Bon, désolée pour le retard phénoménal, mais j'ai une raison ! En fait, je me consacre en ce moment à une autre fic sur les maraudeurs, et du coup, il ne me reste plus trop de temps pour celle-là, où j'écris des chapitres seulement de temps en temps pour me changer les idées… Donc ben voilà, pas de publications très rapides pour celle-ci, contrairement à celle sur les maraudeurs (que je vous encourage à aller voir, d'ailleurs ;) )

Réponses aux reviews :

Harry-Maraudeurdu69 : Oui, en effet, Sirius n'a pas une vie facile, et ça ne vas pas s'arranger dans ce chapitre

Demeraude : A mon avis, si tu n'aimes pas Sirius avec une famille, c'est que tu es comme moi, tu ne supportes pas de le voir dans les bras d'une autre ;) Remarque, je le comprends très bien !

Potterstoriz : Merci beaucoup, c'est vrai que je suis capable de faire déprimer mes lecteurs, mais en général j'évite quand même !

Loulou2a : Oui, en fait je voulais surtout montrer à quel point la guerre a frappé Sirius.

Grispoils : En effet, Sirius n'a pas un sort meilleur que dans l'histoire de notre grande prêtresse ! Et en particulier dans ce chapitre…

Tchingtchong : Oui, en effet, résurrection c'est beaucoup mieux xD En fait, je trouvais plus le mot, et comme Word ne m'avait pas souligné en rouge ressuscitation, je me suis dit que ça devait être ça…

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(POV Sirius)

Trois heures du matin. Il faudrait quand même que j'essaye de dormir… Mais je peux pas. La dernière question de Harry me reste dans la tête : « Et celle que tu tiens dans tes bras, c'est qui ? ». Aelita… Mes doigts restent crispés sur la photo où je la porte dans mes bras. Je la vois faire coucou, ses cheveux d'or brillants dans le soleil, ses yeux, d'un bleu océan, si semblables à ceux de Stella, rieurs, reflétant juste une joie d'enfant. Pourquoi elle est partie ? Pourquoi elles sont parties ? Evidemment, il me reste toujours Harry, mais ce n'est pas pareil. Même s'il vit avec moi, Harry est et restera toujours mon filleul. Et même si je l'adore, ce n'est pas s'il était mon fils. Pas comme si Aelita était toujours là.

J'aimerais tellement pouvoir la serrer dans mes bras, la réentendre rire, la revoir sourire… Sa présence me faisait tellement de bien. A cette époque, tout était si noir, pour Stella comme pour moi. Elle seule continuait à avoir la joie de vivre, cette joie qu'ont tous les enfants de son âge. Elle seule ne comprenait encore rien au monde obscur qui l'entourait, et même quand elle en entendait parler, elle s'en foutait. Elle seule connaissait encore le sens du mot « vivre ».

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-BOUM !!!!!!!!!!!!!

Je sors de ma somnolence en sursaut, réveillé par l'explosion qui s'est produite dehors. Je regarde par la fenêtre. Des mangemorts. Non, ce n'est pas possible ! Et pourtant ils sont une dizaine, devant la maison. Je saute de mon lit et cours vers la chambre de Harry. Il a l'air tout juste réveillé. Je réfléchis à toute vitesse. La maison est soumise à un sort de fidélitas, dont je suis le gardien du secret. Donc, ils ne peuvent pas voir la maison. Pourtant, s'ils sont devant, c'est qu'ils savent qu'elle est là. Et s'ils lancent des sortilèges de flammes sur les maisons 11 et 13, la mienne prendra le feu aussi. Je prends Harry dans mes bras, et descend au rez-de-chaussée. Je lui murmure :

-Harry, tu restes là, d'accord ? Quoi qu'il arrive, tu ne bouges pas, tu restes à coté de la porte !

-D'accord !

Je le pose, et sors de la maison. Les mangemorts semblent étonnés, normal, avec le sortilège, ils me voient surgir de nul part. Je tire ma baguette et leur fait face. Un silence de mort s'installe entre nous. Des souvenirs me reviennent à l'esprit. Ma mère, une partisante de Voldemort, me répétait toujours la même phrase : Si tu veux survivre, sois le premier à tirer. Pour une fois dans ma vie, je vais suivre son conseil :

-Impedimenta !

