Bonjour à tous ! J'espère que vous passez de bonnes fêtes !

Voici un tout petit épilogue pour Broken Dream. Je tenais à terminer cette histoire avant 2015.

Merci encore à vous tous de m'avoir lue jusqu'ici. Je n'y serais pas arrivé sans vos commentaires, vos follows ou vos favoris.

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2015.


Épilogue


Le soleil perce à travers les rideaux, diffusant une douce lumière dans la pièce. John sourit de contentement et enfouit son visage dans le cou de Sherlock. Il respire son odeur. Leur odeur. Elle est apaisante et entêtante à la fois. Il aime ces moments privilégiés, ces moments rien qu'à eux où le reste du monde n'existe plus. Sherlock est encore endormi, mais c'est un détail. John peut très facilement y remédier. Il fait glisser sa main le long du torse de Sherlock jusqu'à son ventre. Un frisson et un gémissement rauque lui répondent. Il n'est peut-être pas si endormi que ça, finalement. John rit doucement et s'appuie sur un coude pour se redresser. Sherlock bat lentement des paupières avant de les ouvrir. Puis, un sourire étire aussi ses lèvres.

— Bonjour, fait-il.

— Bonjour, répond John en se penchant pour l'embrasser.

De sa main, il se met à décrire des cercles sur le ventre de Sherlock. Celui-ci grogne et inverse leur position. John se laisse faire sans protester. Au contraire, il aime être à la merci de Sherlock. Il aime l'avoir au-dessus de lui, avec cette lueur presque animale dans les yeux. Ses cheveux bruns tombent devant son visage et il a les sourcils froncés, comme s'il essayait de résoudre une énigme compliquée… ou s'il était encore à moitié endormi. John penche plutôt pour la deuxième solution… surtout quand il se laisse tomber sur lui lourdement. Elémentaire, mon cher Watson.

— Je veux encore dormir, fait-il d'une voix grave.

John frissonne. Il a toujours adoré la voix de Sherlock. Il sourit, amusé.

— Je n'aurais jamais cru t'entendre dire une chose pareille un jour, se moque-t-il.

Un grognement lui répond. Il fait courir ses doigts le long du dos nu de Sherlock. Quoi qu'il dise, ce qu'il sent pressé contre sa cuisse semble bien réveillé. John ne peut s'empêcher d'onduler les hanches en réaction. Au-dessus de lui, Sherlock se crispe avant de relever la tête. Il hausse un sourcil. John lui sert son regard le plus innocent.

— Quoi ?

Sherlock lève les yeux au ciel, puis se jette sur lui pour l'embrasser avec passion. Surpris, John gémit et relève vivement les hanches. Il enfouit les mains dans les boucles brunes de son ami pour le rapprocher davantage… quand soudain de petits coups résonnent sur la porte.

John s'écarte à regret et soupire de frustration. Il repousse Sherlock qui vient de nouveau s'allonger à côté de lui en grommelant et prend un instant pour retrouver son calme.

— Papa ? fait la voix de l'autre côté de la porte.

— Tu peux entrer, ma puce ! répond-il d'une voix forte en se félicitant d'avoir des filles polies qui savent frapper aux portes.

Lily entre dans la pièce. Elle est adorable avec son pyjama « constellations ». C'est Sherlock qui l'a choisi pour elle. Elle les regarde depuis le pas de la porte d'un air soupçonneux, sans s'approcher. Elle a sans doute encore du mal à admettre que son papa dort avec quelqu'un d'autre qu'avec sa maman. Ils ont été discrets au début, mais au bout de quelques mois, ils ont décidé qu'il était temps de révéler la vérité aux filles de John. Pour l'instant, elles le prennent plutôt bien. A l'adolescence, ce sera sûrement une autre paire de manches. John préfère ne pas y penser.

— Judith a trouvé les cadeaux sous le sapin. Elle veut commencer à les ouvrir sans vous.

— On arrive tout de suite, ma puce. Merci.

Quand la porte se referme derrière elle, John se tourne vers Sherlock et l'embrasse chastement.

— On continuera ça plus tard, dit-il avant de s'habiller à la hâte.


Judith et Lily sont assises devant les cadeaux posés sous le sapin. John les regarde avec tendresse. Elles ont dans les yeux une lueur d'excitation, d'émerveillement qui lui donne le sourire. Il se retrouve alors propulsé en arrière, des dizaines d'années plus tôt, quand Harry et lui faisaient la course pour arriver les premiers devant les paquets.

— Joyeux Noël, fait-il en resserrant sa robe de chambre autour de lui.

Il s'approche de ses filles et les embrasse sur le front chacune leur tour.

— Papa ! s'exclame Judith avec un grand sourire.

— Joyeux Noël ! répond Lily. Dis, on peut ouvrir les cadeaux, maintenant ?

— Bien sûr, mes puces.

Des cris de joie lui répondent. Il secoue doucement la tête et se dirige dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Techniquement, la veillée de Noël, c'est ce soir, mais Mary vient chercher les filles dans la journée. Elles vont passer les fêtes avec elle. John espère qu'un jour, ils pourront de nouveau s'assoir tous ensemble autour d'une table sans rancœur. Il comprend que Mary ait du mal à accepter sa relation avec Sherlock. Il comprend qu'elle se soit sentie trahie malgré leur séparation. Au final, il a fallu qu'elle admette que Sherlock a toujours été le numéro un dans son cœur et ça n'a pas dû être facile… alors John veut bien faire preuve de patience. Il sait qu'un jour, Mary dépassera tout ça, qu'elle refera sa vie et que leurs rapports seront moins tendus. Mais pour l'instant, il doit faire avec.

La bouilloire se met à siffler. Le son strident le ramène à la réalité. Il l'enlève du feu et remplit une théière. Dans le micro-onde, le lait des filles chauffe en ronronnant. Il a dû récurer le four à fond hier pour enlever les traces des expériences douteuses de Sherlock. Derrière lui, les filles gloussent en déballant leurs jouets. Il se retourne et s'appuie contre le plan de travail. Il les observe un instant, avant de relever la tête.

Sherlock se tient debout devant la porte de leur chambre. Il le regarde. Ses yeux ont quelque chose de tellement tendre, tellement amoureux, que John sent ses jambes trembler. Il a l'impression qu'il ne s'habituera jamais à l'intensité de ses sentiments pour le détective. Une douce chaleur l'envahit. Il se sent bien, à sa place, dans cet appartement de Baker Street, avec Sherlock et ses filles, les trois personnes pour qui il décrocherait la lune. Un sourire étire ses lèvres. Derrière lui, la sonnerie du micro-onde retentit. Il n'y prête pas attention.


FIN


J'espère que cette petite fin, qui n'en est pas une puisqu'elle s'arrête en pleine action ;), vous aura plu ! A très vite !