Je suis en retard (so soooooooorry!) J'ai réussi à poster ce chapitre là mais ceux d'après arriveront sans doute après la rentrée, sauf si...enfin je vais me débrouiller et on verra. Peut-être que j'arriverais à finir avant de partir.

Les Portes Noires étaient immenses, situées au coeur d'un désert écrasé de soleil. Araniel ne les avait jamais approchées d'aussi près, et elle ne le regrettait pas.
C'était hideux à voir.
Les deux énormes portails de métal noir les dominaient de leur ombre, et elle frissonna. Elle se rendait compte qu'elle ne voulait absolument pas savoir ce qui se trouvait derrière.
Mais elle n'avait plus le choix.

Derrière elle, les chevaux piaffaient neveusement.
- Où sont-ils? demanda Pippin d'une petite voix.

Pourquoi on a emmené les Hobbits, rappelez-moi?

Araniel lança Brego au trot vers la porte, suivie de Boromir, Gandalf, Legolas et Eomer. L'Istar portait Pippin en croupe, l'Elfe portait Gimli et Eomer, Merry.

Ils alourdissent les chevaux. C'était une connerie.

Elle s'arrêta à une distance respectable de la porte. De toute façon Brego refusait d'aller plus loin et elle faisait confiance à l'instinct du cheval.
- Que le Seigneur des Terres Noires s'avance! Justice lui sera rendue! cria-t-elle.
Pas de réponse. La porte resta désespérément déserte.
Et puis il y eut un abominable grincements de métal et les deux portails commencèrent à s'écarter dans un grondement sourd.
Une silhouette solitaire à cheval sortit par l'espace ainsi ouvert.

Beurk.

Araniel ne pouvait pas penser autre chose. L'Homme, enfin, si c'est était vraiment un était entièrement vêtu de noir. Sous son casque hérissé de pièces de métal effilées, ne se voyaient ni oeil ni visage.
Seulement une bouche.
Une bouche immonde, aux lèvres déchiquetées, aux dents proéminentes pourries et ensanglantées. Sans parler de son haleine.
- Mon maître, Sauron le Grand, vous souhaite la bienvenue.
Quand il parlait, les trous dans ses lèvres s'écartaient, révélant l'os en dessous.
Il pencha la tête sur le côté, comme si le haume avait été trop lourd, et sourit.

Que les Valars me viennent en aide.

Araniel eut envie de vomir. Sa bouche se tordit en une grimace ironique.
- Qui ici a l'autorité pour traiter avec moi?
Elle voulut parler mais Gandalf la devança.
- Nous ne venons pas pour traiter avec Sauron, maudit et sans aucune parole. Je sais pas si c'est très diplomate ça.
- Dites ceci à votre maître: Les armées du Mordor doivent se disperser. Il doit quitter ces terres et ne jamais revenir.

Clair, net, précis.

La...Bouche leur adressa un sourire carnassier.
- Vieille Barbe Grise.

Là, il n'aurait pas dû.

- J'ai ici quelque chose que l'on m'a chargé de vous montrer.
Araniel se crispa. Un doute affreux l'assaillit soudain.
La Bouche glissa sa main sous sa cape. Il y eut un tintement métallique. Le soleil miroita soudain sur une chemise de métal d'un blanc étincelant.

Non. Non. Non. Ce n'est pas possible.

- Frodo, gémit Pippin.
La Bouche de Sauron jeta la cotte de maille à la figure de Gandalf.

Frodo s'est fait prendre. Ils ont l'Anneau. Nous avons perdu.

Boromir tira à demi son épée. Araniel posa sa main sur son bras.
Leurs yeux se croisèrent. Horreur et culpabilité dans les yeux verts. Oh, comme elle détestais voir ça.
- Frodo! cria Pippin.
- Silence, siffla Gandalf.
- Non! hurla Merry, se débattant dans les bras d'Eomer.
- Silence!

