Note : Ceux qui s'en foutent de ma vie ( la majorité je pense lol ), inutile de lire cette note, retenez-juste que ce chapitre est la fin de cette fic et que c'était sûrement ma dernière fic.

Je m'explicite un peu si jamais ça intéresse quelqu'un d'autre que mon chat, je me suis tout simplement rendue compte que l'univers de la fiction est visiblement pas fait pour moi ( je sais, il était temps lol. ) et je laisse donc la place aux autres auteurs tellement plus doués que moi. Parce que lire c'est bien aussi mdr. J'arrête donc de polluer le site avec mes textes XD

Donc voilà, ceci explique un peu cela et le fait que j'ai tardé à poster ce chapitre, c'est tout simplement que suite à ça j'ai vraiment perdu la motivation à écrire .. Mais comme je mets un point d'honneur à finir ce que j'ai commencé, j'ai quand même tenu à faire une fin et j'espère ne l'avoir pas trop bâclée tout de même.

Je conclus par un petit remerciement à ceux qui m'ont soutenu malgré tout, et ceux avec qui j'ai discuté suite à leurs reviews vont beaucoup me manquer. Voilà voilà. J'arrête la parce que sinon je vais vraiment vous décourager à lire ce chapitre et comme c'est la fin ça serait con et puis toute façon j'ai prévu une petite note " au revoir " en bas, parce que je suis avant tout une chieuse.

Chapitre 3 : Cogitations et libération.

" Ils se foutent de notre gueule ou quoi ? C'est bien la peine de nous appeler si c'est pour ne pas être là ! "

Scott pestait depuis maintenant cinq bonnes minutes. Toute la bande avait quitté le lycée juste après la fin du cours de chimie et avait donc séché le reste de la journée. Tout ça pour quoi ? Pour qu'ils se rendent à la demeure Hale et qu'ils la trouvent vide.

" Ils sont peut-être partis faire une ballade en amoureux ? " fit Lydia avec l'air amusé et supérieur de quelqu'un qui sait quelque chose que les autres ignorent.

Tout le monde se tourna vers elle.

" Bah quoi ? Me dîtes pas que je suis la seule à avoir remarqué que ces deux-là se tournent autour depuis des semaines ? "

Elle s'amusa à observer les différentes réactions de ses amis. Erica prit un air scandalisé : évidemment qu'elle savait que Stiles avait des vues sur son Derek, mais l'affirmation de la Banshee laissait supposer que c'était réciproque, or ça ne pouvait pas être le cas puisqu'il sortait avec elle ! Jackson prit un air dégouté, tandis que la stupeur se peignait sur le visage de tous les membres de la meute. Tous sauf Isaac, à qui Stiles s'était confié et qui, de nature observatrice, avait bien remarqué que, bien que son alpha essayait de se le cacher à lui-même, il n'était pas indifférent à l'humain. Le jeune loup affichait d'ailleurs une mine sceptique. Comme il était le seul que la nouvelle n'avait pas assommé, il était le seul encore concentré.

" Ça ne leur ressemble pas .. Il y a quelque chose de bizarre dans tout ça. " fit-il en fronçant le nez.

" Mais évidemment que c'est BIZARRE bordel, Derek et Stiles ensemble ! " argua Scott.

" Mais je parle pas de ça, abruti ! Et je vois pas en quoi c'est bizarre en plus et de toute façon il se passe encore rien entre eux. Bref, vous pouvez vous concentrer cinq minutes ou on va parler de leur vie sexuelle toute la journée ? "

Tous secouèrent la tête encore ahuris par la nouvelle. Cependant, tous les loups se mirent en alerte lorsque le vent souffla dans leur direction. Isaac avait raison, il y avait quelque chose de bizarre. Une odeur. Elle était relativement faible, presque effacée mais bien présente et mêlée à celle de Derek et Stiles. Et surtout, elle était étrangère et n'aurait pas du se trouver là.

" Vous sentez ça ? "

Lydia et Allison, les deux humaines, avaient remarqué le changement de comportement des loups mais ne savaient pas de quoi ils parlaient.

" Senti quoi ? " demandèrent-elles à l'unisson.

" Il y a une odeur qui ne devrait pas se trouver là. " expliqua Boyd, tendu.

" C'est peut-être juste quelqu'un qui est passé par là ? " suggéra quelqu'un.

" Personne ne passe jamais par là. " répliqua Isaac en grimaçant.

