Bonjour mes petits chats des bois. Alors vous allez me détestez pour deux raisons aujourd'hui.
La première, et je m'en excuse, c'est mon retard. En fait j'ai démonté mon laptop et j'ai bousillé mon disque dur interne en même temps (oui, je ne suis pas spécialement adroite -en même temps je suis gauchère- pardon pour la blague vaseuse), du coup j'ai du commander une pièce pour le réparer et elle n'est arrivée qu'hier. Et je n'avais pas la possibilité de publier mon chapitre, puisque sans disque dur... tu peux pas faire grand chose dans ton ordi. Du coup je m'excuse pour les reviews auxquelles je n'ai pas répondues, je répondrai deux fois plus pour celles-ci.

La deuxième, c'est pour ce chapitre en particulier que vous allez me haïr. Mais je vous promets des jours meilleurs, alors accrochez-vous, ç'en vaudra la peine je crois.
Bonne lecture ;)

PS : Je ne suis pas sûre que vous trouviez le nom de l'artiste de ce chapitre, mais je trouve que cette chanson va tellement bien avec ce chapitre (en particulier au moment des scènes entre Emma et Regina), alors je vous le donne pour que vous puissiez l'écouter en même temps que vous lisez, vous verrez, ça devrait vous mettre dans l'ambiance :
Barcelona - Lose control
Vous devriez facilement la trouver sur Youtube, ou Deezer, mais je vous force pas hein x)


« Je t'aime ». Elle l'avait dit. Enfin. Elle l'avait dit parce qu'elle le pensait, parce que ce moment était si parfait qu'elle n'avait pu faire autrement. Et pourtant. Regina l'avait regardée, elle avait souri, puis était sortie. A quoi s'était-elle attendu ? A un « je t'aime moi aussi ? ». Oui. Sûrement. Si elle était honnête avec elle-même, c'était cela qu'elle avait voulu. Mais Regina n'avait rien dit. Comme d'habitude. Elle ne voulait pas la forcer en quoi que ce soit, mais elle aimerait simplement comprendre cette femme dont elle était éprise depuis plusieurs mois déjà.

...

- Elle a dit qu'elle m'aimait.
Mary-Margaret, David et Regina mangeaient au Granny's, pour célébrer le dernier dimanche avant la reprise des cours.
- Elle a fait quoi ? s'exclama Mary-Margaret, si surprise que sa fourchette retomba dans ses lasagnes avec un bruit sec.
- J'allais repartir des toilettes, après être allée voir ce qu'elle avait, et elle m'a dit « Je t'aime ». Comme ça.
- Et qu'est-ce que tu as fait ?
demanda à son tour David.
- Qu'est-ce que tu voulais que je fasse ?
- N'importe quoi !
s'exclama Mary-Margaret. T'es vraiment repartie sans rien dire ?
- Je lui ai souri... dit timidement Regina, peu sûre d'elle à présent.
Mary-Margaret leva les yeux au ciel.
- Un sourire ça ne suffit plus à ce stade... Tu lui as envoyé un message au moins depuis ?
- Non.
- Regina !
- Quoi ? J'ai voulu ! Mais je... je ne savais pas quoi lui dire, alors, j'ai préféré ne rien dire du tout.
- C'est le raisonnement le plus idiot que j'aie jamais entendu.

Mary-Margaret tourna la tête et fit la moue. David retint un rire en entendant le ton de sa compagne.

- Ce qu'elle veut dire, dit-il en reprenant son sérieux, c'est qu'il va falloir que tu fasses un choix Regina. Je ne dis pas ça pour te brusquer mais... Penses à Emma. Tu crois qu'elle peut rester comme ça ? A miser tous ses espoirs sur toi pendant tout ce temps ? Tu ne peux pas la laisser prisonnière de tes sentiments. Ce serait injuste, et ce serait lui manquer de respect.
- Je sais, et je m'en veux assez pour ça
, admit la brune. Elle resta un instant contemplative du champ de bataille qu'il restait des lasagnes dans son assiette. Et si ça ne marche pas ? Et si ça se sait ? Ce qui s'est passé avec l'autre idiot est loin d'être rassurant... Et Henry... Et Robin... C'est comme si l'univers faisait tout pour qu'on ne soit pas ensemble, parce qu'on n'est pas censées être ensemble ! Tu nous vois, sérieusement, main dans la main, en pleine rue, devant tout le monde ?
- D'habitude, les gens, tu leur fait ravaler leurs paroles à coups de regards noirs. Tu ne vas pas me dire que le regard des autres t'effraie ?
- Quand je suis avec Emma... oui.
Et elle ne pouvait le supporter.

