Je me rends compte que j'oublie tout le temps de mettre un disclaimer. Donc tout appartient à mes vénérés Tolkien et Jackson. Araniel est à moi...et pas à moi puisque je sais pas si je doit la considérer comme un OC. Sean Bean est ma propriété exclusive. Le mien à moi. Mon précieux.
Il faisait froid. Elle avait vaguement conscience de l'eau courant sur sa peau et du sable mouillé contre sa joue. Il fallait qu'elle ouvre les yeux. Mais elle n'y arrivait pas. Ses paupières et son corps étaient si lourds...
Je suis morte. Saleté de Warg.
La douleur irradiant son dos la traversa comme une flèche de souffrance.
Les morts ne souffrent plus.
Elle se rappelait de la chute. Du monde qui tournoyait sans fin autour d'elle et du choc qui avait suivi.
Je souffre donc je vis.
Il fallait qu'elle bouge. Qu'elle ouvre les yeux. Il le fallait.
Je suis si fatiguée... Je pourrais dormir là. M'endormir et ne jamais me réveiller.
Est-ce que j'aurais droit à une cérémonie comme Theodred? Avec Eowyn qui chante?
Pas sûr.
Ses ongles raclèrent le sable, produisant un crissement dont elle ne perçut qu'un écho lointain. Il y avait de la lumière derrière ses paupières fermées. Et la voix dans sa tête. Douce. Berçante.
Arwen.
- Puisse la grâce des Valar te protèger.
L'image de l'Elfe s'estompait déjà, comme impuissante. Et ce fut de nouveau le noir.
- Araniel.
C'était une voix d'Homme, cette fois-ci.
Elladan?
Non. Ce n'est pas lui.
Dans le noir, une silhouette se précisa.
- Araniel...
Le ton était triste et résigné.
Je connais cette voix.
- Avez vous déjà oublié votre promesse?
La silhouette était toujours floue.
À qui ai-je fait une promesse?
- Vous avez promis que le Gondor ne tomberais pas.
Oui, j'ai promis ça. À qui, déjà?
Pourquoi ce type a des flèches plantées dans le torse? Il faut lui enlever sinon il va mourir.
Comme Boromir.
...
Boromir?
L'apparition eut un sourire triste. Il était pâle. Anormalement pâle. Couvert de sang et de crasse. Et les flèches...
Je les ai enlevées. Je le sais.
Une angoisse subite l'étreignit.
Il est mort. Il est mort.
Je lui ait fait une promesse et il est mort.
- Il faut ouvrir les yeux, Araniel.
Pas envie. Si fatiguée...
- J'ai menti en disant qu'il n'y avait plus d'espoir.
Il n'y a plus d'espoir, Boromir. Regardes, toi aussi tu m'avais fait une promesse et tu es mort quand même.
- Il était là, sous mes yeux. Mais je n'ai pas su le voir.
Laisse moi dormir tranquille. Par pitié.
- Si tu vous ne sauvez pas le Gondor, personne ne le fera.
Je ne suis personne. Juste une fille avec un destin trop grand pour elle. Je n'y arriverais pas.
- Et nous mourrons tous.
Pas toi. Tu es déjà mort.
- J'ai tenu ma promesse. À vous de tenir la vôtre.
Et les flèches?
- Ouvrez les yeux, Araniel!
Il avait presque crié cette fois-ci.
Il a tenu sa promesse. Il est en vie.
Si Boromir peut tenir une promesse alors pourquoi pas moi?
La vision sourit et s'effaça lentement.
Attends. Reste un peu...
Elle sentit quelque chose de chaud et humide sur son visage. Quelque chose de légèrement râpeux. On était en train de lui lécher consciencieusement le visage.
Pitié, faites que ça ne soit pas un Warg.
Le son caractéristique du choc d'un sabot contre une pierre parvint à ses oreilles.
- Brego, marmonna-t-elle.
