Nouveau chapitre publié assez rapidement ! ENJOY !

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(POV Sirius)

Quatre heures du matin. Qu'est-ce qui faut pas faire pour retrouver son meilleur ami… Je bâille à m'en décrocher la mâchoire. Je veux dormiiiiiiiiiiiiiiiiiir ! Je rentre dans la maison. Y a de la lumière dans le salon. Je rentre dedans et m'assoie sur le canapé.

-Je pensais t'avoir dit d'aller dormir, Harry.

-Je peux pas, Sirius ! il me répond.

Il est au bord des larmes.

-Sirius… Est-ce que t'as retrouvé papa ?

Une larme coule doucement sur sa joue. Je lui enlève ses lunettes et le serre contre moi.

-Pas pour l'instant, Harry. Mais je te jure que je fais ce que je peux. Que toute notre équipe d'aurors, on fait tout ce qu'on peux. Et quoi qu'il en soit, Harry… Tu as ma parole que je n'abandonnerais pas. Même si le ministère décide d'arrêter les recherches, moi je les continuerait ! James est mon meilleur ami, presque mon frère, et je ne le laisserait pas entre les mains de ce taré !

Harry appuie doucement sa tête contre mon épaule. Je lui caresse doucement les cheveux, et il reprend :

-Quand je l'ai vu dans la forêt… Pourquoi il a pas laissé plus d'indices sur l'endroit où il était ? Pourquoi il me l'a pas dit ? J'étais blessé, c'est vrai, mais j'aurais put m'en souvenir et…

-James ne peux pas parler librement. S'il le pouvait, il serait ici depuis longtemps déjà. Ecoute-moi, Harry, je te l'ai déjà dit dans ma lettre et je te le répète : Tu ne peux rien faire. Moi, je suis auror, et comme je te l'ai dit, j'ai carte blanche pour la mise en examen de suspects. Je peux arrêter et traîner devant le Magenmagot qui je veux, et je ne m'en priverait certainement pas quand j'aurais retrouvé le conard qui a enlevé ton père. Je lui ferais payer, de toutes les manières possibles, ça je peux te le garantir. Mais cette histoire ne te regarde pas, et je ne tiens pas à ce que tu t'approches trop près d'anciens mangemorts.

-Mais…

-Ecoute-moi ! je lui dis d'une voix sèche. Harry, tu étais trop petit pour te souvenir de ce que c'était, à l'époque de Voldemort, mais tu n'as pas idée d'à quel point ces types étaient dangereux !

-Je m'en fous ! hurle Harry. Je peux les combattre ! Je veux t'aider à retrouver mon père !

-Harry il n'est pas question que je te laisse risquer ta vie pour une cause qui sollicite déjà une équipe d'aurors professionnels ! Tu es en première année à Poudlard, tu as déjà eu beaucoup de chances face à ce troll, mais que tu le veuilles ou non, tu ne fais pas le poids face à des experts en magie noire ! Tu ne connais rien de la magie à part des sorts de lévitation et de métamorphose, tu es incapable de te défendre seul face à des mages noirs !

-Alors apprends-moi ! Pourquoi tu pourrais pas m'apprendre à me battre ? Moi aussi, je veux lutter contre les mangemorts !

Je soupire. Y a des fois j'ai vraiment envie de le gifler… Son inconscience m'étonnera toujours.

-Tu es trop jeune, Harry ! Tu n'es qu'en première année d'études, tu n'as pas le niveau pour jeter des sorts pareils ! Mais quand tu en seras capable… Je te jure que je t'apprendrais tout ce qui pourrait te défendre. Maintenant vas dormir !

Il acquiesce d'un hochement de tête, même s'il paraît encore préoccupé. Il s'approche de la porte du salon, et je le suis. Il se retourne, et me dit :

-Sirius ?

-Oui, Harry ?

-S'il te plait… Jure-moi que toi aussi, tu feras gaffe avec les mangemorts ! Je veux pas te perdre… Pas toi aussi…

Je le prends par les épaules et le serre dans mes bras.

-Je prendrais pas de risques inutiles. Mais c'est mon métier de risquer ma vie pour sauver celles des autres. Ne t'inquiète pas, j'ai pas l'intention de mourir très vite. Je ferais ce que je pourrais pour rester en vie, après il y a des situations où même la meilleure volonté du monde ne nous permet pas de nous en sortir. Je ferais tout ce que je pourrais pour ne pas me retrouver dans une de ces situations.