Le sortilège frappe le plus proche d'entre eux, et aussitôt, une dizaine de rayons rouges jaillissent des baguettes de tous les autres. Je lève ma baguette et lance un protégo, qui empêche leurs rayons de m'atteindre. Le combat reprend. 5 minutes, 10 minutes… Je m'épuise trop vite… Ils sont trop nombreux. Je m'efforce de lancer le plus de sorts possibles sur chacun d'eux, mais c'est de plus en plus dur. D'un coup de baguette, je pars le rayon que m'envoie l'un d'entre eux. A coté de moi, j'entends :

-Stupéfix !

Je me retourne, et vois le rayon rouge s'approcher de moi. Je n'ai même pas le temps de lever ma baguette. Le sort me frappe en pleine poitrine. Je vois le décor tanguer autour de moi avant de m'écrouler sur le sol.

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(POV Sirius)

J'ai mal à la tête. Atroce. Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ouvre les yeux. Des murs noirs. Une ampoule au plafond. Et des hommes en noirs devant moi. En les voyant, je reprends brusquement conscience de ce qui s'est passé, et je me redresse brutalement. Une douleur intense me vrille les poignets. Des chaînes. Je suis attaché à un mur.

-Bien dormi, Black ?

Putains de mangemorts… Où est-ce que je suis ? J'essaye de me redresser du mieux que je peux, et je les foudroie du regard. L'un d'entre eux s'approche de moi, la baguette pointée sur mon cou.

-Ca faisait longtemps, hein Black ?

La voix de Malefoy. Dire qu'il s'en est tiré en prétendant être sous impérium, ce crétin !

-Qu'est-ce que tu veux ?

-On aurait besoin d'un petit service de ta part, Black. Comme tu as dut le deviner, on sait de source sûre où est-ce que tu habites. Et surtout, où habite le Survivant. Le problème, c'est qu'avec ce sortilège de fidélitas, on ne peux pas la voir. Donc tu vas gentiment nous répéter l'adresse de ta maison.

-C'est ça, espère toujours, je grogne.

-Black, je te conseille d'obéir avant qu'on se décide à te faire mal ! rugit Malefoy.

Je ne réponds rien, et il crie :

-Endoloris !

Une douleur intense, brûlante, mordante, m'envahit, et je hurle. J'ai l'impression qu'un métal en fusion se répand dans mes veines. Ca s'arrête tout aussi brusquement. Putain… J'avais presque oublié à quel point ça faisait mal. J'essaye de reprendre ma respiration, mais un autre sortilège me frappe, tout aussi violent, tout aussi douloureux. Les sortilèges doloris s'enchaînent pendant une bonne-demie heure. Lorsqu'ils s'arrêtent enfin, j'arrive même plus à tenir debout, seules mes chaînes me retiennent. J'ai du mal à respirer. Mais je sais qu'ils ne vont pas s'arrêter comme ça. Qu'ils me laissent juste reprendre mon souffle avant de me renvoyer une deuxième dose de douleur intense et prolongée. Je sais que c'est pas fini.

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(POV Harry)

Il fait super jour maintenant. Ca fait très très très longtemps que Sirius est parti. Je suis toujours assis, en bas des escaliers. Il m'a dit de rester près de la porte, je sais pas pourquoi. En tout cas, je commence à en avoir marre. Et j'ai faim. Je suppose que Sirius sera pas trop en colère si je vais dans la cuisine juste une seconde avant de revenir ici… Je descends dans la cuisine. Grrr, tous les placards où y a à manger sont tout en haut, même en montant sur une chaise je peux même pas les toucher. Ah si, y a la baguette de pain sur la table ! En montant sur une chaise, je l'attrape, en prend un bout, et retourne dans l'entrée en le mangeant. Sirius est toujours pas revenu… Je commence à m'ennuyer, tout seul… Où est-ce qu'il peut être ?

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(POV Sirius)

Ca s'arrête enfin. Même si je sais que ça va recommencer dans une ou deux minutes, au moins ça s'arrête. C'est dingue comme on peux apprendre rapidement à savourer chaque seconde pendant laquelle on ne souffre presque pas. Les doloris laissent tout de même des traces, et ça fait toujours mal. Moins que quand je reçois le sort, mais quand même mal. Malefoy s'approche de moi. Il me saisit le menton, et me fait lever la tête. Ses yeux gris vrillent les miens avec un plaisir sauvage de me voir souffrir.

