Encore un chapitre doux, il n'en restera plus qu'un après. Envoyez moi des reviews, le prochain chapitre sera posté mardi si vous m'envoyer pleins de reviews lol si je n'en ai pas c'est que je ne suis pas pressée de poster le prochain... alors vous attendrez ;)
Bonne lecture !
C'était le 19 janvier. Un jour à priori comme les autres, et pourtant, c'est un des derniers jours heureux que j'ai connu. Cela faisait un an qu'Harry et moi étions ensemble. Un an, ça avait passé à la vitesse de l'éclair.
Le 19 janvier fut un des meilleurs jours que j'ai pu vivre dans ma vie. Ce jour là, ce fut un paradis. Je me levai de très bonne humeur. Ces derniers jours, il n'y avait rien eu d'étranges autour de moi, rien de choquant ou triste.
Je restai un peu dans mon lit, à paresser tranquillement. Puis je me souvins que l'on était le 19 janvier. Un sourire dessina sur mes lèvres, alors que je me rappelais cette date qui avait une signification pour moi. Je me rappelais de ce jour, un an auparavant. Puis, comme on était dimanche, qu'il était 8h du matin, je pensai qu'Harry devait dormir et qu'une petite surprise dès le matin, dès CE matin, ne serait pas mal placée. Je me descendis donc dans la salle commune et commençait à monter dans le dortoir des garçons. Je dois dire que les quelques uns que j'ai croisé m'ont regardé bizarrement, alors que je montais les marches jusqu'au dernier étage de la tour, là où se trouvait le dortoir des garçons de 7ème année. Arrivée en haut des marches, j'entendis quelques ronflements provenant du dortoir et reconnu immédiatement ceux de mon frère. Comment faisaient-ils tous pour supporter ça ? Je passais la tête par la porte entrouverte, afin d'observer les cinq garçons qui dormaient. Seamus dormait la bouche ouverte, prenant toute la place dans son lit. Dean avait un bras qui pendait du lit et de l'autre il tenait ce qui semblait être un… ours en peluche ? Neville lui dormait paisiblement, de son air naïf. Ron ronflait comme d'habitude. Le seul que je ne pouvais pas voir, c'était Harry. Il avait tiré les rideaux de son lit. D'un côté, cela m'arrangeait.
Je poussai la porte le plus doucement possible pour ne pas réveiller les cinq individus de sexe masculin qui dormaient tous de manière très sexy, puis je la refermai tout aussi doucement. Je me dirigeai à petits pas vers le lit de Harry, en essayant de ne pas me faire repérer. Une fois près de son lit, j'ouvris les rideaux, m'assit sur le lit et je le refermai. Lorsque je caressai Harry sur le bras, il sursauta en hurlant pris sa baguette la pointa sur moi et chercha à tâtons ses lunettes sur sa table de nuit. Bien sûr, son cri avait réveillé tous les autres qui se précipitèrent, baguette à la main mais cependant endormis, sur le lit de Harry et qui ouvrirent les rideaux brusquement, pour me trouver là, gênée et surprise.
Un moment de silence d'ensuivit, pendant lequel nous nous dévisageâmes tous. Je finis par briser le silence par un « Salut… ? ». Harry reconnut ma voix et mit ses lunettes sur son nez. D'une même voix, Ron et lui me dirent :
- Qu'est-ce tu fous là Gin ?
- Tu m'as fait une de ses peurs, dit Harry. Il y a un problème ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tous me regardèrent, attendant une réponse. Je me levai du lit et me dirigeai à reculons vers la porte en marmonnant « Nous sommes le 19 janvier… désolée de vous avoir fait peur… je pense qu'il vaut mieux que j'y aille là ». Après ces quelques paroles qui surprirent quatre des viriles créatures que j'avais dérangée, alors que la 5ème me regardait d'un air tout content. Je descendis les escaliers en courant, craignant les représailles, puis je montais en vitesse dans la salle de bain des filles de 6ème année pour prendre une douche bien chaude, afin de me calmer. J'étais en train de m'habiller dans mon dortoir lorsqu'une Hermione morte de rire entra dans ma chambre.
