Désolée pour le retard, mais comme je suis sur une autre fic en même temps, et que j'ai le BAC blanc de français dans trois jours (on me signale d'ailleurs que je ferais mieux d'aller réviser plutôt que de m'attarder sur de longs discours), bon, enfin voilà, nouveau chapitre ! Encore désolée pour le retard !

Réponses aux reviews :

Adenoide : Evidemment que Harry est heureux avec Sirius, seulement il est trop jeune pour s'en rendre compte !

Zozo : Voilà la suite !

Zaika : La suite est juste en dessous !

Tchingtchong : Des paragraphes de plus de 7 lignes ? Pour tout t'avouer j'ai déjà du mal à ne pas faire des phrases de moins de sept lignes… Bon, j'ai essayé de faire quelques retours à la lignes dans l'un des plus gros paragraphes, dis-moi ce que t'en penses ! Merci beaucoup pour ce commentaire, j'adore les critiques (je sais, y a quelque chose qui tourne pas rond chez moi…)

Demeraude : Merci, voilà la suite !

Grispoils : Merci beaucoup !

Loulou2a : Merci beaucoup, j'ai essayé de limiter les « gros blocs » dans ce chapitre !

NanOuche : Oui moi aussi je m'amuse beaucoup à écrire les POV d'Harry, mais c'est assez dur… Disons que les POV Sirius où j'écris « normalement » c'est des sortes de pauses lol ! Merci beaucoup !

Harry-maraudeurdu69 : Merci beaucoup, plus de détails de ce que Sirius a subi à cause de ses parents dans ce chapitre !

Naruto194 : Merci. Pour les années de Harry à Poudlard, je pense que oui, je vais écrire les plus grosses scènes où le fait qu'il ait grandi avec Sirius peux changer quelque chose par rapport à l'histoire de notre Grande Prêtresse JK. Rowling. Mais rien n'est encore sûr… Je verrais en fonction de mon inspiration !

Gryffondor : Merci beaucoup, ça fait super plaisir de retrouver tes longues reviews à chaque chapitre ! Voilà la suite !

Brigitte26 : Merci, la suite est là !

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(POV Sirius)

Je suis crevé. Harry a beau avoir trois ans, il a autant de ressources que son père dans l'art d'enchaîner les conneries en tout genre. Ca a commencé ce matin, à 6 heures, lorsqu'il s'est levé. Evidemment, en ouvrant la porte de sa chambre, toutes ses figurines de quidditch volantes se sont envolées dans la maison. Une heure pour les rattraper. Ensuite, petit-déjeuner, le verre de jus d'orange qui se renverse partout. Ca a continué comme ça toute la journée, et, si Remus lui-même avoue qu'il a quand même battu un record de conneries en une seule journée… Je peux pas m'empêcher de le trouver adorable ! Mais heureusement que Remus a été là à la fin de l'après-midi. Harry a ouvert une porte, une pièce dans laquelle il n'était jamais allé. Il ne se doutait pas qu'il y avait un escalier juste derrière et il est tombé. Si Remus n'était pas allé le chercher, je ne sais pas ce qu'il se serait passé, car, même si j'espérais que cette pièce ne me ferait plus rien, je suis incapable de faire un pas dans cet escalier sans me mettre à trembler et à paniquer jusqu'à ce que je ressorte. Je pensais pas que ça me ferais encore cet effet là un peu moins de 10 ans après et pourtant… Les souvenirs, eux, restent là.

(Flash-back)

-Tu m'attraperas pas, euh !

-Attends un peu, Bellatrix !

Réunion de famille. Si ça a quelque chose de très solennel pour les adultes, c'est surtout pour les cousins l'occasion de se retrouver. Et de jouer à ce jeu si drôle, le loup perché. En entendant les cris des enfants, les adultes se retournèrent pour voir une petite fille de 5 ans, avec des cheveux noirs et longs, et de magnifiques yeux bleus foncés, courir pour ne pas être attrapée par son cousin, du même âge, avec des cheveux bruns et des yeux d'un gris sombre.

-Arrête, je te dis que tu m'attraperas pas Sirius ! cria Bellatrix en souriant.

-Céckonvavoir ! répondit le garçon.

En deux foulées, il fut sur la jeune fille et l'attrapa par le bras. Elle cria :

-Aie, euh ! Tu m'as fait mal !!!!!!!!!!!!!!!

-Arrête, je t'ai à peine touchée ! protesta Sirius.

-SIRIUS BLACK !

Sirius se retourna et vit son père et son oncle se diriger vers lui. Avant qu'il ait put faire un pas, son père était sur lui. Il le saisit par le col et le décolla du sol.