Un climat d'inquiétude commençait maintenant à s'installer entre les adolescents. Et si les deux hommes avaient été enlevés ?

oOoOoOoOoOoOoOo

Le temps passait et jouait en la défaveur de Derek comme de Stiles. L'aîné sentait que la nuit tombait petit à petit, même sans vue sur l'extérieur, car son loup commençait à s'agiter. Il avait de plus en plus de mal à se contrôler, la lumière de la lune lui faisant défaut et la faim le taraudant. De plus, ses sens s'étaient mis en alerte et l'odeur de Stiles l'enivrait, lui faisait tourner la tête. Il était envahi par des pensées dangereuses, tantôt sexuelles, tantôt meurtrières. Il savait qu'il aurait du s'éloigner de l'humain le plus possible, mais l'état de ce dernier l'en empêchait.

Stiles grelotait. Il n'avait plus de t-shirt et on lui avait versé de l'eau sur la tête pendant de longues minutes, trempant son pantalon au passage. De plus, il était dans une semi-conscience, traumatisé et épuisé. Il ne cessait de s'évanouir et, lorsqu'il revenait à lui c'était pour délirer. Derek l'avait donc prit contre lui pour essayer de le réchauffer, réfrénant ses pulsions et combattant sa propre lassitude. Au début, il avait tendu l'oreille aux déblatérations de Stiles, espérant apprendre des choses mais le discours de l'adolescent était décousu et la plupart du temps dépourvu de sens. Seul son prénom, Derek, était prononcé distinctement et revenait souvent, comme si le jeune homme luttait pour rester conscient et s'accrochait à ce mot.

Et c'était le cas. Stiles était dévoré par la fièvre mais se sentait étrangement lucide. Il comprenait qu'il était faible, que son corps le lâchait, qu'il allait peut-être mourir même. Il pensait à ses amis, à son père, à sa mère. Et il sentait un corps chaud contre sa peau gelée, sans vraiment savoir qui c'était. Il savait que c'était quelqu'un qui comptait beaucoup pour lui, que c'était pour cette personne qu'il avait souffert, que ce qu'elle était en train de faire était dangereux pour eux deux. Mais étrangement, il ne savait pas pourquoi et le prénom de cette personne lui échappait. Et ça énervait Stiles au plus au point. Il voulait se rappeler mais n'y arrivait pas. Pourtant, il sentait l'information toute proche de lui, il avait l'impression qu'il n'avait qu'à tendre la main pour s'en saisir. Mais il était exténué et se savait incapable de faire l'effort de tendre la main. Une voix dans sa tête lui vantait les mérites de l'inconscience, lui disant qu'il serait bien mieux s'il arrêtait de se battre, lui intimant de lâcher prise. Il essayait de la combattre, de ne pas l'écouter mais la voix ne cessait de se répéter, l'obscurité s'épaississait autour de lui, il était de plus en plus fatigué et la litanie devenait obsédante. Il luttait vaillamment pour ne pas se laisser faire, cherchant inlassablement à se souvenir de ce prénom si important pour lui.

Au moment où il se laissa séduire par la paix que lui promettait la voix, un visage se profila dans son esprit. C'était lui. L'homme dont il était amoureux. Stiles se dit qu'il était un ingrat de ne plus se rappeler du prénom de la personne qu'il aimait. Pourtant il contempla ce visage, essayant d'identifier de quel souvenir il provenait. Il savait que c'en était un précieux, car ce qu'il voyait était rare mais ne se rappelait pas pourquoi. Ah oui. C'est parce que l'homme souriait. Et habituellement, il ne souriait jamais. Oh voilà il se souvenait ! C'était quand l'homme et lui s'étaient introduits dans le bureau de son père, il avait donc sourit pour faire diversion en charmant la collègue du shérif. Et ça avait très bien marché. Normal, pensa Stiles, il a un sourire sublime.

Et soudain, il se souvint. Le prénom qu'il cherchait lui parvint distinctement.

Derek.

Le corps sur lequel il était affalé tressaillit lorsque le mot franchit la barrière de ses lèvres. Ça n'avait été qu'un simple murmure et pourtant Stiles y avait mis toute l'énergie qu'il lui restait, et dans son esprit seul ce prénom comptait. Il savait que s'il était dans cet état c'était parce que ce prénom était important et qu'il devait maintenant continuer de lutter pour son propriétaire. Il se mit à le répéter inlassablement, tentant de s'y accrocher. Parfois il le prononçait à voix haute, ce qui provoquait une réaction chez son canapé improvisé. Une main effleura son visage.