- Alors tu as fait peur aux gars il parait ?
- Heu, ce n'était pas intentionnel, répliquai-je, une once de reproche dans la voix.
- Qu'est-ce que tu voulais faire ? me demanda Hermione, essayant de maintenir une voix plutôt calme, mais tout de même secouée par le rire qu'elle tentait d'emprisonner dans sa gorge.
- En fait, le but c'était de faire une surprise à Harry. Ça fait un an qu'on est ensemble aujourd'hui…
Hermione ne put se retenir plus longtemps et éclata d'un rire sonore, qui ramena bientôt les filles de son dortoir et de mon dortoir dans la chambre. Elle leur raconta entre deux gloussements ce qu'il s'était passé, et bientôt toutes les filles se mirent à rire. Gênée, je rangeai mes affaires en grommelant que ce n'était pas de ma faute si mon amoureux était un trouillard qui hurlait dès qu'on lui touchait le bras. Les filles finirent par sortir, excepté Hermione qui m'attendait. Elle laissait échapper un gloussement de temps en temps. Finalement, lorsque je me sentis prête, nous descendîmes dans la salle commune. Harry et Ron nous attendaient. Quelques filles de 4ème année se mirent à rire, mais un regard foudroyant de ma part les dissuada de continuer. Harry me regardait avec un sourire amusé, et Ron semblait assez en colère.
- Alors Gin, tu peux m'expliquer ce que tu comptais faire dans notre dortoir ? Dans le lit de Harry ?
Le volume sonore de sa voix était extrêmement haut. Je commençai à me dire que cette journée commençait bien…
- Je voulais faire une surprise à Harry…
- Et oui Ron, répondit Harry, se retenant de rire, aujourd'hui ça fait un an que je sors avec ta sœur, alors il faudrait fêter ça comme il se doit.
Les oreilles de Ron virèrent au rouge brique alors qu'il commençait à hurler contre Harry, et moi peut-être, au fond, je ne comprenais rien de ce qu'il disait. Harry rigola de plus belle, puis me prit dans ses bras et m'embrassa, ce qui enragea mon frère encore plus. Hermione qui jusqu'alors riait trop pour intervenir, prit Ron par le bras et l'emmena en dehors de la salle commune.
Harry me regarda et murmura « Bon anniversaire… ». Je lui souris, le pris par la main et nous descendîmes dans la Grande Salle pour prendre notre petit déjeuner. Sur le chemin, nous nous embêtions comme des enfants, contents d'être ensemble, et puis ça faisait longtemps qu'aucune mauvaise nouvelle ne nous était parvenue. Quand nous rentrâmes dans la Grande Salle, plusieurs personnes se mirent à rire à la table des Gryffondors. Alors que je m'asseyais à côté d'Harry et en face de Seamus et Dean, je leur posai la question qui me préoccupait.
- C'était si ridicule que ça ce matin ?
- En fait, c'est plus Harry qui était ridicule, répondit Seamus en riant. Non mais sérieux, avoir peur de sa copine, faut le faire !
- Avoue Ginny, tu le traumatises, ajouta Dean.
- Oui, renchérit Harry. En fait elle me tape et tout. Dès que je fais quelque chose qui lui plaît pas, elle sort son fouet.
- Je suis sûr que ça te déplaît pas, dit Seamus d'une voix suggestive.
- Vous pourriez arrêter de dire n'importe quoi ? dis-je d'une voix, l'agacement se faisant ressentir.
