Le résultat du sondage : Tsuna ne va rien savoir! Ce qui est une très bonne chose, puisque c'était mon idée de départ! Je m'excuse pour ceux qui voulaient que Tsuna sache tout. Sinon, je préviens tout de suite que je ne ferais pas toutes les aventures des arcs puisque Tsuna ne saura rien. Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews et mon ont mis cette histoire dans leurs favoris. Cela me donne envie de continuer mon histoire… Tant mieux, elle risque d'être un peu (beaucoup) longue.
Chapitre 4 : Si désoler pouvait tout régler, il n'y aurait pas l'enfer sur terre-Kyoko Mogami
Tsuna regarda son frère depuis plusieurs semaines, de loin bien sûr. Depuis l'arrivée du bambin, Katsuro ne semblait plus vouloir ou pouvoir être proche de lui. Alors Tsuna le guettait secrètement. Une petite voix dans sa tête ne cessait de chantonner le mot stalker. Ce que le noiret niait fortement. Il n'était pas un stalker! Il faisait juste de… euh… euh….De l'analyse comportementale.
« — Bien sûr, persiffla la voix, et toi tu es un premier de classe.
-Katsu-nii agit bizarrement, je n'ai pas le choix de le suivre et de l'observer pour découvrir ce qui ne va pas puisqu'il ne veut pas me le dire lui-même. Contredit tranquillement Tsuna
— cela n'a aucun rapport avec le fait que depuis qu'il a décidé qu'il préférait une autre compagnie que le nôtre, tu te sens seul. Fit l'enquiquineuse sarcastique. »
Son commentaire fit automatiquement mouche. Évidemment, que Tsunayoshi se sentait seul. Déjà qu'auparavant il n'avait presque personne avec qui parler, maintenant même son frère ne voulait plus lui adresser la parole.
Parfois, il se sentait tellement invisible, tellement insignifiant, qu'il avait l'impression de disparaitre. Si avant les brutes de l'école se souvenaient assez de lui pour l'intimider dans le dos de son frère ainé, désormais, ils ne faisaient même plus attention à lui. Il était complètement isolé. Ce qui en un sens lui donnait l'impression d'être mort.
Tout le contraire de son frère, qui semblait rayonner de joie entourée de ses nouveaux amis : Takeshi Yamamoto, joueur de baseball étoile de Namimori, Gokudera Hayate, nouvel élève venu tout droit de l'Italie, Ryouhei Sasagawa, chef du club de boxe de l'école, Haru Muira, étudiante d'une autre école, Dino Chiavaronne, personnage mystérieux qu'il ne connaissait pas vraiment.
Sans compter Lambo, I-pin, Fuuta et Bianchi qui vivait avec eux.
Son frère vivait une vie passionnante maintenant. Défier le comité de discipline, sauver un élève du suicide, nager avec les requins, combattre un gang dangereux.
Ce n'était pas qu'il était jaloux. Loin de là, il préférait franchement laisser toutes les aventures au plus vieux. Juste… juste, il aurait voulu pouvoir être une part de sa vie. Ne pas être complètement effacé comme c'était le cas actuellement.
Combien de fois s'était-il assis dans son lit rongé par l'inquiétude de devoir attendre pour savoir si son grand frère allait bien. Combien de fois, s'était-il assis dans son lit en priant le ciel que son frère revienne en sécurité? Trop de fois pour que lui-même ne garde le compte.
Le pire était sans doute les regards méfiants des autres. Gokudera l'avait menacé l'a première fois que leur route s'était croisée, Yamamoto avait les yeux froids chaque fois qu'ils se regardaient, Sasagawa ne cessait de dire qu'il était EXTRÊMEMENT suspect, Dino se méfiait ouvertement de lui, Bianchi, I-pin et Lambo l'ignorait et Fuuta l'avait classé au premier rang des personnes les plus dangereuses dans le monde.
De quoi le mettre sur la liste noire de n'importe qui.
C'était presque à se demander s'il n'avait pas une sorte de malédiction qui le condamnait à mille ans de malchance pure.
Sa désolation existentielle prise fin en entendant le vacarme intense provenant de la chambre de Kasturo. I-pin et Lambo avait audiblement pris la décision que la chambre du blanc était le lieu de rêve pour jouer au tag.
Soudain, le silence se fit, mais décida de partir en balade lorsque Lambo se mit à pleurer suite à il ne savait trop quoi.
En même temps, pourquoi tout cela l'intéresserait. Personne ne s'occupait de son existence. Alors pourquoi devrait-il se préoccuper de celle des autres?
Nana allait chercher son courrier. Ce n'était pas inhabituel. Par contre, les trois tickets (pourquoi trois? Se demanda-t-elle brièvement) pour une croisière était exceptionnel. Elle lit l'a lettre qui les accompagnait pour découvrir avec bonheur qu'elle les avait gagnés grâce un concours dans un magazine (mais je n'ai remplis aucun papier de ce genre, se dit-elle distraitement). Elle devait l'annoncer à son Katsu-chan! Il allait être tellement heureux son grand garçon!
