(POV Harry)

Dernier chapitre pour la première année d'Harry ! ENJOY !

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(POV Harry)

-C'est vrai, Harry ? Tout ce qu'on a à faire, c'est aller sous cette trappe… Et on pourrait retrouver ton père en donnant la pierre à Sirius ?

-Ouais…

-Harry, Ron ! C'est bien trop dangereux !

-HERMIONE ! je hurle. S'il te plait, on parle de mon père ! C'est la seule famille qu'il me reste, tu comprends pas ça ?

-Si, Harry, bien sûr que si ! Mais je pense que tu devrais y réfléchir à deux fois…

-Ca servirait à quoi ? je m'écris. Même Sirius a dit que c'était peut-être la seule solution ! Leur donner cette pierre en échange de mon père !

-Harry, je t'en supplie ! Tu as entendu Quirell et Rogue en parler ! Il y a toute une suite d'épreuves pour arriver à cette pierre ! Rien que le chien à trois têtes ! Comment tu comptes faire pour passer devant ? Et ensuite, toutes les épreuves fixées par les professeurs… Et par Dumbledore lui-même ! Harry, que tu le veuilles ou non, on est qu'en première année ! On n'a pas le niveau pour affronter des épreuves fixées par les meilleurs profs de l'école !

-Qu'on ai le niveau ou pas, je m'en fous. Je veux trouver cette pierre. Tout ce qu'on a à faire, c'est trouver comment passer devant le chien à trois têtes. Après, on pourra improviser…

Hermione réfléchit quelques secondes avant de dire :

-Ecoute, Harry. Je sais que tu veux retrouver ton père, et je te jure que je ferais tout ce que je pourrais pour t'y aider. Mais on ne peut pas se lancer comme ça, à l'aveugle. Rien que le chien à trois têtes : on ne sait pas comment passer devant lui, et s'il garde une pierre philosophale, alors Dumbledore n'aura pas laissé dans la bibliothèque un livre expliquant comment faire pour passer devant lui !

-Elle a raison, vieux, confirme Ron. On fera tout ce qu'on pourra pour t'aider. Mais il faut d'abord qu'on se renseigne un maximum sur comment faire pour y arriver. Plus on attendra avant d'y aller, plus on sera sûrs d'y arriver une fois qu'on sera là-bas.

Je dois avouer qu'ils ont raison. On peut pas plonger sous la trappe à l'aveuglette…

-Vous avez raison, je souris. Merci beaucoup !

-De rien, Harry, sourit Hermione. Viens, on ferait mieux d'aller dormir !

Nous montons dans nos dortoirs, mais je n'arrive pas à dormir. Finalement, je me lève, prend ma cape d'invisibilité, et sors. Besoin de prendre l'air. Je sors du château, et marche doucement dans l'herbe du parc. On est au mois de mai, et la soirée est assez chaude. Ca fait du bien. A force de marcher, j'arrive au portail d'entrée de Poudlard. J'hésite un moment avant de le franchir et de me diriger vers Pré-au-lard.

J'arrive au village une vingtaine de minutes après. Pré-au-lard est vraiment un village magnifique, avec ses collines vertes, les quelques lumières provenant des bars encore ouverts… Au loin, un homme, recouvert d'une cape et d'un capuchon, marche avec un homme grand. Très grand. Je fronce les sourcils. Qu'est-ce que Hagrid peut bien faire avec une espèce d'apprenti mangemort ? Je les suis, et il rentre dans un bar, La Tête de Sanglier. J'hésite trois secondes, avant de rentrer à mon tour. Hagrid et l'homme à la cape sont assis à une table, devant ce qui semble être du Whiskey Pur Feu. Hagrid en boit une chope entière, puis l'homme demande :

-Vous vous y connaissez, en créatures magiques ?

Sa voix me dit quelque chose, même si j'arrive pas à retrouver à qui elle peut appartenir…

-Bien sûr ! J'ai moi-même dressé le troupeau de Sombrals de Poudlard… Et je possède aussi un chien à trois têtes !

-Un chien à trois têtes ? demande l'homme. Cela doit terroriser les élèves…

Hagrid se sert ce qui semble être une cinquième chope de Whiskey, et répond :

-Non… Il est caché… Je l'ai prêté à Dumbledore… L'en avait besoin pour… Pour garder quelque chose… C'est secret, hein !