- Le Semi-Homme vous étais cher, à ce que je vois, continua la créature de sa voix râpeuse, histoire de bien remuer le couteau dans la plaie. Apprenez qu'il a grandement souffert aux mains de ses hôtes.
Araniel eut envie de hurler. Une haine brûlante monta en elle.
- Qui aurait cru qu'une si petite créature puisse endurer autant de souffrances?

Minute. "Une" si petite créature? Et Sam?

Araniel dût se retenir pour ne pas exulter ouvertement.

Ils n'ont pas l'Anneau. Sam l'a.

- Et il l'a fait, Gandalf. Il l'a fait.
Araniel donna un coup de talon à Brego. Le cheval se rapprocha de la Bouche au petit trot.
- Et qui est-ce? siffla-t-il. L'héritière d'Isildur?

Pour te servir, Pue-du-Bec.

Elle refusait d'en entendre davantage. Tout ce qui comptait à présent était de le faire taire.
- Il faut plus pour faire une Reine qu'une lame elfique brisée.
Andùril jaillit hors de son fourreau, traçant un grand arc étincelant sous le soleil. La tête casquée vola dans les airs dans une gerbe de sang noirâtre, rebondit plusieurs fois sur le sol puis s'immobilisa. Les lèvres déchiquetées remuèrent encore quelques instants, puis ce fut tout.
- Je suppose que les négotiations sont finies, commenta Gimli.
- Je n'en crois pas un mot, siffla Araniel. Je n'y croirais jamais.

Au loin, l'Oeil pivota soudain dans leur direction. Au moins l'objectif était atteint. L'attention de Sauron était fixée sur eux. Araniel se sentit soudain nue et sans défense. Ce n'était pas spécialement agréable.

Si ce n'est pas pour Frodo...au moins pour Sam.

Des dizaines d'Orcs commencèrent à jaillir de la porte. Une embuscade.
- En arrière! cria-t-elle. En arrière!
Brego fit volte face et partit au galop, suivi par ses congénères.
Les Orcs continuaient d'affluer derrière eux, de plus en plus nombreux. Bientôt, Araniel le savait, ils seraient totalemement encerclés. Et la fuite ne serait plus une option.

Les soldats avaient peur. Cela se voyaient à leurs visages, à leurs yeux, à leurs jointures blanchies à force de serrer sur le manche de leurs armes, à la sueur brillant sur leurs fronts.

Qu'ils perdent courage et c'est est fait de nous.

- Restez sur vos positions, ordonna-t-elle. Restez sur vos positions!

Peut-être vais-je laisser Thorongil reprendre les commandes pour un moment.

- Vous savez quoi faire, votre Majesté, dit soudain Boromir.
- Quoi?
Les yeux verts étaient indéchiffrables.
- Redonnez leurs de l'espoir. Redonnez leurs du courage. C'est tout ce qu'ils ont besoin.
Il lui prit la main et la serra brièvement.
- Comme vous l'avez fait avec moi. Juste...soyez vous-même.
Araniel acquiesça en silence. Elle sentait des centaines de regards peser sur elle. En plus de l'Oeil, là-bas, en Mordor.
Et cela l'effrayait.
Elle fit aller et venir Brego au petit trot, passant ses troupes en revue.
Ils avaient peur. Autant qu'elle.

Les mots sortirent tous seuls, et elle se demanda de quelle partie d'elle-même ils venaient.
Thorongil le capitaine du Gondor?
Strider, le chef des Dunedaìns?
Ou peut être ce jour était-il celui de la naissance de quelqu'un d'autre encore?

Je suis Araniel Elessari, Reine du Gondor.

La réalité lui donnait le vertige.
- Fils du Gondor, du Rohan, mes frères...
Pour la première fois de sa vie, elle savait quoi dire. C'était si...facile en fait.
Les mots avaient un grand pouvoir, Elrond le lui avait dit, seulement elle ne l'avait pas compris. À l'époque, elle croyais seulement aux actes. Mais ce temps était révolu.
Les Rois ne se contentaient pas d'agir.
- Je vois dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon coeur.