...

Il était deux heures de l'après-midi ce dimanche lorsque Robin tourna la clé dans la serrure de chez Regina. Henry avait passé le week-end chez lui, et il devait le ramener, seulement Regina n'était pas encore rentrée. En entrant, Henry monta dans sa chambre aussi vite qu'il le put pour ranger ses affaires. Robin décida de faire un tour dans le manoir, pour voir ce qui avait changé en son absence. Il monta jusqu'au bureau de Regina, dans lesquels il n'était que peu entré, même lorsqu'ils étaient ensemble. Son ordinateur était resté ouvert. Il ne tenait pas plus que ça à s'immiscer dans l'intimité de Regina, mais la curiosité fut plus forte et l'emporta. Il s'approcha lentement de l'ordinateur, comme s'il avait peur qu'un piège y soit tendu. En appuyant sur une touche, il sorti l'ordinateur de veille, et il se retrouva aussitôt sur le site de chat du lycée.
Qu'est-ce que Regina fait là-dessus ?
Robin avait déjà parlé à quelques élèves dessus, mais c'était surtout certains élèves qui lui posaient des questions du genre : « On doit ramener nos baskets pour le sport demain ? », et ça s'arrêtait là. Il fut cependant surpris de voir que Regina échangeait beaucoup par ce biais. Il cliqua sur les messages, et retrouva le nom d'EmSwan à plusieurs reprises. Il fouilla un peu plus et vit que la plupart des messages avaient ce destinataire. EmSwan ? Emma Swan ? Pourquoi Regina parlerait-elle autant à l'élève qui l'avait giflé dans ce bar quelques mois plus tôt ? C'était totalement absurde ! Et pourtant, c'était bien là. Son nom s'affichait sur presque la totalité de l'écran, pixel après pixel. Robin se prit soudain d'une curiosité malsaine qui ne lui ressemblait pas. Il remonta le fil de messages, et retrouva le premier. Regina l'avait envoyé. Ce n'était donc pas Emma qui l'avait importunée, mais bien Regina qui l'avait fait de son plein gré.
« Au fait, vous n'êtes pas un monstre. » Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Et il se surprit alors à lire tous les messages, un par un, le cœur battant, et il eut alors toutes les réponses à ses questions. C'était pour ça qu'elle avait demandé à ce qu'il parte. Il avait fait des erreurs, de très grosses, il en était conscient, mais en temps normal, ils auraient pu réparer ça ensemble. Mais Regina avait voulu qu'il s'en aille. Et il venait de comprendre pourquoi. Regina se plaisait à flirter par message avec son élève. Et peut-être même plus. Il avait subitement une forte envie de vomir, et la porte d'entrée claqua, mais il n'y fit pas attention, trop absorbé par les messages.

- Henry ? appela Regina au rez-de-chaussée. Tu es rentré ?
Il n'entendit pas non plus le bruit si caractéristique des talons de Regina contre les marches de l'escalier. Il avait laissé la porte du bureau entre-ouverte, et Regina s'y engouffra, méfiante.
- Robin ? Qu'est-ce que...

Regina vit Robin, penché sur l'écran, puis il se tourna vers elle, le teint pâle, verdâtre, un voile de sueur sur le front.

- Qu'est-ce que tu fais sur mon ordinateur ?
En voyant l'expression de Robin, Regina prit peur. Elle l'avait laissé sur la page des messages, car elle voulait en envoyer un Emma avant de partir au Granny's, ce qu'elle n'avait pas eu le temps de faire.
- Regina qu'est-ce que t'as fait ? demanda Robin la voix tremblante.
- Tu n'as absolument aucun droit d'être dans cette pièce, et encore moins fouiller dans mon espace personnel.
- Qu'est-ce que tu as fait ?
répéta-t-il.
- Tu as lu mes messages ? Tu as vraiment lu mes messages ?
-Ouais ! Et je crois que j'ai bien fait ! Alors c'est pour ça que tu m'as quittée... A cause d'elle !
Il s'était levé, et pointa du doigt l'ordinateur.
- Non ! cria Regina. Je t'ai quitté parce que...
Réalisant qu'Henry était dans sa chambre, elle ferma la porte du bureau.
- Je t'ai quitté, continua-t-elle, parce que tu m'as trompé, tu m'as trompé tellement de fois que je n'arrivais plus à te regarder en face sans avoir envie de te casser la figure !
- Je le sais, c'était une erreur ignoble, et affreuse ! J'ai compris, et je me suis excusé ! Mais Emma Swan ? Sérieusement ? Une élève ! Tu t'envoies une élève pour te venger !

