Bien le bonjour ! Encore un chapitre, un peu plus court cette fois-ci, mais j'espère qu'il vous plaira tout autant.
Je vous remercie de vos reviews, une fois encore, je me répète, mais j'y tiens ! Ca me fait toujours extrêmement plaisir d'en recevoir, ainsi que de voir vos follows, les visiteurs etc. Ça me plait que cette histoire vous plaise, car elle compte beaucoup pour moi...
Bonne lecture, et ne soyez pas radins sur les reviews, ça m'aide beaucoup de connaître vos avis ! (Je m'excuse, je ne sais plus si j'ai répondu à tout le monde pour le dernier chapitre, j'ai été un peu occupée, du coup j'ai un peu perdu la tête ^^)


Emma s'étaient endormie quasi-instantanément cette nuit-là. Regina cogitait et cogitait encore, elle se posait mille et une questions. Elle repensait au baiser, à ce baiser volé. Le moment avait été intense, Regina savait au plus profond d'elle-même qu'elle avait été trop loin. Elle avait passé sa langue sur son cou. Sa langue. Il était juste quelque part qu'Emma lui rende la pareille par un baiser. Il lui avait plu, elle ne pouvait le nier. Mais était-ce bien ? Non. Certainement pas. C'est mon élève. Mon élève. Jamais ça ne m'est arrivé, en huit ans, jamais. Et encore moins avec UNE élève. Mais c'est fou ce qu'elle est belle. A chaque fois qu'elle passe devant moi, je dois me forcer pour ne pas la dévorer des yeux. J'ai tellement envie d'être près d'elle... C'est comme si j'en avais besoin...
- Tu me fais vraiment perdre la tête, Emma Swan, murmura-t-elle au cœur de la nuit.
Nichée dans le cou d'Emma, ses cheveux blonds lui chatouillaient la peau, et à chaque fois, c'était comme si elle recevait de micro décharges électriques. Elle l'entendait respirer, lentement, et c'était apaisant.
Regina savait que c'était mal. Elle dormait avec une élève. Et elle aimait ça. Elle savait qu'elle s'exposait à de nombreux problèmes, avec Emma elle était en danger, mais paradoxalement elle se sentait bien. Et peu de gens lui donnait ce genre de sentiment. Avec Emma, cela faisait deux.

Le jour succéda à la nuit un peu trop rapidement pour la brune, qui, lorsqu'elle décida de se lever, n'avait que peu dormi. Elle fit de son mieux pour ne pas réveiller Emma, elle avait besoin de se reposer après tout. Elle était en train de préparer une cafetière de café dans la cuisine lorsqu'on sonna à la porte. Le cœur de Regina s'accéléra. Qui pouvait donc venir sonner chez elle un dimanche matin à 8h30 ? Elle ouvrit la porte en tremblotant légèrement.
- Salut Regina !
- Mary-Margaret ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Mary-Margaret la pris dans ses bras et Regina la fit entrer.
- Je me suis dit que tu serais seule, alors je suis venue t'apporter le petit-déj !
En temps normal, Regina aurait été ravie de la délicate attention de son amie, mais ce matin était différent des autres.
Mary-Margaret s'assit sur un des grands tabourets de la cuisine, et posa un petit sac en papier, qui contenait deux cafés et des croissants. Regina s'assit alors avec elle.
- Alors, qu'est-ce que tu as fait hier soir ? demanda Mary-Margaret. Vu ta tête, je dirai que tu es sortie...
Regina attrapa un des cafés dans le sac, puis lui répondit.
- Moi ? Oh je... Sous le regard quelque peu oppressant de la petite brune, Regina fut obligée de lui dire la vérité. Oui. Je suis sortie.
Un sourire éclaira le visage de Mary-Margaret.
- Et tu as fait des rencontres intéressantes ?
- Tu sais bien qu'avec Robin, c'est trop compliqué pour penser à ça... Je suis encore avec lui je te rappelle.
- Pour l'instant.
Des bruits de pas se firent entendre à l'étage, et Mary-Margaret regarda le plafond en fronçant les sourcils.
- Je ne savais pas qu'aujourd'hui tu devais avoir...
- Non
, coupa Regina. Je l'ai avec moi à partir de demain.
- Alors qu'est-ce que... Non mais attends ? Tu as ramené quelqu'un ?
sa voix se fit un peu plus basse mais beaucoup plus pressante. Tu as vraiment ramené quelqu'un ?
-Oui mais...
Mais la petite infirmière ne l'écoutait pas.
- Et comment il est ? Il est mignon au moins ? Et t'as passé une nuit torride ?
- Mary-Margaret calme-toi !
s'exclama Regina. Ce n'est pas du tout ce que tu crois !
Regina aurait voulu que son ami cesse de l'interroger, elle rentrait en terrain glissant, et cela pouvait devenir très dangereux.
- Très bien, très bien, tu ne veux rien me dire, très bien... Je comprends.
Mary-Margaret fit mine d'être déçue, et fit la moue. Elle regarda alors tout autour d'elle, et ses yeux se posèrent sur la veste en cuir rouge, crochée à l'une des chaises. Puis son regard dévia sur Regina et passa de nouveau alternativement entre les deux.
- C'est bizarre, j'ai l'impression d'avoir déjà vu cette veste quelque part...
Elle resta un instant suspicieuse, comme si elle essayait de chercher dans ses souvenirs, tandis que le cœur de Regina se laissait entraîner par la peur.
- Tu crois ?
- Oui... Enfin bref, je vais te laisser en charmante compagnie alors... Tu me raconteras tout plus tard !
Elle lui fit un clin d'œil et disparu presque aussi rapidement qu'elle était venue, et Regina fut soulagée.

