Hello les filles! chapitre court aujourd'hui, et je ne sais pas si je pourrais publier la semaine prochaine étant donné que j'ai des exams :'(
Le prochain chapitre sera plus long, promis! Merci à Zveda, Julindy, Elena, Toutouille, Lolitanaturella, Leaurne, Rose-Eliade et celles que j'oublie sûrement (pas taper) pour leurs reviews^^
Pendant un moment, Araniel ne dit rien.
Elle ne trouvait rien à dire. Tout se bousculait dans sa tête.
Il est en vie. Il est en vie. Il est en vie.
Ses cheveux étaient plus long, son visage plus émacié, mais il semblait en bonne santé. Et les yeux verts semblaient éteints. Mais le sourire était toujours le même, quoi qu'un peu hésitant.
Dans son esprit, Araniel se battait contre Strider, Thorongil et Estel sur la conduite à adopter.
Pourquoi est-ce si dur d'être soi-même?
Strider la ranger et Thorongil le soldat prenaient le parti du salut froid et militaire, des retrouvailles impersonnelles. Après tout, il les avait trahis.
Estel avait envie de pleurer parce qu'elle n'était pas d'accord.
Araniel ne fait pas tant de manières. C'est pour ça que je l'aime bien.
Et je suis heureuse de retrouver un ami.
Depuis quand Boromir est-il ton ami?
La ferme, Strider.
Il n'y avait plus de ranger ou de soldat. Il n'y avait plus qu'Araniel. La vraie.
Et ce fut Araniel qui courut vers Boromir. Araniel qui le serra dans ses bras. Araniel qui versa une larme que personne ne vit.
Il ne s'y attendait visiblement pas, mais il lui rendit son étreinte avec force.
- Je suis heureux de vous revoir, ma Dame.
Moi aussi.
Elle le lâcha, un peu gênée.
- Seigneur Boromir, le salua le roi Theoden.
Le gondorien inclina la tête.
- Theoden Roi.
- Boromir! Par la barbe de Durïn! On ne salue plus les vieux amis?
Le Nain et l'Elfe semblaient aussi heureux de le revoir. Même Legolas qui ne le portait pas d'habitude dans son coeur.
Ils ne savent pas ce qui s'est réellement passé à Amon Hen.
Araniel ne savait pas pourquoi elle leur avait caché la vérité. Il ne savaient rien des véritables circonstances du départ de Frodo et c'était sans doute mieux ainsi. Même si Legolas, avec son intuition d'Elfe, avait sans doute deviné.
- Comment vous en êtes vous tiré, chanceux que vous êtes? questionna Gimli.
Le visage de Boromir s'assombrit soudain et son regard se fit lointain. Il mit un certain temps à répondre.
- Croyez-moi si vous voulez, mais la Dame de Lorìen savait ce qui allait se...se produire à Amon Hen.
Il échangea un regard avec Araniel.
Elle savait. Elle savait et elle a laissé faire. Pourquoi cela ne m'étonne-t-il pas?
- Elle a donc envoyé des troupes après nous et m'a fait ramener en Lorìen.
- Oui, et vous avez eu beaucoup de chance que nous soyions arrivés à temps, mellon-nîn, s'exclama Haldir, qui s'était approché. Sans les soins que la Dame Araniel vous avait dispensé, vous ne seriez plus de ce monde.
Boromir rit franchement.
- Oui, j'ai beaucoup de chance.
Mellon-nîn.
Depuis quand s'entend-il bien avec un Elfe?
C'est logique. Ce sont tous les deux des soldats.
Haldir la prit par le bras et l'emmena à l'écart. Son expression était soucieuse.
- Vous avez conscience qu'il ne va pas aussi bien qu'il ne voudrait le faire croire, n'est-ce pas?
Araniel hocha la tête, observant le gondorien du coin de l'oeil.
- Il n'est pas tout à fait guéri et ses blessures sont à peine refermées, mais il n'est plus en danger. Vous êtes une guérisseuse remarquable.
Araniel observa ses mains en silence.
Les mains de la reine sont celles d'une guérisseuses.
- La Dame Galadriel était contre son départ, mais...
- Il est têtu comme une mule.
L'Elfe rit.
- Il est en effet opiniâtre. Mais il n'y a pas que cela.
Amon Hen.
- Quelque chose le ronge intérieurement. Il refuse d'en parler, bien que la Dame doive savoir de quoi il s'agit, car elle lui a beaucoup parlé. Vous savez aussi, n'est-ce pas?
