Chers lecteurs, comme promis, voici le chapitre 11 de ma fanfiction. Ce chapitre est relativement violent donc âme sensible s'abstenir! Les prochains seront beaucoup moins tristes, histoire de détendre un peu l'atmosphère et de montrer que tout ne va pas si mal au fond! Voilà, bonne lecture à tous, et comme d'habitude, rien ne m'appartient.

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews, ça m'a beaucoup touchée. Je ne sais pas si j'aurais le temps d'écrire une nouveau chapitre pour la semaine prochaine, mais quelques reviews pourront m'y aider!


C'était le 28 novembre. La journée à Pré-au-Lard. Je me levai de bonne humeur. Une bonne journée s'annonçait. Nous devions partir à 11h, Ron et Hermione, Neville et Parvati, Harry et moi. Nous avions prévu de déjeuner ensemble puis de se séparer pour faire nos achats tranquillement. Après avoir un peu traîner dans mon lit en pensant à cette journée, je me levai pour me rendre dans la salle de bain. Je me préparai, puis je descendis dans la salle commune. Les garçons n'étaient pas là, ils avaient sûrement eu un contretemps dû au sommeil profond de mon frère. Hermione et Parvati par contre discutait devant le feu. Je les rejoignis et nous recommençâmes nos discussions futiles sur noël, les cadeaux que nous voulions offrir et les cadeaux que nos chéris allaient nous offrir. Nous imaginions des tas de cadeaux auxquels nos hommes auraient pu penser mais qui ne nous auraient pas convenus, comme par exemple des paquets de Berties Crochues ou encore des livres comme « Le Quidditch pour les sorcières inexpérimentées ».

Nous étions encore en train de rire quand nos chers et tendres se décidèrent enfin à descendre.

- Et on dit que ce sont toujours les femmes qui sont en retard ! s'exclama Parvati.

- Oui mais les femmes n'ont pas de Ron à réveiller le matin, bougonna Harry.

Mon frère marmonna quelques mots grossiers concernant ceux qui l'avaient réveillé « si tôt ». Tout le monde éclata de rire en voyant qu'il avait toujours la trace de son oreiller sur la joue. Vexé mon frère s'en alla d'un pas rapide, suivie par une Hermione toujours souriante mais soucieuse de passer une bonne journée malgré le caractère de son petit ami.

Sur le chemin, nous riions ensemble des dernières rumeurs courant dans les couloirs du château de Poudlard. Nous étions insouciants et cela nous changeait un peu. Personne ne pensait à un éventuel danger.

Une fois arrivés au village, un grand débat commença sur notre destination.

- Si on allait chez Zonko ? proposa Harry.

- Ah oui bonne idée ! s'exclama mon frère.

- Non, nous allons passer l'après-midi chacun de notre côté, vous irez quand nous ne serons pas là parce que je pense que ni Ginny, ni Parvati n'aient envie d'y aller. Tout comme moi d'ailleurs, répondis Hermione qui adopta une voix pleine de sagesse.

- Oui mais rien qu'un petit tour ! plaida Ron, apparemment impatient de pouvoir acheter des blagues pour les jumeaux.

- Voyons Ron, lui répondis-je d'un ton mielleux, si tu veux piéger les jumeaux, c'est pas avec quelque chose que tu auras acheté chez Zonko !

Nous continuâmes notre conversation un petit moment, chacun proposant des arguments pour ou contre, mais nous avions un avantage considérable : Hermione était de notre côté. Et personne ne peut résister à un argumentaire d'Hermione. Après avoir donc décidé de se rendre aux Trois Balais, nous reprîmes notre chemin, Hermione, Parvati et moi en tête, pendant que les trois garçons marchaient derrière en rouspétant contre l'influence des femmes sur les hommes. Soit disant les femmes mènent les hommes par le bout du nez, c'était impensable, elle ne prennent même pas en considération les désirs des hommes. Nous entendions toutes ces récriminations et nous en riions sous cape. Puis à un moment, avant d'entrer dans le bar, je fis une réflexion à ses machos en puissance pour qu'ils arrêtent d'essayer de nous culpabiliser.

- Je crois que mes petits détours par la Salle sur Demande vont s'arrêter. Après tout si les femmes ne sont pas si indispensables que ça.

Hermione et Parvati m'approuvèrent et entrèrent dans mon jeu. Les garçons, eux, commençaient à avoir des regards un peu paniqués, se demandant si nous étions sérieuses ou si c'était pour les mettre en rogne. Harry me regardait, implorant. Oh ce n'était pas tant pour les relations que nous entretenions dans cette salle, mais plutôt le fait d'être ensemble, de pouvoir se parler librement, sans se soucier des oreilles indiscrètes.