-Qu'est-ce que tu as fait à ta cousine, espèce de petit vaurien ?

-Rien ! Je l'ai même pas fait exprès ! se défendit Sirius.

-ARRETE DE MENTIR !

Et il le jeta violemment par terre. Sirius se recroquevilla sur lui-même, mais son oncle le saisit par les cheveux et le fit avancer jusqu'à une pièce de la maison, la pièce, celle que Sirius apprendrait à redouter plus que tout. Une simple porte, avec un grand serpent vert et noir dessus. Un escalier juste derrière, dans lequel Sirius fut poussé. Il trébucha et s'étala à plat ventre en bas de l'escalier. Il regarda autour de lui et laissa échapper un gémissement de terreur. Une table, avec des chaînes, posée au milieu. Tout autour, posés sur des buffets, des cordes, des couteaux, des lames, des clous, et pleins d'objets métalliques qu'un enfant de 5 ans n'était jamais censé voir. Il eut du mal à savoir ce qu'il s'était passé après. Il se souvenait juste de la table, des chaînes serrées autour de ses minuscules poignets, et de la douleur. Et du sang. Et des objets en fer qui faisaient mal. Puis plus rien.

Lorsqu'il se réveilla, il était par terre, recroquevillé sur lui-même, baignant dans une mare de sang et de larmes. Il avait terriblement mal, et il éclata en sanglots. Parce qu'il avait peur. Il avait mal. Et il ne voulait pas bouger. Il resta là, recroquevillé, attendant désespérément que quelqu'un vienne le chercher, le prendre dans ses bras, lui dire que c'était fini… Mais personne ne venait. Personne ne viendrait jamais. Ses sanglots redoublèrent. Même s'il espérait encore au fond de lui, il savait que personne ne viendrait le chercher, le consoler… Il serait toujours seul, et le resterait éternellement. Il voulut se relever. Il y parvint avec difficultés et marcha lentement, tout en gémissant de douleur, jusqu'à l'escalier. Il le monta doucement et ouvrit la porte. Il sortit et entendit son père :

-Ca y est, tu as fini de pleurnicher ?

Il leva les yeux vers son père sans répondre. Sa mère arriva, et grogna :

-Regarde quand même dans quel état tu l'as mis ! Un sorcier de son rang ne devrait pas être aussi sale que ça, avec tout ce sang sur lui !

Sa mère tira sa baguette et lui jeta un sort de nettoyage. Il murmura un faible « merci », puis monta jusqu'à sa chambre. Il avait encore mal. Il s'allongea sur son lit, et sombra dans le sommeil.

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(POV Harry)

Ca fait super longtemps que Sirius parle avec ce monsieur qu'il appelle « Monsieur le Ministre ». Il dit que c'est pour son travail, mais j'y comprends rien à ce qu'il raconte… J'entends Monsieur le Ministre parler de « Harry ». Je lève la tête. Ils parlent de moi, là !

-Black, vous savez que Harry sera leur cible d'action principale, et qu'ils ne seront pas tranquilles tant qu'il n'aura pas rejoint ses parents. Nous devons les retrouver le plus vite possible avant qu'ils n'aient le temps d'établir un véritable plan d'action !

-Je le sais, Monsieur le Ministre, et je vous ai déjà fourni un rapport de tous les sorts de dissimulation et de leurs contre-sorts que j'ai put trouver. Et Harry est également soumis au sortilège du sauvetage, s'il reçoit un seul sort, il transplanera directement chez Remus.

Je peux pas en entendre plus. Ca fait mal. Sur mon front, y a quelque chose qui brûle très fort. Je hurle. Ca fait super mal. J'entends même pas Sirius parler. Je pleure. Puis plus rien. Un grand trou noir.

-Harry ! HARRY !

J'ouvre les yeux. Je suis sur les genoux de Sirius, il me regarde avec des grands yeux.

-Harry, qu'est-ce que tu as eu ?

Je sais pas pourquoi, mais je me met à pleurer. Ca a fait trop mal.

-Je sais pas… Ca faisait mal…

Je me sers contre Sirius, et, à ce moment, y a la cheminée qui devient toute verte, comme quand quelqu'un veut parler avec Sirius. Il me pose sur le canapé et s'approche de la cheminée. Y a la tête d'une dame qui apparaît. Elle demande très vite :

-Black ! Le ministre est avec toi ?

-Oui, je suis là ! répond monsieur le ministre en s'approchant de la cheminée. Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Nos détecteurs de magie noire se sont affolés. Dans le coin qu'on a repérés et où on a rien trouvé, un rituel de magie noire a été pratiqué. Un rituel de ressuscitation. Ils ont essayé de faire revenir Vous-Savez-Qui !

