Note de l'auteur: Et voilà un nouveau chapitre, après quelques chapitres, disons un peu triste, je vous propose un peu de tendresse dans ce monde de brute. Après tout, le monde n'est pas fait seulement de guerres, d'attaques et de cruauté. Chaque vie comporte quelques instants comme ceux-ci, des instants de pur bonheur et de tendresse. Je vous propose dans ce chapitre un petit break dans l'histoire tragique que je raconte, bien que ce chapitre ait aussi son importance dans l'histoire que je raconte. Bonne lecture, et merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews, particulièrement Hina95 (oui il y aura une happy end, c'est promis!) et à Anaïs (tes reviews sont toujours très agréables! Merci beaucoup pour tes encouragements!)
Les prochains chapitres (en tout cas les 2 suivants), seront dans la même veine, histoire de décompresser un peu!
Disclaimer: Rien ne m'appartient, à part l'histoire et le concept.
J'avais perdu mon enfant. Notre enfant, en fait. Après m'avoir annoncé que j'avais fait une fausse couche, Harry fut très prévenant. Il me serra contre lui, ne cessant de répéter que ce n'était pas grave, qu'après tout, l'essentiel c'était que je n'ai pas été blessée. Mais malgré tout, j'étais affreusement triste. Je venais de perdre un bébé, et je m'y étais attaché. Attaché à ce petit être qui était là, qui était le symbole de notre union. Je me voyais déjà une heureuse mère de famille, avec ce petit qui gambaderait partout pendant que Harry et moi le regarderions, souriants et heureux. Mais le destin en avait décidé autrement. Nous n'étions pas destiné à être heureux. En tout cas pas tout de suite.
Je restai une semaine à l'infirmerie. Les jours d'après, je n'étais que l'ombre de moi-même. Je m'étais totalement renfermée, je ne parlais plus, je ne souriais plus. J'avais l'impression de ne plus exister. Je me détestais pour ne pas avoir suivi les instructions que tout le monde m'avait données. Je m'en voulais à moi, mais je ne pouvais m'empêcher de haïr Severus Rogue. C'était à cause de lui. Aujourd'hui je ne peux m'empêcher d'y penser, et même d'en pleurer.
Seul Harry continuai à agir normalement avec moi. Il était même encore plus tendre et prévenant, il ne me demandait plus d'aller dans la Salle sur Demande. Il ne me brusquait pas. Même quand je refusais de parler, il se contentait d'être là, à côté de moi. Parfois il me prenait dans ses bras, toujours en silence. Une fois, alors que nous étions les derniers dans la salle commune. Il me prit dans ses bras, et commença à me parler.
- Ginny, parle-moi s'il te plaît. Ne me laisse pas comme ça, je ne sais plus quoi faire. J'ai l'impression de t'avoir perdue.
Les larmes semblaient étrangler sa gorge. J'avais l'impression qu'il luttait vraiment. Et moi, je voulais lui parler, mais je n'y arrivai pas. Je finis par réussir à dire.
- Je m'en veux Harry. Je m'en veux tellement.
Il me regarda, fixement. Puis il commença à me bercer en me disant que je n'y étais pour rien. Nous étions jeunes, nous avions tout le temps d'avoir des enfants, et nous en aurions plus qu'un. Puis il se mit à fredonner notre chanson « And baby you're all that I want, when you're lying here in my arms, I'm founding it hard to believe, we're in heaven. And love is all that I need, and I found it there in your heart, it isn't so hard to see, we're in heaven".
Je me mis à pleurer. Il me consola avec encore plus de tendresse. Puis je finis par me calmer, et m'endormir là, contre lui. Apparemment, il s'endormit aussi, puisque le lendemain, je me réveillai blottie contre lui.
Les vacances de Noël étaient arrivées. Je dois dire que j'en étais soulagée. Ces quelques jours avaient été très difficiles pour moi, rester là, face à tous ses élèves qui me regardaient et me pointaient du doigt. Il savait que j'avais été attaquée. Mais personne ne savait que j'avais perdu un enfant, tout simplement parce qu'ils ne savaient pas que j'en attendais un.