Le cheval, car c'était lui, la poussa avec son nez. Elle entrouvrit les paupières, et les referma aussitôt, blessée par les reflets du soleil sur la rivière. Brego se coucha contre elle. La chaleur qu'il dégageait la fit immédiatement se sentir mieux. Elle tendit une main à l'aveugle et agrippa sa crinière, puis tira pour se hisser sur le dos du cheval. Sa colonne vertébrale l'élança désagréablement.
Du haut de sa monture, elle vit son reflet dans l'eau miroitante.
J'ai l'air d'une folle.
Cheveux emmêlés pleins de sable et de sang, yeux hagards, visage creusé.
Ç'aurait pu être pire.
Lorsque le cheval se lança au galop, elle dû se contenir pour ne pas hurler.
Rectification. C'est pire.
Chaque pas irradiait son dos de douleur, chaque choc se répercutant douloureusement dans ses os. Elle avait l'impression de tomber en morceaux.
Je dois rester sur cette selle jusqu'au gouffre de Helm.
Je dois tenir ma promesse.
Le cheval connaissait le chemin. Il retournait chez lui.
Araniel ne sut jamais exactement combien de temps elle avait chevauché. Elle vivait dans une sorte de demie-conscience, percevant le monde à travers une sorte de brume rougeâtre. Elle avait l'impression d'être plus morte que vivante, et seule la douleur persistante irradiant tout son corps la maintenait éveillée. La douleur et l'idée fixe.
Je dois tenir ma promesse.
Elle aperçut comme un long ruban sombre au loin, serpentant lentement à travers la plaine. Un long ruban hérissé, porteur de mort et de désolation.
Quand elle comprit ce que c'était, elle eut un rire hystérique. Sa conscience, jusque là embrouillée, se réveilla d'un coup. Les étendards de la Main Blanche flottaient au vent.
L'Isengard s'est vidé.
Elle talonna Brego qui partit au galop.
Je dois arriver avant eux.
Les mouvements du cheval sous elle étaient un supplice, mais cela ne comptait plus à présent. Elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur elle-même. Ou elle devrait ensuite s'apitoyer sur un peuple entier.
Elle atteignit le gouffre de Helm alors que le soleil était à son zénith.
Lorsqu'elle vit la forteresse, un soulagement sans nom l'envahit.
- Mae carnen, Brego, mellon nîn (Bien, Brego, mon ami.), murmura-t-elle.
Elle ne savait pas exactement à quelle moment ils l'avaient vue arriver, mais les portes s'ouvrirent à son approche.
En même temps, un cavalier seul sur une étendue plate...au moins les Orcs ne les prendront pas totalement au dépourvu.
Brego fendit la foule nombreuse qui se pressait à l'intérieur de la forteresse. Les gens la regardaient avec des yeux ronds. - Elle est vivante, s'égosilla quelqu'un.
Sans blague.
Araniel descendit précautionneusement de sa monture. Le sol tanga sous ses pieds et elle se raccrocha à la selle.
- Où est-elle? OÙ EST-ELLE?
Erù soit loué. Il va bien.
- Sortez de mon chemin! Je vais la tuer!
Araniel vit une tête casquée se frayer un chemin dans la foule. Le Nain lui sauta presque dessus.
- Vous êtes la femme la plus chanceuse, la plus maline, et la plus insouciante que j'ai jamais rencontrée, vociféra-t-il.
Il la serra contre lui.
Mes côtes, Gimli, par pitié.
- Content de vous revoir, mon amie.
Moi aussi.
- Gimli, où est le roi?
Le Nain désigna le fort de la tête. Elle lui frappa amicalement l'épaule et se dirigea vers les portes. Legolas l'attendait, les poings sur les hanches.
- Le abdollen (Vous êtes en retard.), dit-il d'un air sévère. Vous avez une mine affreuse.
Araniel rit doucement. Il n'avait pas tord sur ce point là.
Du coin de l'oeil, elle aperçut Eowyn. La jeune femme s'était levée. Son expression reflétait une joyeuse incrédulité.