-Ils ont réussi ?

-On ne pense pas, répond la dame. Lorsqu'un rituel de ce type ait réussi, les ondes magiques que nous identifions diminuent progressivement. Là, elles ont disparues aussi vite qu'elles sont arrivées. Donc ils ont été à deux doigts de le faire revenir, mais n'y sont pas arrivés. Mais ce n'est pas forcément un bon signe…

-Comment ça ?

-Ce rituel de ressuscitation avait toutes les chances de réussir ! Et pourtant il a échoué. Si on considère que ces mangemorts sont suffisamment expérimentés en magie noire pour réussir un rituel, alors celui-ci a échoué à cause de sa nature ! Il n'y avait tout simplement personne à ressusciter.

-Ce qui voudrait dire… Que Voldemort est vivant, finit Sirius. Ces rumeurs sont vraies, lorsqu'il a été détruit, il n'est pas mort… Il était allé trop loin sur la quête de l'immortalité…

-Exactement ! dit la dame. Mais s'il est vivant, il est encore très faible. Et c'est là qu'il n'y a pas de temps à perdre. Si on arrive à le retrouver avant les mangemorts, on aura toutes les chances de le tuer, il sera trop faible pour résister !

-D'accord ! dit le ministre. Je reviens immédiatement au ministère, convoquez tous les aurors de terrains disponibles que vous pourrez trouver ! Black, nous restons en contact par Hibou Express !

-Très bien, monsieur le ministre.

Ouais, ben c'est bien gentil tout ça, n'empêche que moi, je sais vraiment pas comment ils font pour parler avec autant de mots qui veulent rien dire, et en se comprenant quand même. Du coup, la seule phrase que j'ai retenue, c'est une que monsieur le ministre a dit tout au début : Vous savez que Harry sera leur cible d'action principale, et qu'ils ne seront pas tranquilles tant qu'il n'aura pas rejoint ses parents. Mais c'est vrai, ça… Ils sont où, papa et maman ?

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(POV Harry)

-Sirius ?

-Oui ?

-Ils sont où, papa et maman ?

Sirius me regarde bizarrement pendant quelques secondes, puis me dit doucement :

-Ils sont morts, Harry. Ils sont partis très loin…

-Et ils vont revenir ? je demande.

-Non, mon chéri. On ne revient pas là-bas.

-Mais pourquoi ils sont partis alors ?

Je comprends rien. S'ils savaient qu'ils reviendraient pas, pourquoi ils y sont allés ? Et pourquoi ils m'ont pas emmenés avec eux ?

-C'est un homme, très méchant, qui les a envoyés là-bas. Qui les a tués. Il en avait déjà tué beaucoup avant, et toi aussi, il a essayé de te tuer. Mais il n'a pas réussi. Et, personne ne sait pourquoi, mais quand il a essayé de te tuer, cet homme a… disparu.

-Alors c'est moi qui ai fait disparaître un monsieur très méchant.

-Oui, Harry. Et c'est pour ça que tu es peut-être en danger. Parce que les amis de cet homme voudront te retrouver, tu comprends ?

Je fais oui de la tête, et je demande :

-Tu as des photos de papa et maman ?

-Tu ne les a jamais vues dans ma chambre ? il demande.

-Non…

-Viens.

Il m'emmène dans sa chambre, et il me prend dans ses bras pour que je puisse voir toutes les photos sur le grand cadre au-dessus d'une étagère.

-Regarde, il me dit. Là, c'est ta maman. Et à coté c'est ton papa.

Il me montre une dame avec des cheveux oranges et des yeux verts exactement comme les miens. A coté d'elle y a un monsieur avec des cheveux noirs pas du tout coiffés, pareil que moi. Ils font tous les deux « coucou » avec un grand sourire.

-Et c'est qui le bébé que maman elle tient dans ses bras ?

-Ca c'est toi quand tu étais plus petit.

Je regarde longtemps les photos. Juste à coté de celle de papa et maman, il y a une photo de Sirius. Lui aussi il tient quelqu'un dans ses bras. Une petite fille de mon âge à peu près.

-Et celle que toi tu tiens dans tes bras, c'est qui ?

Sirius ne dit rien pendant un moment. Puis il répond avec une voix bizarre :

-C'est ma fille.

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(Flash-back)

-Sirius Black ! Veux-tu être assez aimable pour arrêter de faire des marionnettes avec tes chaussettes et d'aller mettre ta fille dans son lit ?

-C'est bon, chérie, je vais la coucher, je répond en riant.

Je prends Aelita dans mes bras, elle crie :

-Maman ! Bisou !