Son visage devient rouge au fur et à mesure que le niveau de la bouteille de Whiskey descend. L'homme encapuchonné reprend :

-Garder quelque chose ? Pourquoi installer des protections de ce type, Poudlard en lui-même est l'endroit le plus sûr de Poudlard…

-Les élèves… Doivent pas tomber là-dessus par accident… C'est quelque chose de très rare, très précieux… Et donc faut un barrage incassable pour protéger… Moi je suis le seul à savoir passer devant mon Touffu ! Barman ! Un autre bouteille, s'il vous plait !

-Vous arrivez à dompter un animal pareil ? demande l'homme visiblement impressionné. Vous devez vraiment être très fort…

Hagrid prend la deuxième bouteille, et en bois trois verres d'un coup avant de répondre :

-Pas difficile du tout… Touffu, l'es adorable ! Un vrai nounours en peluche ! En fait, faut juste lui jouer un morceau de musique… Il dort comme un bébé après !

-Ah, en effet, ce n'est pas si difficile… constate l'homme. Maintenant, vous m'excuserez, mais je suis pressé. Un long voyage à continuer. Au revoir !

-Oui, au revoir ! répond Hagrid en s'accrochant à sa chaise pour rester debout.

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(POV Harry)

-Et il lui a dit comment faire pour passer devant ce chien ?? hurle Hermione.

-Oui ! Hagrid est totalement bourré… Je sais pas s'il se rendait compte de ce qu'il disait…

-Visiblement, non ! Harry, imagine que cet homme ai été Voldemort ! Hagrid lui a donné la clé pour arriver à la pierre philosophale !

Je réfléchis un instant…

-Non, Hermione ! Il n'a pas tout ! J'ai vu Rogue et Quirell parler. Et aucun d'eux n'avait trouvé la clé pour vaincre l'épreuve de Dumbledore !

-Je pense surtout qu'aucun d'eux n'a la moindre idée de ce que Dumbledore a préparé, tout simplement. Peut-être qu'ils peuvent passer devant sans problèmes, mais qu'ils attendent parce qu'ils ne pensent pas en être capable…

-Non. Dumbledore ne laisserait pas une pierre philosophale sous cette trappe sans la meilleure des protections, je résonne. Mais je pense qu'on devrait faire un tour dans la bibliothèque. Et réunir tous les éléments qui pourraient nous aider à venir à bout de ces épreuves : sortilèges d'attaques et défenses, quelques connaissances sur les poisons, des trucs dans ce style là. Et quand on pense être prêts, on y va !

-OK Harry ! On te suit !

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(POV Sirius)

J'ouvre doucement les yeux. 6 heures du matin. Putain, j'ai jamais voulu m'endormir ! Je pourrais pas dormir tant que James ne sera pas libre. Je me lève rapidement, et, en descendant dans la cuisine, je vois Remus, assis sur une chaise, en train de lire la Gazette du Sorcier. Il me foudroie du regard.

-Sirius, retourne dormir !

-Non, c'est bon, j'ai assez dormi, je suis en forme !

-Te fout pas de ma gueule, tu ne peux pas être en forme en ayant dormi deux heures ! Tu retournes dormir immédiatement !

-Tu n'as pas à me donner des ordres ! je hurle.

Il se lève et me prend doucement par les épaules. Il dit d'une voix étonnement calme :

-Ecoute-moi, Sirius. Je dis vraiment ça dans ton intérêt. Tu es plus que fatigué, tu es continuellement épuisé, et tu as plus que jamais besoin de dormir ! T'as plus de forces, plus de réflexes, et il suffirait qu'une bande de mangemorts t'attaque par derrière pour qu'ils n'aient aucun mal à te faire prisonnier ou à te tuer. Et tu n'aideras pas James en étant dans un cachot ou six pieds sous terre.

-Mais…

-Tais-toi, murmure Remus. Et retourne dans ton lit.

-Oui papa… je murmure en grommelant.

-Je dis ça pour toi, Sirius… Et pour James.

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(POV Harry)

-Harry ? Rogue et Quirell avaient bien parlé du professeur Chourave ?

-Oui.

-D'accord, donc j'ai fait l'inventaire des plantes dangereuses, la plus meurtrière, c'est le filet du diable. Elle s'enroule autour de nous jusqu'à nous étouffer totalement. Mais il suffit de lancer un sort de lumière pour la neutraliser. Pour les autres plantes, elles peuvent mordre ou agresser, mais ne sont pas mortelles.

