Bonjour mes petits rhododendrons !
Alors tout d'abord je tenais à vous remercier chaleureusement pour les reviews qui ont été nombreuses la semaine passée, même si dans une bonne moitié d'entre elles, le message était assez clair, "je te déteste", du coup je sais pas trop comment le prendre xD Bon je m'y attendais clairement, mais c'était chouette d'avoir toutes ces réactions, certains m'en ont voulu beaucoup, d'autres pas du tout et ont adoré, donc ma foi ça me semble un bon mélange hétérogène !
Pour ce chapitre-ci, il est LONG ! Et il se passe ENORMEMENT de choses ! J'espère que vous suivrez !
Enjoy !
( J'ai bouclé mon chapitre hier soir, je l'ai re-relu mais j'ai pu laisser des coquilles à cause de la fatigue, m'en voulez pas trop :3)


Janvier.

Février.

Mars.

Le printemps était enfin arrivé, en apportant son lot de pluie et, bizarrement, de neige aussi. Elle était tombée tard cette année. Les routes étaient glissantes, boueuses, l'air était frais.
Depuis 3 mois, le temps était affreux, venteux, pluvieux, tout comme le cœur d'Emma. Elle allait au lycée, le cœur lourd. Elle marchait en regardant ses pieds, elle se disputait souvent avec quiconque osait l'approcher d'un peu trop près, et elle séchait énormément. Surtout un cours en particulier, dans lequel elle n'avait jamais remis les pieds depuis le début du mois de janvier. Ce qui lui valait de grosses remontrances par Marco, avec qui elle était très irritable.
En cette journée de Mars, il s'était remis à neiger faiblement, d'une neige collante et mélangée à la pluie qui n'avait eu de cesse de tomber. L'orage grondait également, mais pas dans le ciel cependant, uniquement chez Marco ce jour-là. Lui et Emma venait d'avoir encore d'avoir une dispute et Emma venait de lui claquer violemment la porte de sa chambre au nez.

- Emma ! Ouvre cette porte tout de suite !
- NON !
hurla Emma. Tu peux pas me laisser tranquille ?
Emma n'en pouvait plus. Il fallait qu'elle parte d'ici, qu'elle quitte cette horrible ville et tous les horribles gens qu'elle comportait.
- J'ai besoin de comprendre ce qui t'arrive ! dit Marco, la voix étouffée par la porte qui les séparaient.
- Il m'arrive rien du tout, t'es juste soulant !
Emma ouvrit son armoire, prit un sac, et mis dedans les premiers vêtements qu'elle trouva.
- Arrête de mentir Emma. C'est la première fois que je te vois comme ça ! Tu mens, tu sèches les cours, tu rentres tard, dans un état lamentable, et tu traînes avec ce type que je croyais que tu détestais !
- On se trompe sur les gens. D'ailleurs tu t'es sans doute trompé sur moi aussi.
Son téléphone vibra dans sa poche.
Killian : « Je suis devant chez toi »

Une fois son sac fait, elle ouvrit violemment la porte, et se retrouva devant Marco qui n'avait pas bougé d'un pouce. Elle le bouscula pour passer.
- Où tu vas ? demanda-t-il sèchement.
- Ça te regarde ? T'es pas mon père à ce que je sache !
- Emma...
Elle le regarda un instant, regrettant ses paroles mais trop furieuse pour s'excuser puis descendit les escaliers rapidement. Marco la suivit. Elle prit ses clés sur le meuble de l'entrée, et s'apprêta à sortir.
- Emma si tu passes cette porte, je te jure que ce n'est pas la peine de revenir !
Emma le regarda à nouveau, ses yeux émeraude vibrant de colère, et lui lança ses clés à la figure.
- Très bien, alors salut !
Et elle referma la porte violemment.

...

Elle marcha quelques pas et croisa Killian au coin de la rue.
- T'as fait plus vite que ce que je pensais, ma belle.
- Ouais...
répondit-elle.
Il lui prit son sac à dos qu'il mit dans le coffre de sa voiture rouge vif.
- Où on va ? demanda Emma.
- J'ai pensé qu'on pourrait aller dans un bar d'abord, t'as l'air d'avoir besoin d'un remontant.
- Je peux dormir chez toi ce soir ?
Killian la regarda, un sourire carnassier sur les lèvres.
- J'ai cru que tu le demanderais jamais.
Il ouvrit la portière d'Emma.
- Les dames d'abord.
Emma monta dans la voiture de Killian, pas vraiment rassurée ce qui venait de se passer, et sur ce qui se passerait.

Depuis quelques semaines, Emma, par dépit et colère, avait dans l'idée de se venger de Regina. Elle voulait lui faire mal, comme elle lui avait fait mal. Et la seule arme dont elle disposait était Killian. Et s'il fallait se donner en entier pour cela, alors elle le ferait. Elle s'était mise soudain à lui parler un jour, au détour d'un couloir, alors que Regina passait devant elle. Et puis une idée en entraînant une autre, contre toute attente, elle avait trouvée en lui quelqu'un avec qui elle pouvait être différente, avec qui elle pouvait laisser aller ses plus mauvais côtés. Elle passait désormais presque toutes ses soirées en sa compagnie, sur son bateau, à boire du rhum avec d'autres amis à lui. Elle rentrait chez elle complétement soule et cela lui allait. C'était son seul moyen d'échapper à cette réalité brutale et coupante comme du verre qui avait fait de sa vie un enfer ces derniers mois.