Pendant les vacances, nous retournâmes au Terrier. Cette pensée dissipa un peu mes humeurs noires, car j'allais revoir ma famille, ma mère, Fred, Georges. Je crois que ma mère avait été mise au courant, que j'attendais un enfant et que je l'avais perdu. Je savais qu'elle ne me ferait pas de remarques. Elle comprenait sûrement que j'avais dû souffrir.
Dans le Poudlard express, nous nous retrouvâmes seuls, Harry et moi. Neville et Parvati ayant préféré nous laisser seuls et Hermione et Ron faisaient leur tournée. Nous ne dîmes rien. Je pense que Harry ne savait pas trop quoi dire, il avait sûrement peur de ma réaction. J'étais très fragile depuis cette attaque. Mais lorsque je levais les yeux vers lui, il me faisait un petit sourire, comme pour m'encourager, et je pouvais lire dans ses yeux toute la tendresse qu'il avait pour moi, la tristesse aussi, et la haine brûlait au fond, la haine qui le consumait pour celui qui m'avait ça, l'esclave de celui qu'il devait tuer. Lorsque je regardais dans ses yeux, je ne pouvais m'empêcher d'être fascinée, mais aussi effrayée parfois, par sa détermination. Là, dans ce wagon silencieux, j'ai ressenti à quel point il avait lui aussi été touché. Il avait déjà perdu ses parents, son parrain. Il me disait souvent que j'étais sa force, celle pour qui il se battrait, mais qu'il avait peur de me perdre, après avoir perdu tous ses proches. Je me levai et allai m'asseoir à côté de lui, je le pris dans mes bras et l'embrassai, essayant de lui transmettre toutes mes émotions. Puis je posai ma tête sur son épaule, et il ne dit rien, se contentant de me caresser les cheveux. Lui comme moi étions en osmose. Nous nous comprenions parfaitement.
Puis nous arrivâmes à la gare, où mon père et ma mère nous attendaient. Ils ne dirent rien, mais ma mère m'étreignit très fort, comme pour me dire qu'elle serait toujours là pour moi. Nous partîmes tous ensemble. Hermione allait dans sa famille pour la 1ère semaine de vacances, mais Harry, lui, venait avec nous.
Une fois arrivés au Terrier, je me rendis directement dans ma chambre. Mes frères ne devaient venir qu'une heure plus tard, pour se retrouver tous ensemble. Harry ne me rejoignit pas. Je pense qu'il avait compris que j'avais besoin d'un peu de solitude. Je pleurai à chaudes larmes. Ces instants de solitudes me faisaient du bien. J'avais besoin d'évacuer tout ce mal en moi, et j'avais beaucoup de difficultés.
Lorsque je redescendis, je me dirigeai directement vers le salon, où se trouvaient mes parents, ainsi que Harry et Ron. D'habitude, j'essayais d'éviter les démonstrations d'affection avec Harry, mais là j'avais besoin de lui, alors je me suis dirigée vers lui, et me suis assise tout près de lui. Je posai ma tête sur son épaule, puis poussai un soupir avant de fermer les yeux. Il posa sa main sur mon genou, de façon rassurante. Le silence se fit dans la pièce. Jusqu'à ce que nous entendions 2 « pops », indiquant que les jumeaux venaient d'arriver. Ils ne devaient pas être au courant car ils entrèrent dans la pièce comme à leur habitude, en fanfare, disant bonjour d'une voix claironnante. Ils furent suivis par Bill et Charlie. Puis la soirée fut guidée par les rires et les blagues de mes frères. Cette ambiance me détendit un peu. J'étais heureuse d'être avec ma famille, et de temps en temps, lorsque mes pensées sombraient de nouveau dans une zone obscure, Harry serrait sa main sur mon genou, pour me rappeler qu'il était là. Ma mère me porta beaucoup d'attention. Peut-être que personne ne l'avait remarqué, mais elle avait cuisiné mes plats préférés, et elle ne cessait de me regarder, les yeux tristes, mais réconfortants. A la fin du repas, les jumeaux nous firent une démonstration de leurs dernières inventions. Puis tout le monde repartit chez soi. Nous allions nous coucher quand ma mère nous appela, Harry et moi.
