Disclaimer : Nooooon... rien de rien... noooon... je ne possède rien ( tousse ). Tout est toujours à The Goliath Beetle, voilà, voilà.
A/N : Bonne lecture ! Le FrUK commence ici, en parallèle du Spamano. Ça n'a pas été mentionné, mais les personnages ont 17/18 ans.
AND SO IT GOES
CHAPITRE V
Il avait l'impression que ce crétin d'espagnol était partout où il se trouvait ! Bordel, est-ce qu'il était suivi ? Par un des membres du fameux Bad Touch Trio, pour parachever son malheur ? Qu'ils aillent se faire foutre, tous se faire foutre. Lovino allait envoyer son poing dans le visage de cet enfoiré d'espagnol si jamais il essayait de lui parler.
« Lovi, je ne savais pas qu'on était ensemble dans autant de cours ! Est-ce que tu vas en maths aussi ? »
Le bâtard regarda son emploi du temps puis se pencha vers Lovino pour zieuter le sien. Sérieusement, l'italien essayait juste de s'occuper de ses affaires, et marchait tranquillement dans le couloir en essayant de trouver sa classe. Pourquoi est-ce qu'on ne le laissait pas tranquille ? Ce connard avait réussi à le mettre en retenue. Et depuis il s'agitait autour de lui, comme un moustique. Lovino grogna intérieurement, ses doigts crispés autour de son emploi du temps. Il ne voulait même pas imaginer comment réagirait son grand-père quand il allait savoir qu'il était collé. Le premier jour de cours, en plus. Il pouvait déjà voir son regard plein de reproches : Pourquoi ne pourrais-tu pas être plus comme ton frère, Lovino ? Lui, il ne crierait jamais d'horreurs au beau milieu du cours !
Il fusilla du regard l'espagnol.
« Est-ce que tu pourrais dégager ? » aboya-t-il.
« Mais on a maths ensemble ? » répondit Antonio, et il cligna bêtement des yeux, comme s'il ne pouvait pas comprendre ce que Lovino racontait. « Et arts plastiques, après. D'ailleurs à ce propos, est-ce que tu pourrais m'apprendre à dessiner ? Tu es vraiment doué et j'ai deux mains gauches... »
Il rit un peu, et se passa rapidement une main dans la masse de ses cheveux bruns.
« Non. Tire toi. »
Et Lovino essaya de faire sa sortie théâtrale, mais son effet fut quelque peut ruiné quand le bâtard le suivit en trottinant.
« Oh allez, Lovi ! S'il te plaaaaaaaît » gémit-il.
« Tu m'as déjà créé assez des problèmes aujourd'hui ! »
« Oui, mais nous sommes collés tous les deux ! »
« J'avais presque oublié ce détail, espèce de crevure dégénérée »
« Tu peux te montrer assez créatif en ce qui concerne ton vocabulaire, je ne peux pas le nier. »
« Ta gueule ! »
Lovino sauta mentalement de joie quand un des stupides amis du bâtard l'accosta au beau milieu du couloir et l'attira plus loin, ce qui l'empêcha de poursuivre l'italien.
« Francis ? » La première réaction d'Antonio fut de se débattre lorsque le français apparut de nulle part et attrapa Antonio par l'épaule. « Qu'est ce que tu... Que ? »
La poigne du blond était plus dure que la pierre, à mille lieux de ses touchers tendancieux habituels.
« Suis-moi » siffla le français, avant de l'attirer loin de Lovino sans même reconnaître la présence de l'italien.
« Attends... que – mais – Lovi »
Ses yeux verts suivirent l'italien qui s'éloignait, les poings serrés. Antonio laissa Francis l'embarquer. Le blond semblait tendu, ses yeux bleus avaient pris une couleur plus métallisée, sérieuse, et on pouvait lire sa détermination dans sa manière de marcher. Tous les deux prirent un virage serré et Francis poussa Antonio dans une salle de classe vide, à l'écart du couloir. Son regard était pesant, et quand il lui fit signe de se taire, l'espagnol décida d'intervenir, une légère moue sur le visage :
« Je ne vais pas coucher avec toi au lycée, tu sais. »
« Non, mon ami, ce n'est pour ça que – Attends, pourquoi pas ? A moins qu'on se fasse attraper je ne vois pas le prob- »
« Franny ? » lui rappela doucement Antonio. « Pourquoi est-ce que tu m'as emmené ici ? »
« Ah, oui » marmonna le français avant de jeter un coup d'œil rapide à travers le trou de serrure de la porte. « Viens là, je veux que tu vois quelque chose ».
Antonio s'approcha avec hésitation. A l'exemple de son ami, il lança un regard hors de la classe, en essayant de rester discret. Il ne pouvait voir qu'une poignée de personnes. Antonio reconnut Yao et Kiku en pleine discussion, Heracles en train de bailler... hum. Lui aussi était fatigué. Il aurait vraiment du dormir la nuit précédente au lieu de traîner devant la télé en mangeant de la glace à la cuillère.
