Chers lecteurs, bien que ma fanfiction n'atteigne pas des sommets question popularité, pour ceux qui aiment bien ce que j'écris, je tiens à préciser une petite chose! Ma fanfiction a une happy end! et oui Hina95, il ne faut pas se fier aux apparences! comme je l'ai déjà précisé, il me semble, ceci est la première partie d'une trilogie. Chaque chapitre a été conçu dans un plan pour me permettre de dire ce que je veux dire. Voici donc le chapitre 10, qui a, ou en tout cas aura, une grande importance. Le chapitre 11 est déjà écrit, mais je veux vous faire languir, vous mes lecteurs, et si vous êtes tentés d'avoir le chapitre suivant, n'hésitez pas à m'envoyer des reviews, pour me dire ce que vous en pensez, même si vous n'aimez pas, juste pour que je puisse juger de ce qui va ou ne va pas. Je vous laisse donc découvrir ce chapitre-ci, en espérant qu'il vous plaira.
Bien entendu, rien ne m'appartient, exceptés quelques personnages, l'histoire et son concept!
Les semaines passèrent rapidement, et nous nous retrouvâmes au mois de novembre. Le froid commençait à envahir le château, et la fatigue commençait à se faire sentir. Nous avions cependant passé une excellente fête d'Halloween. Je n'étais pas rester longtemps car j'étais fatiguée, mais j'ai quand même le souvenir d'un Harry que la bièreaubeurre avait rendu particulièrement joyeux et qui chantait notre chanson, « Heaven », debout sur une table de la salle commune, en serrant contre lui un coussin qu'il devait prendre pour moi. Le lendemain il avait eu une grosse migraine, et nous avions tous rit en repensant à sa prestation.
Cependant, au fur et à mesure que les jours avançaient, le moral était un peu retombé. Les morts étaient de plus en plus nombreux, puis un jour, nous apprîmes qu'un sorcier avait été tué par Severus Rogue. Lorsque j'appris cette nouvelle, je réalisai qu'il était urgent de parler avec son frère et nouveau professeur de potions, Silvius Rogue.
Je pris la décision de lui parler à la fin de mon prochain cours de potions. Mais ce cours était le dernier de ma journée. Donc je la passais à réfléchir aux questions que je pourrai bien lui poser, comment savoir ? Et que chercher ?
A l'heure du déjeuner, mon cher et tendre se rendit compte que quelque chose me tracassait. Bien sûr, il essaya de savoir :
"Pourquoi es-tu si songeuse Gin ?
-Parce que j'ai potions tout à l'heure et que je n'ai pas fait mon devoir, lui répondis-je.
Je ne mentais pas vraiment après tout… si on considérait que mon devoir était de comprendre en quoi Severus Rogue pouvait être dangereux, et en quoi Silvius Rogue pouvait nous aider.
Pour qu'il arrête de me poser des questions, j'enfournai un morceau de pain dans la bouche d'Harry, puis je me levai, l'embrassai dans le cou en lui murmurant un « A tout à l'heure mon ange » avant de sortir de la pièce pour me diriger aux cachots.
Le cours me sembla durer une éternité. Je n'avais jamais été très forte en potions, mais là je crois que c'était encore pire que d'habitude, je m'étais trompée dans les ingrédients, dans le temps. Puis le cours arrive enfin à son terme. Je pris tout mon temps pour ranger mes affaires. Une fois tous mes camarades sortis, je m'avançais vers mon professeur. Il me tournait le dos et semblait écrire quelque chose. Je m'apprêtais à parler, mais il fut plus rapide.
- Miss Weasley, je suis à vous dans 2 secondes.
Il reposa sa plume, se tourna vers moi et s'assit à son bureau.
- Je vous écoute.
- Eh bien voilà professeur, me lançai-je, je voulais vous poser des questions par rapport à votre frère. Je sais que c'est très impoli de ma part, et que je ne devrai pas, mais vous savez, je m'inquiète pour Harry à cause de tout ça et si je pouvais récolter quelques informations, je pourrai peut-être l'aider ensuite et…
- Que voulez-vous savoir ?
- Tout professeur.