Derek posa sa main sur le crâne de Stiles, caressant ses cheveux en un geste apaisant. Il descendit sur le front et une ride soucieuse vint barrer son visage : le jeune humain était brûlant. Sa main se déplaça à nouveau, atteignant cette fois la joue, qu'il se mit à caresser de son pouce, perdu dans ses pensées. Il était perplexe : Stiles s'était laissé torturer pour lui et maintenant il semblait se raccrocher à lui. Derek pensa tout d'abord que l'adolescent n'était pas dans son état normal, c'est pourquoi son prénom était la première chose qui lui venait à l'esprit. Cependant il se rendit bien vite compte que son raisonnement ne tenait pas debout et il se demandait ce que tout ça signifiait réellement. Après tout ce qu'il avait fait subir à Stiles - insultes, coups, mépris, etc. - ce dernier avait tenté de le calmer et de le maintenir éveillé coûte que coûte. Si Derek aurait pu expliquer ces gestes par le fait que Stiles avait tenu un raisonnement parfaitement logique et s'était dit que le loup était probablement sa seule chance de sortir d'ici, mais il savait que ça allait beaucoup plus loin qu'un simple intérêt logique. Il était aveugle mais pas à ce point la. En effet si ça avait été le cas, pourquoi l'adolescent aurait-il subi les tortures de Kate ? Après tout, s'il avait coopéré, elle n'aurait peut-être tué que le loup et l'aurait laissé en vie. Et puis il y avait eu tous ces indices, que Derek avait laissés de côté pendant un moment mais qui ne lui avaient pas échappés. La tristesse mêlée d'une pointe de jalousie à la mention de Paige, le fait qu'il lui fasse confiance lorsqu'il lui avait dit que Derek pouvait le tuer à tout moment, et les paroles de Kate. Bien qu'à moitié inconscient, il avait tout entendu : elle avait essayé de retourner Stiles contre lui en parlant d'Erica. Et ça avait failli marcher d'autant qu'il se souvienne, puisque si Kate avait pu rebondir et continuer sur son affreuse lancée, c'est que le jeune homme avait eu une réaction. Mais Derek se bornait à essayer de trouver une explication logique pour nier l'évidence et éviter de réfléchir à tout ce que ça impliquait, et surtout ce qu'il ressentait lui, tandis que le fruit de ses soucis se tortillait sur ses genoux.

Son loup grondait au fond de lui et luttait pour prendre le dessus, et Derek fut surpris de sa capacité à garder le contrôle. C'était comme si le simple fait de penser à ce qu'il pourrait advenir de la petite chose si faible qu'il maintenait désormais entre ses bras s'il se laissait aller, suffisait à le garder maître de lui-même. Pour l'instant du moins. Et il savait que ça aussi c'était lourd de sens. Mais il n'était tout simplement pas prêt à l'admettre. Il n'était même pas prêt à admettre qu'il avait quelque chose à admettre, surtout si ça concernait Stiles. Le jeune homme avait toujours été un sujet sensible avec lui, lui faisant perdre ses moyens à chaque fois qu'il se pointait aux entraînements.

Il avait réveillé son besoin enfoui depuis longtemps de contact avec les autres et Derek avait donc essayé de combler ce manque en sortant avec Erica, sans vraiment y croire. Pour lui, personne ne pourrait jamais remplacer tout ce qu'il avait perdu, personne ne pourrait jamais le rendre heureux. Or il y avait cet humain agaçant qui l'avait intrigué dès leur première rencontre. Leur relation avait toujours été d'une complexité sans nom, mêlant crainte et attirance, poussant Derek à rejeter complètement tout ce qui avait à voir avec Stiles, n'hésitant pas à tout faire pour l'éloigner, y compris le violenter. Sauf qu'il ne pouvait pas l'éviter indéfiniment étant donné qu'il était le meilleur ami de Scott et qu'il faisait partie intégrante de la bande d'ado dont il avait la charge. Il avait donc le jeune homme incessamment dans les pattes et avait de plus en plus de peine à nier l'évidence. Derek s'était donc enfermé dans une forme de déni impressionnante, se convaincant que Stiles était un imbécile énervant et qu'il était de l'ordre des choses qu'ils se détestent mutuellement.

