dans les yeux, Ronon tentant de se rassurer sur l'issu de cette conversation, Jennifer, le coeur battant à tout rompre tellement elle angoissait.
- « Assis toi »
- « Ronon, tu me fais peur » bafouilla t-elle en s'asseyant, ses mains se crispant sur ses genoux.
- « Tu dois savoir quelque chose.. et je ne sais pas comment tu vas le prendre... »
- « Parle moi... je peux tout entendre »
Une phrase tellement clichée. On n'est jamais prêt à tout entendre, jamais prêt à faire face à toutes les situations.
Ronon s'agenouilla en face de la jeune femme et lui prit les deux mains, non pas pour l'empêcher de fuir mais pour se donner la force de se confesser. Après s'être éclairci la gorge, il se lança:
- « Il y a une raison pour laquelle John n'est pas revenu ici... une raison qui l'a tenu éloigné de nous tous... »
Jennifer ne s'attendait pas à une telle entrée en matière, ne voyant pas encore le rapport avec leur couple. Par un léger hochement de tête, elle l'incita à continuer.
- « .. juste avant son départ, il venait d'apprendre que Elizabeth l'avait trompé »
Le jeune médecin était pendue à ses lèvres, attendant qu'il vienne confirmer ses doutes.
- « .. avec moi. »
- « Et.. vous deux ça a... » demanda t-elle après plusieurs secondes de silence.
- « Juste une nuit, c'est tout. Je l'ai trouvé en pleurs et ...j'ai voulu la consoler... et une chose entraînant une autre. »
Ronon leva enfin le menton pour chercher le regard de la jeune femme, et pour son grand bonheur, celui-ci n'affichait aucun mépris, aucun dégoûts.
- « Tu ne le savais pas qu'ils entretenaient une relation? » demanda t-elle, et en le voyant secouer la tête, elle ajouta « Alors tu n'as rien à te reprocher. »
- « J'ai foutu en l'air leur couple, j'ai brisé une famille.. et ce pauvre Jo, il paie les pots cassés! »
Jennifer posa une main sur la joue pour le calmer.
- « Tu ne le savais pas. » assura t-elle en lui souriant.
- « Pourtant.. je savais que Elizabeth n'était pas indifférent aux yeux de John »
- « Imaginons qu'ils n'avaient pas été ensembles à ce moment là, ressentirais-tu la même culpabilité d'avoir fait l'amour avec la femme que ton ami convoitait? »
Ronon fronça des sourcils. Il voyait où la jeune femme voulait en venir. Un moyen comme un autre pour qu'il fasse enfin la paix avec lui même.
- « Sauf que ça ne s'est pas passé comme ça. »
- « Oui je sais, mais ce qui est fait est fait. John est de retour, il va reprendre sa place. »
Facile à dire. Leurs erreurs du passé auraient des conséquences irréparables pour l'avenir de tous. Des conséquences qu'il aurait pu éviter en disant un seul mot : non. Jamais il n'avait ressenti de l'amour pour Elizabeth, jamais, hormis un profond respect qui s'était transformé au fil du temps en de l'amitié. Alors pourquoi s'était-il laissé guidé par ses hormones? Car oui, il s'agissait de cela, une simple montée d'hormones qui l'avait poussé à agir comme un animal. Un animal sans conscience agissant seulement avec son instinct. Finalement, l'homme ne vaut pas mieux que l'animal quelque fois!
- « Tu es une femme exceptionnelle, je te l'ai déjà dis? »
- « Pas assez à mon goût » répondit-elle, finaude.
- « Tu ne vois donc pas comme un homme en rute? »
- « Tu n'es pas comme ça. »
Jennifer aurait aimer l'aider à oublier pour qu'il cesse de se considérer comme l'unique responsable. Sauf que personne ne pouvait l'aider, personne en avait le pouvoir sauf John...
Elle comprenait mieux désormais cet attachement qui unissait Ronon et Elizabeth, ce lien si étroit mais qui n'était ni de l'amitié, ni de l'amour. Un lien quasi fraternel. Après la mort de John, son compagnon avait ressenti un besoin inextricable de jouer les anges gardiens, de protéger cette femme coûte que coûte contre les fléaux de la vie. Il était là dans les moments pénibles, quand se lever le matin était si dur qu'on voudrait rester au lit plutôt que d'affronter le quotidien. Car au delà de son affection pour elle, Ronon demandait implicitement le pardon à cette femme pour lui avoir briser sa vie. Il cherchait à se racheter, à effacer les traces de son erreur alors même qu'il savait cela mission impossible. Jouer les pères de substitution. Jouer, un semblant, le rôle de John. Ronon cherchait la rédemption. Une rédemption qui ne viendrait jamais.
