Disclaimer : L'histoire appartient toujours à The Goliath Beetle, et elle mérite beaucoup de félicitations pour cette fanfiction :D Je ne suis que son humble traductrice.

Merci à tous ( et toutes, surtout ! ) pour vos commentaires, continuez de me dire ce que vous pensez de la traduction, c'est mon baptême et j'ai peur de mal faire. N'hésitez pas non plus à propos de l'histoire, je transmets tout à l'auteur. D'ailleurs Goliath Beetle m'a demandé de vous prévenir que même si le pairing principal est « Spamano », « FrUK » et « PruCan » sont aussi très présents, avec des chapitres entiers qui leurs sont dédiés... je ne pense pas que ça gêne quelqu'un mais au cas où, je préviendrai en amont !

Bonne lecture !


AND SO IT GOES

CHAPITRE III


Lovino s'asseyait seul la plupart du temps. Et non, il n'en avait absolument rien à foutre. A l'inverse de son pitoyable frère, Lovino chérissait son isolation, merci beaucoup. Comme à son habitude, le plus vieux des jumeaux Vargas choisit une assiette de pâtes au buffet des plats chauds et s'asseya sur un coin de table, près de la poubelle. Le plus souvent, les gens le laissaient tranquille. Féli passait parfois, s'asseyait avec lui et essayait de lui faire la conversation, et dans ces cas là, Lovino lui criait dessus jusqu'à ce qu'il s'en aille.

Ce n'était toutefois pas au programme du jour, de toutes évidences. Féliciano était trop occupé avec ses amis du journal, le Bâtard-aux-Patates et le Bâtard-aux-Sushis. Ils étaient assis de l'autre côté de la salle et Lovino ne pouvait pas vraiment les voir. Bordel. Il ne faisait absolument pas confiance à cet enfoiré d'allemand et préférait quand il pouvait être sur que son frère, cet idiot, ne s'attirait pas trop d'ennuis.

De là où il était, cela dit, il pouvait voir les abrutis qui se faisaient appeler le « Bad Touch Trio », assis à leur table habituelle. D'ordinaire les plus bruyants et stupides individus de l'assemblée, tous les trois étaient plutôt calmes ce jour là. Peut-être parce que l'espagnol – être complètement attardé, au passage – ne riait pas. Hm. Peu importe. Il ne pouvait pas les supporter, de toutes façons et quelque chose lui disait qu'ils seraient les premiers à finir en prison, vu le don qu'ils avaient pour s'attirer des problèmes. Bon sang, ils avaient fait exploser un siège de toilette l'année précédente et avaient appelé ça une « expérience scientifique ».

Lovino poignarda violemment ses penne avec sa fourchette et jeta un regard au reste de la salle. Le bâtard d'américain était assis avec le bâtard d'anglais et il s'esclaffait comme un demeuré pendant que le bouffeur de scones fronçait les sourcils. Les gamins de Scandinavie – tout le monde les appelait les « Nordiques » - étaient silencieusement assis à leur table, à l'exception du type venu du Danemark qui riait pour une raison quelconque. D'autres mômes étaient dispersés sur les différentes tables, mais Lovino ne leur portait aucun intérêt. Il cilla tout de même en voyant l'habituellement très discret canadien s'asseoir près de ce psychopathe russe qu'était Ivan. Pour être honnête, Lovino était convaincu que ce bâtard avait un placard rempli de cadavres, quelque chose dans ce goût là. Il était dérangé, sérieusement. Alors pourquoi, bordel, le silencieux et sympathique Matthew s'en approchait-il à moins d'un mètre ? Lovino ne connaissait pas très bien le canadien, mais ils avaient déjà causé : personne ne semblait le remarquer, et Lovino ne connaissait que trop bien cette sensation. L'italien finit ses penne, se débarrassa de son assiette et quitta le réfectoire. Il s'en fichait : il détestait cet endroit, de toutes façons.

Antonio avait rempli son assiette de churros et le coup d'œil qu'il envoya à Francis le mettait au défi de dire quoi que ce soit à propos d'un pseudo-régime alimentaire bon pour la santé. Après les horribles événements du cours de musique, la seule chose que voulait l'espagnol était ses sucreries préférées, point. Le français eut la bonne idée de détourner les yeux avant d'entamer la conversation, aussi joyeusement que possible :

« Alors, comme se passe ce premier jour ? »

« Ennuuuuuyeux » répondit Gilbert en roulant des yeux. Il tourna brusquement la tête et ajouta : « Hé, est-ce que vous avez vu Mattie ? »

« C'est lui là-bas ? Avec Ivan ? » montra Antonio.

« Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes ? Tu dois le confondre avec Alfred. »

L'américain et le russe ne s'entendaient pas très bien et il était assez fréquent de les trouver en plein affrontement visuel. Gilbert chercha du regard l'endroit que désignait Antonio. Les gens évitaient Ivan. Il y avait tout un tas de rumeurs qui couraient sur lui : un jour il était en relation avec la mafia russe, le lendemain son occupation de prédilection était de torturer les gens. Certains allaient jusqu'à dire que sa relation avec ses sœurs étaient incestueuses. Ivan était gigantesque et terrifiant et le reste du monde préférait le laisser tranquille. Et c'est pourquoi il n'y avait aucune raison pour laquelle Mattie, le timide et ignoré Mattie, aurait pu s'asseoir à sa table pour le déjeuner.

« Mein Gott, mais qu'est ce qu'il fait là-bas ? » s'étrangla Gilbert, soudainement tendu, et son expression plus sombre. « Je vous jure que si Ivan fait du mal à mon Birdie, je... »

« Matthew semble plutôt à l'aise » remarqua Francis en voyant le canadien sourire au russe. Le trio les observa plus attentivement, et ils virent Matthew sortir quelques papiers de son son sac pour les donner à Ivan.