-Alors, Black ? Tu vas nous le dire, ou tu en veux encore ?

J'ai même plus la force de répondre. C'est peut-être mieux comme ça, au moins, je risque pas de leur dire où est la maison. Même si je ne veux pas leur dire, je sais que je pourrais craquer. J'ai des limites. Et il arrivera forcément un moment où elles ne pourront plus être repoussées. Tout ce que j'espère, c'est que je trouverais le moyen de sortir d'ici avant qu'elles ne soient atteintes.

-Tu vas répondre, Black ! Endo…

-LUCIUS !

Je sursaute et lève la tête vers la voix qui vient de crier. Cette voix… Elle n'a absolument pas changée depuis 10 ans…

-Qu'est-ce qu'il y a, Bellatrix ?

Ma cousine s'approche et enlève sa cagoule.

-Arrête. Ce n'est pas en le tuant sous les doloris que tu en obtiendras quelque chose. Laisse-le moi, s'il te plait. Je vais le faire parler.

Elle a dit ça d'une voix tellement douce, tellement apaisante, que j'ai même pas peur. Les autres mangemorts sortent. Bellatrix s'approche de moi et détache mes chaînes. Mes jambes se dérobent sous moi. Le sol se rapproche étrangement, mais Bellatrix me rattrape par le col de ma robe, et me redresse :

-Allez, viens, dit-elle d'une voix douce.

Elle m'emmène dans une autre pièce, où se trouve un fauteuil, avec des chaînes. Elle m'assoie dans le fauteuil, mais n'attache pas les chaînes. Pour la première fois depuis 10 ans, je retrouve Ma Bella. Celle qui a toujours été ma meilleure amie, depuis notre enfance. Celle qui me tirait toujours des griffes de ma mère quand je faisais un pas de travers. Celle qui réussissait à trouver les mots qui me calmaient quand mes parents m'insultaient ou me torturaient. Celle qui a continué en entretenir cette amitié en cachette, même après notre répartition à Gryffondor et Serpentard. La Bella que je n'ai plus jamais revue depuis notre sortie de Poudlard, au moment où elle a choisi son camp, et que j'ai choisi le mien. Evidemment, on s'est retrouvés parfois sur les champs de batailles, mais on s'est toujours arrangés pour ne jamais se retrouver face à face. Cette Bella, ma meilleure amie, je la revoie maintenant, 10 ans après, en face de moi. Elle range sa baguette. Je n'y crois presque pas. Elle n'a pas l'intention de me faire mal. Sans un mot, elle tire une fiole de sa poche, contenant une potion ambrée. Elle la débouche, et la pose devant mes lèvres.

-Bois ça, Sirius, elle murmure.

Je n'ai plus la force de résister. Je bois doucement la potion, et immédiatement, toute la douleur des sortilèges s'estompe. Je soupire de soulagement. Ca fait du bien.

-Ca va mieux, cousin ?

J'acquiesce d'un hochement de tête. Je lui demande d'une voix tremblante :

-Pourquoi tu fais ça ?

-Parce que Malefoy n'est qu'une brute, incapable de réfléchir, et que je voulais t'expliquer et te faire comprendre que tu as de très bonnes raisons de parler.

-Ah ouais ? je demande, sceptique. Lesquelles ?

-En tant qu'auror, je suppose que tu es au courant qu'on a essayé de faire revenir le seigneur des ténèbres, mais que le rituel a échoué ?

-Oui ?

-On a longtemps creusé le problème, pour savoir pourquoi il a échoué. On a fini par trouver. On avait fait l'impasse sur l'une des conditions principales. Pour que ça marche, il fallait que l'un d'entre nous appartienne à la famille du seigneur des ténèbres, ce qui bien sûr, n'est le cas d'aucun de nous.

-Je vois pas où tu veux en venir…

-Ce rituel peut faire revenir un membre de notre famille. Il est absolument sans danger, même lorsqu'il a échoué, aucun d'entre nous n'a été blessé. Et il applique la règle du « Tout ou rien ». Soit la personne revient vivante et en pleine forme, soit elle ne revient pas du tout. En clair, ce rituel ne possède aucun défaut.

-Je vois toujours pas, Bella…

-Les doloris ont endormi tes méninges à ce point là ? Sirius, ce rituel, on peut le recommencer avec toi. Et on peux faire revenir n'importe quel membre de ta famille. Réfléchis, Sirius. Tu ne voudrais voir renaître Aelita ?

