Chapitre contenant quelques révélation avant... une autre grosse révélation prévue pour la prochaine fois ^^

bonne lecture à tous!!


« Chevron 1 enclenché ».

Un sac dans la main, John regardait la porte des étoiles, une certaine pointe d'appréhension dans la poitrine. Il sentait le regard de Elizabeth dans son dos depuis la salle de contrôle, mais il ne retourna pas une seule fois.

« Chevron 2 enclenché. »

John n'avait parlé à personne de son départ précipité, Rodney, Teyla et encore moins Ronon, personne. On penserait certainement qu'il fuyait, encore, sauf que dans ce cas c'était le contraire, il prenait le taureau par les cornes. N'ayant pas parlé à son frère depuis tant d'années, il ne savait pas comment son aîné réagirait en le voyant, surtout qu'il était sensé être mort. Dave réclamera certainement des explications, ce qui serait légitime, mais comment expliquer cette résurrection. Serait-il au moins heureux de le savoir en vie? Lui en voudrait-il d'être parti? Et question encore plus fondamentale, comment avait réagit son père en apprenant son décès? Une réflexion assez malsaine, mais apprendre que son père ait pu éprouver de la peine lui apporterait un certain apaisement et la réponse à une question que John se posait depuis son enfance : son père l'aimait-il vraiment? Bien que Rodney lui ait relaté quelques brides de ses conversations avec son père, de la peine qu'il avait ressenti, de ses regrets aussi; l'apprendre de la bouche de son frère porterait plus de poids même s'il n'y avait aucune raison de douter des paroles du canadien.

« Chevron 3 enclenché »

Bien qu'il n'ait pas un rapport entre sa situation de maintenant et celle qui perdurait dans sa famille depuis des décennies, John sentait pourtant au fond de lui que tout était lié. S'il voulait aller de l'avant, il devait mettre de l'ordre dans sa vie.

« Chevron 4 enclenché »

Une main se posa sur son épaule, John se retourna et vit Rodney, un sac à la main, le regardant comme sa présence était normale.

- « Mckay? »

- « Quoi? »

- « Vous pouvez me dire ce que vous êtes en train de faire? »

- « J'aime bien ton frère, je sais c'est une chose étrange vu que c'est un Sheppard, mais j'ai envie de le revoir. »

John allait répliquer mais le canadien le devança en faisant de grands signe de la main comme à chaque fois qu'il était nerveux ou excité.

- « Peut être est ce dû au fait que ce n'est pas un militaire et que vous soyez radicalement opposés. » ajouta t-il le plus sérieusement du monde.

« Chevron 5 enclenché »

- « Est ce que mon frère te supporte au moins? » lui demanda John, espiègle.

- « Qui ne m'aime pas franchement?! » rétorqua Rodney comme si allait de soit.

- « Tu veux que je commence par lister les personnes de ton équipe »

- « Allons, eux travaillent sous mes ordres, c'est normal de vouloir se faire respecter! »

« Chevron 6 enclenché »

- « Enfin, que tu le veuilles ou non, je viens avec toi Sheppard. »

John acquiesça de la tête, de toute façon, il n'avait pas l'intention de l'empêcher de l'accompagner. Que Rodney soit avec lui l'aiderait, et par un regard au coin, il lui remercia d'être toujours présent, d'être un ami tout simplement.

« Chevron 7 enclenché »

- « Au fait, depuis quand tu te faufiles en pleine nuit dans les quartiers des femmes toi? Attends ne réponds pas, je ne veux même pas savoir. »

- « En quel honneur tu me poses cette question? » lui demanda John l'air de dire qu'il ne comprenait pas l'insinuation de Rodney.

« Chevron 8 enclenché »

- « J'étais dans les parages quand je t'ai vu rentrer dans les quartiers de Elizabeth ce matin très tôt. Oui, c'est une manière comme une autre pour la récupérer » fit-il en s'avançant vers la porte.

- « Mckay! » aboya John.

La seule appellation de son nom signifiait que Rodney avait intérêt à se taire au risque que John ne le fasse pour lui d'une manière qui ne serait ni douce ni civilisée.

OoO

Prévoyant, Nathan Sheppard avait fait construire un cavo familiale au début de son mariage, assez grand pour accueillir sa femme, ses enfants, et éventuellement leurs conjointes respectives. Il y a environ un an le patriarche avait rejoint sa femme, morte vingt ans plutôt. John n'y avait pas mis les pieds depuis tant d'années qu'il n'aurait su dire de quand datait sa dernière visite. Rodney l'avait bien entendu accompagné, prenant sur lui pour pas faire remarquer à quel point ce genre de lieu lui donnait froid dans le dos - mais qui aimait les cimetière mises à part les suicidaires!