« Là ! » siffla Francis, ramenant l'espagnol dans le moment présent. « C'est Arthur ! »
Et en effet, Arthur était là, les mains dans les poches, planté devant une affiche punaisé au tableau d'affichage.
« Oui, je vois bien que c'est Arthur » Il jeta un regard inquiet à Francis et ajouta : « Et alors ? »
« Ça fait bien un quart d'heure qu'il regarde cette affiche ! »
« Et ? Qu'est ce qu'il y a sur l'affiche ? »
Francis déglutit. Son expression déterminée s'évanouit et il se tourna vers Antonio, les sourcils froncés.
« C'est une des affiches que Lili a mis là pour les auditions du club de théâtre. »
« Oh... » répondit Antonio, pas vraiment sur de comprendre où tout cela allait.
« Tu ne penses pas... » Francis prit une profonde inspiration. « Et si cet abruti de Mouton Noir voulait passer l'audition ? J'ai espionné... Je veux dire, j'ai entendu Alfred dire qu'Arthur et Yao s'étaient disputé... ». L'anglais et le chinois étaient deux membres importants du Conseil des Étudiants, et ils étaient obligé de travailler ensemble, même s'ils étaient loin d'être amis. « Et si Arthur avait démissionné du Conseil ? Et s'il voulait rejoindre notre club ? »
La voix de Francis atteignit de nouveaux aigus, et Antonio retint une envie de rire. Personne ne haïssait Arthur plus que le français. Ils se cherchaient depuis le premier jour, toujours à essayer de surpasser l'autre. Antonio n'était pas un grand fan de Kirkland, mais ça n'était rien comparé au mépris que Francis avait pour lui. Même si ce n'était pas totalement vrai : Francis et Arthur se disputaient continuellement, oui, mais Antonio avait toujours pensé que c'était moins parce qu'ils ne pouvaient pas se supporter que parce qu'ils aimaient ça : se contredire et s'envoyer des piques étaient presque les éléments de leur rituel. Cette volonté constante de surpasser l'autre poussait Gilbert à embêter Francis à propos d'une « tension sexuelle » entre lui et le britannique.
« Du calme, mi ago, je ne pense pas qu'il soit du genre à faire du théâtre »
« C'est vrai. Mais on ne sait jamais, si ? » Francis fit une drôle de tête. « Je tremble à l'idée... imagine, et s'il passe l'audition et qu'il est bon ? Je n'ai pas le droit de refuser quelqu'un pour des raisons personnelles, n'est-ce pas ? Et depuis que Toris et Toni sont parti, on a besoin de les remplacer ! »
Parfois, personne ne pouvait nier que Francis avait sa place à la tête du club de théâtre. Quand il était au bord de l'hystérie parce qu'Arthur lisait une affiche, qui oserait dire qu'il n'était pas une vraie drama queen ? Antonio étouffa un rire en mettant la main devant sa bouche.
« Quoi ? » se plaignit Francis, les bras croisés en signe d'indignaton.
« Il n'a même pas encore auditionné, mi amigo ? Ne t'emballe pas ! »
Francis souffla, frustré.
« Oh, il faut que j'aille en cours. Je suis en retard et je suis déjà collé. »
Francis leva un sourcil.
« Dès le premier jour ? »
« Si. »
« Je suis tellement fier de toi, Toni ».
« Antonio, merci de nous faire l'honneur de votre présence » fit sarcastiquement la professeur lorsqu'il entra dans la classe.
Elle lui offrit son regard le plus glacé par dessus les verres de ses lunettes.
« Désolé d'être en retard ! » répondit-il avec légèreté avant de jeter un coup d'œil à la classe.
Lovino vit son sourire vaciller brièvement lorsque son regard tomba sur le bâtard autrichien avant de revenir sur la professeur. Elle se tenait là, les bras croisés.
« Asseyez vous »
MERDE. Lovino écarquilla les yeux, à la fois surpris et contrarié, en voyant que le seul siègle libre de la classe était juste à côté de lui. Et bien entendu, le bâtard espagnol se dirigea vers lui, s'installa au bureau voisin et lui adressa un petit sourire auquel l'italien répondit par un regard noir. Qu'est ce qu'il avait fait pour mériter ça ?
Dès que la professeur porta son attention sur le tableau, le bâtard arracha une page de son carnet et griffonna quelque chose avant de lui faire passer silencieusement. Et même s'il savait que c'était une mauvaise idée, Lovino déplia la note et la lut.
Et donc, est-ce que tu vas m'apprendre à dessiner ? Tu es tellement doué ! Toni. »
Lovino roula des yeux et chiffonna le mot. Ça allait être une putain de longue journée.
A/T : Et de 5 :D