-Et t'as vu pour les potions ? demande Ron.

-Oui ! Alors, si la potion est de couleur turquoise pétante, 100 pour 100 de chances que ce soit un poison. Si elle est de couleur rose pétante, il faut en verser une goutte sur de la pierre, si la pierre subi un phénomène d'érosion, c'est un poison. Et si c'est une autre couleur, il faut la sentir : les poisons auront une odeur à la fois d'alcool et de brûlé. Par contre, s'ils sont mélangés à un aliment ou une boisson, aucun moyen de savoir… Donc si on peux, on évite de manger quoi que ce soit…

-Et si on peux pas ? je demande.

-Ca se passe à des dizaines de kilomètres sous terre, y aura bien des souris ou des rats qu'on pourra prendre comme cobaye…

-Au pire, dit Ron, on kidnappe la fouine de Rogue… Pour ce qu'elle subit, je suis sûr qu'elle ne serait pas mécontente de mourir…

-Ouais, j'approuve, mais rien que le fait d'aller sous cette trappe peut nous faire virer, si en plus on se met Rogue sur le dos…

-C'est déjà fait ! proteste Ron. Avec Rogue, on a plus rien à perdre !

-Ouais, bon… On va pas en rajouter non plus…

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(POV Harry)

-Un peu de silence, s'il vous plait ! ordonne McGonagall.

Le silence tombe net dans la salle, et elle commence :

-Bien ! Leçon d'aujourd'hui, la métamorphose d'un dé à coudre en aiguille. Cet exercice est un peu plus difficile que les autres car toute la forme doit changer, et même si la texture et le matériau restent les mêmes, vous aurez besoin de la plus grande concentration pour y parvenir ! Suivez les instructions au tableau, et quand vous avez tout compris, allez-y !

On commence à lire et, avant même que j'ai fini de lire la quatrième ligne, Hermione a déjà transformé son dé à coudre en une aiguille impeccable. McGonagall s'approche d'elle, mais avant qu'elle ait dit trois mots, quelqu'un frappe à la porte.

-Entrez !

Rogue rentre dans la salle, et murmure quelque chose à McGonagall.

-Continuez l'exercice, je reviens tout de suite ! crie-t-elle.

Elle ferme la porte, et aussitôt un vacarme pas possible s'installe. C'est tellement le bordel tout autour de nous que personne ne me voit disparaître sous ma cape d'invisibilité. Je me faufile en dehors de la salle, et suis McGonagall et Rogue. Un couloir plus loin, ils s'arrêtent et McGonagall demande :

-Excusez-moi, Severus, mais en quoi le fait que le directeur s'absente une journée pour aller au ministère vous inquiète à ce point ?

-Parce qu'il a disparu en même temps, en prétextant une simple maladie, alors que Mme Pomfresh ne l'a pas vu à l'infirmerie… Et la serrure de La Porte a été forcée.

-Il… Il y est déjà allé ? demande McGonagall, qui pâlit d'un seul coup.

-Je ne pense pas. Cet imbécile de chien à trois têtes était en pleine forme, et je n'ai trouvé aucun instrument de musique dans la salle. Et malgré sa stupidité, il ne risquerait pas d'y aller en plein jour. Par contre, cette nuit…

McGonagall réfléchit un moment, avant de dire :

-De toute façon, Severus, il n'y a pas vraiment lieu de s'inquiéter… Toutes les épreuves fixées sont en place depuis que la Pierre est dans l'enceinte de l'école. Et même s'il est l'auteur d'une de ces épreuves, il ne connaît rien des nôtres, où, s'il les connaît, il n'en viendra pas à bout seul.

-Justement. Il n'est pas seul, répond Rogue.

-Comment ça ?

-Il y a un mois, il a touché Potter dans un couloir. Sa cicatrice est devenue brûlante, et il a eu la main carbonisée.

-Non… Severus, ce n'est pas possible ! Le Seigneur des Ténèbres ne serait pas avec lui ! Pas à Poudlard !

-On ne peut faire que des suppositions, Minerva… Mais je voulais juste vous prévenir qu'il se pourrait qu'il tente quelque chose.

-Severus, nous ne pouvons rien faire, et je suis persuadée que nos épreuves sont largement suffisante.

