Salut tout le monde ! Me voilà pour un nouveau chapitre, où Harry a 11 ans et rentre à Poudlard ! Pas de réponses aux reviews parce que je pense avoir répondu en privé à tout le monde (dites-le moi si je vous ai oublié, je vous répondrais aussitôt). Bonne lecture à tous ! ENJOY !
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
(POV Sirius)
-OK Harry. Tu prends une poignée de poudre de cheminette, tu la jètes, tu cries « chemin de traverse », et le reste se fait tout seul. Garde les bras le long de ton corps, c'est tout.
Harry approuve d'un hochement de tête. Il n'avait jamais utilisé la poudre de cheminette auparavant, je l'emmenais toujours en transplanage d'escorte. Je pars en premier dans la cheminée. J'arrive dans le chemin de Traverse, et, quelques secondes plus tard, Harry est projeté hors de la cheminée. Je le rattrape par les épaules pour l'empêcher de tomber.
-Merci Sirius.
-De rien. Allez viens, on file chercher de l'argent à Gringotts, et on va acheter toutes tes fournitures pour Poudlard.
-OK.
Harry me suis chez Gringotts, et, une fois entrés, je demande au gobelin :
-Deux choses. Je voudrais retirer de l'argent sur mon compte, et débloquer celui de Harry Potter.
-Débloquer ? demande Harry. Je… J'ai un compte ?
-Tu croyais que tes parents ne t'avaient rien laissé ? je demande avec un sourire. Selon la loi, un sorcier non responsable de ses pouvoirs magiques – qui n'a donc pas 11 ans, ne peux pas être bénéficiaire d'un compte. Lorsque tes parents sont morts, leur compte a été mis à ton nom, et a été bloqué pour que tu ne puisses pas l'utiliser. Donc c'est ton responsable légal, donc moi, qui gardait la clé de ce compte, mais je n'ai pas le droit de toucher à cet argent. Maintenant que tu rentres à Poudlard, tu peux le débloquer et t'en servir.
-C'est vrai ? J'ai vraiment un compte ? Je… Merci !
-T'as pas à me remercier, mon grand ! je répond en lui caressant affectueusement les cheveux. Allez, viens.
Nous suivons le gobelin, qui nous emmènent d'abord devant mon coffre, où je retire une trentaine de gallions. Puis nous passons au compte de Harry, où le gobelin demande :
-Mr Black…
Je pose sa main sur une plaque devant le coffre. La plaque cède, libérant le mécanisme d'ouverture du coffre. Harry resta bouche bée devant l'argent qui s'entassait dans son coffre. Je souris :
-Tu ne t'y attendais pas ? Oui, tout ça est à toi, mais ne te fais pas d'illusions : c'est moi qui paye tes fournitures.
-Merci.
-Je t'en prie. Allez, viens !
Nous ressortons de la banque, et, après avoir acheté robes et baguette, nous nous dirigeons vers le magasin de potions pour les chaudrons et les ingrédients. Evidemment. C'était impossible de rentrer là dedans sans y voir Rogue.
-Tiens… Potter et Black.
Harry ne dit rien. Il connaissait Rogue pour l'avoir souvent vu chez moi, pour me donner des informations sur les mangemorts restants en liberté, mais il ne lui avait jamais directement adressé la parole.
-Alors, comme ça tu rentres à Poudlard cette année, Potter ?
-Oui.
Rogue lui adresse un rictus malveillant et murmura :
-J'espère pour vous que vous serez plus discipliné que votre père…
Harry ne répond rien, il garde la tête baissée. Je m'approche de lui et grogne :
-Ecoute-moi bien, Rogue. Tu es peut-être prof à Poudlard, mais tu n'as pas intérêt à être dur avec Harry simplement parce qu'il est le fils de James, c'est compris ?
-Je sais comment traiter mes élèves, Black. Si ton filleul se tient à carreau, il n'y a pas de raisons pour qu'il ai des problèmes avec moi.
Je me retiens de répondre quelque chose. Si je l'énerve trop, Harry en fera les frais à la rentrée. De toute façon, ce crétin ne mérite même pas mon attention, alors…
-Viens, Harry.
Il me suit sans rien dire. Je ne vois pas comment Rogue pourrait trouver que Harry est la réplique de son père, Harry est bien trop obéissant pour ça… Ca me fait presque peur, parfois, la façon dont il obéit sans rien dire à tout ce qu'on lui dit. Comme le dit Remus, il y a des fois on a vraiment l'impression que si on lui disait de se jeter du haut d'une falaise, il le ferait…
Après avoir tout acheté, on rentre à la maison, et Harry monte dans sa chambre. Au bout de plusieurs heures, je ne l'entends toujours pas. Qu'est-ce qu'il peut fabriquer ?