C'est à cet instant qu'Emma fit son apparition au bas des escaliers, vêtue de son pantalon de pyjama, un petit sourire timide sur les lèvres, ses cheveux blonds encore ébouriffés par l'oreiller.
Regina se retourna, et lui sourit en retour. C'était étrange de voir son élève dans cette situation, mais d'un autre côté, c'était comme si il en avait toujours été ainsi, comme si le fait de dormir chez elle était une habitude. Tout lui paraissait si naturel, si normal, et c'eut un côté très réconfortant.
- Bien dormi ? lui demanda-t-elle.
- Comme un loir, répondit Emma en baillant.
- Tant mieux. Tu veux boire quelque chose ? Il y a du café, on m'en a ramené.
- Ouais, je sais, j'ai entendu Mme Blanchard...
Emma s'installa sur la chaise où sa veste était restée accrochée, puis prit le gobelet de café que lui tendit Regina. Cette dernière s'installa à ses côtés.
- Tu te sens mieux ?
- Je crois...
dit Emma en regardant son café. Je m'excuse encore, pour hier soir. J'ai... j'ai pété un plomb..
Regina regarda Emma, tentant de capter son regard, mais Emma gardait les yeux résolument tournés vers son café.
- Ce n'est rien, vraiment. C'est moi qui ai... tout initié. Alors s'il faut chercher une fautive à ce qui s'est passé hier soir, c'est à moi qu'il faut s'en prendre. Pas à toi.
Emma tourna soudain son visage vers Regina.
- Attendez... murmura-t-elle, soupçonneuse. Depuis quand est-ce que vous me tutoyez ? J'ai loupé un épisode pendant la nuit ?
- Oh... euh...
Regina ne s'était même pas rendu compte de cette soudaine proximité verbale. Désolée, j'ai.. enfin, si ça vous gêne je peux...
- Non... Continuez, ça me plait.
Et ce fut au tour de Regina de lui sourire timidement.
- A une seule condition, continua Emma.
- Laquelle ?
- On est censé être des amies, pas vrai ? C'est ce qu'on s'est dit hier soir, n'est-ce pas ?
Regina hocha la tête. Alors... laissez-moi en faire de même. Je crois que je vais mourir si je dois encore vous appeler Mme Mills quand on est toutes les deux, comme si vous étiez une vieille tante bourgeoise et acariâtre.
- Mais je suis bourgeoise et acariâtre !
Emma rit tandis queRegina semblait réfléchir à la question pendant quelques instants, puis continua. Me tutoyer... Pourquoi pas... Après tout, un peu de distances en moins ou pas, maintenant, qu'est-ce que ça peut faire... Emma décrocha un énorme sourire, qui faisait apparaître toutes ses dents. Mais seulement lorsque l'on est seules.. C'est d'accord ?
Emma hocha vivement la tête, et finit son café d'une traite.
- Alors... est-ce que je peux emprunter... TA douche ?
Regina laissa échapper un petit rire. Emma était vraiment touchante.
- Oui, TU peux y aller. Il y a des serviettes dans le deuxième tiroir de la commode.
- Ca marche. Merci Regina.
- Je pourrai te remmener chez toi après, si tu veux. Sauf si...
sa voix s'égara au fond de sa gorge. Sauf si... tu souhaites rester.
- J'aurai aimé, vraiment. Mais j'ai vraiment beaucoup de devoirs et...
- Alors je te remmène. Tes devoirs passent avant moi.
- Très bien. Je vais... prendre ma douche.