-Je le pense aussi, confirme Rogue, mais je devais tout de même vous prévenir, en tant que directrice-adjointe.

-Vous avez bien fait, Severus, merci.

-Je vous en prie, Minerva.

Rogue s'éloigne, et je retourne en cours, pour enlever ma cape et la ranger au moment même où McGonagall revient dans la salle.

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(POV Harry)

-Donc c'est OK ? On y va ce soir ?

-OK, Harry on te suit ! me dit Hermione avec assurance.

-On est avec toi, vieux ! confirme Ron.

-OK, donc la flûte que Hagrid m'a offerte à Noël, c'est bon…

-A quoi ça servira ? demande Ron.

-A endormir Touffu. Et pour le reste… On aura qu'à voir ce qui nous attend ! Et puis, on peux faire d'une pierre deux coups ! On récupère la Pierre Philosophale, on sauve mon père et en même temps on empêche Voldemort de l'avoir !

Ils approuvent, et on passe deux heures à glander. Ron et moi jouons aux échecs pendant que Hermione relit encore et encore les bouquins qu'elle a put trouver à la bibliothèque. Puis, vers 23 heures, on y va.

On arrive à la salle gardée par Touffu. La porte est forcée. Quirell est déjà arrivé, visiblement. Nous rentrons dans la salle, et Touffu nous grogne dessus. Je sors ma flûte et commence à jouer des notes au hasard. Il s'endort aussitôt. Je continue à siffler pendant qu'Hermione ouvre la trappe. Tout est noir en dessous, on voit que dalle.

-Je vais sauter, dit-elle, et je vous dirais si vous pouvez y aller ou pas, d'accord ?

-Non, c'est moi qui y vais, Hermione ! coupe Ron.

-Comme tu voudras…

Ron plonge, et, quelques secondes plus tard, il crie :

-Allez-y, y a un truc mou qu'amortit la chute !

Je fais signe à Hermione d'y aller, et elle plonge. Puis j'arrête de jouer et, avant que Touffu ne soit réveillé, je plonge à mon tour. Je retombe sur une surface moelleuse, mais quelque chose qui ressemble à une liane s'enroule autour de moi.

-C'est un filet du diable ! crie Hermione à coté de moi. Il m'a attaché les mains, je peux pas prendre ma baguette !

J'esquive les branches qui veulent m'enrouler les poignets, prends ma baguette et crie :

-Lumos Maxima !

Une vive clarté éblouit la salle, et le filet du diable nous lâche. On se précipite vers la porte, et Ron soupire :

-Au moins, ça fait plaisir de voir qu'on aura pas bossé comme des tarés pour rien !

On arrive dans une autre salle, remplie de petits oiseaux qui volent au plafond. Trois balais sont posés devant une porte fermée à clé.

-Et… On est censés faire quoi, maintenant ? demande Ron.

-Regarde ! Ce sont des clés au plafond ! s'exclame Hermione. Et on doit trouver et attraper celle qui ouvrira la porte !

Je m'approche de la serrure, et la regarde.

-Une clé assez petite, probablement en cuivre, comme la serrure… Pour l'instant, on prend chacun un balai, et on monte pour essayer de la repérer !

On enfourche les balais, et on s'envole au niveau des clés. Je tourne autour du groupe de clés pour essayer d'en repérer une en cuivre. Il y en a pas mal… Et parmi les plus petites…

-Là ! je crie. Celle qu'à une aile à moitié cassée !

Je m'élance pour l'attraper, mais toutes les autres clés me chargent dessus, et je fais demi-tour presque aussi vite. Je me lance dans une série de descentes en pics, ma spécialité, et j'en écrase pas mal au sol. Je n'ai pas lâché des yeux la clé qui correspond à la porte pendant tout ce temps.

-Ron, prend la à gauche, et Hermione à droite ! Moi je la prend par le bas !

La clé réussit à nous filer entre les doigts, et une course poursuite s'engage entre la clé en cuivre, nous trois, et toutes les autres clés. Cette clé est encore plus rapide qu'un vif d'or, mais je pense que je réussirais quand même à l'avoir… Je suis pas le plus jeune attrapeur de Poudlard depuis 100 ans pour rien, non mais oh ! Après quelques slaloms, on réussit à nouveau à la coincer, mais cette fois ma main se referme dessus.