Cependant, nous continuâmes notre petit jeu jusqu'à ce que nous ayons trouvé une table. Hermione, Parvati et moi arrêtâmes de parler pendant un moment, faisant semblant de réfléchir à ce que nous allions prendre. Les garçons nous regardaient, désespérés, essayant de déchiffrer sur nos visages une indication quelconque. Je levai les yeux vers Harry, qui me regardait, hésitant. Ne pouvant pas résister, comme à chaque fois, je lui fis un clin d'œil pour lui faire comprendre que bien évidemment, je n'étais pas sérieuse. Un sourire fendit son visage après qu'il eut poussé un soupir de soulagement. Il me pris la main, puis la conversation recommença. Ils essayaient de savoir ce que nous allions faire de notre journée ou plus précisément, ils essayaient de deviner ce que nous allions leur acheter pour noël. Cependant, ils n'arrivèrent pas à grand-chose puisque nous-mêmes n'avions aucune idée ! Enfin moi j'en avais une, mais ce n'était pas une raison pour ne pas être solidaire avec les deux autres filles.

Le déjeuner se passa très bien. Nous eûmes des visites agréables, comme celles de Seamus, de Padma ou encore d'Ernie McMillan, mais aussi des désagréables, comme celle de Malefoy, accompagné comme d'habitude par Crabbe et Goyle, mais aussi par Pansy. Cependant, nous avions pris le parti de ne pas les laisser faire et après quelques remarques bien lancées par une Hermione déchaînée et par moi-même, ils nous laissèrent tranquille. Puis, l'heure avançant, nous décidâmes de nous séparer pour commencer notre après-midi.

Une fois sortis des Trois Balais, j'embrassai tendrement Harry, pendant qu'Hermione et Parvati en faisaient de même avec Ron et Neville. Puis nous prîmes la direction de la boutique vers laquelle nous voulions aller. C'était une petite bijouterie, dans une petite rue parallèle à celle des Trois Balais. Cette rue était certes petite, mais formidable. Il y avait pleins de petits magasins pleins de choses aussi jolies les unes que les autres. La période des fêtes approchant, les vitrines étaient décorées avec goût et délicatesse pour les quelques étudiants de Poudlard qui venaient faire leurs achats. Nous passâmes devant un chocolatier, un magasin de vêtements assez chic avant d'arriver devant la bijouterie. Nous nous arrêtâmes devant la vitrine et observâmes avec attention les somptueux bijoux qui s'y trouvaient. Les filles s'extasièrent sur plusieurs choses pendant que j'observai une gourmette qui me paraissait idéale. Sur un côté, on pouvait inscrire le nom, comme sur une gourmette classique. Sur l'autre face, un message défilait, selon la volonté du client.

- C'est magnifique ! s'exclama Parvati.

- Entrons, je suis sûre qu'il y a d'autres merveilles du genre à l'intérieur, ajouta Hermione.

Elles se tournèrent vers moi, savoir ce que j'en pensais. J'hésitai, la vitrine se prolongeais, je voulais l'observer plus attentivement. En effet, la boutique était à l'angle de la rue et je voulais regarder l'autre côté. Après tout, je n'avais pas de gros moyens alors il fallait que je vois toutes les possibilités avant de me décider. Je fis part de ma décision aux filles. Hermione parut hésiter.

- On ne va quand même pas te laisser toute seule dans la rue, me dit-elle.

- Mais je ne serai pas seule, répondis-je, il y a des tas de gens qui passent dans cette rue pour faire leurs achats ! Ne t'inquiète pas pour moi, je saurais me débrouiller.

Elle acquiesça, bien que j'aie vu dans son regard qu'elle n'était pas convaincue. Je me dirigeai donc dans la ruelle pour voir l'autre partie de la vitrine, pendant que les filles entraient dans le magasin. Les bijoux étaient vraiment magnifiques et je me perdis dans leur contemplation lorsqu'un bruit m'en sortit. Ce bruit était caractéristique d'une transplanation. Je me retournai.

La ruelle était sombre et déserte. Au fond, je pouvais voir un mur. Je n'avais pas remarqué que cette ruelle était comme ça. Puis j'aperçu quelqu'un sortant de l'ombre et qui s'avançait vers moi. Je ne parvenais pas à identifier cette silhouette, pourtant elle me paraissait familière.

La personne s'approcha lentement, puis arrivée à quelques mètres de moi, je la reconnu. La voix froide et cruelle s'éleva comme une lame de couteau transperçant l'air.

- Miss Weasley… cela faisait longtemps n'est-ce pas ?

- Rogue, murmurai-je avec haine.

- Alors, comment va votre petit ami ? Toujours aussi arrogant ?

A ces paroles, j'avais sorti ma baguette. Qu'est-ce que Severus Rogue faisait là ? Ma première pensée fût pour Harry que je pensais en danger. Mais les paroles qu'il prononça ensuite me firent comprendre que c'était moi la cible.