Dans le bar, l'alcool aidant, Killian se montra plus intime avec Emma. Il se mit à l'embrasser et celle-ci répondit au baiser, peut-être un peu plus passionnément que ce qu'elle voulait. Mais elle ne contrôlait plus rien. Il l'emmena dans les toilettes et ferma la porte à clé. Il l'a cala contre le lavabo et enleva son t-shirt. Il l'embrassa à nouveau, puis posa ses lèvres sur la naissance de ses seins, sur son ventre. Emma eut comme une impression de déjà-vu. Elle s'était déjà retrouvée dans cette position, et elle avait aimé cela. Seulement là, c'était différent. Les sensations, les sentiments n'étaient pas les mêmes.

- Killian... Attends... murmura-t-elle.
Killian ne l'écouta pas et passait ses mains dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge.
- Killian... répéta-t-elle. Killian lâches-moi !
Elle le repoussa violemment contre l'une des portes des toilettes, remit son t-shirt et sortit en trombe des toilettes.
- Qu'est-ce qui te prends Emma ?

Elle parcourut le bar en courant presque, sortit dehors en glissant, peu sure de sa marche, trouva la voiture de Killian et s'y engouffra du côté conducteur. Emma ne conduisait pas habituellement. Mais aujourd'hui elle pouvait, elle en était capable, elle le savait. Les clés étaient toujours accrochées. Elle avait fait une erreur. Elle voulait rentrer chez elle, chez Marco, chez son père. Elle démarra et tenta de reculer, roula quelques mètres puis soudain, dans un grand fracas, tout fut noir.

...

Les sirènes d'ambulances retentirent deux fois dans Storybrooke cette nuit-là, à quelques minutes d'intervalle.
La première fois, à 22h12 précisément, une voiture quitta la chaussée et vint percuter un pylône électrique. Quelques minutes plus tôt, Marco était sorti de chez lui avec l'intention ferme de faire rentrer Emma, même s'il devait pour ça se battre avec le garçon qui l'accompagnait.
La deuxième fois, à 22h16, une camionnette emboutit l'arrière d'une voiture rouge vif qui sortait de son stationnement près d'un bar aux limites de la ville, assez violemment pour que la jeune conductrice à l'intérieur de la voiture rouge perde connaissance.

...

- Regina ? Tu es là ? Tu dors peut-être. Hum... C'est Mary-Margaret. Heu... je sais pas trop comment te dire ça. Mais je crois... je crois qu'il faudrait que... Enfin... Je faisais un peu de bénévolat à l'hôpital ce soir et... il y a eu un accident. Est-ce que tu pourrais venir me voir là-bas ? Je crois... je crois que c'est urgent. Ra.. Rappelle-moi si tu as mon message d'accord ? Je t'embrasse.

...

A 2h du matin, Regina se réveilla, seule dans son manoir, assoiffée. Elle descendit dans la cuisine, et vit que son portable était resté sur la table. Elle alluma l'écran par reflexe, et vit 3 appels manqués ainsi qu'un nouveau message de Mary-Margaret. Son cœur se mit soudain à battre la chamade. Qu'avait-il put arrive pour qu'elle l'appelle aussi tard ? Elle écouta le message, le cœur battant, sans réellement comprendre, les jambes tremblantes.
Elle remonta aussi vite qu'elle put, s'habilla des premiers vêtements qu'elle trouva et fila jusqu'à l'hôpital.

- Regina ! lança Mary-Margaret une fois qu'elle la vit errer dans un couloir.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Regina précipitamment, les sourcils froncés. Ton message m'a inquiété... C'est David ?
Mary-Margaret lui prit la main, et la regarda profondément.
- Non, c'est pas David. Tu devrais... tu devrais venir voir par toi-même.
La main toujours serrée dans celle de Mary-Margaret, Regina se laissa entrainer devant l'une des portes du couloir, chambre 112.
- Tu vas peut-être avoir un choc, précisa Mary-Margaret doucement.
La petite brune entrouvrit la porte, et Regina entra dans la pièce.
Tout à coup, elle crut voir son monde s'effondrer. Emma Swan était là, allongée dans un lit, branchée de partout, quelques ecchymoses sur le visage, encore endormie.
- Emma !
Regina se précipita au chevet de la blessée, et lui prit la main. Elle était froide comme de la glace.
- Qu'est-ce que... qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Regina.
- On ne connait pas encore toutes les circonstances de l'accident, répondit son amie. Tout ce que l'on sait, c'est qu'elle était du côté conducteur de la voiture de Killian Jones, et elle s'est fait percuter par une camionnette. Le conducteur de la camionnette n'a rien, c'est Emma qui a tout prit. Sa tête a visiblement percuté le volant assez fort, et elle a perdu connaissance.
Killian Jones... Elle avait vraiment envie de le tuer. Regina avait remarqué qu'Emma et lui s'étaient grandement rapprochés ces dernières semaines, et elle avait vu cela d'un très mauvais œil, elle avait pressenti qu'il ne se passerait rien de bon. Et elle n'avait rien fait pour empêcher cela.
- Est-ce qu'elle va... continua Regina sans finir sa phrase.
- Son état s'est stabilisé, la rassura Mary-Margaret. Mais on ne pourra pas connaître la gravité de la situation tant qu'elle ne se sera pas réveillée.
- Et combien de temps ça va prendre ?
- On n'en sait rien. Tout dépend d'elle maintenant.