-Je l'ai !

C'est le moment que choisisse les autres pour nous charger plus rapidement que jamais. Je fonce sur la porte à toute allure, enfonce la clé dans la serrure et la tourne en priant pour que je ne me sois pas trompé de clé. La porte s'ouvre, et Ron, Hermione et moi plongeons dans la pièce avant de la refermer. Nous descendons des balais. La salle est plongée dans le noir. Nous faisons quelques pas, puis la lumière s'allume. Devant nous se trouve un échiquier géant. Tout au fond, derrière la barrière formée par les pièces blanches, se trouve une autre porte.

-Bon ben… Je suppose qu'on va devoir faire une partie pour passer ? je propose.

-Exact ! confirme Ron. On a galéré à apprendre pleins de sorts de défenses et d'attaques, mais tout ce qu'on a eu pour l'instant, c'est une plante, un match de quidditch, et une partie d'échecs ! Toutes nos spécialités ! Si on avait sut que ce serait aussi facile…

-Attends qu'on ai gagné pour dire que c'était facile, dit Hermione. Mais c'est vrai que les échecs sont ta spécialité, donc je te laisse faire ! Moi j'y connais rien…

-OK. Donc Hermione… Tu prends la place de cette tour ! Harry… Le fou de l'autre coté ! Et moi… Moi je serais un cavalier. Ouais… C'est la meilleure solution au niveau des déplacements possibles…

Les pièces concernées s'écartent du plateau, et nous prenons leur place. Puis Ron déclare :

-Les blancs jouent toujours en premier.

Un pion blanc avance de deux cases. Ron commande tout l'échiquier, envoyant ses ordres à toutes les pièces. Et, très vite, les pièces se détruisent à coups de massue. Je dois reconnaître que Ron est vraiment très doué… Chaque fois que nous perdons une pièce, il s'arrange pour en prendre également une aux pièces blanches. A la fin, il ne reste que nous trois, notre roi, et deux pions. Les noirs, eux, ont leur roi, leur reine, un fou et trois pions. Ron inspecte l'échiquier et dit :

-OK. Je vais me sacrifier.

-Ron, non ! hurle Hermione.

-On a pas le choix. Si j'avance, leur reine va venir me prendre. Ca te libèrera le passage, Harry. Et tu pourras faire un échec au roi.

-Ron… je murmure.

-Y a pas d'autres solutions ! dit-il. Et c'est la seule qui marchera à coups sûrs. Je vous fais confiance pour continuer !

Hermione acquiesce d'un hochement de tête, puis Ron avance. Lorsqu'il s'arrête, la reine noire avance à son tour et assomme Ron d'un coup de massue. Hermione hurle, mais prend sur elle pour rester immobile. J'avance jusque devant le roi, et dit :

-Echec et mat !

Le roi lève son épée, et la jète à mes pieds. Les pions restant s'écartent pour laisser libre le passage jusqu'à la porte. Après nous être assurés que Ron allait bien, même s'il est évanoui, nous continuons, et arrivons dans une pièce où un troll est étalé sur le sol.

-Bon, ben ça au moins c'est fait… murmure Hermione. On continue ?

Dans la pièce suivante, plusieurs fioles sont posées devant nous, et un bout de parchemin est coincé sous l'une d'elle. Je le décoince, et dit :

-C'est une énigme… Ecoute ça !

Je lis l'énigme :

Devant est le danger, le salut est derrière,

Deux sauront parmi nous conduire à la lumière,

L'une d'entre les sept en avant te protège,

Et une autre en arrière abolira le piège,

Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie,

Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,

Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,

Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices :

Le premier : si rusée que soit leur perfidie,

Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie.

Le second : Différente à chaque extrémité,

Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.

La troisième : Elles sont de tailles inégales,

Ni naine, ni géante, en son sein n'est fatale.

Quatre enfin : Les deuxièmes, à gauche comme à droite,

Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.

-Superbe ! s'exclame Hermione. C'est pas de la magie, c'est de la logique ! La plupart des sorciers n'ont aucune logique !

-Nous non plus… je lui fais remarquer.

-Mais si ! Attends, donne-moi le parchemin…

Elle réfléchit un instant, avant de prendre deux fioles.

-C'est bon, je suis sûre de moi. Celle-ci permet de partir en arrière, l'autre permet de continuer !