Legolas ouvrit soudain sa main. L'Evenstar reposait au creux de sa paume. L'Elfe souriait. Mais le sourire avait disparu sur le visage d'Eowyn. Ses yeux étaient fixés sur le bijou.
- Hannon le (Merci.), murmura Araniel.
Le sens de la réaction de la jeune Rohirrim lui échappait totalement.
La ranger prit une grande inspiration et poussa violemment la porte. Le roi était au fond de la salle penché sur des cartes avec ses conseillers. Il se retourna au bruit. L'étonnement sur son visage était visible et Araniel savoura l'instant.
Entrée théâtrale. J'ai fait mon petit effet.
Elle alla droit au but.
- Une grande armée, vous dites?
- L'Isengard s'est vidé, confirma-t-elle.
- Combien?
- Dix mille. Au moins, dit-elle d'une voix lasse.
Rien que de le dire l'avait épuisé.
- Dix mille? répéta Theoden avec une douloureuse incrédulité.
Dix mille. Et encore. J'ai estimé.
- C'est une armée conçue dans un seul but: détruire le monde des Hommes. Ils seront là à la tombée de la nuit.
Au moment où ils ont l'avantage. C'est admirablement calculé.
Theoden marcha hors de la pièce et grimpa sur les remparts.
- Qu'ils viennent, cracha-t-il.
Et cela sonnait comme une condamnation à mort.
- Je veux que chaque Homme ou jeune garçon en mesure de tenir une arme soit prêt à se battre avant la nuit.
Le conseiller du roi (Gamling, elle l'avait appris plus tôt) hocha la tête. Theoden se pencha par desus les remparts.
- Nous couvrirons la route et les portes. Aucune armée n'a jamais ouvert de brèche dans le mur du Gouffre, ou posé un pied dans Fort-le-Cor.
- Ce ne sont pas de simple Orcs stupides, remarqua Gimli. Ce sont des Uruk-hai. Leurs armures et leurs boucliers sont épais.
- J'ai mené beaucoup de guerres, Maître Nain, siffla le roi. Je sais commment défendre les miens.
Il se détourna et grimpa les escaliers vers le haut de la forteresse. Araniel le suivit en se massant les tempes. Cette discussion commençait à lui porter sur les nerfs.
- Ils se briseront sur nos murs comme de l'eau sur une falaise. Les hordes de Saruman vont piller et brûler. Nous avons déjà subi cela. Les récoltes peuvent être replantées, les maisons reconstruites.
Pas si tout le monde est mort.
- Nous sommes en sécurité derrière ces murs.
- Ils ne viennent pas pour détruire les récoltes ou les villages, s'énerva Araniel. Il viennent détruire son peuple, jusqu'au dernier enfant.
Pourquoi refuse-t-il de comprendre?
Theoden la saisit soudain par le col de sa chemise et la secoua violemment.
- Que voulez-vous que je fasse? Regardez mes Hommes. Leur courage ne tient qu'à un fil.
Il la lâcha et eut un geste de découragement.
- Si telle doit être notre fin, alors je vais faire en sorte qu'elle reste gravée dans les mémoires.
- Envoyez vos cavalier, Monseigneur, tenta une dernière fois Araniel. Vous devez demander de l'aide.
- Et qui viendra? cria-t-il soudain. Les Elfes? Les Nains? Nous n'avons pas la chance d'avoir autant d'amis que vous. Les vieilles alliances sont mortes.
Non. Pas toutes.
- Le Gondor répondra.
Boromir.
Boromir aurait répondu.
- Le Gondor?! cracha Theoden. Où était le Gondor quand l'Ouestfolde est tombé?! Où était le Gondor quand nos ennemis nous ont encerclés?! Où était le Gon...
Il s'interrompit et eut un geste de dénégation. Il paraissait soudain vieux et fatigué.
- Non, Dame Araniel, nous sommes seuls.
Il s'éloigna, la plantant là au milieu des remparts.