- Ma chérie, nous avons appris ce qui t'est arrivé.
Je baissai les yeux, sentant les larmes qui me les brûlaient.
- Je sais que c'est difficile ma chérie, je suis avec toi, et je t'aiderai du mieux que je peux. Cependant, un bébé, ça ne vient tout seul, et j'ose donc imaginer que la relation que vous entretenez tous les deux est relativement… avancée.
Harry rougit, pendant que je ne pus retenir un sourire. Ma mère était extrêmement perspicace. Harry commença à bégayer, mais il fut interrompu par ma mère, qui nous annonça avec un grand sourire.
- Au vu des événements, je pense qu'il serait bien pour Ginny que tu restes avec elle. Arthur et moi en avons discuté, et nous avons convenu qu'il ne serait pas déplacé de vous laisser dormir ensemble pendant ces vacances.
Harry et moi regardâmes ma mère, surpris, avant de se regarder l'un l'autre. Doucement, Harry me prit la main et murmura un « Merci, bonne nuit », avant de m'entraîner à l'étage, dans ma chambre. Une fois en haut, un silence pesant s'installa entre nous. Nous nous préparâmes à dormir. Je fus la première à m'installer dans ce grand lit froid. Mais bientôt, le corps chaud de Harry m'y rejoignit, et ce contact me procura une sensation de bien-être. Je n'avais pas éprouvé une sensation pareille depuis l'attaque. Je me tournai vers lui et commençai à le dévisager. Il avait les yeux fermés, mais il ne dormait pas. Comme à chaque fois, j'essayais de graver ses traits dans ma mémoire. Il finit par ouvrir les yeux, et me regarda fixement lui aussi. Finalement, envoûtée par la chaleur de sa peau contre la mienne, et la tendresse que je voyais dans son regard, je me penchai vers lui et commençait à l'embrasser. Il me prit dans ses bras et m'embrassa à son tour. Petit à petit, nos caresses se firent plus précises. Mais soudain, il s'arrêta, puis se releva, pour s'asseoir et rallumer la lumière. Je le regardai, sans comprendre. Il me regarda longuement, songeur, avant de me demander :
- Tu es sûre ? Je veux dire, tu as vécu une épreuve marquante et je ne veux pas te brusquer tu sais je…
Je l'interrompis en posant un doigt sur ses lèvres. Il me regarda, ne sachant pas trop quoi faire.
- Je sais ce que j'ai vécu, mais Harry tu es ma force, ma raison d'être. J'ai besoin de toi, et tu ne vas pas me brusquer. Juste, vas-y doucement, je suis prête, mais toujours fragile.
Il me regarda encore quelques minutes avant de se pencher sur moi et de continuer ce que nous avions commencé.
Le lendemain, je me réveillai lentement. En entendant le cœur de Harry battre, je souris, en repensant à sa tendresse. Cependant, d'autres images envahirent ma tête, et d'autres sensations envahirent mon corps. Je repensais à la douleur que j'avais ressentie, je repensais au rire cruel de Rogue. Les larmes commencèrent à couleur. Harry se réveilla, et me voyant pleurer, commença à s'affoler.
- Gin ! Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis désolé, je sais qu'on aurait jamais dû le refaire si tôt. Oh mon cœur excuse moi.
- C'est pas ça Harry, mais j'arrête pas d'y repenser, de ressentir la douleur, et de me dire que j'ai perdu notre enfant.
Il ne dit rien mais resserra son étreinte. Nous restâmes un moment ainsi, l'un contre l'autre. Puis nous descendîmes, pour prendre notre petit déjeuner, en compagnie de tous les Weasley.
Etre chez moi me fit du bien même si je ne cessai de penser à ce qui m'étais arrivé. Harry était là pour me soutenir, ma mère aussi, et mes frères, voyant la tristesse dans mon regard faisaient tout pour me dérider un peu et me sortir de mes sombres pensées.