Elle regarde à l'intérieur, et constate :

-Il n'y en a pas assez pour deux. Donc moi, je ressors et je remonte avec Ron. Toi, tu continues, et tu trouves cette pierre, d'accord ?

-OK ! Prends ma flûte, t'en auras besoin pour endormir Touffu quand vous remonterez !

-D'accord, merci. Et Harry…

-Oui ?

-J'ai confiance en toi, me dit-elle d'un ton sérieux. Voldemort, tu le vaincras. Tu la trouveras, cette pierre, et tu pourras ramener ton père ! J'en suis certaine !

-Merci Hermione. J'y serais jamais arrivé sans vous deux…

-Ca sert à ça, les amis ! dit-elle. Allez… Bonne chance !

-Merci.

Je bois le contenu de la fiole, et plonge dans les flammes devant moi. J'arrive dans une grande salle. Quirell est déjà là, devant un magnifique miroir.

-Je me disais bien que vous ne tarderiez pas, Potter.

Je descends, mais des cordes jaillissent de nul part, et m'attachent tellement fort que je ne peux plus bouger.

-Dommage que vous vous soyez fatigué pour rien, Potter. Vous ne trouverez pas cette pierre, elle me revient de droit !

Il regarde dans le miroir. Fred et Georges m'en avaient déjà parlé, le Miroir du Rised. On voit dedans ce qu'on désire le plus au monde…

-Je la vois… murmure Quirell. J'ai la pierre, je l'offre à mon Maître… Mais comment l'obtenir ? Maître, je vous en supplie, aidez-moi !

Une voix rauque surgit de son turban :

-Sers-toi du gamin ! Dis-lui de regarder dans le miroir !

Quirell claque des doigts, et les cordes se détachent.

-Au pied, Potter ! aboie-t-il.

J'hésite un instant, puis il reprend :

-Potter, j'ai dit ici ! Immédiatement !

J'avance jusqu'à lui, puis je regarde dans le miroir. Je me vois prendre la pierre dans ma main, et la glisser dans ma poche. Au même moment, quelque chose tombe dans ma poche. La pierre !

-Que voyez-vous, Potter ?

Trouver quelque chose de crédible. Ce que je souhaite plus que tout.

-Je… Je me vois avec mon père. Je l'ai retrouvé. Je suis avec lui…

-Il ment… résonne la même voix rauque.

-La vérité, Potter ! aboie Quirell.

-Laisse-moi lui parler… ajoute la voix.

Quirell se retourne et enlève son turban. Il le laisse tomber pour faire place à un deuxième visage collé derrière sa tête ! Je fais un pas en arrière, horrifié, tandis que le deuxième visage sourit :

-Harry Potter… Tu vois ce que tu as fais de moi ? Une ombre obligée de partager le corps de quelqu'un d'autre pour survivre… Mais tu vas te racheter… Tu vas me rendre ma vie, mon corps, et mes pouvoirs… En me donnant la pierre que tu as dans ta poche !

Comment il peut le savoir ? Je glisse doucement ma main dans ma poche et en ressors une pierre, assez légère, brillante, de couleur rouge vif.

-Oui… reprend Voldemort. Donne-la moi, Harry. Donne-moi cette pierre…

Je suis coincé. Et quand la magie ne suffit plus face à un mage comme lui, il n'y a plus qu'une chose à faire… Je fais volte-face, et je cours comme jamais. De grandes flammes entourent la seule porte, me coinçant pour de bon.

-Pas de ça, Harry… murmure Voldemort. Tu n'as pas besoin de t'enfuir, tu peux avoir la vie sauve. Donne-moi cette pierre, donne-moi juste cette pierre… Et je te laisserait partir… Dépêche-toi, ma patience a des limites !

Non… Je peux pas la lui donner ! Je peux pas lui permettre de revenir…

-Comme tu voudras… Quirell ! Vas lui prendre cette pierre !

Quirell fonce sur moi, et m'attrape par le poignet. Ma cicatrice me brûle férocement, mais lui aussi il a mal, comme la dernière fois.

-Je… Je ne peux pas le toucher, Maître !

-Alors tue-le, imbécile !