Regina tourna son visage vers la blonde. Elle respirait lentement, paisiblement.
- Pourquoi sa famille n'est pas là ? Pourquoi c'est moi que tu as appelé ?
- Son frère August est introuvable pour l'instant, apparemment il serait parti il y a quelques jours, David m'avait dit qu'il avait retrouvé sa famille biologique.
- Et son père ?
Mary-Margaret la regarda en soupirant.
- Il a pris la route ce soir. J'ai appelé Ruby pour savoir et... elle m'a dit qu'Emma et lui se disputaient souvent, que Marco l'avait appelé pour savoir si elle était chez elle. On pense qu'il l'a cherchait dans Storybrooke... Et... il s'est déporté, et la voiture a percuté un poteau électrique.
Regina, sous l'effet de la surprise, passa une main sur ses lèvres.
- Oh mon dieu...
- Il avait un poumon perforé, des côtes cassées et une hémorragie interne sévère lorsque les secours l'ont amené ici. Les chirurgiens ont fait ce qu'ils ont pu mais... il est toujours en soin intensif, son état n'est pas stabilisé.
- C'est pas vrai, c'est pas vrai.. C'est un cauchemar...
murmura-t-elle.

Les larmes aux yeux, elle se pencha sur Emma et lui embrassa le front, puis, un médecin entra dans la chambre.

- Vous êtes de la famille ? demanda le médecin à Regina.
- Non, répondit-elle. Je suis... Regina cherchait comment se qualifier.
- C'est une amie, répondit Mary-Margaret à sa place.
- Je vous demanderai de sortir alors, seule la famille de la patiente est autorisée à la voir pour le moment.
- Mais elle n'a pas de famille, s'exclama Regina furieuse.
- Vous pourrez revenir demain, la rassura le médecin. Mais pour ce soir, la visite est terminée.
- Allez viens Regina
, lui dit Mary-Margaret doucement.
Elle l'a prit par la main et la fit sortir lentement de la chambre.

Dans le couloir blanc, neutre, Regina s'assit sur l'une des chaises mises à disposition, et elle craqua.
- Regina... ça va aller, elle va s'en sortir, tenta de la rassurer Mary-Margaret, une main dans son dos.
- C'est ma faute, lança faiblement Regina.
- Dis pas n'importe quoi...
- Si c'est ma faute, si je ne lui avais pas brisé le cœur, si je ne lui avais pas dit toutes ces choses, elle n'aurait pas eu besoin de trainer avec cet abruti de Jones, et ça ne serait jamais arrivé, ni à Emma, ni à son père... C'est de ma faute... Deux personnes sont dans le coma à cause de moi et de ma stupidité !
- Regina
, dit Mary-Margaret d'une voix plus forte en prenant le visage de son amie dans les mains. Tout ceci n'est pas de ta faute. D'accord ? Tu as cru faire ce qui était le mieux pour Emma, pour toi et ta famille. Personne n'aurait pu prévoir ce qui allait arriver, pas toi, ni moi, ni qui que ce soit. Ce n'est pas de la stupidité que d'avoir fait un choix !
- Si tu savais comme je regrette ce choix... Si Emma se réveille et pas son père... Elle va me haïr jusqu'à la fin de sa vie... Et je la comprendrai...
Mary-Margaret prit Regina dans ses bras, et la laissa pleurer jusqu'à ce que toutes les larmes de son corps aient roulés sur ses joues, puis quelques heures plus tard, finit par dire :
- Tu devrais te reposer Regina, d'accord ? Je suis encore en service ici demain. Je te tiens au courant s'il y a du nouveau.
Regina hocha la tête, tout en sachant parfaitement qu'elle n'arriverait pas à dormir.
En partant, son amie lui dit :
- Garde espoir. Crois-en lui, et tout ira bien. Je te le promets.
- Merci Mary.

...

Durant les jours qui suivirent, Regina se rendit de nombreuses fois à l'hôpital, jusqu'à plusieurs fois par jour, et souvent, elle y retrouvait Ruby, qui racontait ses journées à Emma, comme si elle était parfaitement réveillée, alors qu'elle était paisiblement endormie.