Je m'approche de Stella, ma femme, qui lui fait un bisou sur la joue. J'emmène Aelita au deuxième étage, dans sa chambre, et la met dans son lit. Puis je rejoins Stella dans le salon. Elle soupire :

-Lily a raison… James et toi, vous resterez toujours des gamins…

-Tu vois un problème à ça ? je demande en souriant.

-Non, aucun !

Nous restons trois heures sur le canapé devant la télé. Soudain, je sens le sol vibrer légèrement. Je me redresse… et me détends presque aussitôt. Sûrement un minuscule tremblement de terre. Il y en a de temps en temps, des minuscules secousses, sans rien de plus. Mais une autre secousse plus forte se fait sentir. Stella se réveille de sa somnolence. Maintenant, les secousses sont violentes, répétées, et une chose est sûre : ce n'est pas un tremblement de terre. Je cours à la fenêtre et ce que je vois confirme mes pires craintes : des géants. Une vingtaine, accompagnés d'une centaine de mangemorts qui mettent le feu à toutes les ruines des maisons détruites par les géants. Chacun de leurs pas provoquent des secousses de plus en plus puissantes au fur et à mesure qu'ils se rapprochent.

-STELLA ! Sors de la maison !

-Mais Aelita…

-Je vais la chercher ! COURS ! VAS A GODRIC'S HOLLOW !

Elle sort de la maison. Moi je me précipite vers la chambre de Aelita. Je l'entends hurler et pleurer. Elle est accrochée aux montants de son lit, et hurle :

-PAPAAAAAAAAAAA !

-C'est bon, je suis là ! Viens ma chérie !

Je la prends dans mes bras et me précipite vers le rez-de-chaussée. Je sors de la maison au moment où les mangemorts arrivent vers la maison. Stella n'est pas là, elle a dut partir chez James et Lily. Je pose Aelita par terre et la lâche. Les géants sont partis, je ne sais pas pourquoi, mais les mangemorts eux sont toujours là. Et ils continuent à mettre le feu à toutes les maisons qu'ils trouvent. Il faut partir d'ici. Tout de suite. Je dis :

-Aelita, viens.

-Papa ! Mon doudou ! Il est encore dans ma chambre !

Et avant que j'ai eu le temps de comprendre ce qui se passe, elle cours vers la maison et retourne à l'intérieur. Je m'élance à sa poursuite et hurle :

-REVIENS ICI AELITA !

Heureusement que je sais où elle va aller. Je me précipite vers sa chambre, où je la vois prendre son doudou. Je la saisie par le bras, et, avant que j'ai eu le temps de faire quoi que ce soit, les flammes lancées par les mangemorts frappent le toit de la maison. Les murs prennent feu, en même temps que la chaleur intense envahit la maison. Je prends la petite dans mes bras et me précipite hors de sa chambre. Je ne vois plus rien autour de moi, à part des flammes qui surgissent et grandissent de tous les cotés. Faire un transplanage d'escorte dans un milieu enflammé est trop dangereux, Aelita à toutes les chances d'être désartibulée. Je sors ma baguette et crie :

-Aqua Eructo !

Un jet d'eau jaillit de ma baguette, apaisant les flammes devant l'escalier. Je cours vers celui-ci, mais au moment où je pose un pied sur la marche à moitié détruite par les flammes, elle cède. Sous la surprise, Mes mains s'ouvrent, et, pendant que, déséquilibré, je tombe dans les escaliers, Aelita tombe sur le palier, en haut de l'escalier. Les flammes redoublent autour de moi.

-PAPAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!

-AELITA !

Je remonte tant bien que mal les escaliers et réussit à l'attraper. Les poutres de la maison s'écroulent, tombent, enflamment encore plus le plancher, les murs autour de nous. Je lance des sortilèges d'eau tant que je peux mais ça ne fait plus rien, les flammes grandissent plus vite que je ne les éteint.

La chaleur me monte à la tête. Le feu est tout autour de nous. Je m'écroule sur le sol brûlé. Mes vêtements prennent feu. Je sens à peine les flammes lécher mon corps. Aelita ne hurle plus. Son corps inerte est allongé sur moi, mais ça non plus je ne le sens pas. Mes yeux se ferment. J'entends plus rien. Je vois de moins en moins. Mon corps est enflammé, la chaleur insupportable en témoigne.

Une forme noire se distingue derrière les flammes. Je fronce les sourcils. La forme se rapproche. C'est un animal. Un cheval ? Non… L'animal se situe à quelques mètres de moi. Il se transforme en un homme. Il met Aelita sur ses épaules, tire une baguette et murmure en pointant un bout de bois miraculeusement intact :

-Portus !