Rodney ne l'accompagna pas dans le cavo, estimant qu'il n'avait pas sa place, que John avait besoin de se recueillir seul auprès de son père. Pour avoir une conversation de père en fils, si on put dire. C'est ainsi, qu'il prit son mal en patience, les mains dans les poches, attendant que John soulage sa conscience et son coeur. En décidant de l'accompagner sur terre, il avait accepté de le soutenir et de l'accompagner pour toutes les démarches qu'il entreprendrait. Et la prochaine ne sera pas une mince à faire. Vraiment pas.

John avait décidé d'aller rendre visite à son frère en fin de journée, et bien que le canadien appréciait l'aîné des Sheppard – d'ailleurs tout comme le dernier, mais ça, il ne l'avouerait jamais explicitement - Rodney redoutait les retrouvailles entre les deux frères. En fait, il ne savait même pas duquel il fallait le plus se méfier. Car même s'ils étaient fondamentalement, radicalement, opposés; John et Dave Sheppard étaient un peu comme le ying et le yang, opposés mais complémentaires. Le jour et la nuit. Ils se détestaient et en même temps, ils s'aimaient. John ne l'avait jamais avouer, mais la complicité avec son frère lui manquait, d'ailleurs peut être recherchait-il ça avec lui? Cette pensée fit sourire le canadien, après tout, l'amitié qui l'unissait au militaire était assez atypique, ils n'avaient ni les mêmes centres d'intérêts, et encore moins le même caractère. Allez comprendre pourquoi ils s'appréciaient autant? Parfois, il ne faut pas chercher à comprendre...

Ce qui était vrai dans un sens l'était tout autant dans l'autre, Dave lui avait fait comprendre à demi mots que son frère lui manquait, qu'il regrettait que le despotisme et l'arbitraire de son père aient influencé John à fuir. En vérité, il avait toujours admiré son cadet, sa force de tenir tête à leur père et d'être parti pour mener la vie qui lui convenait, non celle planifiée par leur paternel depuis la petite enfance.

Rodney ne connaissait que les grandes lignes de leurs problèmes de famille, que la partie visible de l'iceberg, mais pour une fois, rabattant de côté sa curiosité maladive, il n'avait pas voulu chercher plus loin. Une chose étant sûre, le passé de John expliquait bien des choses... Le scientifique n'irait pas jusqu'à excuser la fuite de John, ça il avait encore du mal à l'accepter, d'ailleurs il doutait pouvoir lui pardonner un jour. Se faire passer pour mort étaient aux antipodes de l'homme que John se prétendait être, une attitude digne de lui, mais pas du militaire.

John sortit du cavo, les mains dans les poches comme si de rien n'était, mais ses yeux rougis et son teint cadavérique trahissaient néanmoins son état d'esprit perturbé.

- « John? » appela Rodney.

- « Je vais bien » répondit- John, anticipant la question.

- « Oh mais bien sûr, ça se voit que tu pètes la forme! Ne fais pas semblant que les petits oiseaux chantent alors que tu donnes l'impression que tu vas t'évanouir! »

- « Je ne suis pas toi, Rodney! » le contredit John sans ménagement en s'asseyant sur le premier banc venu, ses jambes manquant de fléchir d'un instant à l'autre.

John sentait le regard de Rodney pesait sur lui, attendant qu'il se décide à parler. Bordel qu'avaient-ils à vouloir qu'il parle de ce qu'il ressentait! Déjà qu'il n'aimait pas s'épancher sur sa vie, alors qu'on vienne pas lui demander du jour au lendemain de devenir un moulin à parole. Ce n'était pas lui. Il avait toujours agit de la sorte, gardant pour lui ses blessures dans l'espoir de les oublier et qu'un jour elles disparaissent. C'était peut être ça le hic, de croire que les problèmes se régleront comme par magie.

- « Ça t'as au moins fait du bien? »

- « Parler à une plaque de marbre n'a rien de thérapeutique »

- « Oui, je me doute bien mais... comment te sens tu? »

- « Mon frère t'as parlé de nos différends? »

- « Non. »

- « Et tu n'as pas cherché à savoir? » s'étonna John. « Je crois rêver! »

- « Oh ça va! Je sais me tenir des fois. » s'offusqua Rodney.

John sourit, malgré lui, se promettant que lorsqu'il sera prêt alors il lui racontera toute l'histoire sur sa famille sans omettre le moindre détail. Il lui devait bien ça.

- « Le sgc, mon frère, tout le monde sait que je suis vivant pourtant ma plaque est toujours là. »

- « Ta plaque? »

- « Funéraire »

- « Ok je vois... » grommela Rodney, comprenant aisément que son ami puisse être si troublé.

Voir son nom marqué de la sorte l'avait confronté à sa propre mortalité. Et si finalement c'était un mal pour un bien, qu'il réalise enfin ô combien ses proches avaient soufferts en le croyant décédé.