(POV Harry)
Je sais pas depuis combien de temps je suis ici, assis sur mon lit, à regarder les photos de mes parents. Ils me manquent chaque fois que j'y pense. Et Rogue a ravivé leurs souvenirs cet après-midi. Evidemment, j'adore Sirius mais… C'est pas comme si c'était mon père. Je vis chez lui parce que personne d'autre ne voulait de moi quand mes parents sont morts, et c'est tout. Et chaque fois que Remus et lui parlent de mon père… J'ai l'impression que je le déçois. Que je ne suis que Harry, et pas le fils de James. Trop obéissant, trop soucieux de respecter toutes les règles… Mais j'ai trop peur qu'il me mette dehors si je fais pas ce qu'il me dit… Parce que je ne suis rien pour lui. Juste le fils de son meilleur ami, que je ne suis chez lui que parce qu'il avait promis à mon père de s'occuper de moi. Et que, à ses yeux, je ne remplacerais jamais Aelita.
-Ca va pas, Harry ?
Je sursaute en voyant Sirius rentrer.
-Excuse-moi, murmure doucement Sirius. Je voulais pas te faire peur.
Il s'assoit à coté de moi, et passe un bras autour de mes épaules. Il regarde les photos de mes parents, et demande :
-Coup de blues ?
J'acquiesce simplement d'un hochement de tête.
-Qu'est-ce qui vas pas ?
-Rien ! Ca va…
-Arrête de mentir, Harry… Et me regarde pas avec ces yeux de chien battu !
Ses doigts courent sur ma joue, et je peux pas m'empêcher de sourire. Je lève les yeux vers lui, vers ses yeux gris à la fois si froids et si chauds…
-Sirius… Je peux te poser une question… Un peu bizarre ?
-Si tu veux… dit Sirius en fronçant les sourcils.
Je peux pas lui demander ça… Mais j'en peux plus, il me faut une réponse…
-Est-ce que tu serais prêt à me tuer si ça te permettait de ramener Aelita ?
Sirius reste bouche bée, mais il ne répond pas tout de suite. Est-ce que ça veux dire que…
-Ecoute-moi, Harry. Ta question ne me surprend pas du tout. Et je vais te répondre franchement : il est vrai, que Aelita a toujours été la personne qui comptait le plus à mes yeux, et aujourd'hui encore, je ne me suis toujours pas remis du fait qu'elle est morte. J'ai toujours dit que je serais prêt à tout pour la ramener. C'est faux. Faire revenir Aelita est mon souhait le plus cher, c'est vrai. Mais il est hors de question que tu la remplaces dans la tombe.
Je ne réponds rien, et il continue :
-Il faut que je te parle de quelque chose. Est-ce que tu te souviens que, quand tu avais quatre ans, j'avais disparu pendant deux semaines ?
-Oui, ça me dit quelque chose… T'étais parti affronter des mangemorts, et t'es pas revenu, c'est ça ?
-Oui. Ils voulaient que je leur révèle l'endroit où se trouvait la maison. Et comme je ne craquais pas sous les doloris, Bellatrix, qui était une mangemort à cette époque, m'a proposé un marché. La proposition était assez dissimulée, mais en clair, elle me proposait ceci : je les laisse te tuer, et en échange ils ramènent Aelita. Je te jure, et Bellatrix pourra te le confirmer, que je n'ai pas hésité avant de refuser.
-Pourquoi ? Tu viens de dire qu'Aelita compte…
Sirius le coupa en levant la main.
-Je pourrais passer des heures à t'expliquer pourquoi j'ai refusé. Tu ne comprendrais pas. C'est pour ça que je vais te donner quelque chose avant que tu partes à Poudlard. Une énigme. Si tu la résous… Alors tu auras compris plus de choses que Voldemort lui-même.
Harry acquiesça d'un hochement de tête.
-Je te la donnerais avant que tu ne prennes le train. Tu auras jusqu'à la fin de l'année pour y réfléchir. Mais je veux que tu y réfléchisses seul, d'accord ? Ne demande à personne de t'aider.
-OK.
-Allez, tu viens manger ? Faut quand même que tu sois en forme, pour demain !