Je lui caresse doucement les cheveux, et le ramène dans sa chambre.

-Allez, bonne nuit mon chéri.

-Sirius ? Tu seras là demain matin ?

Je comprends ce qu'il ressent. Deux fois depuis le début de la semaine, mon chef m'a contacté pour me transmettre des nouveaux éléments, qui m'ont obligés à me déplacer, soit au ministère, soit en perquisition chez un mangemort. Et je sais très bien ce que ressent Harry lorsqu'il se réveille pour trouver une maison vide, même s'il sait où je suis.

-Normalement, oui. Après, si je suis obligé de partir avant que tu sois réveillé, je demanderais à Remus ou Bellatrix de venir pour rester avec toi.

-OK merci.

-De rien. Allez, dors bien.

Je referme la porte de sa chambre, et monte dans la mienne. Je m'écroule sur mon lit. Les mangemorts ayant affronté James pendant la première guerre ont tous été interrogés trois fois chacun, et leurs maisons fouillées une dizaine de fois, sans aucun résultat. Après il reste les autres.

Lorsque James était en 7e année à Poudlard, une bande de Serpentards l'a séquestré pendant une bonne partie de l'année. Rogue à leur tête, évidemment. Parmi cette bande, un est à Askaban. Les autres ont été interrogés. Donc toute cette bande est hors de cause. Pff, je suis trop fatigué… Je réfléchirais demain. Je ferme les yeux et m'endort immédiatement.

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(POV Sirius)

Je bois une longue gorgée de café avant d'entendre un grand CRAC. J'avale de travers, et sens quelqu'un me taper dans le dos.

-Bella ! Il est 7 heures du matin !

-Et alors, je te réveille pas, t'es déjà debout ! Je viens de penser à quelque chose…

-Quoi ?

-Toute la bande qui a séquestré James en 7e année…

-J'y ai repensé hier soir, je réponds en lui servant une tasse de café. Le seul qui n'a pas été interrogé est en prison.

-Non, justement, me réponds Bellatrix.

-Quoi ?

-Il avait été condamné à 10 ans de prison. Donc aujourd'hui, il est dehors.

-Mais James a été enlevé il y a une dizaine d'années ! Et à cette époque, il était à Askaban !

-Et qui te dit que James n'a pas un, mais plusieurs Maîtres ? Qui te dit qu'il est resté au service de la même personne depuis tout ce temps ? Imagine, Sirius… Il a été capturé, disons, par Avery le jour de la mort de Lily. Lorsqu'on apprend qu'il est vivant, pour brouiller les pistes, il l'envoie chez un autre mangemort… Et ainsi de suite ! Ca expliquerait pourquoi on ne le trouve jamais… Parce qu'il n'est jamais au même endroit !

-Quand je parlais à James à travers la carte du maraudeur… Il m'a parlé d'un seul maître.

-Il a peut-être l'interdiction de dire qu'ils sont plusieurs, de la même façon qu'il n'a pas le droit de dire où il est…

-A quoi ça aurait servi, de lui interdire de dire qu'ils sont plusieurs ? Il aurait été beaucoup plus simple de lui interdire carrément de dire qu'il est un esclave…

-En effet, avoue Bellatrix. Mais je vais quand même faire un tour chez le meneur de la bande… S'il a passé dix ans en prison, alors il ne sait certainement pas que je me suis rangée de votre coté.

-Si tu permets, Bella, je vais plutôt y aller moi-même. Et si je ne trouve rien, je ne t'empêcherait pas d'y aller.

-OK, on fait comme ça !

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(POV Sirius)

Je sonne à la porte de l'immense manoir. Un elfe de maison vient ouvrir. Je sors ma carte, et dit d'une voix sèche :

-Sirius Black, auror du ministère. Monsieur McNair est là ?

-Veuillez patienter, monsieur, je vais voir si mon maître est disponible, répond l'elfe en s'inclinant.

Quelques secondes plus tard, McNair transplane devant moi.

-Que me voulez-vous, Black ?

-J'aurais quelques questions à vous poser concernant une enquête qui est en cours. Puis-je rentrer ?

-Bien sûr.