Ils rirent tous les trois, contents de leur blague. Oui cela me faisait rire, mais il était hors de question que je le leur montre. Je déjeunais donc tranquillement puisque les trois étaient partis sur des sujets comme le quidditch et le fait que les fouets n'étaient sûrement pas assez utilisés (ça les faisait rire…). Puis mon regard fut attiré par les hiboux qui comme chaque matin amenaient le courrier. Un hibou se posa devant moi et déposa la gazette sous mes yeux. Je lui donnai son argent et il reprit son envol vers un repos sûrement bien mérité. Je dépliai la Gazette et l'information en première page me réjouit énormément.
Cinq Mangemorts ont été capturés par le ministère !
Hier, vers 16h, dix Mangemorts ont attaqué le Chemin de Traverse. Leur heure était bien choisie, car il y avait foule, mais ils n'avaient pas pensé que certains aurors faisaient eux aussi leurs achats. Une bataille a éclaté entre les deux camps, et finalement les aurors ont réussi à arrêter cinq Mangemorts, parmi lesquels Bellatrix Lestrange, qui est connue pour les tortures qu'elle fit subir aux Londubat. Plus d'informations vous seront données en page 5.
Voyant mon sourire, Harry jeta un coup d'œil à la gazette et un sourire se forma sur son visage. Nous nous regardâmes en souriant. Après tout, cette journée n'était pas si mal que ça.
Nous passâmes la journée dans le parc, à flâner. Il avait neigé la veille, alors nous fîmes une bataille de boules de neige. Bientôt, nous fûmes rejoints par Hermione et Ron, que nous n'avions pas vu depuis le matin. Ce dernier souriait, l'air béat, et envoya une boule de neige en plein dans la tête d'Harry.
- Tu nous en veux plus Ronniekins ? demanda Harry.
- Non, Hermione sait comment faire…
Je regardai Hermione et celle-ci rougit, et se pencha pour ramasser de la neige, avec un petit sourire gêné et fier. Vers 17h, nous regagnâmes la salle commune, nos membres engourdis par le froid. Nous nous assîmes autour du feu, et nous discutâmes avec Neville, Parvati, Dean et Seamus. L'ambiance était très joyeuse au château. La nouvelle du matin y était pour quelque chose et d'ailleurs, elle était au centre de toutes les discussions.
- Tu crois que la guerre va bientôt se terminer ? demanda Dean.
- J'espère, répondit Seamus. J'en ai marre de cette peur incessante. En tout cas, si le ministère commence à s'activer, c'est déjà une bonne chose. Parce qu'on peut pas dire que jusqu'à présent, ils ont été très actifs.
- Oui mais ça c'est le gouvernement… Scrimgeour a apparemment compris que la politique d'arrêter n'importe qui n'était pas la bonne, ajouta Harry.
- En fait, ils ont fait comme les moldus américains au début du 20ème siècle, avec l'affaire de Sacco et Vanzetti. Ils étaient innoncents, mais ils ont été condamnés à mort car ils étaient communistes. Ce fut un gros scandale cette histoire, s'exclama Hermione.
- Je n'en ai jamais entendu parler, dis-je, mais c'est sûr que si le ministère commence à s'impliquer dans la guerre, il y a des fortes chances que cela se termine bientôt, et de notre côté.
La discussion continua ainsi pendant un moment. Harry s'était un peu renfrogné à l'évocation de la bataille finale, et de ce qu'on attendait de lui. Il savait bien qu'il avait le poids de l'issue de la guerre sur ses épaules, et ça lui déplaisait. Au bout d'un moment, il finit par se lever et alla s'asseoir à une table près d'une des fenêtres de la salle commune. J'hésitai à la rejoindre, pensant qu'il voudrait être un peu seul, mais je ne pouvais me résoudre à le voir broyer des mauvaises pensées.
Je me levai à mon tour et je m'installai près de lui. Je pris la chaise à côté, m'assis en travers et posai mes jambes sur les siennes. Je pris sa main, ne sachant trop que faire. J'attendais qu'il parle. Il ne détourna pas son regard de la fenêtre mais il murmura d'un voix faible.