Qui l'a déjà fait.

- Un jour viendra où le courage des Hommes faillira, où nous abandonnerons nos amis et briserons toutes nos alliances. Mais ce jour n'est pas arrivé!

Définitivement non. Et puis, mourir est si facile...

- Un jour de loups et de boucliers brisés lorsque l'Âge des Hommes s'effondrera. Mais ce jour n'est pas arrivé!
Elle tira Andùril de son fourreau et la leva au dessus de sa tête. L'Épée-qui-fut-brisée jeta un éclat aveuglant.
- Ce jour, nous combattons! Par tout ce qui vous tenez pour cher sur cette bonne Terre, je vous demande de rester et de combattre, Hommes de l'Ouest!

Il y eut un grand silence. Puis une immense ovation monta dans les airs, accompagnée du crissement de centaines d'épées jaillissant de leurs fourreaux.

Les Orcs continuaient d'affluer. Ils étaient des milliers. Le Mordor se vidait.

Araniel mit pied à terre. Les chevaux me servaient plus à rien désormais, encerclés comme ils l'étaient. Tout se ferait au corps à corps.
- Je n'aurais jamais pensé mourir en combattant aux côtés d'un Elfe, marmonna Gimli.
- Et que diriez vous de mourir aux côtés d'un ami? demanda ledit Elfe.
- Ouais. Ça, je peux le faire.

- Araniel, il y a une chose que je voudrais savoir, dit soudain Boromir.
Sa voix reflétait une angoisse qu'il ne prenait même pas la peine de cacher.
- Si nous avions eu la moindre chance de survivre, si il y avait eu une vie ensuite...

Valars. Je déteste quand il me regarde comme ça.

- Est-ce qu'il y aurait eu un avenir...pour nous deux. Je veux dire...

Erù. Ça équivaut presque à une demande en mariage.

Ça impliquait aussi qu'elle n'était pas une passade. Que Boromir envisage de construire sa vie avec elle lui donnait le vertige.
Boromir était Humain. De la maison de Hurin, certes, mais pas de la souche des Dunedains.
Il était évident qu'il ne lui survivrait pas.
Qu'il mourrait bien avant elle.
Qu'elle devrait subir le sort qu'elle n'avait pas voulu infliger à Elladan. Mais elle n'aurait pas à errer pour l'éternité.
Elle mourrait également, et elle finirait par le retrouver au bout d'un laps de temps qui aurait été à la fois très long et très court.
C'était plutôt rassurant finalement.

Elle lui prit la main et la serra.
- Oui.
Un seul mot qui sonnait comme un serment.

Après la guerre...
Partager sa vie, vieillir ensemble, porter ses enfants...
Est-ce qu'ils auraient ses yeux?

Mais il n'y avait pas d'après. Elle en aurait pleuré de rage. Un rire hystérique lui secoua les épaules.
- Araniel, tout va bien?
- Je viens seulement de réaliser ce que je perds.
Elle mit un certain temps à se rendre compte que des larmes roulaient sur ses joues. Elle les essuya d'un geste rageur.
Boromir l'attira contre lui, la berçant comme une enfant.
- Shhh..Tout va bien. Tout va bien.

Non, tout ne va pas bien. Je ne veux pas mourir, Boromir.

Elle sentait toujours l'Oeil de Sauron peser sur elle. Concentré sur elle. Un bloc de haine et de colère entièrement dirigé contre sa personne.

Je serais la première à mourir.

L'angoisse lui tordit le ventre.
Elle se dégagea des bras de Boromir et se retourna lentement pour lui faire face et fit un pas en avant, les yeux fixés sur la pupille de flammes, au loin.
L'Oeil murmurait. Elle était la seule à l'entendre, elle le savait.
- Araniel...Elessari...
Elle n'aurait pas cru possible qu'on puisse charger un simple prénom de tant de haine. Elle se contenta de regarder l'Oeil pendant un moment.