La ranger acquiesça en silence. Haldir baissa la voix.
- Galadriel avait peur que cela le pousse à agir de façon déconsidérée. Il faudra le surveiller et s'assurer qu'il ne prenne pas trop de risques.
Le tonnerre gronda soudain.
Tous levèrent la tête. D'épais nuages noirs s'amoncelaient au dessus du fort. Des nuages qui n'étaient pas là l'instant d'avant.
Saruman. Espèce d'enflure.
- Placez vos archers sur le chemin de ronde, Haldir. Ils arrivent. ILS ARRIVENT, hurla-t-elle, déclenchant un véritable branle-bas de combat sur les remparts.
Les premières gouttes de pluie tintèrent sur les armures, résonnant sinistrement, et bientôt ce fut une véritable averse qui leur tomba dessus.
Un éclair illumina la nuit.
- Boromir, venez avec moi, ordonna Araniel. J'ai besoin de vous.
Je t'ai à l'oeil.
Un grondement qui n'était pas celui du tonnerre se faisait entendre. Le son de milliers de pieds chaussés de fer en marche.
Il y eut un autre éclair, et Araniel aperçut l'armée des Uruk-hai se déverser dans le canyon.
Alors ça y est. Nous sommes pris au piège.
Araniel grimpa sur le chemin de ronde, le gondorien sur les talons. Legolas et Gimli les y attendaient déjà.
- Vous auriez pu choisir un meilleur endroit, maugréa le Nain.
L'eau ruisselait dans sa barbe et ses sourcils, qui pendaient pitoyablement.
- Quelque chance que vous puissiez avoir, espérons qu'elle passe la nuit.
- Vos amis sont avec vous, Araniel, dit Legolas.
- Espérons qu'ils passent la nuit.
Araniel retint un petit rire hystérique.
Un nouvel éclair déchira la nuit. L'armée Orc avançait toujours.
Nous n'en viendrons jamais à bout.
Elle chassa la pluie qui lui coulait dans les yeux.
- Ils attendent vos ordres, ma Dame, déclara soudain Boromir.
Elle le regarda dans les yeux. À la lumière des torches, ils ressemblaient à de l'acier.
Mes ordres?
Thorongil le capitaine du Gondor reprit les commandes. Elle respira à fond et se tourna vers les archers.
- A Eruchîn, ú-dano i faelas a hyn an uben tanatha le faelas. (Ne montrez aucune pitié, car vous n'en recevrez aucune de leur part!) cria-t-elle.
À travers le rideau de pluie, elle vit les Orcs stopper leur marche. Puis un grand Uruk émit un grognement sonore. Toute l'armée Orc se mit à faire un vacarme assourdissant de hurlements et de chocs d'armes.
Technique d'intimidation. Classique.
Trop petit pour voir au dessus des remparts, Gimli se haussa sur la pointe des pieds.
- Que font-ils?
- Voulez vous une description ou un tabouret? grinça Legolas.
Pitié, que quelqu'un fasse taire cet Elfe.
Boromir pouffa. Gimli s'esclaffa, et Araniel les fusilla du regard.
Comment peuvent-ils rire dans un moment pareil?
L'Uruk qui semblait diriger les opération cria un ordre en parler noir, et les Orcs commençèrent à frapper leurs lances contre le sol à un rythme saccadé, continuant de grogner à l'intention des défenseurs du gouffre.
Araniel eut une pensée pour les femmes et les enfants terrorisés qui se serraient les uns contre les autres dans les grottes.
Oh par Erù, s'ils continuent comme ça, ils vont leur faire écrouler les cavernes dessus.
Elle ne sut jamais ce qui se passa exactement, toujours est-il qu'elle vit une flèche partir de quelque part sur le chemin de ronde, et frapper un Orc du premier rang en pleine poitrine.
Merde. Je ne sais pas si c'était volontaire, mais c'était un beau tir.
Boromir poussa un abominable juron.
- Dartho! (Ne tirez pas!) cria Araniel.
L'Orc glissa dans la boue comme au ralenti. Il y eut un silence dans les deux camps. Puis les Uruks se mirent à hurler et se ruèrent tous ensemble sur la forteresse.
Araniel dégaina son épée alors qu'un nouvel éclair rayait la pluie.
Le siège du gouffre de Helm avait commencé.
reviews?