Oui, elle comprenait mieux cette relation qui, elle devait bien l'avouer, l'avait rendue quelque peu jalouse dans les premiers temps. Ne cessant de se poser des questions sur eux. Pourquoi passe t-il plus de temps avec elle plutôt que moi? M'aime t-il vraiment? Pourquoi se comporte t-il avec Jo comme un père? Toutes ces questions, Keller avait appris à vivre avec, et puis, au fil du temps et lorsqu'elle fut rassurée sur eux, elle cessa de se les poser. Elle avait confiance en Ronon un point c'est tout.
- « Tu es un homme bien, Ronon. Tu as été le soutien de Elizabeth, sans toi, qui sait ce qu'il se serait passé? »
Jennifer se pencha en avant afin que leurs visages ne soient plus qu'à quelques centimètres.
- « Je t'aime pour ce que tu es. Pour tes défauts comme tes qualités. Et le fait que tu m'en parles... C'est une preuve d'amour à mes yeux et ça me rassure sur.. »
- « Sur quoi? »
- « Sur le mari et le père que tu ferais avec nos enfants » répondit-elle avant de se rendre compte qu'elle allait bien vite en besogne.
Leur relation datait certes de quelques mois, mais il était certainement encore trop tôt pour prononcer les mots mariage ou enfants. Les mots prohibés dans les relations naissantes au risque de faire prendre peur à l'autre.
- « Alors tu penses.. tu penses à avoir des enfants avec moi? »
- « Oui » dit-elle en grimaçant.
- « Je ne suis donc pas le seul » fit-il avant de l'embrasser avec ferveur.
OoO
Assises dans un coin du gymnase qui se transformait parfois en une salle de jeux, Teyla et Elizabeth jouaient avec Johnathan. Peu désireuse d'attendre le probable retour de John dans son bureau, et car de toute manière elle n'aurait pas eu l'esprit à travailler, Elizabeth avait proposé à Teyla si elle voulait passer une peu de temps avec eux. Un faux prétexte. En réalité, car l'opinion de son amie comptait beaucoup, Elizabeth désirait savoir si elle l'avait déçue d'une manière ou d'une autre en lui cachant pendant deux ans son dérapage avec Ronon; l'amitié qu'elle prétendait portée pour Teyla aurait dû l'inciter à lui en parler. Bien que pour le moment, Teyla ne semblait pas être vexée par ce manque de confiance, qui sait ce qu'elle pensait vraiment? La jeune guerrière ne montrait d'elle que ce qu'elle voulait. Et surtout, la connaissant suffisamment désormais, elle devait se dire qu'il ne servait à rien d'accabler davantage son amie. Mais un autre point noir préoccupait la jeune maman : que pensait Teyla de son acte? La jugeait-elle comme la pire des traînées pour avoir été voir ailleurs de la sorte?
- « Tu as quelque chose à me demander? » demanda Teyla finaude, qui avait bien remarqué le comportement étrange de son amie depuis qu'elles étaient arrivées dans le gymnase.
La désolation que Teyla lut dans le regard émeraude de Elizabeth aurait été effrayante si cette dernière n'avait pas revu l'homme qu'elle pensait mort depuis deux ans.
- « Tu me connais si bien... » conclut Elizabeth en repliant ses jambes.
- « Ton silence est assez éloquent et puis... je me doute de ce que tu veux me demander. »
Elizabeth arqua des sourcils, surprise par la clairvoyance de son amie, mais après tout elle ne le devrait pas. On parlait de Teyla, une femme qui comprenait au delà des mots. Une fin psychologue.
- « Je ne te mentirai pas en te disant que je n'ai pas été choquée en apprenant ce qui s'est passé entre toi et Ronon, mais qui suis-je pour juger? Ce n'est pas à moi de te dire ce qui est bien ou mal. Tout le monde commet des erreurs...et tu as suffisamment payé pour ça. »
- « Si seulement il ne s'agissait que de moi... » répondit-elle alors que son regard s'accrochait lourdement sur son fils.
Johnatan était plus loin, jouant avec un ordinateur en plastique dont chaque boutons émettait un bruit diverse sensé aider les enfants à apprendre à parler. Un cadeau de Rodney pour ses un ans.
- « Mes erreurs n'ont pas à se répercuter sur mon fils, surtout si John ne revient pas. »
- « Il reviendra » assura Teyla avec tant de conviction dans la voix que Elizabeth la crut, enfin pendant un instant.