Je reste bouche bée. Aelita… Ils peuvent la faire revenir…

-Je sais que tu voudrais à tout prix que ta fille revienne, Sirius, et je le comprends très bien. Et moi aussi, j'aimerais bien connaître ma petite cousine. Tout ce que tu as à faire, c'est me dire où est ta maison. Et on la ramènera.

Mes yeux s'éclairent. J'ai l'impression de déjà revoir ma fille devant moi.

-Tu n'as qu'une phrase à dire pour ça, cousin. La maison des Black se trouve au 12, square Grimmaud. Répète ça. Répète-le, et Aelita sera à nouveau vivante, et avec toi.

J'ouvre légèrement la bouche pour dire cette phrase. C'est si simple… Juste une phrase, et Aelita revient. Et je pourrais vivre avec elle, et la voir grandir en même temps que Harry.

Quelque chose se brise en moi. Harry… Non, s'ils veulent savoir où est la maison, c'est pour le capturer, le torturer, le tuer… Je peux pas faire ça. Mon plus grand souhait est que Aelita revienne, et ça reste vrai. Mais il est hors de question que Harry la remplace dans la tombe.

-Sirius ?

-Non, Bella. Je… Je peux pas faire ça…

Bellatrix reste silencieuse, hésitant visiblement à sortir sa baguette. Finalement, elle la laisse dans sa poche, et me prend par le col de ma robe. Elle me relève de forces, et soupire :

-Ce sera plus simple d'en reparler quand tu seras reposé. T'es encore sur les nerfs, avec tous les doloris que tu as reçu. Avance !

Je la suis en m'efforçant de ne pas m'effondrer. Elle me fait descendre une foule de marches, et m'emmène vers un cachot. J'ai même plus la force de résister. Elle me pousse dans la cellule, et referme la porte derrière moi. Je fais deux pas, avant de m'écrouler sur le sol.

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(POV Harry)

Maintenant il a déjà fait nuit au moins six ou sept fois depuis que Sirius est parti… Mais où est-ce qu'il est ? En tout cas, moi j'en peux plus, j'ai trop faim… Ca fait longtemps qu'il y a plus de pain sur la table, et j'ai rien mangé depuis sûrement cinq jours. J'ai faim… Je suis fatigué… Quand est-ce qu'il va revenir, Sirius ?

Je suis allongé sur la marche de l'escalier. Même si j'ai mes lunettes, y a tout qui devient flou autour de moi… J'ai trop faim. J'entends une porte qui s'ouvre. Je peux même pas voir qui c'est qui vient de rentrer. Quelqu'un cours vers moi.

-Harry !

Il me prend doucement dans ses bras. Je met ma tête contre son épaule. Je sais toujours pas qui c'est, mais sa voix me dit quelque chose… Il m'emmène dans le salon, et m'assoie sur le canapé. Je lève la tête vers lui. Remus…

-Harry ? Comment tu te sens ?

-J'ai faim…

-Où est Sirius ? il me demande.

-Je sais pas… Il y a cinq ou six jours, pendant la nuit, y a eu des monsieur avec des grandes capes noires qui sont venus devant la maison. Sirius est sorti pour les voir, il m'a dit de rester dans l'escalier. Mais il est pas revenu…

Remus ouvre grand les yeux.

-Tu dis qu'il est parti affronter des hommes en noir et qu'il n'est pas revenu ?

-Oui.

-Bon sang… il grogne. Allez calme-toi, on va le retrouver, ne t'inquiète pas. En attendant tu vas venir chez moi, tu peux pas rester tout seul ici.

Je fais oui de la tête, et il me prend dans ses bras. Il transplane, et m'emmène chez lui.

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(POV Sirius)

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans ce cachot, étendu par terre. Personne n'est revenu me voir depuis que Bellatrix m'a laissé ici. Heureusement, d'ailleurs… Des pas approchent. La porte s'ouvre. J'ai même pas la force de regarder qui vient d'entrer.

-Impedimenta !

Je suis décollé du sol, et projeté violemment contre le mur du cachot. Je laisse échapper un gémissement de douleur. Ca fait mal… J'ouvre les yeux. Un mangemort se tient devant moi. Il n'a pas sa cagoule, et je peux voir des cheveux gras qui tombent sur ses épaules, un nez crochu, et un sourire féroce sur les lèvres. Rogue…

-Salut, Black !