- Alors déjà, je ne m'envoie personne, et en aucun cas Emma est une excuse pour me venger de toi !
- Alors c'est quoi ces messages ? De la simple courtoisie ? C'est une gosse ! Te fous pas de moi Regina, je te connais assez pour savoir que tu flirte avec elle à travers ces messages ! Alors quoi ? Tu l'aimes c'est ça ? Et t'attends simplement le bon moment pour pouvoir coucher avec elle ?
Oui.
- Je...

On frappa à la porte du bureau.
Regina ouvrit la porte sur un Henry tremblant et les larmes aux yeux.

- Je veux pas que vous vous disputiez... lança-t-il d'une voix rendue aiguë par les pleurs qu'il essayait de contenir.
- Ne te mêle pas de ça Henry, s'il te plait, dit Robin.
- Mais... protesta-t-il.
- Henry j'ai dit NON !
- Mais faut pas vous disputer à cause d'Emma, parce qu'elle est gentille !
s'exclama-t-il d'une voix forte pour couvrir les remontrances de son père.
- Il connaît Emma Swan ? demanda Robin à Regina en haussant les sourcils.
- Moi je l'aimais bien qu'elle est venue dormir à la mai.... Puis il se tut en posant une main sur sa bouche, les yeux ronds, se rendant compte de gaffe.
- Henry... soupira sa mère.
- Elle a fait QUOI ?
Robin criait presque à présent.
- Maman pardon, je suis désolé, s'excusa Henry.
- Henry, c'est rien, retourne dans ta chambre. Papa et moi on va discuter. Calmement, ajouta-t-elle à l'attention de Robin.

Elle força Henry à retourner dans sa chambre et descendit les escaliers en compagnie de Robin, et ils sortirent dehors.

- Comment tu peux faire ça à Henry ! s'exclama Robin une fois dehors. Non mais t'es complétement folle ! Je te reconnais même plus ! Combien de fois elle est venue ici ?
- Quelques fois, pas souvent, je te le jure !
- C'est déjà trop... Tu te rends compte de ce qui se passerait si quelqu'un d'autre que moi l'apprenait ? Tu pourrais te faire renvoyer, aller en prison, ou pire encore !
- Tu crois que je suis pas au courant ? Tu crois que je ne sais pas tout ça ? Tu crois que ça ne m'empêche pas de dormir ?
- Alors pourquoi tu restes avec elle si ça te peine tant que ça ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de quitter ta famille, ta carrière, ta crédibilité pour une élève que tu connais depuis quelques mois ? Sérieusement ?
Regina ne savait pas répondre à cette question. Elle avait longtemps cherché des réponses sans jamais réellement en trouver.
- Et tu rends compte à quel point ça pourrait affecter Henry si tout ça venait à se savoir ? Je n'envie pas ta position Regina. Mais je ne peux pas rester comme ça sans rien faire. Je peux pas te laisser détruire la vie de notre fils.
- Robin, non...
Regina savait ce qu'il allait faire, et elle ne voulait pas, pas le moins du monde.
- Je te laisse le choix, continua-t-il d'une voix calme. Soit tu arrêtes tout de suite avec Emma, soit je remets la garde d'Henry entre les mains d'un juge, et on voit ce que lui pense de tout ça.
- Robin, t'avais promis que tu ne m'enlèverais pas Henry...
- Et toi t'avais promis que tout finirait par s'arranger. Comme quoi, les promesses, c'est galvaudé de nos jours.
Il rentra dans le manoir en la laissant plantée là.
Il dit au revoir rapidement à Henry, lança un regard noir à Regina, et s'en alla.

...

Le mardi qui suivit, il se mit à pleuvoir des torrents d'eau sur Storybrooke, et les gouttes martelaient toutes les vitres du lycée, si bien qu'on s'entendait à peine pendant les cours. Emma avait attendue toute la semaine pour un message de Regina et aucun n'était venu. Elle lui avait dit « Je t'aime » et Regina n'avait encore rien répondu. Pire, elle ne lui avait pas parlé du tout, de plus elle ne l'avait pas croisée la veille au lycée. Emma stressait un peu en entrant dans la salle de théâtre ce mardi-là, et son stress redoubla d'intensité lorsqu'elle vit que Regina avait l'air à la fois triste et en colère. Qu'avait-il donc bien pu se passer ?