Il s'écarte pour me laisser passer, et je le suis jusqu'à une immense salle de réception. Au fond, quelques fauteuils sont placés en cercle. Il s'assoit dans l'un d'eux, et me fait signe de m'asseoir en face de lui. Une fois assis, il me demande :

-Donc, de quoi s'agit-il, monsieur Black ?

-Avez-vous entendu parler d'une enquête concernant James Potter ?

-Une rumeur comme quoi il serait encore vivant ? Oui, je l'ai lu dans les journaux.

-Vous comprenez donc que, compte-rendu de vos actes sur Mr Potter lorsqu'il était à Poudlard, vous soyez considéré comme suspect ?

-Bien sûr. Cependant je n'ai rien à voir dans cette histoire. Avant de lire cet article, je ne savais même pas qu'il était en vie.

Je soupire doucement. Ca se passe trop bien. Beaucoup trop bien.

-Si vous n'avez rien à voir avec cette histoire, alors vous ne refuserez pas de me suivre au ministère pour une interrogation plus précise ?

McNair se braque légèrement.

-Jurez-moi que vous ne me mettrez pas en garde à vue à Askaban.

Evidemment… Après 10 ans à Askaban, j'imagine qu'il n'a aucune envie d'y retourner…

-Vous n'irez pas à Askaban tant qu'un tribunal ne vous aura pas jugé coupable. Mais peut-être que vous ne serez même pas jugé, je veux juste procéder à un interrogatoire de routine… Si nous ne trouvons aucune preuve contre vous, vous serez revenu chez vous avant la fin de la journée.

-D'accord, je vous suis.

Je transplane devant le ministère, et attend qu'il me rejoigne. Ce qu'il fait quelques secondes plus tard.

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(POV James)

Tout tourne autour de moi. Je me sens pas bien. J'ai mal partout… Et une chose est sûre : je suis vivant. Mon Maître a visiblement desserré mon collier… J'ouvre doucement les yeux. Je suis allongé sur le matelas miteux et moisi qui me sert de lit depuis 10 ans.

-T'es fier de ton coup ? claque la voix de mon Maître.

Il se tient debout, devant moi. Péniblement, je me laisse glisser de mon lit pour tomber à genoux à ses pieds. J'ai mal à la tête, c'est atroce…

-Je t'ai posé une question, Potter ! aboie-t-il. T'es fier de ton coup ?

-Non, Maître.

Ne pas penser. Ne pas réagir. Juste lui donner les réponses qu'il veut entendre. Et surtout, ne pas pleurer. Je crois que c'est le plus difficile.

-Pourquoi tu as fait ça, Potter ? demande-t-il d'un ton sec. Tu ne supportais plus de me servir d'esclave ?

-Si, Maître.

-J'espère bien, car ne te fais pas d'illusions, mon petit Potter. Tu m'appartiens à jamais, et tu ne deviendras jamais autre chose que mon esclave. Tu resteras éternellement à mes pieds, à ramper comme le chien brisé que tu es, c'est compris ?

-Oui, Maître.

-Bien. Maintenant je pense que la connerie que tu viens de faire mérite une correction, tu es d'accord avec moi ?

-Oui, Maître.

Il se dirige vers un meuble, et prend ma laisse posée dessus. Il se rapproche de moi, lève la courroie en cuir, et l'abat sur mes côtes. Je laisse échapper quelque chose qui ressemble plus à un jappement qu'à un cri, et je baisse la tête.

-Lève la tête !

J'obéis, et me prend un deuxième coup de fouet dans la joue. Les coups continuent à tomber, incessants, obsédants… Puis ça s'arrête. Trop tôt pour que ce soit vraiment fini.

-Potter ?

-Oui, Maître ?

-Essaye de contacter Black.

-C… Comment, Maître ?

La laisse en cuir retombe sur mon torse.

-Tu m'as très bien compris ! Essaye de communiquer avec Black !

-Oui, Maître.

Puis je murmure :

-Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

Sirius ? Sirius t'es là ?

James ! Putain, je me suis fait un sang d'encre… Comment tu vas ?

Ca peut aller.

-Dis-lui que j'aimerais lui dire deux mots.

Sirius ? Mon Maître voudrait te parler…

(POV Sirius)

Sirius ? Mon Maître voudrait te parler…

Je me fige sur place dans le canapé.