-J'arrive. Sirius…
-Oui ?
-Merci.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
(POV Harry)
On arrive sur le quai 9 3/4. Le train est déjà là, mais il est 10 heures 45, il est pas près de partir. Sirius me dit :
-Deux choses, Harry. Tout d'abord, l'énigme dont je t'avais parlé. Tiens. Ne le regarde que dans le train.
Il me tend un bout de parchemin, et reprend :
-J'aurais un service à te demander. Quand tu seras à Poudlard… Essaye de repérer s'il y a des élèves qui collectionnent les conneries, des vrais chahuteurs en chefs.
-Pourquoi ?
-S'il y a un ou des élèves comme ça… Je voudrais, si c'est possible, que tu ailles les voir si tu peux. Et que tu leur demande s'ils ont entendu parler d'un parchemin, gardé dans le bureau de Rusard, le concierge. Un parchemin qui s'appelle la carte du maraudeur.
-La carte du maraudeur ?
-Oui. J'ai pas le temps de tout t'expliquer en détail. Ton père et moi l'avons créée quand nous étions à Poudlard, mais Rusard l'a confisquée. Essaye de savoir ce qu'elle est devenue. Si ces élèves ont entendu parler de cette carte, et qu'ils te demandent pourquoi, réponds leur que Padfoot et Moony voulaient savoir ce qu'elle était devenue. C'est tout. Tu peux faire ça ?
-Je vais essayer, c'est promis, Sirius.
-Merci.
Il me prend par les épaules.
-Passe une bonne année, mon grand. On se revoit à Noël ?
-OK ! Au revoir !
-Au revoir, mon chéri. Fais attention à toi, et envoie-moi un hibou pour me dire dans quelle maison tu auras été envoyé.
-D'accord.
Il m'embrasse sur le front, et me dit :
-Allez, file. Le train va partir.
-Au revoir Sirius !
-Au revoir.
Je monte dans le train, m'installe dans un compartiment vide et regarde Sirius s'éloigner. Lorsque je ne le vois plus, je m'assois sur la banquette, et prend le parchemin qu'il m'a donné, celui avec l'énigme. Il a dit que, si je résolvais cette énigme, je comprendrais pourquoi il n'a pas voulu ramener Aelita… Je déplie le parchemin, et lis simplement six mots, écrits dessus :
Un est tout. Tout est un.(1)
Un est tout. Tout est un. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'est-ce qu'il y avait à résoudre la dedans ? Un est tout, tout est un. Je ne savais pas trop à quoi je m'attendais comme énigme, mais sûrement pas à un truc comme ça… Un est tout, tout est un. Comment je vais pouvoir résoudre un truc pareil ?
-S'il te plait…
Je lève la tête. Un garçon de mon âge, avec des cheveux roux pétants, est devant la porte.
-Je peux m'asseoir ? Y a plus de place nul part…
-Bien sûr !
Je range le parchemin dans ma poche, et, lorsqu'il est assis, se présente :
-Je m'appelle Ron. Ron Weasley.
-Moi c'est Harry, je réponds. Harry Potter.
-Harry Potter ? il me demande. C'est… C'est toi qui… Qui a vaincu tu-sais-qui ?
-Oui, je réponds en essayant de dissimuler ma lassitude.
-Et… Tu as vraiment une cicatrice sur le front ?
Je lui réponds en soulevant les mèches qui me tombent sur le front, révélant ma cicatrice en forme d'éclair.
-Waouh ! Ah ben ça alors…
On passe le voyage ensemble. Alors que la nuit commençait à tomber, les portes s'ouvrent, et trois gars rentrent. Deux d'entre eux sont grands et costauds, mais ne semblent pas en avoir beaucoup dans la cervelle. Le troisième est plus petit, avec des cheveux blonds plaqués en arrière et le visage d'une fouine.
-Alors c'est vrai ? demande-t-il. C'est toi, Harry Potter ?
-Oui, je réponds d'un ton sec.
-Je te conseille pas de traîner avec de la racaille de Weasley, dit-il d'un ton méprisant en faisant un signe de tête vers Ron. A ce que je vois, tu ne sais pas encore distinguer qui est digne de confiance… Et qui peut être un vrai boulet.
-T'es qui, toi, d'abord ? je lui demande avec autant de mépris que lui.
-Drago Malefoy.
Ca m'aurait étonné, aussi…
-Je ne sais peut-être pas distinguer les boulets, Malefoy. Mais je sais distinguer les profiteurs. Je sais très bien pourquoi tu veux te rapprocher de moi, et ça ne marchera pas. Maintenant dégage.