- Bien, alors pour commencer, Severus n'est pas mon frère, mais mon demi-frère. Nous avons le même père. Un moldu. Sa mère est morte à l'accouchement. Alors notre père a épousé ma mère 3 ans plus tard. Severus ne m'a jamais accepté. Je n'avais pas le même sang que lui. Lorsque j'entrai à Poudlard, il était en 4ème année à Serpentard et fréquentait peu de gens. Moi j'étais différent de lui, je n'avais pas cette obsession du sang. Après tout, notre père était moldu, ce qui n'enlevait pas notre capacité pour les potions. Le choixpeau m'envoya à Poufsouffle. C'est alors que notre véritable rivalité a commencé. J'étais plutôt populaire car j'étais très calme et j'essayais toujours de régler les conflits. J'avais de bonnes notes aussi. Mais Severus ne partageait pas l'opinion des autres. Pendant les 4 ans où nous étions ensemble à Poudlard, il a essayé de me faire vivre l'enfer. Mais je n'étais pas un faible pour autant. Le comble de notre confrontation arriva à la fin de ma 7ème année. Il avait déjà commencé à s'intéresser à Voldemort et toutes les sottises que ce fou débite. Il est venu me voir à King's Cross. Il voulait me convertir à ces idées tordues de sang pur et sang impur. Je lui ai fait remarqué que lui comme moi n'avions pas le sang pur. Nous nous sommes battu en duel. Puis je suis retourné le voir quelques mois plus tard. Je voulais qu'il sache que j'allais m'engager contre Voldemort. Mais je suis un solitaire, je ne voulais pas m'engager dans des associations comme l'Ordre du Phénix. Je voulais combattre seul. Alors je suis parti, afin d'affronter mes démons, ceux de mon frère, ceux du monde entier. Le démon de nos vies, celui de nos cauchemars, le fou qui se fait passer pour un Lord. J'ai parcouru le monde à la recherche de ce qui pourrait le détruire. J'ai détruit quelques choses qui lui donnaient de la force. Puis un jour, alors que je continuais mon chemin, j'ai appris que le Lord n'était plus. A cause d'un garçon. J'ai donc voulu voir ce garçon. Je l'ai rencontré et j'ai compris que ma quête ne devait s'arrêter là. J'avais le même désir que celui que vous avez aujourd'hui de sauver ce garçon. Je sais qu'il y arrivera. Il le vaincra. Cependant, je n'ai pas terminé la tâche que j'avais commencée.
Le professeur Rogue s'interrompit un moment, comme perdu dans ses pensées. Je ne savais pas trop si je devais partir, rester. Je ne savais que faire. Une question occupait mon esprit et je devais la lui poser.
- Professeur, commençai-je d'une voix hésitante, quelle est cette tâche ? Vous auriez trouvé un moyen de vaincre Voldemort ?
Il me regarda, comme surpris. Peut-être avait-il oublié ma présence. Ma question semblait l'avoir tiré d'une grande réflexion. Une ombre passa dans son regard. J'avais peur d'avoir fait une bêtise en lui posant cette question, mais elle me paraissait nécessaire puisque le garçon en question, celui que j'aimais, ne devait pas perdre ce combat. Si ce n'était pour la communauté sorcière, au moins pour lui. Il devait le vaincre et si possible y survivre. Malheureusement, mes rêves ne furent pas réalisés. Mais à cet instant je croyais dur comme fer qu'on vivrait heureux ensemble après qu'il soit sorti victorieux de ce combat.
Silvius Rogue continua à me dévisager pendant un moment, semblant peser le pour et le contre. Des minutes, voire des heures semblaient s'être écoulées quand il murmura enfin ces quelques mots.
- Plus tard Miss Weasley, je crains que cette histoire soit beaucoup trop longue à raconter actuellement. Je vous donnerai rendez-vous un autre jour. Mais sachez juste que Voldemort n'est pas invincible et que Harry Potter a suffisamment de force et de courage en lui pour l'affronter. Il a aussi ce fameux pouvoir que le professeur Dumbledore considère comme le plus grand au monde. Il vaincra le Lord, c'est certain, mais je ne peux vous garantir qu'il y survivra. Maintenant, vous pouvez y aller, j'ai du travail.
- Merci professeur, répondis-je d'une voix éteinte.