- Bonjour Ruby, dit-elle doucement en entrant dans la chambre d'Emma un midi, entre deux heures de cours, à présent décorée de fleurs, presque toutes ramenées par Regina.
Ruby se retourna et lui sourit.
- Comment va-t-elle ? continua Regina.
- Pareil que d'habitude... assoupie, répondit-elle.
Regina eut un sourire maladroit, et vint s'asseoir de l'autre côté du lit d'Emma.
- Je t'ai amené à manger, précisa la brune à son élève.
- Merci.
- C'est bien de venir déjeuner avec elle. Ça lui fait de la compagnie. Et puis j'ai pris à emporter chez ta grand-mère, donc, tu devrais aimer je pense.
- Merci..
répéta Ruby. Je n'aime pas trop la bouffe de l'hôpital. C'est un peu trop...
- Aseptisé ?
- Ouais.
Elles échangèrent de nouveau un sourire.
- Vous croyez qu'elle va vite se réveiller ?
- Je l'espère.
- Elle me manque. Sa façon de se gratter le sommet du crâne lorsqu'elle est mal à l'aise me manque. Ce petit sourire maladroit qu'elle a parfois me manque.
- Ah tu l'as remarqué aussi ?
- Ouais, il la représente tout à fait ce sourire...
- Oui, c'est vrai
. Regina posa les yeux sur le visage d'Emma. Elle me manque aussi, ajouta-t-elle.
- Vous devriez réellement le lui dire, vous savez, déclara Ruby, en fouillant dans le sac qu'avait apporté Regina. Quand elle se réveillera, vous devriez lui dire que vous êtes venue la voir presque tous les jours. Je trouve ça réellement bête de votre part de lui cacher un truc pareil, ça lui ferait plaisir.

Lorsque Ruby avait surpris pour la première Regina dans la chambre d'Emma, elle était en train de pleurer, la main posée sur celle d'Emma, et s'excusait. Regina lui avait alors dit avec un regard menaçant de ne jamais dire à Emma qu'elle était venue.

- Je ne vois pas comment, soupira Regina. Elle me déteste.
- C'est drôle...
commenta Ruby
- Vraiment ? Regina arqua un sourcil en direction de son élève.
- Non, ce que je veux dire, c'est que c'est drôle de voir comment les situations peuvent s'inverser parfois. Au début de l'année, Emma croyait que vous la détestiez. Et maintenant, c'est vous qui croyez qu'Emma vous déteste. Elle ne vous déteste pas. Elle était simplement en colère. Ça peut se comprendre non ? Vous lui avez littéralement brisé le cœur, à tel point que j'ai crevé les pneus de votre Mercedes.
- Attends, c'était toi ?
A la fin du mois de janvier, Regina avait retrouvé ses pneus arrières crevés, et elle avait alors accusé un voyou qui passait par là en l'insultant de tous les noms en le menaçant de lui coller un procès, ce à quoi il l'avait rétorqué que c'était une 'vieille folle mal-baisée'.
- Ouais, dit simplement Ruby. Vous le méritiez, non ?
- Ce n'est pas faux...
- Bref, tout ça pour dire qu'Emma est juste en colère contre vous, on le serait à moins, mais elle ne vous déteste pas, elle vous aime, c'est bien pour ça qu'elle est si en colère, c'est pour ça qu'elle trainait avec Killian, elle cherchait juste à attirer votre attention. Elle a besoin de vous, elle ne s'en rend pas compte, c'est tout. Et, au vu de toutes les fois où vous êtes venue la voir cette semaine, je pense que la réciproque est vraie également. Je me trompe ?

Evidemment qu'elle avait besoin d'Emma, maintenant encore plus que jamais. Mais elle avait fait un choix. Et elle ne pouvait revenir dessus. Pas tout de suite. Pas maintenant. Et puis, comment Emma pourrait-elle revenir vers elle après tout ce qu'elle lui avait fait subir ?

- Non tu... tu as raison, admit Regina. Mais je préfère que mes visites restent un secret entre toi et moi. C'est plus simple pour tout le monde, pour l'instant.
- D'accord. Très bien. Mais je pense que vous faites une bêtise.
- J'en suis consciente.
- Alors pourquoi vous...
- Ecoutes Ruby, je n'ai pas le choix, d'accord ? Tu ne peux pas comprendre, répliqua Regina d'un tout qui faisait clairement comprendre qu'elle ne voulait plus continuer cette conversation.

Et c'était le cas, cela lui faisait trop mal au cœur de repenser au mal qu'elle avait fait à Emma, à tout le mal qu'elle lui ferait encore. Peut-être était-ce mieux pour Emma de continuer à croire que Regina ne voulait plus d'elle.

...

Deux jours plus tard, un matin, Emma ouvrit les yeux sur une chambre aux murs bien trop blancs pour pouvoir être ceux de sa chambre. Elle essaya de lever son bras, et se rendit compte qu'elle était perfusée. Elle sentait une légère odeur de citron. Une odeur d'hôpital. Son cœur se mit à battre dangereusement vite. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Puis soudain, elle se souvint. Sa dispute avec Marco, Killian, le bar, le baiser, la voiture et puis plus rien.