Teyla aurait aimé lui donner plus de garanties que celle de son intime conviction. Son instinct, mais également l'expérience de la vie, lui indiquaient qu'un homme ne peut jamais changé radicalement sans que ne subsiste un peu de ses principes d'antan. Un agneau ne devient pas un loup du jour au lendemain, et inversement. L'ancien John était conduit par sa dévotion, sa loyauté, sa responsabilité pour ceux qu'il aimait; des principes qui étaient devenus sa seconde nature. Des principes qui restent de vigueur. John ne serait jamais défilé de ses responsabilités, et cela était encore vrai aujourd'hui. Il mettrait de côté ses rancoeurs pour l'intérêt de son fils, et d'un certain sens, il fallait remercier que Elizabeth ait eu cet enfant, à défaut de quoi, John n'aurait pas hésité et serait reparti sur sa planète.
- « Il faudra te montrer patiente, Elizabeth »
- « Je sais. Je vais devoir m'habituer à ce nouveau John. »
Teyla dévia une seconde son attention sur Johnatan, puis en retenant sa respiration, elle lui demanda:
- « Qu'attends tu de John? »
- « Comment ça? »
- « En plus d'un père pour ton fils, espères- tu renouer avec lui? »
Elizabeth haussa des épaules, signe qu'elle ne savait pas. La vérité était qu'elle n'avait pas eu le temps ni même l'opportunité de se poser la question. Se remettre du choc de le savoir vivant lui ayant accaparé tout son temps. Pourtant, il ne fallait pas se voiler la face, et comme Teyla lui posait la question, Elizabeth devait se montrer honnête avec elle même. Bien sûr qu'elle mourrait d'envie de renouer de nouveau avec le père de son enfant, mais il serait totalement naïf et utopique de penser un seul instant que cela soit possible. Admettons que John puisse faire l'impasse et lui pardonner son erreur, ce qui, soit dit passant, relèverait du miracle, tant de choses les séparaient désormais. Tous deux avaient pris des directions différentes. Ils avaient changé. Tout ce qu'elle pouvait espérer c'est que John soit présent, si ce n'est pas pour elle, mais pour son fils.
- «Malgré tout ce qu'il pourra te laisser entrevoir de lui, John aura besoin de toi pour que tu l'aide à devenir père. »
- « Il a tant de choses à rattraper. »
Johnatan fit quelques pas en direction de sa mère pour lui montrer un de ses jouets.
- « Viens mon coeur, maman a besoin d'un câlin » fit-elle en attrapant son fils pour le coller contre elle.
Johnatan ne se fit pas prier et accepta bien volontiers les bras maternels. Elle posa une main sur ses cheveux ébouriffés et lui murmura des mots que Teyla n'entendit pas mais qui firent froncés les sourcils du petit garçon.
- « ap » tenta t-il de répéter en mettant un doigt dans la bouche.
Teyla ne put que sourire en comprenant le mot que Johnatan avait tenté de prononcer.
- « Une dernière chose, Teyla...est ce qu'une manière ou d'une manière tu m'en veux de t'avoir laissé dans l'ignorance »
- « Mais enfin où as tu cherché que je pourrai t'en vouloir?! » s'étrangla Teyla qui ne comprenait pas le raisonnement de son amie. « T'en vouloir pour quoi ? Chacun a son jardin secret.
OoO
Ais-je fais le bon choix? Une question récurrente posée par sa conscience depuis son entrevue avec Tarys et qui l'amenait à remettre en cause la décision qu'il venait de prendre. Le vieil homme avait su trouvé les mots justes en s'appuyant sur sa propre expérience - étrangement similaire à la sienne - ce qui permettait de donner du poids et de la valeur à ses conseils. Dès lors, John avait écouté l'appel du père en lui et acceptait de rester sur Atlantis. Sauf qu'il n'avait pas pensé aux petits détails, ces détails si infimes, si insignifiants, mais qui ont pourtant toutes leurs importances.
Aux yeux de l'armée Américaine, le lieutenant colonel Sheppard était mort voilà deux ans. Le rétablir dans le service actif ne serait pas une sinécure, mais ressentait-il au moins l'envie de faire de nouveau partie de l'armée? Une condition nécessaire à défaut de quoi le sgc l'obligerait à revenir sur terre. La logique du projet stargate est simple, elle est basée, copiée, sur plusieurs grands principes de notre économie : la productivité et la rentabilité. Dès lors, si une personne sur la cité ne présente aucun intérêts, que ce soit un intérêt militaire, scientifique, médicale ou autre, cette personne ne sera pas tolérée à rester. Personae ingrata. Sauf que la patriotisme, un concept en quoi il croyait dur comme fer pour s'être enrôlé dans l'armée n'était plus son leitmotiv de tous les jours. Certains pourraient le traiter d'égoïste pour cet abandon, mais son coeur ni même sa raison ne lui dictaient plus ce dévouement.
