Note : Je suis absolument désolée pour l'attente. Le mois de novembre a été très chargé et j'ai bien peur que celui de décembre soit encore pire. Voici donc le chapitre 11 qui, je l'espère, vous plaira. Pour ce chapitre, le rating passe au M. Youhou ! Il était temps, me direz-vous !
Je me dois de vous prévenir qu'il y a sûrement encore plus de répétitions dans ce chapitre que d'habitude… Vous êtes prévenus ! )
Merci à tous pour vos mots, votre gentillesse et pour être là, tout simplement.
Bonne lecture !
Chapitre 11
John tire Sherlock par la main et l'aide à s'assoir sur son lit. Voir son ami ainsi, ivre et sans contrôle sur sa personne est une nouveauté. La dernière fois qu'il l'a vu dans cet état, il était lui-même passablement éméché et il ne souvient pas de grand-chose. Pour être tout à fait honnête, ce côté de Sherlock ne lui déplaît pas. Il lui donne un air adorable, un air de fragilité qu'il cache d'habitude sous des couches et des couches de suffisance. Bien sûr, il n'osera jamais le lui avouer en face. Sherlock lui rirait au nez.
Il se baisse pour lui retirer ses chaussures, puis l'allonge sur le matelas. Il n'y a pas très longtemps, les rôles étaient inversés. Il sourit en pensant à la gentillesse dont Sherlock a fait preuve ce soir-là. A sa douceur. Il est content de pouvoir lui rendre la pareille. Il remonte les draps sur le corps de son ami et recule.
Alors qu'il est sur le point de s'éloigner, une main l'attrape par le bras et Sherlock l'attire à lui. John tombe, assis sur le lit.
— Reste avec moi, marmonne Sherlock sans ouvrir les yeux.
John se dégage de son étreinte d'un air indulgent.
— Dors, lui dit-il fermement.
Comme par esprit de contradiction, Sherlock rouvre les paupières. D'un geste rendu maladroit par l'alcool, il lève le bras vers John et lui caresse le visage. John se fige. Il est incapable de bouger, de respirer. Sherlock se redresse avec difficulté puis se penche vers John. Leurs visages ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. L'odeur d'alcool et le regard vacillant de son ami le fait grimacer. Même si son cœur s'est mis à battre plus fort, et qu'en temps normal, il n'émettrait aucune protestation, le moment est extrêmement mal choisi.
— Sherlock, murmure-t-il.
— Chuuuut.
Sherlock franchit la distance qui les sépare et un feu d'artifice d'émotions explose dans son cerveau. Ses lèvres sur les siennes lui donnent envie de suffoquer. Il a du mal à y croire, du mal à comprendre ce qui se passe. Il a l'impression que la proximité de Sherlock a fait disjoncter toutes les connexions nerveuses dans son crâne. Mais, au fond de lui, il sait qu'il ne peut pas tirer avantage de la situation. Au fond de lui, et même s'il n'en a pas la moindre envie, il sait qu'il doit repousser Sherlock. Alors, il prend son courage à deux mains et se dégage de l'étreinte de son ami. Face à son air perdu, il sourit.
— Pas comme ça, lui dit-il d'une voix douce, en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— Reste avec moi, répète Sherlock. Je ne veux pas dormir seul.
John le regarde un instant dans les yeux. Ce qu'il y voit le fait frissonner. Il se demande si son regard à lui reflète autant d'émotions. Il l'espère. Parce qu'il serait bien incapable de mettre des mots dessus. Sa décision prise, il soupire pour la forme et fait signe à Sherlock de se pousser.
— D'accord, laisse-moi un peu de place.
Et sous ses airs insouciants, il se bat pour calmer les battements fous du son cœur.
Au réveil, John se sent incroyablement bien. Il a chaud. Le matelas sur lequel il est allongé est moelleux à souhait… et un poids agréable repose sur son épaule. Quelqu'un est lové contre lui. Il ouvre vivement les yeux tandis que les évènements de la veille lui reviennent en mémoire.
Sherlock.
Sherlock est rentré ivre mort. Puis, John l'a mis au lit et son ami… l'a embrassé.
Embrassé.
Lui.