« Calme toi, mi amigo » fit Antonio, en parvenant au prix d'un effort surhumain à se fendre d'un sourire. « On dirait qu'Ivan veut juste jeter un coup d'œil aux notes qu'a pris Matthew pendant le cours. »

Gilbert se tourna vers ses amis, le visage chiffonné.

« Si il essaye quoi que ce soit... » marmonna-t-il, et il laissa mourir sa voix avant de formuler une menace.

Antonio lui tapota l'épaule : « Matthew ne risque rien, Gilly. Non seulement Alfred veille sur lui, mais toi aussi. » Avec un sourire à l'adresse de Gilbert, il ajouta : « Fusosososososo, allez, haut les cœurs ! »

Gilbert leva un sourcil : « C'est un comble, venant de toi. Comment s'est passé le cours de musique ? »

Et le faux sourire d'Antonio fut fauché net. Il repoussa même son assiette pleine de churros et marmonna : « Pas très bien. Pas bien du tout, en fait. Est-ce que vous pensez que je devrais arrêter de suivre ce cours ? »

« Non ! » intervint soudainement Francis.

En fait, sa voix résonna si fort qu'elle fit sursauter les élèves assis aux tables voisines. Gilbert dévisagea Francis comme s'il avait perdu la tête et Antonio se contenta de lui adresser un regard vide d'émotions.

« Pourquoi pas ? » demanda-t-il finalement.

Francis baissa la voix en répondant : « Tu veux que Roderich pense qu'il t'a battu, Toni ? Tu adores la musique, non ? » Antonio acquiesça et le blond poursuivit. « Alors pourquoi arrêter ? Tu y vas et tu lui montres que tu n'as pas peur de lui »

« Fanny a raison pour une fois » ajouta Gilbert, croisant les bras pour indiquer le débat était clôt. Francis l'imita. L'auto-déclaré prussien ajouta : « Si tu te t'en vas maintenant, ce bâtard de Roddy pensera qu'il t'a mis au tapis. Ne le laisse pas s'en tirer comme ça ! »

« Donc... » marmonna Antonio « Donc je devrais juste y aller et agir normalement ? »

Francis et Gilbert partagèrent un regard blasé.

« Désolé, mein freund, mais je ne pense pas que je t'ai déjà vu agir 'normalement', même lorsque tu avais le moral. »

« Je suis assez d'accord avec Gilbert. »

Antonio eut un spasme qui aurait pu ressembler à un sourire : « Héhé, ce n'est pas faux. » Il se tut un instant. « D'accord. Ouais. Je vais rester en musique. Vous avez raison les mecs. »

Son premier cours de l'après-midi était Chimie, et Antonio ne comprenait rien à cette matière. L'année précédente, il avait réussi l'exploit de faire exploser un siège de toilette ( bon, ça avait été l'idée de Gilbert et Francis avait bien aidé aussi ). L'espagnol redoutait ce cours mais ne pouvait pas non plus nier qu'il était assez excité : c'était assez drôle de se planter quelque part et de voir soudainement toute la salle se remplir d'une fumée bleue, ou quelque chose de ce genre. Le truc nul était qu'il échouait presque tout le temps dans cette stupide matière. Il n'avait même aucune idée de comment il avait pu s'en sortir l'année précédente.

Dans la salle se trouvait un petit bureau où étaient disposés les produits chimiques et des tas de conteneurs en verre aux formes étranges. Punaisée au tableau, Antonio trouva une liste où étaient notés les binômes au sein de la classe pendant l'année scolaire ( l'année précédente, sa partenaire avait été Elizabeta. Ils étaient devenu amis. Ô ironie ). Cette fois, la hongroise se retrouvait avec Feliks et son propre partenaire était Lovino Vargas. Le plus âgé des jumeaux Vargas ? Celui qui était aussi mignon qu'il était agressif – et vulgaire ? De ce qu'en savait l'espagnol, il ne s'entendait avec personne. Son regard s'arrêta sur la table où l'italien était assis : un bureau à côté de la fenêtre.

« Hola » salua Antonio en s'asseyant à côté de l'italien. « Nous sommes en binôme, si ? Oh, au fait : je m'appelle Antonio. »

Lovino avait été très occupé jusque là à essayer de faire des trous dans son livre de chimie par la seule force de son regard. Quand Antonio avait pris place à côté de lui, l'italien avait froncé les sourcils de plus belle.

« Ouais, je sais qu'on est en binôme, bâtard. Ça ne me fait pas plus plaisir que toi, alors accepte ta merde et essaye de t'en remettre. »

« Quand est-ce que j'ai dit que ça ne me faisait pas plaisir, Lovi ? » répondit l'espagnol avec un faible sourire.

« Comment est ce que tu m'as appelé ? »

« Lovi. »

« Putain, – Ne m'appelle pas comme ça, bâtard. »

« Et pourquoi pas, Lovi ? »

« Mais je vais te fling - » Lovino n'eut pas le loisir de formuler sa menace puisque le professeur entra dans la salle. « Oh et puis merde » grommela-t-il. Il croisa les bras et se tassa autant que possible sur sa chaise.


A/N : J'espère que Lovino n'est pas trop OOC. Pour ce qui est de Gilbert, possessif avec Canada... j'aime bien voir Badass!Canada, mais je pense que Gilbert et Alfred veilleraient quand même sur lui, tant il a l'air timide et silencieux et « à protéger ».

T/N : Youpi pour un nouveau chapitre :) à dans quelques jours pour le suivant !