Noël approchait à grand pas. Lorsque le 24 décembre arriva, ma mère commença à nous donner des ordres. Nous attendions beaucoup de monde pour le soir, toute la famille Weasley, Hermione, qui devait venir avec ses parents, ainsi que quelques membres de l'Ordre, comme Lupin, Tonks, et bien d'autres. La journée, je fus si occupée à cuisiner, ranger et préparer la maison que je n'eus pas le temps de penser à quoi que ce soit. Ce ne fut que vers 18h, alors que j'allais prendre un bain et me préparer que je commençai à repenser à tous les derniers événements, puis quelque chose me frappa : avec tout ce qu'il s'était passé, je n'avais pas acheté de cadeaux pour Harry. Lui qui m'avait soutenu, qui m'avait montré toute son affection, je ne lui avais rien acheté. Je savais qu'il comprendrait, mais cela me rendit mal à l'aise quand même. Après de longues minutes de réflexion, je me dis que j'allais lui offrir quelque chose de précieux. Harry et moi nous aimions, c'était quelque chose de sûr. Mais nous ne nous l'étions jamais dit. Certes je le voyais dans ses yeux, dans ses gestes, je le sentais à sa façon de me faire l'amour, mais jamais il ne me l'avait dit. C'était pareil pour moi. Alors je pris la décision de le lui dire, de dire ces quelques mots qui auraient une signification bien particulière. Jusqu'à présent, je n'avais pas ressenti le besoin de lui dire, car je savais qu'il le savait. Mais aujourd'hui, il fallait que je matérialise ce qui n'avait pas été dit.
Je sorti de la salle de bain plus légère. Je me sentais plus propre. Depuis mon attaque, j'avais l'impression d'être souillée. Et là, quelque chose m'avait redonné de l'espoir. Oui, j'aimais Harry, et je pensais que nous allions vivre ensemble, pendant toute notre vie et au-delà. Il se trouve que j'avais tort, mais à l'époque, je le pensais vraiment. Et rien que ce que je voulais lui dire me redonna un peu de force et de courage, pour affronter tous ces gens.
Je me préparai pendant une heure dans ma chambre, essayant d'être à la perfection pour impressionner Harry, pour montrer que je ne me laisserai plus faire par Voldemort et ses esclaves. Il m'avait enlevé quelque chose, mais je ne pouvais pas les laisser prendre Harry. Il fallait que je le défende, plus que tout au monde.
19h sonna et les premiers invités arrivèrent. Je descendis les escaliers, et lorsque j'atteignis la dernière marche, tous les regards se braquèrent sur moi. Un de ces regards m'attira plus que les autres. Un regard vert d'émeraude qui appartenait à l'homme de ma vie. Il me dévisageait comme s'il me voyait pour la première fois. Je lui fis un grand sourire et je me dirigeai vers lui.
- Tu es magnifique mon cœur, me dit-il une fois que je fus à sa hauteur.
- Merci, tu es très beau toi aussi.
Nous nous regardâmes en souriant, jusqu'à ce que Ron et Hermione viennent nous voir. Hermione prit de mes nouvelles, et je lui fis part de mes résolutions. Elle me regarda attentivement, puis me dit :
- Je suis fière de toi Gin, je savais que tu étais forte, mais là tu m'épates.
- Merci Hermione, mais j'ai compris que j'étais jeune et qu'Harry et moi, nous avions toute la vie devant nous, et quand le monde sera débarrassé de Voldemort, tout ira mieux.
J'avais la rage, et Hermione du le voir dans mes yeux.
La soirée battait son plein. Le repas fut excellent, tout le monde riait, plaisantait. Puis la plupart des membres de l'Ordre partirent, les parents d'Hermione aussi. Il ne restait plus que ma famille, Harry, Hermione, Tonks et Lupin. Vers 1h du matin, Ron, n'y tenant plus, proposa que l'on ouvre les cadeaux.