John porte les doigts à ses lèvres et sourit. Il baisse la tête vers Sherlock qui semble encore profondément endormi. Il passe un certain temps à le regarder ainsi. Il aimerait le réveiller, mais il n'en a pas le courage. Sherlock a besoin de repos. Alors, il se dégage doucement et se dirige vers la salle de bains pour prendre une douche.
L'eau chaude lui fait du bien, lui éclaircit un peu l'esprit. Mais pas trop. Depuis qu'il a ouvert les yeux, il a l'impression de ne pas être tout à fait là, de se trouver dans un rêve éveillé. C'est le calme avant la tempête. Le silence avant… avant la conversation qu'il sait qu'il va devoir avoir avec Sherlock. Pourtant, parler est la dernière chose dont il a envie, là, tout de suite. Non. Ce qu'il a en tête ne requiert aucune parole à part peut-être « encore » ou « continue ». John grogne. Le fil de ses pensées est en train de le rendre fou. Il faut qu'il se reprenne. Sherlock était ivre hier soir. A jeun, il ne se comportera sûrement pas de la même manière…
Après s'être séché et habillé, John se rend dans la cuisine où il prépare du café. Pas du thé. Ils ont tous les deux besoins de quelque chose de plus fort. Il fredonne en travaillant. Il est tendu et heureux à la fois. Plein d'espoir… mais tiraillé. Il a l'impression d'avoir quatorze ans à nouveau. C'est un sentiment agréable. Il se sent jeune. Léger. A des lieues de ses histoires de divorce. Il suppose qu'il devrait ressentir de la culpabilité, mais ce n'est pas le cas. Au contraire, il se délecte de sa liberté retrouvée. Sa liberté d'être lui-même… d'aimer qui il veut. Tant de temps perdu. Tant d'années gâchées. Non pas gâchées. Il a aimé Mary et de leur amour sont nées deux adorables petites filles. Les choses sont ce qu'elles sont. Ça ne sert à rien de regretter, ni d'imaginer ce qui se serait passé « si… ». A présent, il faut simplement qu'il apprenne à aller de l'avant.
Deux tasses de cafés à la main, il retourne dans la chambre. En l'entendant approcher, Sherlock bouge légèrement. Il roule sur le côté sans pour autant se redresser. John sourit et vient s'assoir contre la tête de lit. Il porte une des tasses à ses lèvres. Alerté par l'arôme suave, Sherlock ouvre soudain les yeux et penche la tête en arrière pour regarder ce que fait son ami. John le trouve adorable. Encore plus lorsqu'il se redresse et vient s'assoir à côté de lui, les mains tendues. John lui donne sa propre tasse. Sherlock l'accepte sans le remercier. John ne s'y était pas attendu, de toute façon. Il hausse un sourcil, sans se départir de son sourire.
— Bonjour, fait-il en prenant une gorgée de café.
Sherlock jette un coup d'œil rapide dans sa direction.
— Bonjour, marmonne-t-il.
Pas de doute. Il se souvient de ce qui s'est passé la veille. C'est écrit sur son visage. John ne sait pas comment aborder le sujet.
— Ça va, ta tête ? lui demande-t-il.
Sherlock hausse les épaules.
— Ça va.
— Et ton ventre ?
— Si je ne mange rien, ça devrait aller.
— Comme d'habitude, quoi, plaisante John en riant doucement.
Sherlock lui adresse un sourire amusé. Leur complicité le fascinera toujours. Elle est facile. Innée. Quand il est à côté de Sherlock, il se sent bien, tout simplement. Et il espère, il croit, que c'est la même chose pour le détective.
Sans vraiment réfléchir, il pose sa tasse sur la table de chevet. Puis, il se tourne vers Sherlock pour lui prendre la sienne des mains. Le détective est sur le point de protester quand son regard croise celui de John. Alors, il demeure silencieux, comme hypnotisé.
John lève la main vers lui et lui caresse doucement la joue. Sherlock en oublie de respirer. Rien d'autre ne compte plus que cette peau contre la sienne, ces yeux dans les siens, ce lit. Aussi, quand John se penche vers lui, il n'hésite pas une seconde, il accepte son baiser avec avidité. Leurs lèvres se frôlent lentement, comme pour s'apprivoiser, une fois, deux fois. John a fermé les paupières pour se concentrer sur la sensation. Le parfum de Sherlock, son goût, envahit ses sens. Il s'en enivre. Il s'en délecte. Il en veut plus. Encore plus. Alors, il approfondit le baiser. Un gémissement résonne. Il ne sait pas à qui il appartient et ça n'a aucune importance. Il l'embrasse encore une fois sur les lèvres avant de reculer.