- « Ça ne fait que deux semaines, je pense qu'ils n'ont pas eu le temps. »

- « Sûrement »

- « Comme le cercueil était vide, on y a placé des objets t'ayant appartenu. » précisa Rodney, conscient qu'il ne faisait qu'enfoncer le clou.

- « Ça fait bizarre... oh moins j'ai la chance de voir ma tombe avant de mourir, personne ne peut en dire pareil » fit John sur un ton léger.

- « Tu n'as pas à faire semblant John, à ta place je serai paniqué et c'est normal. »

- « Tu paniques pour tout »

- « Oui mais là il y aurait une bonne raison. »

De la panique? Peut être.. John ne saurait exactement décrire l'état d'esprit qui fut le sien lorsque son regard se posa sur la plaque funéraire marqué de son nom: John Sheppard, a son, a brother and a lover. Faire face à sa mortalité de la sorte l'avait secoué, ça c'est une chose certaine.

- « Comment... comment s'est passé mon enterrement? » demanda John, poussé par une curiosité malsaine.

- « T'en as d'autres à me poser comme ça! C'est d'un joyeux! »

- « Rodney, s'il te plaît. »

Rodney capitula, une part de lui pouvant comprendre que John veuille savoir.

- « Tout le monde était présent, l'armée pour commencer... On t'as fait un très bel hommage, très patriotique, un peu faux cul je dirais, à les écouter c'est comme si tu n'as jamais commis la moindre insubordination »

- « Rodney! »

- « Oui, pardon je m'égare. Il y avait ton père, ton frère... et puis nous. »

Le canadien ferma les yeux, les images de cette triste et lugubre journée lui revinrent devant les yeux dans le moindre détails comme si ça s'était passé hier. La même douleur lui tordant les entrailles... l'impression d'avoir été amputé d'un membre...

- « Désolé Rodney de te faire revivre cette journée » fit John en voyant le visage de son ami se crisper. « Mais... »

- « Mais quoi? Tu t'imaginais peut être qu'on a fait la fête après ta mort?! On est enfin débarrassé de lui! Et bien non, on ne perdait pas seulement un militaire hors paire mais bien plus... Comment peux tu croire le contraire? »

- « Je.. non..enfin » bafouilla John.

- « Tu avais besoin de l'entendre à vive voix »

- « Je sais, c'est tordu. » avoua John, penaud.

- « Complètement tordu oui! Mais.. ça fait quoi... »

- « De mourir? Je sais pas je suis pas encore mort Rodney » répliqua John, sarcastique avant de redevenir sérieux. « Ça fait quoi de devenir quelqu'un d'autre? D'oublier celui qu'on était? »

Une scène passé se rejoua dans la tête... Et dire que personne ne peut se vanter - heureusement ou malheureusement - de pouvoir se souvenir de sa naissance, John, lui, pouvait prétendre le contraire. Il se souvenait de ce qu'il avait appelé : sa renaissance.

- « Je ne t'ai pas encore parlé de la signification de mon tatouage, Rodney? »

- « Euh non... mais là tout de suite je ne vois pas le rapport avec ce qu'on était en train de parler. »

- « Laisse tomber » s'exaspéra John, se levant du banc mais le scientifique le retint par le bras.

- « Raconte moi »

John se rassit et inspira profondément avant de commencer sa litanie.

- « Le peuple Aratam ne recherche pas l'ascension, d'ailleurs ils ne savent même pas qui sont les anciens. Ils ont leurs croyances, une sorte de mixte de nos religions qui m'a énormément fasciné, étrange pour quelqu'un comme moi qui n'est pas croyant. Pendant que j'étais alité, Marissa me parlait beaucoup de leurs cultures, de leurs rites. Quoi pourquoi tu rigoles? »

- « Tu ne t'ai jamais demandé pourquoi elle jouait les infirmières avec toi?! On croit rêver, c'est pas possible! »

Devant l'air niais de John, Rodney leva les yeux au ciel, outré par l'aveuglement de son ami qui, d'ordinaire, était beaucoup plus subtil sur ce genre de choses.

- « Ça se voit comme le nez au milieu de la figure que cette fille en pince pour toi! Tu le fais exprès ma parole? »

- « Non, je ne m'étais pas rendu compte, peu importe. »

- « Oui. Donc? » demanda Rodney qui n'en revenait pas. On ne peut pas changer autant.

- « Il y a une histoire qu'elle m'a raconté qui m'a touché.. touché personnellement. » fit John, alors que les paroles de la jeune femme lui revenaient en mémoire.