Il n'y a plus d'espoir. Il n'y en a jamais eu.
Les corbeaux commençaient déjà à tourner dans le ciel violacé.
Araniel marcha le long des remparts, suivant la ligne de réfugiés se hâtant vers les cavernes du gouffre.
- Nous placerons les troupes de réserves le long du mur, ordonna-t-elle. Ils pourront soutenir les archers depuis la porte. Legolas posa une main sur son épaule.
- Araniel, vous devez vous reposer. Vous ne nous serez pas utile à moitié en vie.
A quoi bon? De toute façon, dans quelques heures nous serons tous morts.
- Ma Dame! Araniel!
Eowyn.
La ranger se retourna pour voir la jeune femme arriver à grandes enjambées furieuses.
- On m'envoie avec les femmes dans les cavernes.
- C'est une tâche honorable.
Le ton d'Eowyn se fit suppliant.
- S'occuper des enfants, trouver de la nourriture et de l'hébergement quand les Hommes reviendront. Quelle gloire y a-t-il à cela?
Aucune. Moi non plus ça ne me plairait pas.
Araniel soupira.
- Ma Dame, le temps viendra pour le courage sans gloire. Vers qui se tourneront vos gens pour la dernière défense? Eowyn avait les larmes aux yeux.
- Laissez-moi rester à vos côté.
Elle est aussi têtue que moi au même âge.
- Il n'est pas en mon pouvoir de changer cela.
C'est pour ton bien. Tu comprendras plus tard.
- Vous ne commandez pas aux autres de rester! Ils se battent à vos côtés parce qu'ils ne veulent pas être séparés de vous, cria-t-elle d'un ton accusateur. Parce qu'ils vous aiment.
Je sais.
Araniel baissa la tête.
- Je suis désolée.
Vraiment désolée.
Eowyn se détourna et marcha vers les caves, le dos raide. Araniel la suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
Pourvu qu'elle ne fasse pas de bêtise.
Elle se rendit à l'armurerie pour superviser les opérations. Les soldats équipaient déjà les Hommes avec des armes allant de l'épée au crochet de boucher.
- Fermiers, artisans, garçons d'étable. Aucun n'est un soldat, soupira-t-elle.
- Beaucoup ont vu trop d'hivers, ajouta Gimli.
- Ou trop peu. Regardez-les. Ils sont morts de peur. Ça se voit dans leurs yeux.
Des vieillards et des gamins. Et je suis plus âgée que la plupart d'entre eux.
Aux paroles de l'Elfe, la plupart des Hommes présents se retournèrent et Legolas jugea bon de passer à l'elfique.
- Boe a hyn neled herain dan caer menig. (Et ils seront trois cent contre dix mille.)
- Si, beriathar hyn ammaeg na ned Edoras. (Il n'ont pas plus d'espoir de se défende ici qu'à Edoras...)
- Araniel, nedin dagor hen ú-'erir ortheri. Natha daged dhaer! (Ils ne gagneront pas ce combat. Ils mourront tous.)
Sous-entendu: pourquoi se battre pour eux? Maudite sois la philosophie des Elfes.
- Alors je mourrais comme l'une des leurs! hurla-t-elle.
Elle tourna les talons et quitta la pièce.
Elle se laissa tomber sur les marches de l'escalier.
Je n'aurais pas du m'énerver comme ça. Il ne pensait pas à mal.
Araniel aperçut un jeune garçon se réchauffant à un petit feu. Il avait l'air pitoyable dans son armure trop grande.
Douze ans. Pas plus.
- Fais voir ton épée.
Le gamin lui tendit sa lame avec hésitation.
- Comment tu t'appelles?
- Haleth, fils de Háma, ma Dame.
Háma. L'Homme qui les avait accueilli à Edoras. Tué par un Warg, elle l'avait apprit à son arrivée.
- Les Hommes disent que nous ne passerons pas la nuit. Ils disent que c'est sans espoir.
Les yeux du garçon étaient pleins de larmes qu'il s'efforçait de retenir.