...

Dans la salle de bain, Emma commença à faire couler l'eau chaude, puis se déshabilla rapidement. L'eau chaude lui fit un bien fou. Puis elle prit le gel douche posé dans une petite bannette dans un coin de la douche. Elle le respira, et son cœur se mit soudain à s'enflammer. Il sentait la pomme. Il sentait Regina. Et aujourd'hui, elle aurait cette odeur sur elle toute la journée. C'était grisant.
Elle resta un petit moment sous la douche, profitant du délicat parfum. En se rhabillant, elle aperçut un petit flacon de parfum, là aussi, en forme de pomme. Ce devait être son parfum. Elle dégagea alors son poignet et s'aspergea quelques gouttes. Son cour vibra de nouveau. Elle était totalement folle de ce parfum, et en y réfléchissant bien, elle l'était aussi de celle qui avait l'habitude de le porter.

Regina la reconduisit chez elle à peine une heure plus tard. La blonde aurait adoré passer un peu plus de temps avec la brune, et la réciproque était vraie également. Si bien qu'en plein milieu de l'après-midi, le petit bruit si reconnaissable de sa messagerie instantanée retentit à travers les haut-parleurs de son ordinateur. Emma s'approcha alors de son écran.
RMills : Tu me manques déjà :(
La blonde sourit.
EmSwan : Toi aussi...
RMills : Etre avec toi, c'est magique, mais après... bouh.
Le cœur d'Emma rata un battement. Regina trouvait sa présence magique ! Décidemment, ce serait une belle journée !
EmSwan : Je comprends. Malgré tout, ça a été un bon week-end, et la seule chose qui l'ait réellement gâché, c'est le fait de devoir te quitter.
RMills : «3
EmSwan : «3
Emma allait reprendre ses devoirs de maths, lorsqu'un nouveau message apparut.
RMills : Viens me voir demain, j'aurai quelque chose pour toi...
EmSwan : Puis-je savoir ce que c'est ?
RMills : Non non, Miss Swan, c'est une surprise ;) C'est petit, mais ça ne peut être donné en public...
EmSwan : Tant mieux, j'aime beaucoup ça...
RMills : Alors RDV en 131 demain pendant une pause ?
EmSwan : Marché conclu ! :D
Rmills : Alors je vais te laisser travailler. A demain, ma belle «3
EmSwan : A demain MADAME Mills :D
Le cœur d'Emma palpitait comme jamais. Une bouffée de bonheur s'empara d'elle, à tel point que sa tête commençait à tourner.

Le lendemain arriva vite, fort heureusement. Mais les deux premières heures de cours d'Emma lui semblèrent bien longues, compte tenu de l'excitation qui lui tiraillait le ventre, et son mal de tête, qui était resté présent depuis la veille. Regina devait lui donner quelque chose, et elle avait passé la nuit et ces dernières heures à se demander ce que c'était. Elle avait visualisé dans sa tête une Regina, les joues rosies par la timidité qu'il restait en elle à chaque fois qu'elles se voyaient, lui déposant un doux baiser sur ses lèvres en murmurant « Voilà mon cadeau. ». Elle savait pourtant au fond d'elle que Regina ne ferait jamais une chose pareille. Parce qu'elle n'était pas célibataire. Parce qu'on était au lycée. Parce que peut-être elle ne l'aimait pas plus que ça.

Ses pieds la menèrent en 131. La porte était ouverte et les élèves sortaient tout juste de la salle. Emma observait Regina et elle remarqua combien elle pouvait être différente avec elle.
- N'oubliez pas, je veux vos dissertations sur mon bureau avant vendredi sinon ça va barder, vous me connaissez ! Elle avait repris son ton habituellement froid et son masque de prof beaucoup trop autoritaire lui était collé sur le visage. Mais il s'éclaircit soudain lorsqu'elle vit Emma, et lui décrocha son plus beau sourire.
- Tiens ! Bonjour Mademoiselle !
- Bonjour Madame Mills ! insista-t-elle lourdement.
Emma était restée près de la porte, et Regina se rapprocha d'elle.
- Je suis désolée, je n'ai pas trop de temps pour discuter là tout de suite, lui dit-elle à voix basse.
Emma savait qu'il ne se passerait rien, et pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'être déçue.
- Oh euh, ok, pas de problème...
- Mais j'ai tout de même quelque chose pour vous
, ajouta la brune en sortant un petit sac en papier de son propre sac à main.
Elle tendit le petit sac en papier à Emma, qui le prit, en frôlant du bout du doigt la main de Regina. Emma la vit frissonner grâce à ce bref contact.
- Merci, murmura Emma.
Elle se pencha pour l'embrasser sur la joue mais Regina la repoussa en posant sa main sur son épaule.
- Pas ici Miss Swan... Elle lui fit cependant un sourire compatissant. Je vais devoir y aller. Rangez ça dans votre sac, lui indiqua-t-elle en posant les yeux sur son cadeau. Vous aurez le temps de voir ce que c'est plus tard.
- D'accord. Je vous redirais si ça me plait.
- Je compte là-dessus. Elle lui fit un clin d'œil et ferma la porte de sa salle à clé. A plus tard Emma.
- A plus tard...