De plus, pourrait-il chaque jour faire face à Elizabeth, car étant la mère de son enfant, il lui faudrait passer du temps ensemble? Pour le moment, John avait déjà bien du mal à rester avec cette femme dans la même pièce sans que la colère qui l'avait submergée voilà la deux ans ne l'assaille de nouveau. Une colère titanesque à mesure de la douleur qui ne l'avait pas quitté depuis. Un enfant a besoin de tout, excepté que ses parents ne se disputent à tout bout de champ.
Des petits détails en quoi John n'avait pensé que lorsqu'il remit un pied sur la base et que ses anciens hommes le saluèrent alors même qu'il n'était plus leur chef. Tous ces hommes ne voyaient que l'ancien Sheppard, sa réputation étant gravée à jamais dans leurs esprits. Alors qu'il devrait se sentir fier, touché, d'avoir eu un tel impact sur ces militaires, John se sentait au contraire gêné, comme si tout cette importance qu'on lui octroyé n'était pas mérité. Il ne se sentait pas à sa place ici.
D'ailleurs, à peine avait-il franchi la porte, que John avait pris ses jambes à son cou pour se réfugier dans ses quartiers. Se retrouver seul. Seul avec lui même et sa conscience torturée. Il devait s'acclimater doucement à ce retour, pour ne pas étouffer, ne pas se sentir oppressé au risque qu'un matin, sur un coup de tête, il ne reparte pour de bon sur la planète qu'il avait appris à considérer comme la sienne. Oui, il devait y aller étape par étape.
Il pénétra dans la salle de bain et eut l'agréable surprise d'y voir tout le nécessaire à toilette : rasoir, serviettes propres, savon, et même de l'after save. Mais qui? Un sourire étira ses lèvres lorsque John vit la marque de l'après rasage. Celle de Rodney si ses souvenirs ne le trompaient pas. John ne chercha même pas à savoir quand le canadien était rentré dans ses quartiers pour venir déposer tout cet attirail, mais pensa seulement qu'il faudra le remercier en temps voulu. John ôta ses vêtements et se glissa dans la douche, savourant de pouvoir se laver autrement qu'avec de l'eau dans une bassine. Après un temps infini, il se décida enfin à tourner la poignée du robinet. L'eau cessa de couler. Ce n'est pas un cliché, après une douche on se sent renaître. John enroula une serviette autour de ses hanches et jeta un regard amusé au rasoir posé à côté du lavabo. Il secoua la tête et sortit de la salle de bain bien décidé à ne pas se raser.
Alors qu'il posait son sac contenant ses vêtements enfournés à la hâte après sa discussion avec Tarys, John s'aventura à ouvrir son placard. Ses vêtements étaient à leurs places tels qu'il les avait laissé; ou du moins une partie, le reste, s'il fallait croire Teyla, était dans les quartiers de Elizabeth. Depuis deux ans. Incroyable.
La curiosité le poussa à prendre au hasard un jean et une chemise blanche qu'il enfila dans l'immédiat. Pour voir le résultat, il marcha jusqu'à la salle de bain. Le barrage céda, le choc de son propre effet dans le miroir le frappa violemment comme s'il était chauffé à blanc, l'émotion en fusion inonda son cerveau. John ne s'était pas vu depuis tout ce temps. Sa main remonta l'ovale de son visage à mesure qu'il tirait une conclusion sur l'aspect qu'il reflétait. Il voyait une laideur qui lui avait été caché auparavant. Une laideur qui venait de son âme, déformée, et pleine d'amertume.
Voilà ce qu'elle avait fait de lui. Un homme cynique et plein de rancoeurs. Comment son propre fils pourrait l'aimer?
Il en avait assez vu... John éteignit la lumière et vint s'asseoir sur le bord du lit pour enfiler une paire de basket. Son attention se porta sur la cadre de sa table de chevet. Lentement, il tendit la main et redressa le cadre qu'il avait couché la veiller, et sans savoir pourquoi, son regard ne put se dévier de la photo. Une photo d'elle et de lui.
C'est ainsi qu'il se souvint....