- Bonjour à tous, commença-t-elle, un peu froide. J'espère que vous avez passé de bonnes vacances.
Bon, on va reprendre là où on s'était arrêté la dernière fois, à la scène entre Cendrillon et sa marraine. Allez, plus vite !

Ashley se leva, peu sûre d'elle, son texte dans les mains, et fila sur scène avec une autre élève.
Regina s'assit sur l'un des fauteuils au-devant de la cène, et Emma changea de place pour s'asseoir à côté d'elle, laissant Ruby jouer avec son masque de loup.

- Ca va ? chuchota prudemment Emma.
- Très bien Miss Swan, répondit la brune froidement.
- Tu.. vous êtes sûre ?
- Parfaitement Miss Swan. Vous devriez vous concentrer sur votre texte, c'est bientôt à vous.
Emma la regarda en fronçant les sourcils, mais Regina resta concentrée sur la scène.

Ce fut l'heure la plus longue qu'elle n'eut jamais eu pendant un cours avec Regina. Elle n'eut pas droit à un seul sourire, seulement des remontrances sur ses intonations qui n'étaient pas assez bonnes.

...

(Vous pouvez éventuellement mettre la chanson à partir de là si vous le souhaitez.)

Lorsque la cloche sonna la fin des cours, Regina fut la première à s'en aller. Emma ne l'a laisserait pas s'enfuir comme ça. Elle rangea vite ses affaires, et parvint à la rattraper sur le parking, tandis que Regina venait d'entrer dans sa voiture. La pluie tombait toujours aussi dru, et la nuit commençait déjà.

- Regina ! cria Emma pour se faire entendre à travers les gouttes.
Regina la regarda et démarra la voiture. Emma frappa au carreau mais Regina l'ignora. Elle se mit alors devant la voiture pour que Regina ne puisse plus avancer, la pluie lui piquant les yeux. Regina sortit de sa voiture et le vent emmêla ses cheveux habituellement si soignés.

- Je peux savoir ce qui te prends ? demanda la brune.
- Non, toi, qu'est-ce qui te prends ? Depuis quand t'es aussi froide avec moi ?
- J'ai encore le droit de faire ce que je veux il me semble. Alors maintenant, j'aimerai bien rentrer chez moi !
Le ton qu'employa Regina fit peur à Emma. Mais qu'est-ce qu'elle avait ?
- Non, je te laisserai pas repartir tant que j'aurais as eu d'explications sur ce qui t'arrive ! C'est parce que je t'ai dit que je t'aimais ? C'est pour ça que tu veux plus me parler ?

Regina aurait pu tout lui dire, elle aurait pu lui dire que c'était à cause de Robin, et qu'elle ne pouvait pas être avec elle, sinon elle perdrait Henry, mais que ça n'empêchait pas le moins du monde qu'elle l'aimait profondément. Mais ce ne fut pas ce qu'elle dit. Des mots sortirent de sa bouche mais elle ne semblait même pas réaliser que c'était elle qui les prononçait.

- Tu veux savoir ce qui m'arrive ? Très bien ! Oui, tu m'as dit « Je t'aime », et ça m'a fait peur, parce que je ne peux pas l'accepter. Ca m'a fait me rendre compte que c'était une terrible erreur.
- Qu'est-ce qui était une erreur ?
demanda Emma prudemment, le cœur battant.
- Tout ce qui te concerne, lâcha Regina froidement après avoir réfléchi quelques instants.
- Et t'entends quoi par-là exactement ?
- Il ne faut pas être un génie pour comprendre, Emma. J'ai voulu jouer avec toi, et je me suis rendue compte que je suis allée trop loin. Je ne pensais pas que tu t 'attacherai à moi à ce point. Mais ça m'a plût, alors j'ai voulu voir jusqu'où tu étais prête à aller. Et puis, tu étais une excuse parfaite pour me venger de Robin.

Emma avait l'impression que le sol s'écroulait sous ses pieds. Qu'est-ce qui se passait ? Comment en était-elle arrivée là ?