Black ?

Qui êtes-vous ?

Tu n'imagines quand même pas que je vais te le dire, non ? Fais gaffe à ce que tu peux dire, Black. Je te rappelle que James est actuellement à genoux, à mes pieds. Et qu'un coup de fouet dans les côtes peut partir très vite si je suis énervé…

Que voulez-vous ?

Te proposer un marché.

Houlà, un marché avec un mangemort, ça présage rien de bon…

Je vous écoute.

Je voudrais que tu nous aides à faire revenir le Seigneur des Ténèbres. Et si tu nous aides à le ramener, une fois qu'il sera au pouvoir, je te rendrais James.

Je connais trop bien ce genre de marché. Si je les aide, il ne me rendra pas James, mais plutôt son corps sans vie. Mais si je refuse… Il a raison sur un point : je ne dois pas oublier que James est à ses pieds, à la merci du moindre coup de fouet.

Et si je refuse ?

Rassure-toi, si tu refuses, je ne tuerait pas James, j'ai encore besoin de ses compétences d'esclave bien obéissant. Mais tu ne le retrouveras pas, peu importe le temps que tu passerais à le chercher. Je te donne une occasion de te le rendre, à toi de décider si tu veux en profiter ou pas !

Il faut à tout prix que j'essaye de gagner du temps.

Laissez-moi un peu de temps pour réfléchir.

Comme tu voudras.

Je pourrais dire deux mots à James ?

Si tu veux, mais n'oublie pas que j'ai brisé ses défenses mentales, et que je serais au courant de tout ce que tu lui diras.

D'accord.

J'attends quelques secondes, puis :

Sirius ? C'est bon, c'est moi…

James, s'il te plait… Comment tu vas ?

Je suis fatigué… Et j'ai mal partout. Mais ça peut aller…

J'ai envie de lui dire un tas de choses, mais je peux pas. Le conard qui le réduit en esclavage lit trop bien dans ses pensées.

T'inquiète pas, James. Je te ferais sortir de là dès que je pourrais. En attendant, fais attention à toi.

T'inquiète, ça va aller, Sirius…

J'espère.

La communication se coupe. James devait être trop fatigué pour maintenir la concentration dont il a besoin pour parler sur la carte… Mais il faut que je le retrouve. Il faut à tout prix que je le retrouve.

(POV Le Maître de James)

J'écoute la conversation entre James et Black. James tremble de fatigue. Il n'arrive plus à se concentrer suffisamment sur la conversation. Soudain, ses yeux se ferment et il glisse sur le sol. Il est tombé dans les pommes. En voyant son corps immobile étendu, je repense au coup de maître que je lui ai fait en isolant son esprit, l'enfermant dans ce grand vide noir…

(Flash-back)

-Endoloris !

James hurle de douleur à mes pieds. Mais je n'arrête pas pour autant. Je continue à lui jeter doloris sur doloris. Soudain, son regard devient étrangement vide. J'esquisse un rictus. Son esprit ne supporte plus la douleur, et cherche à se dissocier de son corps. Ce que je vais lui accorder avec plaisir…

-Carcer Spiritus !

Une grande lumière bleue illumine la pièce, et, quand ça s'arrête, James est à genoux, à mes pieds. Son regard totalement vide d'expression fait presque peur. Normal, puisque je n'ai devant moi qu'une coquille vide, dépourvue de toute volonté.

Un large sourire s'étale sur mon visage. Il est là, le Grand James Potter, la star de Poudlard, agenouillé à mes pieds, totalement soumis à ma volonté. Et je peux faire ce que je veux de lui. Je peux faire ce que je veux de son corps pendant que son esprit erre sans fin dans un grand vide noir.

-Lève-toi !

Il se lève sans dire un mot. Et j'éclate de rire. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il m'obéisse, sans esprit pour comprendre mes paroles, mais il faut croire que son corps aussi a été touché par dix années de servitude totale. Dix ans à ramper à mes pieds, à se tordre de douleur sous mes sorts… Dix ans à être entièrement à ma merci… Et maintenant même son corps s'est habitué à vivre dans la servitude. Je trouve pas de mots pour décrire la délectation qui m'envahit. James Potter est mon esclave. Rien d'autre. Ce petit crétin m'obéit simplement au doigt et à l'œil, et le mieux… C'est qu'il sait que ça ne changera jamais. Qu'il vivra en esclavage pour le restant de ces jours.