Malefoy ne bouge pas, mais me dévisage avec ses yeux gris si froids.
-T'es plus intelligent que t'en as l'air, Potter. Je ne te proposais pas de t'aider uniquement pour cette raison, je suis sûr que tu peux aller très loin si tu trouves de bons conseils.
-Je dispose déjà d'excellents conseils, Malefoy. Fous-moi la paix.
-On se retrouve à Poudlard ! me lance-t-il avec méchanceté avant de disparaître.
Ils repartent, et Ron me demande :
-Pourquoi il voulait se rapprocher de toi ?
-Tu as entendu parler d'une rafle de mangemorts réchappés, il y a 6 ou 7 ans ?
-Oui… Des mangemorts qui avaient échappé à Askaban après la chute de Tu-sais-qui… Des aurors les ont tous envoyés en prison après avoir trouvé leur quartier général… Mais je vois pas le rapport…
-Son père faisait parti de ces mangemorts, je lui explique. Et comme preuves pour les envoyer en prison, ils n'avaient qu'une seule chose : le témoignage de mon parrain. Et seul un témoignage de sa part peut les faire libérer.
-Ah ouais, d'accord. C'est sûr que ça explique tout…
Nous nous changeons, et on arrive à Poudlard. Hagrid, le garde-chasse, nous fait traverser le lac en barque, et on arrive devant le plus beau château que j'ai jamais vu. Des dizaines de tourelles, de fenêtres éclairées… Il est magnifique… Poudlard… La plus grande école de sorcellerie de Grande-Bretagne… J'arrivais pas à croire que j'allais y rentrer…
Nous suivons le professeur McGonagall, et, pendant que nous marchons, je n'arrête pas de regarder partout autour de moi, les tableaux qui parlent, les lanternes qui volent toutes seules, les fantômes arrivant partout… Tout est tellement… Magique ! Evidemment, Sirius utilise souvent la magie, mais je n'avais jamais vu un lieu où la magie était si omniprésente… Nous entrons dans la Grande Salle avec son plafond magique, ses quatre tables, les banderoles des quatre maisons flottant au-dessus de leurs tables respectives, et la table des professeurs, avec le professeur Dumbledore, assis au centre. McGonagall nous regroupe devant la table des professeurs, et amène le Choixpeau magique. Après une attente interminable, elle appelle mon nom. Je monte, et m'assois sur le tabouret. Le Choixpeau me tombe sur les yeux.
-Mmh…Je vois beaucoup de choses en toi… De la détermination… De l'intelligence… Et à la fois beaucoup de ruse et de courage… Tu pourrais faire de grandes choses à Serpentard…
-Non, pas à Serpentard, s'il te plait, pas à Serpentard, Sirius me tuerait…
-Tu es sûr de toi ?
-Oui, j'en suis sûr, s'il te plait, ne m'envoie pas à Serpentard…
-Bon, très bien, dans ce cas… GRYFFONDOR !
La table des Gryffondors explose en applaudissements, et je vais les rejoindre.
-Salut Harry ! me dit un grand rouquin qui ressemble à Ron. Je m'appelle Fred Weasley, et lui c'est mon frère, Georges. Bienvenue à Gryffondor !
-Merci ! je lui réponds en lui serrant la main.
Ron nous rejoint à la table de Gryffondor, et tous les plats apparaissent devant nous. Je me sers copieusement, et commence à manger. A la fin du repas, nous remontons dans la salle commune des Gryffondors, où Percy nous indique :
-Les filles, dortoir à gauche, les garçons, dortoir à droite. Tout le monde au lit !
Nous montons, et commençons une bataille d'oreillers avec Dean, Seamus et Neville, nos trois compagnons de dortoir. Vers minuit, nous nous couchons, et, pendant que les autres s'endorment, je reste allongé sur mon oreiller, les yeux grands ouverts, à fixer du regard ce bout de parchemin, comme si, d'une seconde à l'autre, il allait me livrer tous ses secrets. Les secrets de la vie et de la mort d'Aelita. Un est tout. Tout est un.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
(1)Les fans de Full Métal Alchemist auront reconnus l'énigme…
Chapitre fini, désolée si je mets un peu de temps, mais… Je manque trop d'inspiration !! Je veux ma fic « Souffrance et Guérison » !! Je veux mon James !! Les maraudeurs me manquent trooooooooooooooop !!