- Tu penses pas que ce que tu dis...
- Oh que si.
- Alors tout ce que tu m'as dit, tous ces mots, tous ces...gestes... tu les pensais pas ? Tu les as juste fait pour... t'amuser ?
Sa voix tremblait.
- Exactement. Contente ? Je peux repartir maintenant ?
- Je te crois pas... C'est impossible, tu pourrais pas me faire ça. Parce que je t'aime. Je t'aime Regina, t'entends ? Je t'aime, et je sais que tu m'aimes aussi.
- Et pourtant c'est le cas, c'est ce que je fais.

La pluie tomba encore plus fort, et Emma et Regina étaient trempées, mais Emma refusait de la laisser partir.

- Alors regardes-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne ressens rien pour moi !
Regina ne voulait pas lui dire ça, parce que c'était faux, mais elle n'avait plus le choix. Il fallait qu'elle le fasse. Alors elle planta son regard devenu noir dans le sien, et lui dit en séparant bien les mots :
- Je. Ne. T'aime. Pas. Et je ne t'aimerai jamais. Tout ce que je voulais, c'était coucher avec toi pour énerver Robin.
- Alors t'es une belle salope dans ce cas !

Les mots étaient arrivés bien trop vite dans la bouche d'Emma pour qu'elle puisse les freiner. Et tout aussi rapidement, Regina leva sa main et cette dernière vint claquer violemment contre la joue d'Emma. Regina s'en voulut aussitôt. La gifle était partie toute seule, parce qu'elle était en colère contre Robin, pas contre elle. Elle se rapprocha de son élève pour s'excuser lorsqu'Emma leva les yeux vers elle, et elle lut alors dans son regard quelque chose qu'elle n'avait jamais perçu avant, et cela lui retourna l'estomac.
Une déception immense, ainsi qu'un profond dégoût.
Voilà ce qu'exprimaient les yeux d'Emma lorsqu'elle la regardait désormais.
Emma sembla se gratter le poignet, et se retrouva avec un bracelet dans la main. Son bracelet. Elle le jeta à la figure de Regina, et il retomba avec un petit bruit sec contre le macadam.

- Vas te faire foutre, s'exclama la blonde. Va te faire foutre, Regina.
Et elle s'éloigna en courant le plus vite qu'elle put.

Comment pouvait-elle lui faire ça ! Elle avait été naïve, si naïve ! Elle avait les larmes aux yeux, mais courir à travers les gouttes l'empêchait de pleurer. Elle ne voulait pas pleurer, cette femme ne méritait pas ces larmes, pas après tout ça, pas après avoir soufflé aussi violemment sur le château de cartes qu'elle avait mis tant de mois à bâtir. C'était un cauchemar, un véritable cauchemar. En rentrant chez elle, Emma se mit aussitôt dans son lit, en espérant qu'à son réveil demain matin, la journée qu'elle venait de passer n'aurait pas encore eu lieu.

...

Regina était restée un moment, droite comme un I, sous la pluie, puis s'était baissée pour ramasser le bracelet, qu'elle avait mis dans sa poche. Elle était rentrée dans sa voiture et s'était effondrée. La pluie qui tombait de ses cheveux s'était alors mélangée aux larmes qui roulaient sur ses joues, laissant sur ses pommettes des traces brillantes, humides et salées. Se dire qu'elle avait fait ça pour le bien d'Henry, mais aussi à y réfléchir, pour le bien d'Emma, ne suffisait pas à la calmer. La dernière fois qu'elle avait pleuré ainsi, c'était à la mort de Daniel, et se souvenir restait encore douloureux, même si ça faisait plus de dix ans à présent. Et quelque part, aujourd'hui, elle venait de perdre Emma, et elle savait que le deuil de cette relation qui l'épanouissait tant serait difficile.

La vérité, c'est qu'on n'a pas toujours le choix. Et celui qui vous dit l'inverse est un bel hypocrite.


Voilà... (non pas taper, pas taper !). Je vous jure que ça ira mieux plus tard. Il y aura un petit bon dans le temps au prochain chapitre, donc... accrochez-vous. De plus, je tenais à le dire, j'ai reçu des reviews trop choupis pendant les deux dernières semaines, de nouveaux lecteurs en plus (je pense à EvilQueen3381, Djam et EvilMel-EvilQueen en particulier) et ça m'a fait beaucoup de bien, c'est hyper plaisant à lire !
Je vous dit à la semaine prochaine (sans faute, sauf si je meurs écrasée par un bus, auquel cas, m'en voulez pas trop).
Pour le petit jeu, c'était bien Placebo, merci à Kotani et Mashie Mash d'avoir trouvé !