Fin du Flash-back

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(POV Harry)

J'arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin, et je me tourne et retourne dans mon lit sans arriver à fermer l'œil. Et en plus, je crève de soif. Je me lève pour descendre chercher un verre d'eau dans la cuisine. Y a encore de la lumière dans le salon. Remus est là, avec Sirius.

-Non, Sirius ! proteste Remus. Tu n'as pas à te vendre aux mangemorts !

-Tu comprends pas, Remus ! James ne survivra pas plus longtemps ! Il n'a pas réussi à me parler plus de dix secondes sur la carte ! Je peux pas le laisser là-bas Moony… Je peux pas laisser mon frère dans cet état…

J'en ai le souffle coupé. Sirius pleure. Remus se rapproche de lui et le prend par les épaules.

-Calme-toi, Sirius. Calme-toi. Et explique-moi en quoi Dumbledore pourrait t'aider à ramener James ?

-Il m'a dit que si je les aidait à ramener Voldemort, il libèrerait James. Et la pierre philosophale est à Poudlard. Remus, il faut que je la leur donne ! C'est le seul moyen pour sauver James ! Je peux pas le laisser tomber… Pas lui… Pas là-bas…

Je ne pensais vraiment pas que Sirius était capable de pleurer comme ça…

-Sirius, s'il te plait, écoute-moi, murmure Remus. Tu sais ce que tu vas faire ?

-Quoi ?

-T'arrêter quelques jours. Tu passes tes journées à transplaner aux quatre coins de l'Angleterre, tu devrais vraiment te poser un peu pour réfléchir plus calmement, et surtout passer du temps avec ton filleul. Ca vous ferait du bien à tous les deux.

-James a besoin de moi !

-Harry aussi a besoin de toi ! James a survécu pendant 10 ans, Sirius ! Il survivra trois jours de plus ! Et lui non plus ne voudrait pas voir son meilleur ami dans cet état. Repose-toi un peu. Crois-moi, tu y verras beaucoup plus clair après ça !

-Merci Remus, soupire Sirius.

-Je t'en prie, Padfoot !

Remus cherche quelque chose dans sa poche, et tire une fiole remplie d'une potion ambrée.

-C'est une potion de sommeil, explique Remus. Jure-moi que tu la boiras.

-Si je la bois, je me réveille pas avant au moins une heure de l'après-midi, demain…

-Justement ! Tu as besoin de dormir ! Jure-moi que tu la boiras, ou je te jète un imperium pour être sûr que tu le fasses !

-OK, OK, Moony, je la boirais ! dis Sirius.

-T'as intérêt ! lui répond Remus. Et pour la pierre philosophale…

-Oui ?

-Elle est gardée sous une trappe, par un chien à trois têtes, et avec pleins d'autres épreuves en dessous. Ca m'étonnerait que Dumbledore ai mis ça en place pour finalement la donner aux mangemorts. Mais ne t'inquiète pas, Sirius… Tu es un superbe auror, vraiment. James, tu le retrouvera ! Tu as juste besoin de temps et de calme.

-James n'a pas le temps !

-Si, il l'a ! Je te l'ai dit, il a survécu pendant 10 ans, alors que tout le monde le croyait mort ! Pourquoi il se laisserait mourir maintenant qu'il sait que quelqu'un va venir le sauver ? James t'as toujours fait confiance, Padfoot. Toujours.

Sirius acquiesce d'un hochement de tête, et glisse la potion de sommeil dans sa poche.

-Merci beaucoup, Moony.

-De rien, mon cher Padfoot. Repose-toi.

-OK. Bonne nuit.

-Salut !

Remus transplane, et je remonte dans ma chambre avant que Sirius sorte du salon. Je me laisse tomber sur mon lit, et réfléchis.

La pierre philosophale. Elle est donc bien à Poudlard, sous la trappe… Et elle peut ramener mon père. Et si… Si j'arrivais à la trouver ? Si j'arrivais à ramener la pierre à Sirius… Si je pouvais sauver mon père en allant au bout de ces épreuves, et en trouvant la pierre philosophale…

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Et voilà ! A suivre ! Reviews, please !