Et Emma tourna les talons.

...

Il était presque 13h lorsque Mary-Margaret entendit frapper à la porte de l'infirmerie. Elle n'avait eu personne de toute la matinée, et commençait légèrement à s'ennuyer, à croire que personne ne voulait tomber malade aujourd'hui. Elle ouvrit donc la porte, l'air guilleret, et vit Emma Swan, encore plus blanche qu'habituellement, se tenant le front.
- Emma ? Tu vas bien ?
- Vous auriez un truc contre le mal de tête ?
- Oui bien sûr, entre.
Mary-Margaret la fit s'asseoir sur l'une des chaises devant son bureau, et prit un cachet dans l'un des nombreux tiroirs de la grande salle blanche. Elle tendit un verre d'eau à Emma, ainsi que le cachet.
- Tiens, ça devrait te soulager.
- Merci..
Et Emma avala le cacher rapidement.
- Depuis quand as-tu mal à la tête Emma ?
- Hier après-midi, je dirais,
répondit la blonde.
- Et ce n'est pas passé depuis ?
- Non...
- Le cachet devrait faire effet rapidement. Tu peux te reposer ici en attendant, il y a des lits à côté..
- Non, merci, j'ai un contrôle tout à l'heure, et je ne peux pas me permettre d'être absente.
- Reste au moins là le temps que ça sonne alors, tu ne seras pas dérangée.
- D'accord, merci.
- Tu as mangé ?
- Pas grand-chose, ça passait pas.
Mary-Margaret fouilla alors dans le petit frigidaire à côté du placard, et prit un sandwich.
-Tiens. Essaie de manger ça au moins, ça te fera du bien.
Emma la regarda d'un air interrogateur.
- J'en prends un tous les jours dans le frigo, au cas où. Il est très bon.
Emma la regarda et commença à croquer dedans prudemment.

Pendant qu'elle mastiquait le sandwich, Mary-Margaret l'examina un peu, histoire de voir si elle reprenait des couleurs. Puis aussi brusquement qu'un flash pris en pleine figure, elle remarqua les vêtements d'Emma. Et notamment sa veste en cuir rouge. C'était exactement la même que celle qu'elle avait vue chez Regina. Alors elle avait eu raison pendant tout ce temps. Quelque chose se tramait entre les deux, peut-être elles même n'en avaient-elles pas conscience, mais c'était évident. Elle l'avait senti dès qu'elles les avaient vu l'une et l'autre pour la première fois le jour du bal de la rentrée. On remarque assez vite l'alchimie entre deux personnes, et la leur était tellement visible qu'on aurait pu voir flotter une auréole autour d'elles. Elle n'avait rien dit, mais avait tout de même tenté de mettre la puce à l'oreille de Regina à Halloween, en lui soufflant de profiter de sa soirée. Même David avait remarqué que depuis quelques temps, Regina semblait beaucoup moins terne, moins sérieuse, plus heureuse. Emma avait donc passé la nuit chez Regina. Leur histoire était-elle si sérieuse que ça ?