Il est coincé en haut de sa tour. Tout ce qu'il peut faire, c'est parler.

- Araniel?
La voix de Boromir lui parvint comme à travers un songe.
Elle se retourna lentement vers l'armée derrière elle.
- Pour Frodo, dit-elle seulement.
Puis elle leva Andùril et chargea en direction des Orcs. Qu'ils la suivent ou pas, ça lui était égal.

Des cris retentirent derrière elle. Des cris de guerre, et le son de milliers de pieds se mettant en mouvement. Araniel sourit.
La ligne des Orcs se rapprochait de plus en plus. Elle ne pouvait plus s'arrêter à présent.
Elle eut l'impression de se heurter à un mur de métal hérissé de pointes. De s'écraser dessus.
Et puis Andùril trancha de la chair et des os, et elle fut aspergée d'un liquide chaud, du sang d'Orc.
- Elendil! hurla-t-elle.
Elle taillait, tranchait, faisait voler des têtes, des membres, des tripes...
Le monde semblait un chaos indistinct de formes mouvantes en noir et blanc, parfois teinté de rouge.
Andùril semblait se battre toute seule, assoiffée de sang et de vengeance. Araniel courait, sautait, ruait.

Se demandait si son nom resterait associé à cette bataille comme celui d'Isildur à la Bataille de la Dernière Alliance ou celui de Thorïn Oakenshield à la Bataille des Cinq Armées.
La Bataille des Portes Noires. Ça sonnait bien.

Un cri assourdissant retentit à ses oreilles. Les Nazgûls arrivaient, comme elle l'avait escompté.

Bon pour Sam, ça.

Elle ne les voyait pas, n'osant pas lever les yeux de peur de recevoir un coup fatal. Mais elle savait que d'infortunés soldats volaient dans les airs à cet instant. Avant de s'écraser au milieu des Orcs.
Elle ne savait pas où étaient ses amis. Elle ne voulait pas le savoir pour le moment. S'ils étaient déjà morts, elle avait l'occasion de les venger mille fois.
Avant de succomber sous le nombre.

Un autre cri se fit entendre. Plus aigu. Moins désagréable.

Pas une autre créature. S'il vous plaît...

Une voix frêle monta dans les airs. Au moins un des Hobbits était vivant et le faisait savoir sans aucune discrétion. Pippin.

Crétin de Took.

- Les Aigles! Les Aigles arrivent!
Araniel leva le nez. À contrejour dans le ciel blanc, les hideuses formes ailées des Nazgûls étaient harcelées par d'autres créatures célestes, dans un splendide ballet aérien.
Araniel s'écarta prestement lorsqu'une énorme goutte de sang noir brûlant s'écrasa à côté d'elle. Bientôt ce fut une véritable pluie chaude et fumante. Une goutte s'insèra sous l'armure, à la jointure du coude, et elle eut l'impression que sa peau prenait feu.

Soudain les Nazgûls crièrent à nouveau. Araniel lutta pour ne pas plaquer ses mains sur ses oreilles. Ses tympans saignaient.
Elle leva les yeux et resta pétrifiée. Les Esprits Servants de l'Anneau fuyaient. Dans une seule et même direction.
Mount Doom.
L'Oeil avait bougé, et était à présent fixé sur la montagne au loin. Ça ne pouvait signifier qu'une seule chose.

Sam, ou Frodo, peu importe, a atteint le volcan.

Elle ne savait même plus si elle devait s'en réjouir ou pas.
Un grondement sourd la fit se figer. Araniel se retourna lentement.

Troll. Et merde.

Pas comme dans la Moria. Il avait une armure et un cimeterre courbe. Et elle était seule cette fois.
La créature abattit son arme. Andùril bloqua, mais elle eut l'impression que ses bras tombaient en miettes sous le choc.
Elle était fatiguée. Trop fatiguée. Elle tremblait malgré elle.
Elle n'avait pas une chance contre le troll.