La porte s'ouvrit d'un coup, et elle reconnut Mary-Margaret, avec l'uniforme de l'hôpital.
- Emma ! s'exclama-t-elle.
Elle accourra vers la blonde.

- Emma ! Comment tu te sens ? demanda-t-elle précipitamment.
- B..Bien, je crois, répondit Emma d'une voix un peu faible. J'ai juste... soif.
- Je vais t'apporter de l'eau tout de suite...

- Non, attendez, coupa-t-elle. Je peux savoir... ce qui m'est arrivé ? Et pourquoi Marco est pas là ? Mon.. mon père adoptif ?

Alors Mary-Margaret lui dit. L'accident de voiture, celui de Marco, et la prit dans ses bras, lorsqu'elle lui dit que l'état de son père adoptif était plus qu'instable, et qu'il n'était pas sûr qu'il s'en sorte.

- Et August n'est pas rentré ? demanda Emma faiblement.
- Non. On l'a prévenu, pour toi et ton père mais...
- Il préfère rester chez ses vrais parents...
soupira la blonde. Ouais. Je comprends.

Emme regarda un peu autour d'elle. La pièce était remplie de fleurs. Des roses, des lys, des tulipes, des camélias...

- C'est vous pour les fleurs ?
- Oh non, enfin, c'est... un peu tout le monde.
Elle avait failli dire « Regina », une chance, elle s'était retenue.
- On est venu me voir ? demanda Emma surprise.
- Oui ! Quelques amies. Ruby surtout. Elle est venue tous les jours.
- Et c'est tout ?
Mary-Margaret hocha la tête.

Quelque part, malgré tout ce qu'elle pouvait avoir comme ressentiment et de rancœur contre Regina, elle aurait espéré qu'elle vienne la voir. Mais visiblement, elle n'en avait rien à faire. C'était étrange, pensait-elle, qu'elle arrive encore à s'inquiéter pour tout ce qui concernait Regina alors que Marco était entre la vie et la mort. Cette pensée la rendit triste à nouveau.

- Comment je vais faire ? s'inquiéta-t-elle tout bas, encore dans les bras de Mary-Margaret. Si Marco...
- Ne t'inquiètes pas pour ça, d'accord ? Ça doit-être le dernier de tes soucis, vraiment.

Durant la journée, après la visite de tous les médecins et autres infirmières, elle eût de nouveau droit aux visites, et Ruby vint la voir, ce qu'elle fit encore pendant les deux jours suivant, puis, elle eût droit de rentrer chez elle.

...

Regina paraissait triste durant tout le temps où Emma était à l'hôpital, et Henry le remarqua, si bien qu'il demanda souvent à sa mère pourquoi elle paraissait si triste.
- C'est à cause d'Emma ?
- Tu ne devrais pas parler d'Emma... On ne sait jamais, les murs ont des oreilles ici...
- Des oreilles ? Mais j'en ai jamais vu...
Il fronça les sourcils en regardant autour de lui.
- C'est une expression Henry... corrigea Regina en riant
- Oh... Mais c'est à cause d'Emma ? Parce que si ça se trouve c'est ma faute encore et je serais triste aussi si c'était ma faute.
- Ca n'a jamais été ta faute mon ange.
- Mais tu lui parles plus maintenant...
- En effet...
- Pourquoi ? Tu étais contente d'être avec elle pourtant...
- Très. Mais les grandes personnes ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent. Ils doivent faire des choix, des sacrifices...
- C'est nul d'être grand... Moi plus tard je veux faire Peter Pan.
- J'espère aussi que tu ne grandiras jamais.
- Tu sais dans les contes, à la fin, les gens finissent toujours heureux. Ils traversent plein d'aventures, mais à la fin, tout va bien. Et toi t'as le droit d'être comme dans les contes.
- Qu'est-ce que tu entends par là ?
- T'as le droit d'avoir ta fin heureuse. Là, toi et Emma, vous êtes en plein dans l'aventure, mais après, vous vous retrouvez, et vous êtes heureuses. Dans les contes ils disent toujours qu'il faut toujours croire que ça va marcher. Et ça finit par marcher. Par aller mieux. Toujours. Alors toi et Emma, vous irez mieux. Parce que toi t'es comme une princesse, et les princesses sont toujours heureuses à la fin des histoires.
Regina retint ses larmes. Les paroles de son fils l'émouvaient. Et ç'aurait été affreusement cruel de lui dire que dans la vie, tout ne finit pas toujours bien. Qu'ils n'arrivent pas toujours des choses gentilles aux gens gentils. Mais ses paroles la firent réfléchir cependant. Peut-être tout n'était-il pas perdu avec Emma.

...