- Emma ?
- Hmm ?
- Je vais te poser une question, et j'aimerai que tu me répondes le plus sincèrement du monde. Sache que je ne vais pas te juger, ni en parler à qui que ce soit. D'accord ?
Emma la regarda, assez inquiète, en triturant le sachet du sandwich, mais hocha tout de même la tête.
- Qu'est-ce qu'il se passe entre toi et... et Regina ?
Emma faillit s'étouffer avec un morceau du sandwich, puis, après un grand verre d'eau, parvint à articuler d'une faible voix :
- Quoi ? Entre moi et.. Mme Mills ? Mais rien...
- Ne me mens pas s'il te plait, dit calmement Mary-Margaret. J'ai vu ta veste chez elle hier matin.
- Ah...
- Je te promets de ne pas en parler à la direction, mais si vous avez fait quoi que ce soit de répréhensible ce week-end...
- Non ! Non !
répliqua Emma. Je vous jure qu'on a rien fait de... mal.
- Tu as passé la nuit chez elle ?
- Oui. Mais j'ai...on... on a juste dormi. On a jamais rien fait d'autre.
- C'était la première fois ?
- Oui.
- Je vois.
Elle laissa un instant s'écouler, puis ajouta : Alors qu'est-ce que vous êtes ?
- Je... j'en sais rien... On est juste... amies, je crois. Est-ce que c'est si mal que ça ?
- Ma conscience professionnelle me souffle à l'oreille que ce n'est pas terrible, en effet. Si jamais on vous avait vu...
Emma déglutit. Mais mon affection pour Regina... me dit que c'est une bonne chose pour elle.
- Alors c'est quoi votre verdict ? Il faut que j'arrête de la voir ?
- Je me ferai sûrement taper sur les doigts pour avoir dit ça si un jour ça tourne mal mais... Regina a l'air d'aller bien, lorsqu'elle est avec toi. Et je pense que lorsque quelque chose nous fait du bien, profondément, alors on ne devrait pas avoir à se forcer d'arrêter, peu importe le regard des autres. Mais tout dépends de toi Emma.
- De moi ? Pourquoi ?
- J'ai vu comment tu la regardes. Et je ne sais pas pour toi, mais je n'ai jamais regardé aucun ami de la façon dont tu regardes Regina. Le seul que je n'ai jamais regardé comme ça, c'est David.

Emma regarda soudain ses chaussures, les joues rouges. Au moins, elle reprend des couleurs.
- Ca se voit tant que ça ?
Mary-Margaret lui fit un sourire compatissant.
- Alors... tu as des sentiments pour elle ?
Emma leva la tête vers la brune.
- Je... j'en sais rien. Je crois. J'ai le cœur qui bat tellement fort quand je suis avec elle que parfois... parfois j'arrive même plus à penser correctement.
Mary-Margaret posa une main compatissante sur celle d'Emma.
- Tu sais... je ne voudrais pas te donner de faux espoirs mais... Je ne pense pas que Regina ait déjà laissé beaucoup d'élèves dormir chez elle. Et puis, vu la façon dont elle te dévore des yeux parfois, je crois que... tu devrais lui en parler. Ca ne pourra te faire que du bien. Comme ça, si elle ne ressent rien pour toi, tu seras fixée, et tu pourras avancer tout en restant son amie, si c'est ce que tu as envie d'être bien sûr.
- Et si...
murmura timidement Emma. Et si c'était oui ? Si elle, enfin... si elle ressentait quelque chose, qu'est-ce qui se passerait ?
- Alors il vous faudrait être patientes, Regina et toi. Surtout toi. C'est le seul conseil que je peux te donner.

La cloche se mit à sonner quelque part dans le lycée.
- Tu te sens mieux ? demanda la brune.
- Bien mieux, répondit Emma en se levant. Merci pour le cachet. Et pour... pour tout.
- C'est normal. Et si jamais tu as besoin de quelqu'un à qui parler, je suis là. Tu peux me faire confiance.
- Merci.

Emma lui sourit et sortit de l'infirmerie.
Maintenant, il faut que je parle à cette chère Regina.

...