D'un pas guilleret, elle partit dans la maison en direction de la chambre de son fils unique (pourquoi ce mot semblait-il si faux, elle n'avait pourtant pas d'autre enfant (à part I-pin, Fuuta et Lambo bien entendu)).
Katsuro déprimait. D'abord son tuteur sadique prenait son frère si mignon et si innocent en otage, ensuite il le forçait à s'entrainer pour pouvoir le foutre dans des situations dangereuses à souhait.
Pour être honnête, à la première occasion, il allait lui foutre une raclée à son enseignant. Bien sûr, c'était sympa d'avoir tous ces nouveaux copains, mais cela ne remplaçait pas son Tsu-chan. Il avait l'impression qu'il lui manquait quelque chose d'important, de primordial même.
Mais il n'avait plus le droit d'avoir des contacts avec Tsuna de quelque façon qui soit. Toute rupture de cette règle mettra le plus jeune en danger. Donc pour le bien de son gentil et adorable petit frère, il restait loin.
Il regarda méchamment le démon qui n'en avait absolument rien à cirer. Se contentant de siroter tranquillement son café dans un petit fauteuil de cuir brun foncé.
I-pin et Lambo ne cessaient de faire du bruit, il était malade d'inquiétude pour son frère et à la merci du plus grand et du plus pur sadique que la terre ait jamais porté.
— Que l'on m'achève par pitié, gémit-il en claquant sa tête sur son bureau.
Lui tout ce qu'il demandait était de vivre une vie calme et paisible avec son petit frère. Maaaaaaiiiiiiiss nooooooooonnn, c'était trop demandé à l'univers. Il fallait que son enfoiré de paternel fasse partie de la mafia, il fallait qu'il soit comme par hasard le dernier héritier de la lignée Vongola. Mais il ne voulait pas! Il ne voulait pas devenir le dixième parrain de la plus grande famille mafieuse du monde.
Pourquoi cela semblait-il si dur à comprendre?!
Surtout qu'il ne pouvait rien dire à Tsuna. Cela le ferait plonger dans ce monde noir et froid.
Sur son corps mort!
Donc il s'était éloigné, brusquement, de son précieux frère.
Qui s'était retrouvé tout seul.
Il avait envie de pleurer.
Parce que franchement, c'était injuste.
Et qu'il ne pouvait rien faire contre cela.
Puis, histoire de lui faire savoir qu'il ne lui arrivait pas que des emmerdes, le monde lui offrit un truc super bien. Parce que même la vie peut faire preuve de miséricorde.
— Katsu-kun!
Tsuna se tassa précipitamment du chemin de la matriarche qui rentra tel un ouragan dans la chambre du plus vieux. Un peu plus et c'était la collision!
-Regarde Katsu-kun! On a gagné! On a gagné! Jubila la matriarche.
— Gagné quoi? Questionna son frère.
— Trois billets pour faire une croisière! C'est fantastique non?! S'exclama l'adulte.
— Super, s'enthousiasma l'adolescent, mais j'ai le mal de mer, déplora-t-il
—, mais un bateau de croisière ce n'est pas la même chose qu'une petite embarcation! C'est comme un hôtel flottant!
L'image mentale que cette comparaison fit apparaitre dans la tête ne parut pas réellement accueillante. Katsuro dut faire un drôle de visage à cet instant, car sa mère poursuivit rapidement.
— Il y a plein d'activité! Il y une piscine, un casino, un buffet, il y aura même du steak!
Très honnêtement, cela ne lui tentait pas vraiment de partir en croisière avec tout plein de monde qui ne fera que l'ignorer. Tsuna partit sans entendre la fin de la discussion. De toute façon, ils allaient l'oublier ici. Ce n'est pas comme si tout cela le concernait dans le fond.
Soupirant lourdement, le noiret entra dans sa chambre. Ce n'était pas son genre de déprimé comme cela. Pourtant, il lui semblait sombrer de plus en plus dans la dépression et rien n'avait l'air de pouvoir l'en dégagé. En même temps, ce n'est pas comme s'il avait réellement tenté de se sortir de cet état d'esprit.
Katsuro regarda sa mère partir de sa chambre en souriant. Il devait préparer leur bagage puisqu'il devait partir en après-midi.
Reborn avait heureusement réussi à convaincre sa mère de partir, celle-ci avait failli renoncer en remarquant que I-pin, Fuuta, Reborn et Lambo resterait seul dans la maison.
Maintenant la seule question est : est-ce que Tsuna allait venir.