OoO

John se remettait peu à peu de sa blessure, la cicatrisation prendrait du temps, mais il était tiré d'affaire, aucun signe d'infection. Bien sûr, il devait rester au lit et dépendait des autres, ce qui l'agaçait. Voilà pourquoi il appréciait par dessus tout les visites de Marissa qui venait le soigner, lui amener à manger mais aussi l'aider à ne pas broyer du noir. Elle lui parlait de son peuple, de leurs histoires, et lui, l'écoutait, savourant ces moments qui égayaient sa journée et le sortaient de sa solitude. La jeune femme avait bien évidement tentait de le faire parler de lui, de sa vie d'avant, ne comprenant pas pourquoi Thalan prétendait n'avoir plus de chez lui. Muet comme une carpe, il répondait à une question par une autre. Finalement, Marissa s'en était faite une raison, respectant le voeux de silence de cet inconnu.

- « Je suis désolée de venir aussi tard ce matin mais on prépare le Solus » fit Marissa en posant une assiette sur la table.

- « Ne t'en fais pas, je ne suis pas réglé comme une montre suisse pour manger »

- « Une montre suisse? »

- « Une expression de chez moi » répondit Thalan, s'asseyant prudemment, la douleur étant encore assez aigu. « C'est quoi le solus? »

- « C'est une cérémonie par laquelle on remercie Solus, le dieu du soleil pour ses rayons bienfaiteur et son action fécondante, pour cela on sacrifie un aigle royal, une offrande qui nous protège aussi de Heras. »

- « Heras? »

- « Oui, ce qui veut dire le « porteur de lumière », il a été précipité dans les flammes de l'enfer par Solus; bien qu'il incarne le feu, Heras est porteur de mort et de malheur pour notre peuple. Tu veux que je te parle du Phénix? » demanda Marissa, puis voyant Thalan attentif, elle poursuivit. « Solus est apparu il y a fort longtemps à une personne de mon peuple. Ce pauvre homme était mourant, piqué par un serpent. Solus a aidé cet homme. »

- « Comment? »

- « En demandant à un phénix de le jeter dans les flammes. »

- « Je ne suis pas sûr que ce soit l'aide qu'il demandait... »

- « Si. Tout comme le soleil, le feu, en se consumant purifie et permet la régénération. Le phénix est un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection. Cet homme que le phénix a jeté dans les flammes s'est relevé de ses cendres, vivant et a vécu une longue vie heureuse. Le phénix est une création de Solus, une création cependant imparfaite puisqu'il ne peut pas se reproduire. C'est donc pour ça que lorsqu'il sent sa fin proche, le phénix construit un nid de branches, y met le feu et se laisse consumer dans les flammes. De ces cendres naît alors un autre phénix. »

OoO

- « C'est une histoire assez... abracadabrante. Ne me dis pas que tu y crois un stricte mot?! »

- « Pas un seul, je te rassure, mais disons... que c'est le mythe qui m'a interpellé »

- « L'oiseau qui re-naît de ses cendres. » conclut Rodney. « Je comprends que tu puisses t'identifier à cette légende mais pourquoi vouloir se faire tatouer un oiseau sur l'épaule? »

- « C'était ma façon à moi de couper de manière définitive tous liens qui me restaient avec ma vie d'avant, un moyen de concrétiser ma renaissance... et de me rappeler surtout pourquoi je l'ai voulue. »

Rodney hocha de la tête, essayant, malgré lui, de comprendre les motivations de John, de se mettre à sa place; mais il avait beau faire tous les efforts possibles et inimaginables, il n'y arrivait pas.

- « N'essaye pas de te mettre à ma place »

- « Après tout, c'est ton problème si tu tiens à être marqué comme du bétail pour le restant de tes jours. »

- « Il est de monnaie courante que les gens se fassent des tatouages en rapport avec un événement marquant de leur vie, je n'y ai pas échappé. »

Cette idée germait dans sa tête depuis pas mal de temps, c'est ainsi qu'une fois rétabli entièrement, John avait fait part à Marissa de son voeux de se faire ce tatouage, sans toutefois lui expliciter les raisons. N'étant pas dupe, surtout car c'était elle qui lui avait raconté cette légende, la jeune femme avait tout organisé pour que l'on marque l'épaule de John de ce mystique oiseau de feux.

- « Et maintenant? Le regrettes tu? Non parce que je te rappel que de ta vie antérieure est né un peu garçon, un petit garçon qui sollicite son père, maintenant, et pas dans une prochaine vie! »

- « Je le sais tout ça Rodney. »

John se sentit soudainement fatigué, toutes ces confessions malmenaient son moral, et ce n'était que le début...

- « Rodney, je rentre à l'hôtel pour me reposer un peu, je te dépose? »

- « Il est hors de question que je te laisse seul broyer du noir, on va boire un verre! »

- « Rodney... »

- « Pas de discussion, tu en as bien besoin surtout avant de revoir ton frère. »

- « D'un verre oui, mais pas d'un mal de crâne carabiné! »