Il ouvre les yeux. Sherlock bat vivement des paupières, avant de les ouvrir à son tour. Ses pupilles sont dilatées. Il le regarde avec un étonnement béat et John décide que ça lui va bien. Il est fier d'avoir mis cette expression sur son visage. Il replace une mèche de cheveux derrière son oreille tandis qu'il l'observe de tout son saoul.
— John, murmure Sherlock.
— Chuuut, fait John.
Cette conversation ressemble tellement à celle qu'ils ont eue la veille que John a envie de rire… Mais quelque chose lui dit que ça ruinerait l'ambiance.
Il ne veut pas faire peur à Sherlock, ni lui donner l'opportunité de s'échapper.
Sherlock.
Il a embrassé Sherlock. Cette idée le fait frissonner. La vraie question, c'est : pourquoi a-t-il arrêté ? Alors, pour réparer cet impair, il plonge de nouveau en avant et capture les lèvres du détective. Il parcourt sa bouche soyeuse avec zèle pour en goûter la moindre parcelle, pour se remémorer tous les recoins. Et cette fois, sa main se glisse dans les boucles brunes pour le maintenir en place. En réponse, il sent les doigts de Sherlock se refermer sur son pull, l'attirer à lui, et bientôt, ils se retrouvent dans les bras l'un de l'autre, torse contre torse.
John a du mal à croire que les choses se fassent aussi facilement. Ses gestes lui semblent extrêmement naturels, normaux. Quand il s'imaginait ainsi avec Sherlock, il avait toujours des milliers de questions en tête. Ce n'est plus le cas. Sur ce lit, dans les bras de Sherlock, il n'a plus le moindre doute. Il se contente de ressentir. De profiter. Et de donner.
Quand il recule, cette fois, Sherlock essaie de suivre ses lèvres, de l'empêcher de s'éloigner. John lui sourit, puis l'aide à s'allonger plus confortablement. Sherlock se laisse faire. On dirait que son esprit s'est mis en veille, que son monde ne se résume plus qu'à John et quelque part, c'est sans doute le cas. John l'observe avidement avant de s'allonger sur lui. Il pose une main de chaque côté de son visage et le regarde dans les yeux. Cette fois, c'est à Sherlock de prendre l'initiative. Il enroule les bras autour du cou de John et le force à se baisser vers lui. Ce baiser est encore meilleur que les précédents. Il est plus passionné, plus poussé. Sous lui, le corps de Sherlock ondule doucement. Il frissonne. La sensation est incroyable, encore meilleure que dans ses rêves, parce que c'est la réalité. Sherlock a envie de lui. L'évidence de son désir est pressée contre la sienne. Il bouge lentement le bassin, en prenant son temps, pour savourer la sensation. Il veut que ce qu'ils s'apprêtent à faire, ce qu'ils sont en train de faire, soit parfait, que ces instants restent à jamais gravés dans leur mémoire à tous les deux.
John délaisse les lèvres de Sherlock pour descendre vers son cou. Il embrasse la peau fine, la mordille. Une partie de lui a envie de le marquer, de montrer au monde que Sherlock est à lui. Et à lui seul. Sherlock gémit et enfouit une main dans ses cheveux pour le rapprocher, pour l'encourager. John ne se fait pas prier. Il dépose une nuée de baisers sur la peau fragile avant de s'aventurer plus bas, vers les clavicules. Ses mains, elles, se glissent sous sa chemise.
Tout à coup, Sherlock le repousse et se redresse.
— Attends. Laisse-moi faire, dit-il en commençant à déboutonner sa chemise.
En voyant les longs doigts de son ami à l'œuvre, John a soudain la bouche très sèche. Il s'imagine la sensation de ses doigts sur d'autres parties de son corps.
— Non ! souffle-t-il en lui prenant les mains. J'ai envie de le faire. Tu ne peux pas savoir combien de fois j'en ai rêvé, dit-il en le regardant dans les yeux.