Araniel fit tournoyer l'épée dans les airs.
- C'est une bonne lame.
Elle la tendit à l'enfant.
Mais elle est trop lourde pour toi.
- Haleth, fils de Háma…
Elle le prit par les épaules et le regarda dans les yeux.
- Il y a toujours de l'espoir.
Même si je n'y crois pas moi-même.
Elle retourna à l'armurerie et enfila la cotte de maille qu'on lui avait préparé. Le poids de l'armure sur ses épaules la surprit, mais elle ne se sentit pas assez protégé. Elle regarda autour d'elle pour trouver quelque chose d'autre à se mettre et tomba nez-à-nez avec Legolas qui lui tendait son épée.
- Nous avons cru en vous jusqu'ici. Vous nous avez empêché de nous égarer.
Legolas...
- Pardonnez-moi. J'ai eu tort de douter.
Araniel prit l'épée. Elle sourit.
- Ú-moe edaved, Legolas. (Il n'y a rien à pardonner Legolas.)
Gimli émergea soudain de derrière une étagère.
- Nous aurions eu le temps, j'aurais fait ajuster cette cotte de maille, dit-il d'une voix bourrue. Il lâcha l'armure qu'il avait enfilé. Elle tomba en tas sur le sol. La coote était trop longue d'au moins trente centimètres.
- Elle est un peu serrée à la poitrine.
Mais oui, ça doit être ça. Heureusement qu'il y a Gimli pour mettre de l'ambiance.
Araniel hocha la tête et Legolas sourit devant l'air déconfit du Nain.
Un son profond et bref résonna soudain à l'extérieur du fort.
Je connais ça. Je l'ai déjà entendu.
- Ce n'est pas un cor d'Orc, dit Legolas.
Ça ne peut pas être...Non. Ce n'est pas le sien.
Araniel se rua hors de la pièce, l'Elfe et le Nain sur les talons.
- Allez chercher le Roi! Ouvrez les portes!
Araniel se pencha par dessus les remparts.
C'est impossible.
Une armée approchait. Une armée d'Elfes aux armures brillantes.
Des Elfes de la Lorìen.
Araniel descendit les marches vers la porte quatre à quatre. Un Elfe à la chevelure argentée caractéristique fendit les rangs de l'armée.
Haldir.
Le roi Theoden descendit lentement les marches de l'escalier. -
Comment est-ce possible?
- J'apporte la parole d'Elrond de Rivendell, déclara pompeusement Haldir.
Il est toujours aussi coincé, à ce que je vois.
- Une alliance a existé autrefois entre les Elfes et les Hommes. Il y a longtemps, nous avons combattu et sommes morts ensembles. Nous venons en l'honneur de cette ancienne allégeance.
Oh par Erù. Il faut vraiment que je fasse quelque chose.
- Mae govannen, Haldir. (Bienvenue, Haldir.), dit-elle.
Et elle serra l'Elfe dans ses bras, le prenant totalement au dépourvu.
Profites-en, oreilles pointues.
Haldir hésita un instant avant de refermer ses bras sur elle.
Tu vois. Ce n'est pas si difficile.
- Vous êtes plus que bienvenus ici.
- Nous sommes fiers de combattre aux côtés des Homme une fois de plus.
L'armée des Elfes acheva d'entrer dans le fort, sous les yeux à nouveau brillants d'espoir des Rohirrims.
- Dame Araniel?
Elle interrogea Haldir du regard.
- Il y a ici quelqu'un que vous serez heureuse de revoir, je pense.
Quelqu'un?
L'Elfe regardait derrière elle. La ranger se retourna lentement. Une silhouette solitaire se tenait à l'écart, dans l'ombre. Trop massive pour être celle d'un Elfe, mais étrangement familière.
Non. C'est impossible.
Le son du cor lui revint à l'esprit.
Boromir?
reviews? honnêtement, je ne pensais pas que cette fic aurait autant de succès^^