Tout le monde approuva, et bientôt la pièce fut remplie de papier cadeaux de toutes les couleurs, pendant que chacun observait les présents qu'il avait reçus. Hermione m'avait offert un livre pour apprendre à se défendre, Ron m'offrit un petit hibou (apparemment, Coquecigrue avait fait des siennes), les jumeaux m'offrirent un balai très beau et luxueux (même si moins bien que l'Eclair de Feu de Harry). Mes parents, eux, m'avaient fait un superbe cadeau. Ils m'avaient offert 3 nouvelles robes, de nouvelles chaussures, ainsi que quelques vêtements moldus. En effet, je recevais toujours les anciens vêtements de mes frères, mais ce n'était pas des vêtements féminins et parfois, j'en avais honte. Je me précipitai donc vers ma famille et je les embrassai à tour de rôle, en remerciant particulièrement mes parents qui avaient dû se ruiner pour m'acheter tous ces vêtements neufs. Ma mère rougit lorsque je lui en fis la remarque, et me répondit que j'étais sa seule fille et que j'étais à un âge où l'on a besoin de se sentir femme, surtout après ce qui m'était arrivé.
Il me manquait donc un seul présent : celui de Harry. Lorsque tout le monde monta se coucher, j'étais un peu maussade. Je m'étais faite belle pour lui, mais il avait oublié apparemment mon noël. Bien sûr, une voix au fond de moi me répétait inlassablement qu'il avait était énormément présent ces derniers temps à cause de ce qu'il m'était arrivé, et il n'avait peut-être pas pensé à m'acheter quelque chose.
Je me préparai pour la nuit, perdue dans mes pensées. Je n'entendis pas Harry lorsqu'il entra, mais je sentis lorsqu'il embrassa mon épaule dénudée.
- Je suis sûr que tu penses que je t'ai oubliée mon cœur.
Je ne répondis rien, mais je me tournai et le regardai, attendant la suite. Il fouilla dans la poche de sa veste, puis il sortit un écrin de velours, qu'il me tendit. Il me fit un grand sourire, bien que ce sourire soit nerveux. Je pris l'écrin et commençai à l'observer. Il était beaucoup trop grand pour que ce soit une bague. Je commençai à me poser des questions, voulait-il me demander en mariage ? Nous en avions pourtant discuté et nous nous étions entendu sur le fait que ce n'était pas dans nos priorités. J'ouvris le coffret et je pus voir un ange, tout mignon, appuyé contre la chaîne en argent, serrant contre lui ses flèches et son arc. Il soupirait d'un air languissant. Soudain, l'ange ouvrit de grands yeux, banda son arc et envoya une flèche vers Harry. Je levai les yeux, surprise. Harry me regarda et son sourire s'élargit lorsqu'il sortit une fine chaîne, identique à la mienne, au bout de laquelle se trouvait un cœur qui battait.
- Les deux pendentifs sont liés. Tant que le cœur battra, cela voudra dire que mon amour pour toi n'est pas mort. Et tant que l'ange sera éveillé, cela voudra dire que tu m'aimes encore. Lorsqu'ils sont à proximité l'un de l'autre, l'ange enverra des flèches dans mon cœur.
Je le regardai, émerveillée par ce qu'il venait de dire. Son cadeau était le plus beau que l'on m'ait offert durant toute ma vie. Et aujourd'hui, alors que je raconte mes souvenirs, je sens le petit ange respirer contre ma peau. Depuis ce jour, il ne s'est jamais endormi. C'est encore aujourd'hui la plus belle preuve d'amour que j'aie reçue.
Je regardai Harry. Mon silence lui avait enlevé son sourire. Des larmes coulèrent le long de mes joues pendant que je le regardai. Il eut l'air beaucoup moins sûr de lui. Mais tout doute se dissipa lorsque je me jetai à son cou. Je l'embrassai sur toutes les parties de son visage : ses yeux, son nez, son front, sa bouche. Puis lorsque je me calmai, j'approchai ma bouche de son oreille et je murmurai :
« Je t'aime »
Il me regarda intensément, puis il murmura un « moi aussi » avant de m'embrasser passionnément, tout en m'entraînant vers le lit.
Ce fut le dernier noël avec lui, mais aussi le plus beau que j'ai vécu. Je ne suis pas prête d'oublier cette journée, et cette nuit non plus. Je ne savais pas que c'était mon dernier noël avec lui. Les noëls suivants ont été une torture pour moi, lorsque je repensais à celui-ci. Il n'aurait jamais dû partir ! Nous étions fait l'un pour l'autre, il était ma vie, mon oxygène. Il me manque tellement…