Sherlock sourit.
— Alors vas-y, répond-il.
John prend une inspiration vacillante et se met à l'œuvre. Au fur et à mesure que les boutons cèdent sous ses doigts, le torse d'albâtre de Sherlock apparaît et il en a le souffle coupé. Quand il a terminé, Sherlock fait glisser les manches de ses bras. Il est tellement beau, tellement sensuel avec ses cheveux décoiffés et ses lèvres rougies par leurs baisers que John ne peut s'empêcher de l'embrasser de nouveau. Sherlock émet un murmure plaintif en sentant la laine de son pull contre sa peau nue. En guise d'excuse, John le retire aussitôt, ainsi que son tee-shirt. Torse contre torse, peau contre peau, la sensation est tout de suite magique, incroyable. Les mains de Sherlock courent sur son dos, le long de ses flancs et il tremble. Il tremble de désir, d'impatience. Il n'a jamais désiré quelqu'un de la façon dont il désire Sherlock. C'est fou, c'est insensé. Il le sait. Mais il s'en moque, du moment qu'il peut tenir le détective dans ses bras.
Leurs baisers langoureux s'éternisent, leurs mains parcourent le corps de l'autre, affamées de caresses. Bientôt leurs pantalons deviennent un obstacle. Alors, John glisse une main entre eux et entreprend de déboutonner celui de Sherlock. Il le lui retire, ainsi que son boxer, puis se lève un instant pour faire disparaître ses propres vêtements.
Debout ainsi, il ne peut s'empêcher de contempler Sherlock, complètement nu, allongé sur son lit. Il a l'air à l'aise, offert à lui ainsi, comme s'il n'avait jamais rien fait d'autre de sa vie. Lorsque son regard se pose sur son sexe engorgé, John s'humecte les lèvres. Un frisson d'anticipation le parcourt. Il relève la tête. Sherlock le regarde dans les yeux et dans ce regard, il n'y a aucune peur, aucun doute, juste du désir et une tendresse profonde. Aussi, quand il tend la main vers lui, John n'hésite pas. Il la prend et le laisse l'attirer à lui. Sentir Sherlock entièrement pressé contre lui lui fait l'effet d'un électrochoc. Il rejette la tête en arrière, les lèvres entrouvertes. Des feux d'artifice dansent derrière ses paupières. Sherlock l'embrasse fougueusement, puis inverse leurs positions. Maintenant qu'il est au-dessus de lui, la différence de taille se remarque d'avantage. Le corps de Sherlock recouvre le sien, le fait disparaître dans les draps. Il a la sensation de ne plus exister qu'à l'intérieur de ses bras, que le monde extérieur n'est plus vraiment là. Lorsque Sherlock parsème son torse de baisers, il ne peut s'empêcher de soupirer de plaisir. Ses cheveux bruns caressent sa peau en même temps que ses lèvres. Ses mains sont chaudes sur ses hanches qu'il maintient fermement en place. Sa langue s'insinue dans son nombril et John grogne. Sherlock relève les yeux, comme pour lui demander la permission. Non. Il n'a pas besoin de permission. Il prend ce qui lui est dû. Il le met simplement en garde. Le sourire suffisant qui étire ses lèvres en est la preuve. John ne devrait pas trouver ça sexy et pourtant, il ne peut pas s'en empêcher.
Sherlock se baisse de nouveau. Son souffle chaud caresse son sexe. John gémit. Le simple fait de voir le détective entre ses jambes lui tourne la tête. Alors, quand Sherlock fait courir sa langue le long de son érection, il n'est pas préparé à l'avalanche de sensations qui le parcoure. Il agrippe les couvertures et s'efforce de se contrôler. Sherlock dépose un baiser sur le gland avant de prendre le sexe de John dans sa bouche. Ses va-et-vient sont lents, lascifs. Il prend son temps, comme s'il pouvait passer des heures ainsi, entre les jambes de son ami. John ne demanderait pas mieux. Les lèvres de Sherlock, sa langue, sont incroyables. Il ondule légèrement le bassin. Il ne peut pas se retenir. Sherlock grogne doucement et le presse contre le lit. La réverbération du son le fait trembler. Il sait que s'il continue comme ça, il ne va pas durer longtemps.