Il fallait qu'il vienne! Certes il ne pouvait plus l'approcher, mais il avait toujours continué à veiller sur lui. Si Tsuna ne partait pas en croisière alors lui non plus.
Reborn était agacé. Ce n'était jamais une bonne chose qu'il soit agacé. Son stupide élève avait finalement décidé d'être têtu! Il n'y avait pas moyen que son élève n'y aille pas. Il devait subir sa tortue…eurhm... son entrainement.
Il soupira lourdement. L'arcobaleno savait que seule la venue de l'autre frère mystère le ferait également venir.
Il ne lui faisait toujours pas confiance. Aucune famille mafieuse n'avait pu trouver quoi que ce soir sur l'enfant. Ce qui était étrange était souvent synonyme de louche. Personne ne devait faire confiance à quelqu'un qui n'existait ni dans le vrai monde, ni dans la pègre.
Katsuro avait beau suivre tous ses entrainements, acquérir ses nouveaux gardiens, rien ne l'avait réellement distrait de la sécurité de son jeune frère. Il avait accepté de ne rien dire à Tsuna seulement à cause que Reborn lui avait enfoncé dans le crâne que quiconque savait à propos de la mafia se faisait automatiquement happé dans ce monde. Il n'avait pas menti.
Seulement, son élève ne semblait pas vouloir son frère près de lui. La peur qu'il lui arrive quelque chose lors d'un combat était paralysante. L'éloigné devait lui avoir paru comme une excellente solution.
Au final, ni l'un, ni l'autre n'en était heureux, et tout cela commençait à lui tapé sur le système.
Il décida donc de prendre certaines mesures.
— Katsuro.
— Um
— tu sais, si tu tiens tant que cela à être près de lui et que tu ne penses pas être assez fort pour assurer sa sécurité, alors devient plus fort pour le protégé.
Katsuro soupira à son tour. Si tout était aussi simple.
— Baka! Il envoya un coup qui enfonça son stupide étudiant faire coucou au mur, ne doute pas! Fonce!
Une étincelle s'alluma enfin dans les yeux de son disciple. Si seulement il pouvait comprendre aussi vite normalement. Au moins, il avait prévenu aux gardiens de se méfier de Tsunayoshi Sawada
— je dois aller voir Tsuna! Cria Katsuro en se précipitant vers la chambre de Tsunayoshi.
Tsuna était seul dans sa chambre. Déprimant seul dans son coin quand la porte s'ouvrit sur Katsuro. Pourquoi venait-il le voir? N'avait-il pas décidé de l'ignorer?
— Tsu-chan! Jesuistellementdésolerdet'avoirignorémaisjepensaisquecelateprotègeraisdesgensquimeveulentdumaletlajemesensvraimentmalsilteplaitvienavecnousdanslacroisieresilteplaitmondouxgentiletmerveilleuxpetitfrerequejaimedetoutmoncoeur? Clama-t-il le plus rapidement possible.
Tsuna ne comprenait rien, Katsu-nii s'excusait? Mais il n'avait rien fait de mal. Il voulait qu'il vienne avec eux à la croisière?
Soudain tout était confus. Après des semaines d'ignorance, de solitude totale, il voulait lui reparler comme cela, sans raison apparente? Et il s'attendait à ce qu'il dise oui?
— Bien sûr! Sourit-il faussement.
Katsuro le regarda tellement béat qu'il ne remarqua rien.
Mercitueslemeilleurnouspartonsdanslapresmidifaistesbagagesjesuishereuxquetucomprennesjenetignoreraisplusjamaisaplustard!
Et comme un ouragan, il partit de sa chambre.
Le sourire de Tsuna se fana et les larmes qu'il avait retenues coulèrent librement. Se recroquevillant sur lui-même, il laissa échapper un léger sanglot avant de serrer les lèvres pour qu'aucun autre son n'en franchise le seuil.
Cela faisait mal, tellement mal, de détester aussi fort la personne qu'il avait le plus aimée. Au final, leur relation ne devait pas être forte comme il l'avait cru. Des pauvres excuses mal formuler étaient tout ce qu'il avait eu droit. Pour toute la souffrance, pour toute la douleur que sa solitude avait provoquée. Il eut l'envie soudaine de crever là toute de suite, isolé et loin de tout le monde. Comme cela avait toujours été au final.
Faisant fi de ce sentiment, il se releva le corps secoué par ses sanglots réprimé pour aller faire ses bagages. Il avait une croisière à préparer après tout.
Si vous trouver que cela tranche avec le reste des chapitres c'est normal. Les sentiments de solitudes de Tsuna sont plus profonds. Il ne peut plus être aussi « heureux » que dans les précédents chapitres. Pour ce qui est des gardiens de Katsuro, c'est normal qu'ils soient froids envers Tsuna puisqu'ils pensent qu'il est une menace pour Katsuro, merci Reborn pour cela.