Parce qu'en plus il veut me parler ? Déjà que je n'ai plus de forces, il n'est pas question que je gaspille celles qu'il me reste à lui faire la conversation !

-Endoloris !

La douleur me submerge à nouveau et je hurle. Quand ça s'arrête enfin, je bascule sur le dos, essayant de respirer normalement. Le salaud… En plus, je l'avais vraiment pas vue venir, celle-là…

-Tu en veux d'autres, Black ?

Pas question que je réponde. Je ne vais pas m'abaisser à le supplier !

-Endoloris !

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(POV Sirius)

J'en peux plus. Putain, Rogue, tue-moi, ce sera plus simple ! Il s'accroupit à coté de moi et me prend par les cheveux. Il me force à le regarder. Réunissant le peu de forces qu'il me reste, je murmure :

-Pourquoi, Rogue ? Pourquoi t'es venu me prévenir que les mangemorts arrivaient, il y a 6 mois… Avant de faire ça ? Tu es de quel coté ?

-Je suis du coté de Dumbledore, bien sûr. Si je suis venu te prévenir, ce n'est pas pour te sauver, mais pour sauver ton filleul. Contrairement à toi, lui il n'a pas choisi son camp, et je ne pouvais pas les laisser emmener comme ça le fils de Lily. Et pour les doloris… Tu imagines bien que je rêve de ce moment depuis nos années de collège…

Une pensée me traverse soudainement l'esprit, lorsqu'il a parlé du fils de Lily.

-Harry… Il est où ?

-Il a passé cinq ou six jours à t'attendre en mourrant de faim…

Je pâlis soudainement. Harry…

-Ne t'inquiète pas. Lupin l'a retrouvé, il s'occupe de lui, et a mis les aurors à ta recherche. D'ailleurs ils ne devraient pas tarder à te retrouver, je fais tout mon possible pour briser les sortilèges de défense de cet endroit, mais c'est pas facile. Mais bon, déclara-t-il en se relevant, en attendant j'ai largement le temps de m'amuser un peu ! Endoloris !

La douleur me submerge à nouveau. Je ne hurle même plus. J'ai l'impression que le sol s'effondre, et je tombe dans un long trou noir.

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(POV Harry)

Il fait nuit. Je suis dans le canapé, en pyjama, sur les genoux de Remus qui me lit les histoires de Beedle le Barde. Quelqu'un sonne à la porte. Remus me prend dans ses bras et va ouvrir la porte. Il y a un grand monsieur que je connais. Il vient souvent à la maison, c'est celui que Sirius appelle toujours « monsieur le ministre ».

-Bonjour, Lupin.

-Bonjour, monsieur le ministre. Si vous êtes là, je suppose que vous avez des nouvelles de Sirius ?

-Oui. Nos aurors l'ont retrouvé.

-C'est vrai ? crie Remus. Où est-il ?

-Il a été transféré d'urgence à Sainte Mangouste. Il a subi des sortilèges doloris excessifs, et il ne l'a pas supporté. Quand on l'a retrouvé il était inconscient. D'après nos médicomages, il vient tout juste de se réveiller, et il n'est plus en danger de mort. Je pense que vous pourrez sans problèmes aller le voir demain. Je suis sûr que le petit bonhomme est impatient de revoir son parrain, il ajoute en passant sa main dans mes cheveux.

-D'accord, merci infiniment monsieur le ministre !

Le Monsieur le Ministre repart, et Remus referme la porte.

-Sirius il est revenu ? je demande.

-Oui. On ira le voir demain.

-Pourquoi pas tout de suite ?

-Parce qu'il est très tard, et que tu vas aller au lit ! répond Remus avec la même voix que fait Sirius quand il veut pas que je lui réponde.

Je baisse la tête et dit :

-D'accord… Mais c'est promis, on ira le voir demain ?

-Oui, promis mon grand. Allez, au lit !

Il m'emmène en haut de l'escalier, dans la chambre qu'il m'a faite. Il me pose sur mon lit et je vais sous la couette toute chaude. Remus me dit bonne nuit et me fait un bisou sur la joue. Je ferme les yeux et dors tout de suite.

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Chapitre fini !!! Je ne sais pas du tout quand viendra la suite, par contre…