Je quittai la salle, pleine de doutes. Cette découverte m'avait d'abord donné des espoirs, mais cette incertitude concernant la vie d'Harry m'avait abattue. Il fallait qu'il vive. Je pensais ne pas pouvoir vivre sans lui. Certes, aujourd'hui je suis vivante. Mais si mon corps vit, se nourrit, dort, mon âme elle n'est plus la même. Je suis comme morte moi aussi. Sans lui je ne suis rien. Aimer est quelque chose de pire que tout au monde. Et en même temps, c'est la chose la plus merveilleuse que j'ai pu connaître dans ma courte vie. Aimer ce garçon, cet homme, celui qui me donnait le sourire, qui me faisait rire, pleurer. Il était toujours là en cas de problème. L'amour c'est beaucoup plus important que ces futilités. Aimer, c'est exister. C'est sentir les choses, voir le monde sous un angle nouveau, c'est se sentir complet à chaque nouveau jour, c'est ne plus douter, ne plus avoir peur. Nous ne sommes plus seul, nous sommes deux à affronter tous les problèmes imposés par le quotidien de nos vies, parfois sinistres. Mais ces problèmes nous apparaissent comme atténués car quelqu'un à côté permet de les effacer, peut-être pas entièrement, mais toujours un peu. L'amour c'est un sentiment complexe. J'ai l'impression que je ne peux le décrire plus que ça.
Et j'aimais Harry. Je l'aime encore. Je l'aimerai toujours. C'est peut-être pour ça que je suis encore en vie aujourd'hui. J'ai toujours espéré que je trouverai un moyen de le ramener à la vie. Une légende me donne espoir. Mais c'est une légende. Et il est un peu tôt pour en parler.
Une fois sortie du bureau de Rogue, je suis remontée dans la salle commune. Harry jouait aux échecs contre Ron. Bien sûr il perdait. Je lui donnais juste un petit baiser avant de rejoindre Hermione, perdue au milieu de ces livres. Mais elle ne semblait pas travailler. Lorsque je m'assis à côté d'elle, elle mit un moment avant de se rendre compte de ma présence. Puis lorsqu'elle me vit, elle se redressa et bougonna.
- Qu'est-ce que je peux offrir à Ron pour Noël ? On va à Pré-au-Lard dans deux semaines, et j'ai aucune idée.
- Tu pourrais lui offrir quelque chose sur le Quidditch, suggérai-je.
Hermione fit une grimace.
- Non, j'ai envie de changer un peu. Enfin, c'est notre premier noël ensemble, j'aimerai quelque chose d'autres, qui lui montre mon affection et tout ça, sans être trop romantique, fleur bleue, etc…
- Oui je vois… je ne sais pas… On a qu'à aller à Pré-au-Lard ensemble, comme ça on réfléchira mieux à deux dans les boutiques ! On se débarrasse de ces messieurs !
- Bonne idée, s'exclama-t-elle. Tu vas prendre quoi à Harry ?
- Je pensais lui prendre une gourmette, mais je ne suis pas sûre tu vois, il faudra que je regarde mieux.
Hermione et moi avions baissé d'un ton, mais nos visages enthousiastes ne passaient pas inaperçus puisque Parvati nous rejoignit.
- Vous parlez de vos cadeaux de Noël, demanda-t-elle ? Moi je n'ai aucune idée de ce que je vais prendre pour Neville.
Elle s'effondra dans une chaise à côté de nous. Et notre discussion continua, avec Parvati. Cela me soulageait de parler d'autres choses, de me changer les idées. Je n'en pouvais plus de me ronger les sangs, pour Harry, pour moi, pour notre bébé, pour mes études, pour la guerre. Ces petites conversations entre filles étaient certes futiles, mais cela nous faisait du bien à toutes. Tous ces petits problèmes nous faisaient plus rire qu'autre chose. C'est donc la tête légère que je me rendis dans mon dortoir, pris ma potion et m'endormit avec un sourire aux lèvres à l'idée de me rendre à Pré-au-Lard.
Quand j'y repense, je me dis que je n'aurais jamais dû y aller. Au souvenir de ce qu'il s'est passé là-bas, je ne peux m'empêcher de pleurer. Les hommes sont cruels, surtout en temps de guerre. Mais je ne pensais pas que l'horreur pouvait aller jusque là.