C'est comme ça que ça doit se terminer alors.

Le Troll frappa une deuxième fois. Elle dérapa et la lame lui passa au dessus de la tête.
Troisième coup. Parer. Toujours parer.
Araniel s'épuisait rapidement. Elle aperçut une chevelure blonde à travers les Orcs. Legolas était proche. Mais il n'arriverait jamais à temps.

Le coup suivant la frappa sur le côté. Le monde se renversa. Elle entendait distinctement ses côtes craquer alors qu'une violente douleur lui coupait le souffle.
Elle fit un vol plané et heurta violemment le sol. Andùril lui échappa des mains.
Le monde tournoyait sans fin autour d'elle.
La terre était chaude contre sa joue. Chaude et poisseuse de sang. Sang dont elle sentait le goût métallique lui emplir la bouche.
Des points lumineux dansaient devant ses yeux.
Elle roula sur le côté, puis sur le dos. La douleur dans son torse faillit la faire hurler. Elle se mordit la lèvre inférieure jusq'au sang.
Le troll se rapprochait. Elle voyait déjà les énormes pieds lui écraser la tête.
Elle se redressa. Le poing ganté de fer du troll heurta sa figure, la renvoyant en arrière. Son nez saignait.
Et puis ce fut comme si tout le poids du monde s'était abattu sur elle. Le troll avait posé son pied sur sa poitrine et pesait de toute sa masse. Elle avait l'impression d'être écrasée sous une montagne. La pression sur ses côtes brisées devint insupportable.
Elle hurla et se débattit comme une folle pour se dégager, sans succès. L'air commençait à lui manquer et le monde devenait flou.
Elle entendit vaguement quelqu'un crier son nom.
Andùril était hors de portée. Ses doigts atteignirent la poignée de sa dague. À demi-asphyxiée, elle la tira et la planta dans le pieds écailleux. Le troll hurla de douleur et la pression se relâcha suffisamment pour la laisser inspirer une forte goulée d'air.
La lame du troll se leva. Elle n'aurait jamais le temps de parer ou de l'éviter.
Tout le monde mourait autour d'elle.

C'est fini. Je suis désolée, Boromir.

Elle ferma les yeux.

Le coup ne vint jamais.
À travers ses paupières mi-closes, elle vit le troll hésiter, tourner sa tête à droite, à gauche...
Elle se redressa sur un coude. Tout s'était figé autour d'elle, dans une seule et même direction. La terre se mit à trembler.
Là bas, à l'horizon, Barad Dûr s'effondrait comme un chateau de carte, et le volcan en éruption teintait le ciel de rouge.
Le troll s'enfuit en courant.

Le cri d'agonie de l'Oeil traversa l'espace, chargé de haine, de colère, et d'un désespoir sans nom.
Il y eut un grand silence. Et puis les Orcs s'enfuirent, abandonnant morts, armes, blessés.
L'Oeil s'était éteint, comme une chandelle que l'on aurait mouché.

Araniel se releva lentement.

L'Anneau est détruit.

La terre craqua, se fissura, et finalement s'effondra sur elle-même dans une bruit de fin du monde, engloutissant les Portes Noires et les fuyards de l'armée du Mordor.
Puis une petite voix s'éleva dans le silence, scandant un nom repris bientôt par des milliers d'autres voix.
- Frodo! Frodo!

Frodo. C'est fini.

Araniel tomba à genoux, ses jambes refusant de la porter davantage.
Le sang qui gouttait de son nez traçait d'étranges motifs dans la poussière.

Nous avons gagné.

Elle referma ses doigts sur la poignée d'Andùril, observant son reflet sur la lame.

Je ne peux plus échapper à la royauté, maintenant.

Une bulle de sang remonta dans sa gorge. Elle se mit à tousser violemment, les larmes aux yeux.
- Araniel! Elle connaissait cette voix.

Boromir est vivant. Merci, Ô Valars. Merci de l'avoir protégé.

Au loin, le volcan explosa.

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