Puis ils avaient été enlevés par cette folle furieuse, enfermés dans la même pièce, blessés et faibles. Tout ce qu'il avait construit était en train de voler en éclat au fur et à mesure qu'il se remémorait les réactions impulsives qu'il avait eu face au danger : lorsqu'il s'était réveillé, entravé, et qu'il avait vu Stiles allongé dans un coin de la pièce et inconscient, et qu'il s'était instantanément mis à paniquer, se débattant avec ses liens pour aller le rejoindre et vérifier s'il était encore en vie. Et quand Derek avait enfin retrouvé un semblant de logique et qu'il s'était calmé pour pouvoir écouter le cœur de l'adolescent, il avait ressenti un soulagement aussi énorme qu'inexplicable. Le moment où il était assailli par la fatigue et que le jeune homme l'avait rejoint, il s'était accroché à sa voix et à son regard pour ne pas sombrer ; ça avait failli marcher. Et puis surtout quand Kate avait torturé Stiles, il avait failli devenir fou. Évidemment il détestait lorsque quelqu'un souffrait pour lui, mais il était parfaitement conscient qu'il n'aurait pas réagi de la même manière et aussi violemment si ça avait été quelqu'un d'autre. Cela l'amena à se concentrer sur un détail qu'il avait omis depuis le début. Kate avait affirmé très clairement qu'elle avait enlevé Stiles en particulier pour le manipuler pour une bonne raison. Avait-elle compris quelque chose avant lui ? Impossible, si quelqu'un pensait se connaître mieux que personne c'était bien lui, Derek Hale. Et pourtant. Une grande partie de lui lui avait échappé, car il l'avait sciemment refoulée. Et maintenant qu'il se rendait compte qu'il ne pouvait plus continuer comme ça, tout était clair : il aimait Stiles Stilinski et ne pouvait pas se permettre de le perdre.

Il attrapa sa main et, se réprimandant mentalement de ne pas y avoir pensé avant, commença à aspirer sa douleur. Ils devaient trouver un moyen de sortir d'ici.

Soudain, ses sens, plus en alerte que jamais du fait de la transformation qu'il essayait de contrôler, lui envoyèrent un message : il se passait quelque chose. Il crut percevoir des bruits de combats, et quelques minutes plus tard, une forte lumière vint l'aveugla lorsque la porte fut défoncée.

Pendant que Scott et Jackson s'occupait de ce qui restait de Kate et de son complice, Erica se fia à son flair et entreprit de défoncer la porte qui retenait les deux hommes prisonniers. Le spectacle qui l'attendait la prit au dépourvu et la blessa. Elle trouva Derek et Stiles enlacés, le loup tenant fermement l'humain dans des bras protecteurs et avait sorti ses crocs afin de parer à une attaque éventuelle. Stiles, quand à lui, était à moitié inconscient et s'accrochait à Derek comme si sa vie en dépendait, ce qui était presque vrai.

La blonde fut soudain bousculée par Lydia et Scott, qui se précipitèrent à l'intérieur en hurlant le prénom de leur meilleur ami. Le jeune loup eut du mal à dégager Stiles de l'emprise de l'alpha mais lorsque ce dernier compris enfin que ce n'étaient pas des ennemis, il le laissa emmener l'adolescent et entreprit de se relever. Une fois debout, appuyé sur Isaac, il croisa le regard d'Erica et ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais elle le coupa

" Tu l'aimes n'est-ce-pas ?

Derek acquiesça faiblement. La jeune louve tourna les talons et s'enfuit, poursuivie par Boyd. Isaac, quand à lui, souriait de toutes ses dents : Kate était morte et son alpha avait enfin ouvert les yeux. Tout entrait enfin dans l'ordre.

FIN.

Note : Bon ben voilà, j'ai de nouveau cédé à la tentation du " tout est bien qui finit bien ", je reviens je vais soigner mon urticaire.

Donc, comme dit plus haut j'espère quand même que ce chapitre était pas trop mauvais ( enfin encore plus mauvais que ce que je fais habituellement je veux dire lol. ) et qu'il ne vous a pas trop déçu. Ça serait con comme sortie tout de même.

Bref, je vais pas faire dans les adieux déchirants non plus, merci juste de m'avoir suivi et de m'avoir lu ( surtout pour ceux qui ont lu mes autres histoires ), ça m'a quand-même fait du bien tout ça, d'écrire et tout.

Et puis ce n'est peut-être que partie remise, peut-être un jour je reviendrais avec des écrits de qualité ( c'est beau de rêver XD ) et dans tous les cas, on se retrouve sur les votre les gars ! Bah oui, j'arrête peut-être d'écrire pour le bien collectif mais ça ne m'empêche pas de continuer à hanter ce site comme une âme en peine et de fangirl sur vos fics !

Love. Kat'.