Le tout premier jour, lorsqu'elle se retrouva seule dans la maison de Marco, Emma craqua, mais elle n'appela personne. Elle ne voulait pas exposer sa faiblesse aux yeux du monde. Elle avait été voir Marco, et le voir dans cet état l'avait insupporté. Elle pensait évidemment que tout était de sa faute. Si elle n'avait pas agis inconsciemment, il ne serait pas dans cet état. S'il ne survivait pas, Emma s'en voudrait à jamais.
Elle venait de s'allonger sur le canapé et d'allumer la télé lorsqu'on sonna à la porte.
Elle ouvrit la porte.
- Mary-Margaret ? M. Nolan ? Qu'est-ce que vous faites ici ? demanda Emma, à la fois surprise et suspicieuse.
- On voulait te proposer quelque chose, annonça Mary-Margaret précipitamment, comme si elle avait peur que ralentir ses mots permettrait à Emma de refuser.
Emma fronça les sourcils, et malgré toute la tristesse de sa situation, retint un rire, le premier depuis des jours. Les voir là, à la fois excités et légèrement inquiets, avec leur grand sourire à la prince et princesse de conte de fées, réchauffa son cœur.
- Quoi donc ? demanda-t-elle.
Mary-Margaret regarda David, un peu gênée, et ce dernier parla à sa place.
- Ecoutes... Heum... On ne sait toujours pas la situation actuelle de ton père alors... Au lieu que tu restes toute seule... Mary-Margaret voulait savoir si tu voulais venir habiter chez elle, tu sais, en attendant...

Habiter chez Mary-Margaret ? Habiter chez l'infirmière du lycée ? Avec M. Nolan qui y était tout le temps fourré ? Un partie d'Emma, celle qui ne voulait pas se retrouver seule, était tentée d'accepter. Mais une autre, la partie indépendante d'elle-même, ne voulait pas abuser de la situation.

- Je.. commença Emma, je sais pas. Je... voudrais pas...
- On sait que tu vas dire que tu veux pas profiter de la situation, que tu veux pas me créer d'ennuis, que tu n'as pas envie de t'incruster, et d'autres choses complétement farfelues, mais si je te le propose, c'est parce que j'en ai envie, dit Mary-Margaret d'une seule traite sans reprendre son souffle. Ton frère n'est plus là pour l'instant, et tant qu'on ne sait pas pour ton père, tu ne crois pas que moralement et physiquement, tu pourrais avoir besoin de soutien ? Tu as besoin d'avoir du monde autour de toi Emma, pas d'être seule dans cette maison vide, qui ne te fera penser qu'à des choses complétement tristes. Et on a pas envie que tu sois triste, tu mérites au moins d'avoir un foyer. D'avoir quelqu'un qui t'attends à la maison quand tu rentreras le soir. Mets tes peurs, ton caractère farouchement indépendant de côté une minute, et pense à ce qui est bon pour toi.
- J'ai pas envie de passer pour une égoïste
, dit Emma les larmes aux yeux.
- Ce n'est pas égoïste. Et même si ça l'est, tu as le droit de l'être au moins un peu vu tout ce qui t'est arrivé, tu ne crois pas ? indiqua David d'une voix calme. Je ne connais pas ton père, mais je pense qu'il t'aime assez pour comprendre que tu préfères être entourée que seule dans sa maison...
Il n'avait pas tort. Et au fond d'elle-même, Emma n'avait vraiment pas envie d'être seule, en tout cas pas ici.
Elle inspira un grand coup et les regarda, tous les deux. Et leur offrit un petit sourire puis finit par accepter, ce par quoi ils répondirent par un sourire encore plus grand.
-Entrez cinq minutes, je vais préparer mon sac.
Emma grimpa les marches de l'escalier quatre à quatre (ce qui lui fit un peu mal, son corps restant encore douloureux), prit un sac dans l'armoire et fourra quelques affaires dedans, le plus important. Elle prit son ordinateur portable, et son téléphone et descendit. A peine 20 minutes plus tard, ils furent chez Mary-Margaret.

L'appartement de Mary-Margaret était spacieux, bien qu'un peu rustre, mais ce n'était pas le genre d'Emma de s'en formaliser. Emma eut un petit rire en pensant que Regina ne devait pas se sentir si à l'aise que cela lorsqu'elle allait chez elle. Regina. Encore une fois, elle s'était immiscée dans sa tête sans prévenir.
Mary-Margaret lui montra sa chambre, toute simple, mais cela lui suffisait amplement.
- Merci...
Elle descendit au rez-de-chaussée, et fit sa première soirée chez l'infirmière, en compagnie de David, qui restait là pour la nuit.
-Tu veux un chocolat ? demanda Mary-Margaret.
- Oh euh, oui, d'accord, merci, dit Emma en s'asseyant sur le canapé.
- Tu veux de la cannelle dessus ? Parce que moi c'est mon péché-mignon, mais je comprends que ce soit un peu spécial pour les autres...
- J'adore ça,
s'exclama Emma.
- Ah bah tu vois, on est faites pour s'entendre !

...