En rentrant chez elle, l'après-midi, Emma sortit ses cahiers de son sac à dos, et un petit sac en papier glissa avec eux. Le cadeau ! Avec son mal de tête, elle l'avait presque oublié. Son cœur lui rejoua des tours à nouveau. Décidément, même lorsque Regina n'était pas là, il n'en faisait qu'à sa tête. Fébrilement, elle ouvrit le sac, et y découvrit deux petits paquets. L'un, était minuscule, recouvert de papier rose. L'autre était un peu plus gros, rectangulaire. Elle ouvrit le plus petit. Elle détacha précautionneusement l'emballage, elle ne voulait rien déchirer. Un bracelet tomba au creux de sa main. Une petite chaine d'argent, d'où pendait joyeusement un petit pendentif rond, au motif étrange, strié, une petite pierre noire au milieu du bijou. Une petite note était cachée dans le papier. « Pour égayer le poignet fin de Boucle d'Or. » Emma avait mal aux joues à force de sourire. Elle l'attacha aussitôt à son poignet et fut ravie du résultat. Il était magnifique. Elle ouvrit ensuite le second paquet. Il était plus lourd que l'autre. On aurait dit une boite de parfum. Emma se doutait de ce que c'était. Elle l'ouvrit alors et découvrit, sur le dessus de la boîte, une petite phrase inscrite au stylo argenté : « A utiliser sans modération. «3 » Elle retira le parfum de la boîte, et s'en aspergea une goutte. C'était celui de Regina.
Une brusque chaleur l'emporta soudain. Elle était reconnaissante d'avoir cette femme si spéciale dans sa vie, qui savait exactement ce qui lui plaisait, et qui était remplie d'attention à son égard. Tout revenait dans sa tête, des flashs, des images, tout défilait à une vitesse stupéfiante. Regina qui la regarde froidement, Regina qui l'enlève en plein bal, Regina qui lui envoie le premier message, Regina qui lui dessine ce cœur sur la main, Regina qui a peur, Regina qui la prend dans ses bras, Regina qui pose ses lèvres sur sa joue, Regina...

Regina serait seule ce soir, Robin n'était pas encore rentré. Il fallait qu'elle aille la voir, qu'elle lui dise. C'était maintenant, maintenant ou jamais.
Sans même réfléchir une minute de plus, elle dévala les escaliers.
- Emma...Où tu vas ? demanda Marco, qui sortait quelque chose du four.
- Je dois aller... aller vérifier quelque chose.
- Mais le diner est prêt...
- Je serai pas longue, promis.

Elle enfourcha son vélo qu'elle sortit au préalable du garage, et roula en direction du manoir. Sur la route, des tas de phrases lui vinrent en tête aléatoirement. Elle espérait juste pouvoir faire un discours plus construit lorsqu'elle serait devant la brune.
Je serai là pour toi Regina, je serai toujours là. Si un jour tu souffres, si un jour tu te sens mal, je serai là. Je sais que t'as dû en baver, mais mes bras seront toujours là pour toi, si un jour il y a de l'orage, si un jour tu as peur, je serai là. Parce que tu mérites que l'on s'occupe de toi, que l'on s'occupe vraiment de toi. Regarde-toi, tu es tellement belle... Tu mérites tellement mieux. Parce que quand je te regarde je me dis que ton copain est un abruti. Parce que t'es belle tout le temps. Parce que t'es drôle, intelligente, et là pour les autres. Ce n'est pas un masque, c'est vraiment toi, c'est vraiment ce que tu es. J'aime quand ma main serre la tienne. J'aime frissonner quand tu me frôles. Et le baiser de l'autre soir, il était voulu, j'ai adoré ça, je l'ai regretté, mais c'est fini, je ne le regrette plus. Et si je te dis tout ça c'est parce que... parce que je...
Le cœur battant de cet espoir qui en cet instant lui paraissait invincible, elle laissa tomber son vélo devant le portail et le franchit en courant. Rien ne pourrait l'arrêter. C'était aujourd'hui, aujourd'hui ou jamais. Son doigt appuya sur la sonnette avec une certaine familiarité. Elle attendit quelques instants, puis des bruits de pas. Elle souriait, elle avait chaud, elle avait hâte, son cœur résonnait jusque dans sa tête, qui bourdonnait de nouveau. Mais ça ne faisait plus mal à présent, parce que c'était aujourd'hui, aujourd'hui ou jamais.

La porte s'ouvrit enfin, et Emma commença à parler, sans réaliser quoi que ce soit.

C'était maintenant...

- Regina, il faut que je te dise que...
Mais elle s'interrompit. Il n'y avait personne devant elle. Elle baissa alors les yeux. Un petit garçon aux yeux noisette, qui devait avoir dans les cinq ans, se tenait dans l'encadrement de la porte.
- C'est ma Maman que tu viens voir ?

...Ou jamais.


Un autre chapitre de conclu aujourd'hui ! Le premier vrai rebondissement de leur histoire... J'espère que ce virage vous plaira, je vous en réserve encore quelques autres, croyez-moi, j'espère simplement que vous ne me trouverez pas trop méchante avec vous quand viendra le temps des vraies difficultés (car il y en aura.).
En ce qui concerne le petit jeu, alors il s'agissait, comme Scleems et cathcathouroquet l'ont trouvé, de Milky Chance !
A très vite pour le prochain chapitre ! (Qui sera publié Mardi grand max !)
Gros Bisous, et merci de me suivre...
ADR