— Sherlock, murmure-t-il d'une voix rendue rauque par le plaisir. Viens par ici.
Sherlock n'hésite pas une seconde. Il relâche son sexe et remonte le long de son corps, jusqu'à ses lèvres en le couvrant de baisers. Quand ils sont de nouveau face à face, ils se sourient. Comme des bienheureux, comme des idiots, et tout à coup, ils se mettent à rire doucement. Aucun des deux ne sait qui a commencé et ça n'a pas la moindre importance. Des baisers et des caresses ponctuent leurs éclats de rire. Ils sont heureux, tout simplement.
Puis, John plisse les yeux d'un air mutin et glisse une main jusqu'au sexe de Sherlock et alors, toute trace d'humour disparaît de sa voix, remplacée par des gémissements rauques. John s'en nourrit, s'en délecte. Il a toujours adoré la voix grave de son colocataire. De son amant. Tandis qu'il le masturbe, il lui murmure doucement à l'oreille. « Tu es magnifique. » « J'aime ta voix, gémis encore. » « Tu es à moi. » Tout ce qui lui passe par la tête sous l'effet de la passion. Sherlock a l'air d'apprécier car il a fermé les yeux, la bouche ouverte sur un cri silencieux. John l'embrasse, avale les sons qu'il émet. Sherlock est proche, il le sent, il le sait. Il lui attrape la main et la pose sur sa propre érection. Sherlock rouvre les paupières.
Les yeux dans les yeux, ils se caressent mutuellement, de plus en plus vite, de plus en plus fort. John enfouit son visage dans le cou du détective. Contre lui, Sherlock prononce son nom à l'infini comme une litanie. Son orgasme le frappe de plein fouet, presque par surprise. Sa puissance lui fait tourner la tête, mais il s'efforce de rester là, pour Sherlock, jusqu'à ce que lui-même se libère dans un cri.
Epuisés, à bout de souffle, ils continuent de s'embrasser, de se toucher. Ils se regardent avec des étoiles plein les yeux, comme s'il n'arrivait pas vraiment à y croire. Et ils se sourient encore. Ce sourire, John a l'impression qu'il ne pourra plus jamais l'effacer de son visage. Il est heureux. Sherlock est dans ses bras. Et c'est tout ce qui importe.
Quelque part, dans une usine désaffectée de Londres, deux hommes se font face. L'un d'entre eux tient un parapluie noir dans une main, un dossier plutôt épais dans l'autre. Il le tend à son acolyte.
— Tout ce que je possède sur les activités extra-professionnelles de votre député de père se trouve ici, lui dit-il.
Cooper accepte le paquet de preuves incriminantes tout en regardant Mycroft d'un air écœuré.
— Vous êtes un monstre, crache-t-il.
Mycroft hausse un sourcil, visiblement peu impressionné.
— Tout de suite les grands mots alors que j'agis uniquement pour le bien de mon petit frère. N'est-ce pas louable de ma part, au contraire ?
Incrédule, Cooper secoue la tête et se retourne pour partir. Alors qu'il a presque atteint la limousine qui l'attend, il s'arrête et fait de nouveau face à Mycroft.
— J'étais sincère, vous savez ? Par rapport à Sherlock. On s'entendait bien. Si vous ne m'aviez pas fait chanter pour le pousser dans les bras de Watson, je suis persuadé que j'aurais pu le convaincre de tenter quelque chose avec moi.
Mycroft relève la tête et lui adresse un regard agacé.
— Vous êtes encore là ?
Vaincu, Cooper monte dans la voiture qui l'emmène loin d'ici, loin des frères Holmes et de Londres. A l'heure qu'il est, Scotland Yard a dû être mis au courant de sa mutation. Il a un sourire triste. Au moins, il aura pu embrasser Sherlock au moins une fois dans sa vie. Tandis qu'il regarde le paysage défiler derrière la vitre teintée, ses pensées se tournent vers le détective. Oui. Ils auraient été bien, tous les deux, parfaits. Il en est persuadé. Mais c'est terminé à présent. Sa chance est passée. Et il lui souhaite tout le bonheur du monde.
Fin... ou presque
Il nous reste un épilogue, et c'est fini. Je suis triste et contente à la fois, c'est très bizarre. Et vous ?