Au fil des jours, Emma s'installa chez Mary-Margaret, commença à se sentir à l'aise et confortable. Elle reprit le lycée, et sentit les regards peser lourd sur elle, elle était devenue l'attraction de l'école, et elle n'appréciait pas vraiment cela. Elle croisa Regina, qui faisait de son mieux pour l'éviter, et capta un de ses regards, un mardi, lorsqu'elle récupéra Ruby au cours de théâtre qu'elle avait séché à nouveau. Elle s'approcha d'Emma, d'un pas mal assuré, et demanda d'une petite voix :
- Comment tu te sens ?
Emma la regarda de haut en bas, avec l'envie forte de ne pas lui répondre, de tourner les talons et de s'éloigner le plus possible. Mais à la place, elle s'écorcha la bouche avec des mots qui n'étaient pas les siens.
- En quoi ça vous regarde Madame Mills ?
- Je m'inquiétais pour toi, c'est tout.
- Vous n'aviez pas l'air de vous inquiéter tant que ça, vous seriez venue me voir sinon... Je suis quand même restée quelques jours à l'hôpital...
Ruby jeta un œil à Regina.
- Très bien Miss Swan. Je ne vous ferai désormais plus l'affront de vous poser une simple question.
Regina retourna dans sa salle et claqua la porte. Ce qu'Emma ne savait pas, c'est que derrière cette porte, contre cette porte plus exactement, se trouvait une Regina, assise, les bras entourant ses genoux, et qui se retenait pour ne pas pleurer.

Emma avait invité Ruby à passer chez Mary-Margaret, pour fêter le fait que l'état de Marco se soit stabilisé, il n'était toujours pas sorti d'affaire, mais d'après les médecins, il était sur la bonne voie. Sur la route, elles ne parlèrent pas de Regina, mais celle-ci vint cependant dans la conversation en plein milieu du repas qu'elles partagèrent en compagnie de Mary-Margaret.
-T'aurais peut-être pu lui parler plus gentiment tout à l'heure, dit Ruby.
- Tu lui as parlé ? demanda Mary-Margaret. C'est un signe encourageant, non ?
- Sûrement... mais je m'en fiche.
- Je pensais que ça te ferai plaisir de voir qu'elle s'inquiétait pour toi... Elle t'a souri...

- C'était même pas un sourire, c'était... un coin de bouche qui se lève... Et je m'en contre-fous..
- Il est vrai ce mensonge ? questionna l'infirmière.
- Mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Elle m'a jetée comme une espèce de vieille serpillère, elle s'est foutue de moi depuis le début, et je suis censée me soucier d'elle ? Sérieusement ?
Mary-Margaret, qui connaissait bien évidemment toute la vérité sur la façon dont Regina avait agi avec Emma, toussota, et Emma et Ruby se tournèrent vers elle.
- Tu ne crois pas qu'il pourrait y avoir des raisons derrière tout ça ?
- S'il y 'en avait, pourquoi est-ce qu'elle ne me les aurait pas dit ? On était assez proches pour ça il me semble ?
- Elle ne voulait peut-être pas... t'embêter avec ça
, supposa Mary-Margaret.
- Et à la place elle a donc préféré me briser le cœur ? Oh ouais, super comme technique, ironisa la blonde en levant un pouce. De toute façon qu'est-ce que ça peut faire ? Si elle avait été sincère avec moi, si elle tenait vraiment à moi, elle serait venue me voir à l'hôpital. Est-ce qu'elle l'a fait ? Non. Donc voilà, conclut-elle en haussant les épaules.

Mary-Margaret et Ruby se regardèrent, gênées. Si seulement elle savait. Ruby avait promis de ne rien dire, et elle voulait tenir cette promesse, seulement, s'il y avait un moyen pour qu'Emma se sente plus heureuse...
De son côté, Mary-Margaret avait aussi fait cette promesse à Regina, mais pourquoi mentir si cela pouvait les rapprocher à nouveau ? Après tout, c'est ce qu'attendait Regina, sinon pourquoi lui aurait-elle sourit au lycée ?

- Et puis qu'elle aille se faire foutre, continua Emma contre toute attente. J'ai pas besoin d'elle. J'ai pas besoin d'elle. Non, vraiment pas. J'ai pas besoin de ses tailleurs stupides, de sa stupide coupe de cheveux, et encore moins de sa stupide façon de marcher, avec ses talons de dix centimètres. Je l'a déteste. Je la déteste tell...
- Elle est venue
, s'écrièrent Mary-Margaret et Ruby à l'unisson, brisant le flot de parole d'Emma.
Emma les regarda un instant sans comprendre.
- Quoi ?
Ruby soupira, puis dit, en regardant Emma dans les yeux :
- Regina. Elle est venue te voir à l'hôpital. Très souvent.
- Tous les jours en fait
, renchérit Mary-Margaret. Et les fleurs... viennent d'elle aussi. Elle s'est inquiétée pour toi. Réellement. Et pas uniquement parce que tu es son élève. Elle s'est inquiétée parce que malgré tout ce qu'elle a pu te dire, elle t'aime... Si tu savais comme elle t'aime... A tel point que parfois, ça lui est insupportablement douloureux.
Emma entendait les mots de sa colocataire, mais avait du mal à en saisir le sens.
- Elle quoi ? répéta-t-elle. Elle est venue à l'hôpital ?
- Elle t'a tenu la main de nombreuses fois...
- Elle est venue ?
- Oui,
murmura Ruby. Oui Emma, elle est venue.
Emma regarda successivement son amie et Mary-Margaret, bondit de sa chaise et sortit dehors.