- J'ai peur de ne pas y arriver Gin. Voldemort est très fort, je ne sais pas si je suis à la hauteur.
- Mais bien sûr que tu l'es ! Si tu ne l'étais pas, Dumbledore ne te ferait pas confiance !
Il tourna la tête et me regarda dans les yeux, comme pour vérifier si je pensais sincèrement ce que je disais. Il semblait se décider pour la sincérité et tira sur mon bras pour que je m'asseye sur ses genoux. Il passa ses bras autour de ma taille et posa son menton sur mon épaule.
- Je suis content de t'avoir dans ma vie Gin. Tu es une personne fabuleuse.
Je rougis légèrement mais ne répondit rien. Je me contentai de me lover un peu plus contre lui. Nous ne dîmes rien pendant un long moment, profitant juste du contact. Au bout d'un moment, Harry commença à fredonner.
And baby you're all that I want
When you're lying here in my arms
I'm finding it hard to believe,
We're in heaven.
En entendant cette chanson, je ne pus m'empêcher de sourire. Cependant, nous fûmes interrompus par les autres qui nous demandaient si on descendait avec eux dans la Grande Salle pour dîner.
Nous descendîmes ensemble, en riant des plaisanteries de Dean et Seamus, et des remarques que rajoutaient Harry et Ron. Le repas fut très joyeux. Tout le monde semblait être soulagé de la nouvelle : cinq mangemorts en moins dans la nature, il y avait de quoi ! Pourtant, nous aurions dû nous méfier. Nous aurions dû mieux réfléchir. Ce calme est toujours annonciateur de tempête. Et l'un de nous allait l'apprendre à ses dépens.
A la fin du repas, nous nous levâmes tous pour rejoindre la salle commune et faire un tournoi d'échec version sorcier. Arrivée en haut, je me rendis compte que j'avais oublié mon écharpe en bas. Je sortis donc pour retourner à la salle commune. Sur le chemin, je fus très surprise de croiser le professeur Dumbledore, tenant mon écharpe dans sa main.
- Ceci est à vous il me semble Miss Weasley.
- Heu… en effet, balbutiais-je.
- Comment allez-vous ? me demanda-t-il en m'observant au-dessus de ses lunettes.
- Heu mieux Professeur, beaucoup mieux.
- Parfait… Vous savez, vous avez beaucoup d'influence sur Mr Potter. Même plus que ce que vous pensez. C'est grâce à vous que tout finira par s'arranger.
Je ne savais pas quoi lui répondre. Tout cela me paraissait obscur. Et cela me parait encore plus obscur maintenant que Harry est mort. Je n'ai pas pu le sauver…
- Pourriez-vous demander à Harry de me rejoindre dans mon bureau dans 30 minutes ? J'ai besoin de m'entretenir avec lui à propos d'une certaine légende. Je voudrais avoir son avis.
- Oui bien sûr Professeur, répondis-je, confuse.
- Parfait, alors à bientôt Miss Weasley. Et bon anniversaire.
Je restai un moment dans le couloir, voyant le Professeur Dumbledore s'en aller. Cet homme m'impressionnait. Il semblait tout savoir sur tout le monde. Lorsque je repris mes esprits, je retournai à la salle commune, et je transmis le message à Harry. Il m'embrassa rapidement et quitta la salle commune.
Cet entretien avec Dumbledore fut un des entretiens capitaux avec Harry. Il lui raconta une légende obscure. Une légende qui apparemment n'est malheureusement que ce qu'elle est. Quelque chose que n'existe que dans les histoires qu'on se raconte le soir autour d'un feu. Cette légende, Harry me l'a racontée plus tard. Il me fallu attendre presque un mois pour entendre cette histoire d'amour qui a donné lieu à la légende du Bracelet d'Eternité. Quand je repense à cette histoire, je ne peux m'empêcher de pleurer. Si seulement cela pouvait exister…
Suite au prochain chapitre…
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