- Mon maître a besoin de toi… Tu es si précieuse pour ce prétentieux qui est censé le détruire…

Je me paralysais subitement. Il voulait donc se servir de moi contre Harry… Ce n'était pas possible, je ne voulais pas les laisser faire. Je levai ma baguette vers ce meurtrier et hurlai « Stupéfix ». Rogue détourna mon sortilège d'un mouvement du poignet avec un ricanement qui ne présageait rien de bon. Il leva sa baguette vers moi et dans un réflexe, je pensais très fort « Protego ». Rogue me regarda d'un air mauvais, puis avec un sourire, il leva précipitamment sa baguette et hurla « Endoloris ».

Une douleur intense se propagea dans mon corps. Je souffrais tellement que j'aurais voulu mourir. Je pense que je devais hurler, mais Rogue continuait, il me semblait entendre son rire. Je n'avais jamais ressenti une telle douleur, c'était comme si plusieurs lames de couteau s'enfonçaient en moi, dans toutes les parties de mon corps. Je n'étais même plus capable de penser, chaque parcelle de mon corps me faisait souffrir, je sentais mon corps se convulser. Au bout de ce qui m'apparu comme une éternité, j'entendis un hurlement, puis la douleur cessa. J'étais allongée là, au milieu de la rue. Je voyais des éclairs fuser au dessus de moi. Soudain, je sentis un liquide chaud s'écouler de mon corps. J'entendis une voix me murmurer quelque chose, puis je m'évanouis.

Lorsque je me réveillai, j'étais à l'infirmerie. Tout mon corps était courbatu. J'ouvris les yeux doucement et j'aperçu le visage inquiet d'Hermione, penché au dessus de moi. Je ne pus murmurer qu'un mot : « Harry ». Elle me regarda, les yeux pleins de larmes. Elle me dit qu'Harry était dans le bureau de Madame Pomfresh, avec le professeur McGonagall et le professeur Dumbledore. Puis elle me murmura des mots rassurants. Elle me dit que personne d'autres n'était blessé, que Harry allait bien. Puis elle ajouta que ce n'était pas grave, que nous étions jeune.

Je ne comprenais pas trop le sens de ses paroles. Une douleur lancinante envahi mon bas ventre et je ne pus retenir un cri. La porte du bureau s'ouvrit et 4 personnes en sortirent. La douleur m'aveuglait, je ne pouvais pas les distinguer. Je sentis quelqu'un me prendre la main et me la serrer, comme pour me donner du courage. Puis j'entendis des mots murmurés dans mon oreille. Une voix apaisante. C'était Harry. On me fit boire une potion qui calma ma douleur instantanément. Puis Madame Pomfresh demanda à tout le monde de partir et de me laisser me reposer. Tous sortirent. Sauf Harry.

- Mr Potter, sortez aussi s'il vous plait, Miss Weasley a besoin de repos.

- NON ! hurlai-je.

Je ne voulais pas qu'il s'en aille, j'avais besoin de lui à ce moment là. J'avais besoin de sa présence, de son contact. Pomfresh me regarda, puis regarda Harry qui s'était rassit près de moi. Elle poussa un soupir puis lui dit qu'il pouvait rester mais qu'au moindre signe d'agitation il devrait partir. Puis elle se retira dans son bureau, nous laissant tous les deux.

Harry se pencha sur moi et me pris dans ses bras.

- J'ai eu si peur pour toi mon cœur, si tu savais, quand j'ai vu Parvati arriver en courant en me disant que tu avais été attaquée et que tu étais par terre, que tu ne bougeais plus… j'ai imaginé le pire. Je veux pas te perdre.

- Moi non plus, répondis-je dans un souffle.

Il posa sa tête sur ma poitrine et nous restâmes comme ça pendant un moment. Puis il s'allongea à côté de moi et commença à me bercer en me disant des choses très tendres. Quand nous nous fûmes rassurés mutuellement, je lui posais la question qui me hantait depuis mon réveil.

- Que s'est-il passé ?

Il sembla hésiter avant de répondre. Mais quand son regard croisa le mien, il comprit que c'était important pour moi de savoir.

- Rogue t'a attaqué. Hermione a entendu un cri, puis quand elle a réalisé que c'était toi, elle est sortie du magasin et elle a attaqué Rogue. Parvati pendant ce temps a couru nous prévenir. Nous sommes arrivés, et Rogue a transplané. Tu étais évanouie. Alors nous t'avons transporté d'urgence à l'infirmerie. Là Madame Pomfresh t'a examinée et…

Il s'arrêta, comme si ce qu'il s'apprêtait à me dire était trop dur. Il fit une grimace, poussa un soupir et me regarda. Je lui fis un sourire pour l'encourager, même si j'avais peur de ce qu'il allait me dire. Il me lança un regard plein de détresse puis après un autre long soupir, il murmura :

- Sous la violence du sort, tu as perdu le bébé.