Il me prend par le poignet, s'assure que Aelita est bien calée sur ses épaules, et donne un coup de pied dans le bout de bois. Quelque chose m'attire par le nombril. Je me sens retomber sur une surface molle, et surtout fraîche.

-Aqua Eructo !

L'homme m'asperge d'eau, éteignant les flammes qui lèchent mon corps. Ca fait du bien. Je soupire de soulagement au fur et à mesure que l'eau fraîche coule sur mon corps. J'ouvre les yeux et tourne la tête vers l'homme qui nous a sauvés. Il est accroupit à coté de moi. Lui aussi il a des marques de brûlures sur les bras, sur le visage, mais apparemment rien de grave. Je regarde son visage. Il a des cheveux noirs ébouriffés, des yeux noisettes qui brillent d'inquiétude derrière ses lunettes rondes.

-Sirius ? Tu vas bien ?

-Aelita…

James l'a posée à coté de moi. Mes yeux s'agrandissent.

-Sirius… Je suis désolé. J'ai rien put faire…

Je me redresse, m'assoit dans l'herbe fraîche et regarde ses cheveux carbonisés, son corps entièrement brûlé, ses yeux fermés, sa poitrine si immobile… Et son doudou tout aussi brûlé serré dans sa main.

-Non… Aelita !

Je prends ce qui reste de son corps dans mes bras. Aelita… Non, ce n'est pas possible…

-Je suis désolé Sirius. Elle était… Dans cet état quand je suis arrivé.

-C'est pas de ta faute James, je lui assure. Et merci d'être venu nous chercher.

-De rien.

-Sirius ! Tu vas bien ? crie Lily en courant vers nous.

-Oui, merci.

C'est à ce moment que je réalise.

-STELLA ! Elle est où ?

James et Lily échangent un regard gêné, puis Lily murmure :

-Quand ils l'ont vue sortir et transplaner, les mangemorts ont deviné qu'elle allait essayer de nous rejoindre. Ils l'ont suivie. James a essayé de les repousser, mais il a été stupéfixé. Ils l'ont emmenée. Quand j'ai réveillé James, il a compris que si elle est arrivée seule ici, c'est parce qu'il se passait quelque chose chez toi.

-J'ai dit à Lily de ne pas bouger, continua James. Quand j'ai vu la maison en flammes, j'ai pensé que tu étais sorti, mais une moldue, l'une de tes voisines, m'a dit qu'elle t'avait vu retourner à l'intérieur pour chercher ta fille. Tu connais la suite…

-Stella… Ils l'ont emmenée ? je répète.

-Désolée, Sirius, murmure Lily en pleurant.

-Ce n'est pas de votre faute.

Une heure. En une heure ma fille est morte et les mangemorts ont enlevés la femme de ma vie… C'est pas possible. C'est un cauchemar. Faut que je me réveille. Mais on ne se réveille pas du cauchemar de la guerre.

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(POV Sirius ; un mois après la mort d'Aelita)

Mon visage est inondé de larmes devant le cercueil qui renferme le corps de Stella. Ils l'ont retrouvée il y a quelques jours, morte sous les doloris qu'ils lui ont lancés pour qu'elle révèle les plans de l'Ordre du Phénix. Alors qu'elle n'en connaissait aucun de ceux établis depuis les six derniers mois. Pendant que j'allais aux réunions, elle préférait rester à la maison pour s'occuper d'Aelita. Ma Stella… Même si ça faisait un mois que je redoutais ce moment, le choc est toujours aussi dur. La main de James posée sur mon épaule tremble. Lily pleure autant que moi. Depuis leur première année à Poudlard, Stella a toujours été sa meilleure amie. Ma Stella… Quand est-ce que ça se finira ? Quand est-ce que cette putain de guerre se terminera ? Quand est-ce que quelqu'un arrivera enfin à détruire ce conard ? Et surtout pourquoi nous ? Pourquoi elles ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi je suis pas mort dans cet incendie ? Pourquoi j'ai pas put empêcher Aelita de retourner chercher son doudou ? Pourquoi j'ai dit à Stella de sortir et pas de transplaner directement quand les mangemorts n'étaient pas encore là ? Pourquoi j'ai pas été foutu de les protéger toutes les deux ?

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Et voilà ! Désolée pour ce chapitre un peu dur, mais je tenais à montrer à quel point la première guerre a ébranlé Sirius, et aussi expliquer pourquoi un tombeur comme lui est célibataire ;)

Le p'tit bouton violet attend votre souris avec impatience !

(Bon ben c'est pas tout moi faudrait vraiment que je pense à mon français…).