Avant qu'il tire sa baguette, je fonce sur lui, et plaque ma main sur son visage. Il hurle, et son visage devient brûlé, craquelé, parsemé de croûtes marrons. Je continue à le toucher autant que je peux, mais ma cicatrice me fait trop mal… Ca me donne la nausée… Je sais pas ce qui s'est passé après. J'ai senti la pierre tomber de mes doigts. Le sol se rapproche dangereusement, et je m'écroule, avant de voir une ombre noire s'envoler.

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(POV Harry)

J'ouvre doucement les yeux sur un décor tout blanc. L'infirmerie. Je me tourne sur le coté pour voir Dumbledore et Sirius.

-Salut Harry, murmure mon parrain.

-Sirius… Qu'est-ce que…

-Calme-toi, Harry, murmure Dumbledore.

Il relève un peu mon oreiller pour que je puisse m'asseoir confortablement, et je dis :

-Professeur… La pierre… Voldemort… Ron et Hermione…

-Je t'ai dit de te calmer, Harry. Voldemort est parti. Il semblerait que tu l'ai empêché encore une fois d'accomplir ses projets. Ron et Hermione vont très bien. Et pour la pierre… Elle a été détruite.

-Quoi ? Mais…

-Ecoute, Harry, dit Sirius en me prenant par les épaules. Ron et Hermione m'ont dit pourquoi tu voulais cette pierre, et je t'en suis très reconnaissant d'avoir voulu m'aider.

-Mais alors…

-Mais ce n'est pas comme ça que ton père reviendra. Ecoute-moi. Le soir où j'ai parlé à Remus et où tu nous a entendu, j'étais sur les nerfs… Et un peu bourré, je le reconnais. Et je ne pensais pas la moitié de ce que j'ai dit ce soir là. Il est hors de question que j'aide les mangemorts en quoi que ce soit ! Et ton père, j'ai les moyens de le retrouver. Tout ce que je regrette, c'est de ne pas avoir été là pour te dire tout ça avant que tu plonges la tête la première dans ce piège.

-C'est pas de ta faute…

-Si, c'est entièrement ma faute. Mais Remus a mis 6 mois à me le faire comprendre. Depuis que je recherche ton père, je suis dans un état second, c'est vrai. Mais c'est fini. J'aurais dut comprendre à quel point tu avais besoin de moi, j'aurais dut comprendre que tu avais autant besoin de moi que James. Je suis vraiment désolé, Harry, ce qui est arrivé est entièrement de ma faute. Mais je te jure que ça va changer. Qu'à partir de maintenant, je serais là pour toi.

-Ca veux dire que… Tu arrêtes de rechercher Papa ?

-Non, mais je vais lever le pied un peu, et réfléchir au lieu de parcourir l'Angleterre sans but précis. Et je le retrouverait tout aussi rapidement, crois-moi !

-Je te fais confiance, Sirius…

Sirius me serre contre lui, et murmure :

-Je te revois cet été. Je crois que Dumbledore a quelques mots à te dire.

J'approuve d'un hochement de tête, et il m'embrasse sur le front avant de partir.

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-T'es fier de ton coup, Potter ? T'as réussi à faire le malin devant toute l'école ?

-En effet, je suis très fier, Malefoy ! je lui répond.

-T'es vraiment de la pure vermine…

-Vermine, peut-être, mais moi au moins je ne suis pas de la vermine de mangemort ! Maintenant dégage de notre compartiment !

Il me foudroie du regard avant de partir, et Hermione dit :

-Tu devrais peut-être faire gaffe, avec lui…

-Faire gaffe à quoi ? J'ai battu Voldemort, il me fait pas peur ! Il a de la gueule et rien d'autre !

-Cha ch'est vrai ! confirme Ron avec un chocogrenouille dans la bouche.

On arrive à la gare de King Cross, où Sirius m'attend. Je prends mes valises et descends avec Ron et Hermione.

-On s'écrit pendant les vacances ! dit Hermione.

-Pas de problèmes ! on lui répond. Ils partent avec leurs parents, et Sirius me prend par les épaules pour transplaner à la maison. J'ai du mal à croire qu'avec tout ce qui s'est passé, une seule année se soit écoulée.

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Yahaaaaaaaaa ! Finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !! Je ne pensais vraiment pas pouvoir poster ce soir, mais j'ai réussi ! Première année finie, le prochain chapitre enchaîne direct sur la troisième année, avec comme thème principale la recherche de James ! A la prochaine tout le monde, et n'oubliez pas les reviews !