...

Elle courut sans s'arrêter, elle ne ressentait quasiment plus la douleur, car à cet instant précis, elle n'avait envie que d'une chose, voir Regina. Arrivée au manoir, elle tambourina à la porte.
- Regina ! Regina !
La porte s'ouvrit, et une Regina plus que surprise la regarda de ses yeux marron. Et Emma ne trouva plus rien à dire.
- Ma porte est quasiment blindée, dit Regina avec un petit sourire. Tu risques de faire plus de mal à ta petite personne qu'à la porte si tu continues à frapper comme ça.
Emma la dévisageai du regard, cela faisait si longtemps que ce n'était pas arrivée, qu'Emma prit son temps pour tout détailler. Ses yeux, son nez, sa cicatrice au-dessus des lèvres, sa bouche, son menton, son cou bordé de de cheveux ébènes.
- Regina...
Elle arqua un sourcil.
- Oui ?
C'était le moment ou jamais pour avoir une explication.
- Mary-Margaret et Ruby m'ont dit que tu étais venue me voir à l'hôpital. C'est vrai ?
- Elles t'ont dit ça ?
- C'est vrai ? répéta Emma.
Regina soupira.
- Oui, répondit-elle. C'est vrai.
Le cœur d'Emma tressauta, mais celle-ci fit la froide devant la brune, elle ne voulait pas de démonter.
- Pourquoi est-ce que t'es venue me voir ? Je croyais que tu te fichais de moi, et de ce que je pouvais ressentir ? Je croyais que tout ce qui t'intéressais chez moi, c'était pour ta petite vengeance personnelle ?
- Il ne faut pas croire tout ce que disent les grandes personnes sous influence
, dit Regina avec un petit sourire.
Emma fronça les sourcils.
- Quoi ?
- Je n'avais pas le choix Emma...
- C'est à cause de Robin si tu m'as dit tout ça ? Il a découvert que toi et moi on se parlait ?
Regina hocha la tête et Emma leva les yeux au ciel.
- Et tu aurais voulu que je te dise quoi exactement ? rétorqua la brune.
- La vérité aurait été amplement suffisante ! Je n'attendais que ça ! Je n'ai toujours attendu que ça !
- Mais je ne savais pas ce que c'était que la vérité en ce qui nous concernait, je n'avais rien à quoi me raccrocher !
- Mais t'aurais pu me dire tout ça ! J'aurais compris ! Je ne t'aurais pas harcelée !
- J'ai fait ce que je croyais être le mieux pour toutes les deux...
- Ouais et bah tu t'es trompée,
lâcha Emma, avec un soupçon de rancœur dans la voix.

Emma ne savait plus où elle en était, elle ne savait plus ce qu'elle voulait, ce qu'elle attendait de Regina. Elle ne savait même plus pourquoi elle était venue. Elle se retourna, prête à partir, mais Regina la retint d'une main sur l'épaule.

- Tu crois que tu seras capable de me pardonner ? demanda Regina. Un jour ?
- J'en sais rien, répondit-elle en se retournant vers la brune. Je...

Regina l'enlaça. Doucement, tendrement, précautionneusement, pour ne pas lui faire mal, mais surtout pour ne pas l'effrayer. Emma sentait ses mains dans son dos, mais laissa les siennes le long de son corps. Le nez dans le creux du cou de Regina, elle inspira longuement. L'odeur de Regina lui rappelait tant de souvenirs précieux, qu'elle avait gardé dans un coin de sa tête et qui aujourd'hui faisaient surface à nouveau. Pour la première fois depuis longtemps, Emma Swan se sentit bien. Jusqu'à ce qu'elle sente son portable vibrer dans sa poche. Regina desserra son étreinte, et Emma regarda son téléphone. Le nom de Mary-Margaret s'afficha et Emma décrocha aussitôt.

- Allô ?
- Emma ? C'est Mary... Je viens d'avoir un coup de fil de l'hôpital...
Emma commença aussitôt à stresser.
- Et ?
- Et alors tu devrais y aller le plus vite possible... Ton père s'est réveillé.


Et vous êtes arrivés au bout du chapitre ! Qu'est-ce qu'on en dit alors ?
Emma habite chez MM, Marco s'est réveillé et Regina revient donc vers Emma, Emma à qui il va falloir un peu de temps pour pardonner à 'Gina. Cette dernière va faire beaucoup d'effort pour se faire pardonner, vous verrez comment dans le prochain chapitre normalement !
Le p'tit jeu des chansons continue, donc essayez de deviner l'artiste de celui-ci !

Bisous bisous !
ADR